Mes 50 films préférés : de 25 à 21

Comme dirait Souchon, on avance, on avance, on avance… avec cette fois – cocorico ! – trois films (voire trois et demi) sur cinq.

25 – LE MÉPRIS (Jean Luc Godard, 1963, France)

Paul (Michel Piccoli), scénariste, rejoint à Capri pour pour des raisons financières l’équipe d’un film qui a des difficultés à boucler son projet. Accompagné par sa jeune épouse Camille (Brigitte Bardot), il incite celle ci à entretenir des liens privilégiés avec le producteur du film. Elle se persuade petit à petit que Paul agit par intérêt ce qui va provoquer son mépris. L’adaptation du beau roman d’Alberto Moravia par Godard est un vrai petit miracle. Brigitte Bardot est éblouissante et d’une grande justesse de  jeu, les décors de la villa Malaparte sous le soleil Technicolor sont inoubliables. Godard réussit avec maestria à nous faire partager cette agonie d’un couple. Deux pépites supplémentaires : la présence de Fritz Lang  dans le rôle… du réalisateur et bien sûr la scène mythique qui en fait a été imposé à Godard par la production (Comme quoi, même Godard !) « Tu les aimes mes pieds… mes jambes… mes fesses… ».

24 – UN ÉLÉPHANT ÇA TROMPE ÉNORMEMENT  (Yves Robert, 1976, France)

Avec sa suite indissociable Nous irons tous au paradis, les deux plus grands films comiques français doublés, grâce au scénario de Jean-Loup Dabadie, d’une subtile étude de moeurs sur le mâle des années 70 (est-ce très différent aujourd’hui ?). C’est l’histoire de quatre quadragénaires en crise : Etienne (Jean Rochefort), mari modèle tenté par une aventure, Bouly (Victor Lanoux), mari volage et trompé, Daniel, célibataire secrètement homosexuel, Simon, médecin juif harcelé par sa mère. Les scènes cultes sont très nombreuses aussi je me contenterai dans rappeler deux : celle où Anny Duperey jouant à Marilyn avec une éblouissante robe rouge sur une bouche d’aération (au dernier festival du livre elle était à côté de moi, nous avons parlé de choses et d’autres mais je n’ai pas osé évoquer la scène !) ; et celle où Jean Rochefort, expulsé par sa maîtresse, philosophe sur une corniche au dernier étage de l’immeuble sous les yeux de la foule effrayée. J’ai d’ailleurs après enquête retrouvé celui-ci. Si vous voulez faire aussi le pèlerinage, l’immeuble est à Paris, au coin du Boulevard de la Grande Armée et de la rue de Tilsitt (voir sur ce blog le billet du 10 juillet 2012 11, rue Campagne-Première, et cætera…)

23 – MA NUIT CHEZ MAUD (Eric Rhomer, 1969, France)

Ce film fait partie de la dizaine de réalisations d’Eric Rhomer qui auraient pu figurer dans cette sélection (voir le court hommage publié à sa mort sur ce blog Maud, Louise et Delphine sont orphelines en date du 12 janvier 2010). Il est peut-être un de ceux qui distillent le mieux cette petite musique si particulière des amours rhomeriennes. Jean-Louis (Trintignant), ingénieur célibataire quadra, vient de s’installer à Clermont-Ferrant. Il a le coup de foudre pour une jeune femme entraperçue à la messe. Mais il passe un peu par hasard une nuit platonique chez la belle Maud (fascinante Françoise Fabian) dont il ressortira encore plus amoureux de Françoise (Marie-Christine Barrault), la jeune catholique. Le noir et blanc va très bien à ce film à la fois sensuel et intellectuel (le pari de Pascal en vedette ).

22 – TROIS COULEURS : BLEU, BLANC, ROUGE (Krzysztof Kieslowski, 1994-1995-1996, Pologne)

Trois films qui correspondent à trois histoires chromatiquement identifiées confrontant l’amour, valeur spirituelle fondamentale, au triptyque liberté, égalité, fraternité. Le premier volet tout en couleur bleutée avec Juliette Binoche en jeune veuve qui essaie de se reconstruire par la musique après la mort de son mari et de son enfant est bouleversant. Le troisième, avec Jean-Louis Trintignant, est très intriguant et réserve à la fin une belle surprise qui donne du sens à l’ensemble des trois films.

21- ANNIE HALL (Woody Allen, 1977, USA)

Histoire d’amour et de complexes, le premier véritable film abouti de Woody. Alvy Singer, comique new-yorkais, a une liaison avec la chanteuse Annie Hall. Hélas ! Entre l’intello de la Côte Est et la légère Annie tentée par la Côte Ouest, rien ne sera possible et Alvy n’aura plus qu’à écrire une pièce de théâtre pour exorciser cette histoire. La première manifestation de ce doux amer léger et psychanalytique propre au cinéma de Woody Allen. Diane Keaton (la petite fille de…) – Annie Hall restera longtemps dans nos mémoires de cinéphiles. Et si, comme dit Singer, la vie se partage en deux, l’horrible et le désespérant, on a tous envie que ça ne s’arrête pas.

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Mes 50 villes préférées : de 30 à 26

Nous poursuivons notre voyage virtuel aujourd’hui sur trois continents.

30 – EREVAN (Arménie)

Deuxième ville arménienne citée dans ce classement, Erevan (1 million d’habitants malgré sa richesse architectural a encore du mal à se défaire de son corset soviétique.  Mais à chaque séjour (lire sur ce blog Retour à Erevan en date du 9 décembre 2006), je vois, par exemple sur l’immense place de la République, l’évolution de la capitale vers la modernité. Que de souvenirs : l’immense chaîne d’Union dans le jardin de l’opéra entre Arméniens, Turcs et Français, la création de la première loge maçonnique arménienne dans un HLM discret de la banlieue (le Pouvoir étant encore hésitant sur la question), les cabarets de strip-tease vintage où on s’attendait à voir surgir Jean Gabin ou André Pousse. Et, pas très loin, veillant sur la ville, la silhouette rassurante de l’Ararat.

29 – MADRID (Espagne)

Madrid… comme une évidence ! Comment ignorer la ville de la movida quand on est un admirateur d’Almodovar. La capitale espagnole fait même partie de « mes villes du monde » pour lesquelles j’ai écrit un billet tout entier (voir sur ce blog celui du 2 janvier 2014). Avec son parc du Retiro qui a fortement impressionné Gump quand il s’y est retrouvé seul avant le lever du soleil un petit matin d’hiver dans l’obscurité la plus complète. Avec sa Puerta Del Sol pour fêter joyeusement le nouvel an en croquant les 12 grains traditionnels (voir sur le blog de Dominique Soir de fin d’année à Madrid en date du 1er janvier 2014 et la photo ci-dessus).

28 – PRAGUE (République Tchèque)

Évoquer Prague est familialement douloureux car c’est la ville où est officiellement mort mon grand-père maternel : Edgard Ponthus. En fait, celui-ci est mort dans un train de l’horreur entre son camp de concentration de Flossenburg et la frontière. Et son corps, vaincu par le typhus, a été déposé sur un ballast de hasard. Mais c’est Prague que nous pouvons lire sur le monument aux morts de Cruzille, son cher village. Nous avons connu Prague la Tchèque encore Tchécoslovaque dans la nuit stalinienne. Nous avons encore le souvenir d’une nuit terrible passée à errer  avec des jeunes transformés en zombies alcoolisés cherchant à oublier l’échec du printemps de Prague. C’est pour rendre hommage à  Jan Palach, l’étudiant martyr, que j’ai transposé son histoire dans un Nice imaginaire pour ma pièce Premier Mai : Place Maurice Thorez. Mais aujourd’hui, la ville (1 300 000 h) est redevenu légère : on peut y admirer dans une atmosphère suave l’incroyable cocktail d’architecture médiévale, renaissance, baroque ou moderne. On peut aussi écouter les musiciens de rue sur le pont Charles. Le golem a quitté la ville.

27 – QUEBEC  (Canada)

La quatrième ville canadienne du classement ! Il y a plein de raison d’aller à Quebec au Quebec. « La vieille capitale » (530 oo0 h quand même !) est en effet la seule ville historique d’Amérique du Nord. En se promenant dans la vieille ville, on a vraiment, tabernacle, le sentiment d’être en Europe. Gump garde un souvenir ému d’un raid qui lui a permis de longer le Saint-Laurent au soleil levant sur les terrasses qui contourne l’improbable hôtel Frontenac. (Voir sur ce blog Clap de fin à Quebec City en date du 28 août 2015).

26 – TIMISOARA  (Roumanie)

Timisoara est une jolie ville d’Europe orientale (320 000 h) où en trois séjours nous avons pu suivre la tragique chronologie de l’histoire roumaine contemporaine. Fin des années 1970, ce fut une de nos premières découvertes de ville communiste avec une  chape de plomb sur une cité où vivait, circonstance aggravante, une importante minorité hongroise. En 1991, ce fut dans la tourmente de la « Révolution » roumaine en pleine affaire dite du « charnier de Timisoara ». En 2006, ce seront au contraire d’agréables promenades dans une ville paisible et élégante (Voir mon billet du 22 août 2006, Timisoara, ville ouverte). À noter qu’à chaque fois que j’abordais le service public dans mon cours de droit administratif, j’expliquais (souvent devant des étudiants roumains incrédules) que Timisoara était la première ville au monde a avoir installé l’éclairage public des rues.

 

 

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Mes 50 films préférés : de 30 à 26

L’Italie encore à l’honneur avec trois films… des trois maitres !

30 – LA RÈGLE DU JEU (Jean Renoir, 1939, France)

Une partie de chasse organisée par les propriétaires d’un château tourne au drame sur fond d’adultère. Au rez-de-chaussée, les domestiques sont les victimes collatérales d’une règle du jeu social qu’ils subissent sans révolte. Renoir osculte la société française d’avant-guerre avec l’oeil d’un marxiste un peu découragé, n’hésitant pas à mixer avec bonheur satire, vaudeville et drame. Cette société à deux étages (qu’on retrouve entre les deux ponts du Titanic déjà cité), basée sur l’égoïsme de classe, est en voie de décomposition. C’est que nous sommes en 1939…

29 – PROFESSION REPORTER  (Michelangelo Antonioni, 1974, Italie)

Parce qu’il a envie de changer de vie, David Locke va prendre l’identité d’un autre homme, mort à côté de lui dans une chambre d’hôtel en Afrique. Va commencer pour lui un drôle de voyage sur les traces de cet homme qu’il est devenu en accomplissant un parcours étrange qui le conduira à la mort. Superbe métaphore sur l’impossibilité de sortir de soi et de trouver la réalité ailleurs qu’en soi… Jack Nicholson est d’une sobriété qu’on ne lui connait pas d’habitude et Maria Schneider est magnifique dans un des deux rôles phares de sa courte carrière. Et bien sûr, comment ne pas voir et revoir cette leçon de cinéma du maestro avec l’inoubliable plan séquence final de 7 minutes ?

28 – UN DIMANCHE À LA CAMPAGNE (Bertrand Tavernier, 1984, France)

Ce film de facture très classique fut un coup de coeur immédiat prolongé par les lectures  multiples du joli petit livre de Pierre Bost dont il est adapté Monsieur Ladmiral va bientôt mourir. Nous sommes dans l’été 1912 : Monsieur L’admiral est un peintre figuratif sans véritable génie au crépuscule de sa vie. Veuf, il reçoit comme tous les dimanches son fils aîné, dévoué et fidèle, avec sa petite famille. Mais sans avoir prévenu, comme à son habitude, sa cadette inconstante et anticonformiste vient bousculer l’ordonnancement un peu ennuyeux de la journée. Plastiquement beau comme un Renoir (le peintre), le film souvent drôle est d’une belle mélancolie. C’est un constat doux-amer sur les préférences parentales qui font si mal aux enfants même (et surtout) quand ils sont devenus adultes. Sabine Azema est étourdissante d’inconscience joyeuse au milieu de cette campagne de rêve.

27 – MORT À VENISE (Luchino Visconti, 1971, Italie)

En 1911, un musicien allemand  en crise existentielle vient chercher solitude et repos à Venise. Dans une ville menacée par une épidémie de typhus (revoir le film dans le contexte actuel serait probablement une expérience étrange), il croise un adolescent qui le trouble… Devant cette beauté inaccessible, l’artiste remet sa vie en question jusqu’à la mort. La double errance de l’artiste et de l’adolescent accompagnée par la musique de Gustav Malher dans un Venise sous la menace est d’une beauté confondante . L’occasion aussi de relire le court roman de Thomas Mann que Visconti interprète sans le trahir.

26 – AMARCORD (Federico Fellini, 1973, Italie)

La chronique déjantée d’un petit bourg italien au bord de l’Adriatique dans les années 1930. Un opéra baroque époustouflant (mais pas que), un mélange de caricatures bouffonnes, d’épanchements lyriques et de petites bulles intimes où la madeleine de Marcel est remplacée par l’opulente et accueillante poitrine de la buraliste. Un délire visuel au service de la reconstitution d’un passé à moins que ce ne soit finalement de sa construction. Et bien sûr, la musique de Nino Rota.

 

 

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Mes 50 villes préférées : de 35 à 31

Nous en sommes déjà à la quatrième liste de 5… Nous entrons dans le dur.

35 – CRACOVIE (Pologne)

Nous l’avons connue communiste et corsetée, nous l’avons retrouvée européenne et détendue. Cracovie (780 000 h) est la seule ville de Pologne à ne pas avoir été détruite pendant la guerre. C’est pour cela qu’elle est notre préférée. L’occasion de prendre un incroyable bain d’architecture sur le Rynek, la place Centrale, ou dans le quartier juif de Kasimierz. Pour un cinéphile, c’est aussi l’occasion de voir en direct les décors naturels où ont été tournés deux films très importants pour moi : La double vie de Véronique (Kieslowski) et La liste de Schindler (Spielberg). Vous pouvez lire à ce sujet mon billet du 8 Août 2006 Sur les pas d’Oscar et de Véronique. Mais l’endroit que je connais le mieux est… l’aéroport ! En effet, ce fut le point de transit avion-bus pour une douzaine de voyages de la mémoire à Auschwitz-Birkenau situé à deux heures de route de la deuxième ville de Pologne. A noter aussi que l’acte deux de ma pièce « Sur un air de cithare » se passe sur un quai de la gare de Cracovie.

34 – ATHÈNES (Grèce)

Après une première visite sous les colonels de Z, revenir plusieurs fois à Athènes était une évidence car elle n’est pas que la capitale de la Grèce, elle fait partie de notre patrimoine civilisationnel. On pense bien sûr en premier lieu à l’Acropole surtout si on a eu la chance comme nous de voir les cariatides in situ. Mais c’est aussi une grande ville méditerranéenne pagailleuse, un brin polluée mais joyeuse comme le souvenir de cette première soirée à Plaka à boire plus que de raison l’étrange vin résiné. Sans oublier de chanter avec Mélina Les enfants du Pirée, « ce port du bout du monde que le soleil inonde de ses reflets dorés ».

33 – DUBROVNIK (Croatie)

Comme Ljubjana, nous l’avons connu yougoslave. Mais c’est croate que nous l’avons retrouvé en train de panser les stigmates de la guerre civile de 1991-1993 qui avait détruit une partie de cette ville historique. L’ancienne Raguse est célèbre pour ses magnifiques remparts qui entourent la cité sur plus de deux kilomètres. J’ai d’ailleurs une raison toute personnelle de bien connaitre ces remparts : en effet à dix ans d’intervalle, j’ai voulu faire leur tour en plein après midi d’août et les deux fois j’ai frisé une insolation grave ! Mais, peu rancunier, c’est sans hésitation que je donne ce classement flatteur à la perle de la côte dalmate.

32 – WHITEHORSE (Canada, Yukon)

Notre… troisième ville canadienne est la petite capitale (25 000h) du Yukon qui, peu peuplée malgré son immensité, n’a pas le statut d’Etat mais celui plus administratif de territoire. Cet oasis urbain est située au kilomètre 1489 de l’Alaska road construite après Pearl Harbor pour relier USA et Alaska. Elle est lovée sagement au pied d’une falaise le long d’un Yukon encore adolescent où il fait bon se promener de préférence… les soirs d’été (lire le billet de Dominique Soir d’été à Whitehorse en date du 11 août 2013). L’atmosphère est plus britannique que celle des villes voisines en Alaska et Gump a goûté l’ordonnancement des jolies maisons en bois bien alignées dans les rues de la ville qu’il a littéralement parcourue en long, en large et en travers. Détail pittoresque : il y a bu aussi les meilleures margaritas de sa vie.

31 – CHICAGO (USA)

La troisième ville américaine (9 500 000 h) est un délire architectural avec les plus audacieux gratte ciels du pays et un nombre incalculable d’oeuvres d’art monumentales dans l’espace public. Une croisière au large de la ville sur le lac Michigan permet d’avoir une vue impressionnante sur la skyline surtout au soleil couchant. C’est à Chicago qu’on trouve le point de départ géographique de la célèbre route 66 (voir photo ci-dessus). Dans cette ville où on a inventé le Premier Mai des travailleurs, Gump s’est trouvé curieusement presque partie prenante d’un conflit social (voir sur ce blog Station Van Buren street, Michigan avenue en date du 11 août 2008). Enfin, notons que c’est la ville des meilleurs hot dogs du monde, probablement parce que l’infâme ketchup y est banni.

 

 

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Mes 50 films préférés : 35 à 31

N’étant pas un spécialiste, il y a une semaine, j’ai décidé de ne pas intervenir sur le coronavirus pour ne pas ajouter une voix supplémentaire à la cacophonie ambiante  (réseaux sociaux et chaines d’information continue en particulier. Par contre, bravo à la presse écrite et notamment Nice-Matin pour le ton général et la pédagogie !) et ne pas gêner ceux qui, en première ligne, essaient de limiter les dégâts. Comme citoyen et responsable politique, je m’informe, je me mobilise et j’échange, mais je reste en retrait du débat public par humilité. J’ai préféré proposer le jeu « Films et Villes » car en ces temps de confinement nous avons besoin d’évasion et de rêves. Chaque jour plus nombreux, vous êtes actuellement au moins 400 à avoir validé cette démarche et, pour le coup, joué le jeu.

35 – PULP FICTION (Quentin Tarantino, 1994, USA)

Je me souviens encore de la projection de Pulp Fiction au Festival de Cannes, scotché par  ce film si novateur  sur mon fauteuil du premier rang du Grand Auditorium Lumière pendant 154 minutes. Depuis, il a été beaucoup imité mais reste une date dans l’histoire du cinéma. Il raconte l’odyssée sanglante et burlesque (la Tarantino touch !) de deux tueurs bas de gamme à Los Angeles dans l’esprit des petits polars écrits à la va-vite dans les années 30 (la fameuse Pulp Fiction). Travolta-Willis sont désopilants, Uma Thurmann est déjà sur la trajectoire qui fera d’elle une fabuleuse Kill Bill. Et n’oublions pas le célèbre twist de Mia et Vincent.

34 – IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST (Sergio Leone, 1968, Italie)

Le sommet du western-spaghetti (du western ? ouh là là, je prend des risques !). Trois heures de violence chorégraphiques, les gros plans de visage, le désert, la poussière, les longs manteaux, la musique d’Ennio Morricone (l’homme à l’harmonica !), le face à face Henri Fonda – Charles Bronson et la vengeance aux accents de tragédie grecque. À voir et revoir.

33 – MILOU EN MAI (Louis Malle, 1990, France)

En Mai 68, une famille bourgeoise de province se retrouve coincée par les événements dans la maison de campagne où la grand-mère vient de mourir. Devant son cadavre, les protagonistes se disputent l’héritage tout en étant de plus en plus influencés par les nouvelles de la révolte à Paris. Le film de Louis Malle est un extraordinaire outil pédagogique pour comprendre les espoirs et les contradictions de Mai 68  (voir mon billet du 29 mai 2008  Milou en Mai). C’est d’ailleurs pour cette raison que, dans une conférence sur les événements, en 2008 pour le quarantième anniversaire, j’ai intégralement repris le script du film pour expliquer la séquence historique. À noter, dans le rôle du grand rêveur épicurien Milou, un excellent Michel Piccoli.

32 – LA VIE EST BELLE (Roberto Benigni, 1997, Italie)

En 1943, Guido est déporté dans un camp de concentration avec son fils de 6 ans. Il lui cache la vérité en lui faisant croire qu’il s’agit d’un jeu de survie dont le premier prix est… un char d’assaut. Benigni réussit le tour de force de transformer une histoire tragique sur la déportation en conte de fée. Une fable où l’émotion, toujours à fleur de peau, est aussitôt compensée par le rire. Ce film est aussi lié à un grand souvenir : nous étions à la cérémonie de clôture du Festival de Cannes l’année où le film a été récompensé et nous avons vu sur scène ce clown de Benigni s’agenouiller devant le Président du jury Martin Scorsese, pour lui baiser les pieds.

31 – GOOD BYE LENIN ! (Wolfgang Becker, 2003, Allemagne)

En 1989 à Berlin-Est, une fervente communiste se réveille d’un coma après la chute du Mur. Pour lui éviter un choc émotionnel qui pourrait être fatal, sa famille lui fait croire, grâce à d’habiles subterfuges, que le socialisme soviétique est plus que jamais triomphant. Quatorze ans après la chute du Mur, une subtile et émouvante illustration de l’ostalgie qui a pu saisir les populations de l’Est, l’euphorie de 89 s’étant dissipée. Un film drôle qui est aussi un témoignage historique presque instantané  et une source de réflexion pour l’avenir.

 

 

 

 

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Mes 50 villes préférées : de 40 à 36

40 – TURIN (Italie)

Turin (900 000 h) sera donc la deuxième ville italienne citée. Entre ses superbes quoiqu’austères places, son énigmatique Saint Suaire et ses trois musées XXL (Egypte, automobile, cinéma), la capitale du Piémont méritait bien l’hommage publié ici après mon dernier séjour avec le billet Mes villes du Monde : Turin en date du 18 février 2016. Sans oublier les souvenirs de Gump parcourant la ville endormie à la recherche des fantômes des personnages de Pavese.

39 – SINGAPOUR (-)

Trois villes (malaise, indienne, chinoise) en une, un condensé d’Asie. La ville-île-Etat de 5  500 000 habitants est une mosaïque culturelle aérée par de somptueux jardins mais corsetée par une organisation sociale millimétrée si sévère qu’elle en est presque exotique pour le visiteur. Avec le souvenir magique d’une petite croisière en jonque dans la baie au soleil couchant. Au milieu de nombreux, gigantesques et placides cargos que le tintinophile que je suis n’a pas manqué d’identifier comme des répliques  du Karaboudjan. Surpris également de nous retrouver un peu par hasard au Hilton de Singapour, celui-là même qui a les honneurs du Blues du businessman dans Starmania.

38 – TIRANA (Albanie)

La capitale (550 000 h) albanaise a conservé son imposante architecture stalinienne malgré les efforts de son maire Edi Rama pour rénover et surtout colorer (l’effet est spectaculaire) les façades. Une promenade superficielle ou très matinale  peut conforter le visiteur dans l’idée qu’il visite une ville qui a résisté à la désoviétisation. (Ainsi la photo ci-dessus d’un mini-Gump sur l’immense place Skanderberg). Mais plonger dans la foule joyeuse et souvent familiale qui envahit les places, les jardins et les cafés dans la tiédeur des soirées estivales vous transporte de tendresse pour la nouvelle Tirana. (Lire sur le blog de Dominique Soir d’été à Tirana en date du 9 août 2009).

37 – KIEV (Ukraine)

En 20 ans, nous avons connu Kiev la rouge et Kiev l’orange. Lors de notre premier séjour, la ville faisait encore partie de l’URSS. Il nous reste une image forte : cette journée passée sur une plage de sable fin sur les bords du Dniepr en pleine ville avec une famille ukrainienne chaleureuse et hospitalière (malgré la surveillance de la police). Une atmosphère balnéaire délicieusement surannée qu’on pourrait résumer malicieusement par « Tati chez les soviets ». À notre deuxième séjour, Kiev (2 500 000 h) était devenue la capitale de l’Ukraine indépendante. Deuxième image forte : l’immense place de la République en pleine révolution orange. (Voir sur ce blog Orange givrée en date du 13 août 2006) .

36 – MONTRÉAL (Canada)

Montréal (4 100 000 h) sera donc la deuxième ville canadienne de cette liste. Pour sa francophonie décomplexée, ses bars à chanson, les écureuils du Mont Royal, les rapides du Saint Laurent et pour « cette lumière descendue du Labrador et qui fait neiger sur l’hiver, des roses bleues, des roses d’or :  je reviendrai à Montréal » avec Robert Charlebois. Encore et encore. Gump aussi (Voir son périple sur ce blog Gump et le Quebec libre en date du 5 août 2015).

 

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Mes 50 films préférés : 40 à 36

Vous êtes régulièrement plusieurs centaines chaque jour à suivre cette double rubrique et un certain nombre d’entre vous en profitent pour s’exprimer et partager (voir les commentaires directement sur le blog, ils sont plus nombreux que sur FB).

40 – LA MORT AUX TROUSSES (Alfred Hitchcock, USA, 1959)

La synthèse parfaite des films hitchcockiens. Roger Thornill, un publicitaire est pris par erreur pour un agent secret par une bande d’espions. Il ne doit son salut qu’à une fuite éperdue à travers les Etats-Unis. Une succession de morceaux de bravoure (on se souvient tous  de l’avion meurtrier poursuivant le héros à découvert dans des champs) que survole avec élégance un Cary Grant toujours aussi classieux.

39 – BAGDAD CAFÉ (Percy Adlon, Allemagne, 1987)

Ce film simple et émouvant est ancré dans nos mémoires grâce à l’affiche avec son célèbre réservoir à eau et la très belle chanson Calling you interprété dans la B.O par Jevetta Steele. Jasmin, une Allemande bien en chair, est abandonnée sur le bord de la route dans le désert de Mojave aux Etats-Unis. Elle échoue dans un bar station-service de nulle part où, après des débuts difficiles, elle s’intègre. Ému par le film, à partir de ce jour, nous avons cherché des Bagdad café à chacun de nos voyages aux Etats-Unis. Parfois avec succès comme vous pouvez le vérifier dans ce billet du 14 août 2011 Calling you at Boykins.

38 – EYES WIDE SHUT (Stanley Kubrick, USA, 1999)

Drame érotique, baroque et mystérieux, le dernier film de Kubrick raconte l’histoire d’une nuit d’errance sexuelle entre orgies chics et cérémonies sectaires d’un couple de bourgeois new yorkais. A la fin du film, Nicole Kidman se livre à un numéro de séduction rarement égalé dans l’histoire du cinéma (Sur le détail de cette scène, voir mon billet du 24 juillet 2010 I am married !). Amateur de l’oeuvre de Kubrick, mon intérêt pour ce réalisateur a été stimulé par deux étudiants, Pascal Minot et Pauline Michel, qui ont écrit deux remarquables ouvrages sur le réalisateur. Il est vrai que j’étais dans leurs jurys de mémoire.

37 – UNDERGROUND (Emir Kusturica, Yougoslavie-Europe, 1995)

Une fresque truculente et hallucinée qui retrace un demi siècle d’histoire des Balkans… dans une cave.

La Palme d’Or 1995 raconte l’histoire de deux résistants communistes qui en 1941 se réfugient dans une cave pour éviter les bombardements. Ils y resteront 20 ans avec femmes et enfants en croyant que la guerre n’est pas finie. La musique si particulière de Goran Bregovic avec ses accordéons et ses rythmes endiablés rythme ce drame baroque qui, de Tito à la guerre civile, survole l’histoire de cette région que connait si bien Kusturica le serbe de Bosnie. Avec ce film aux personnages pittoresques et décalés, il mérite définitivement son surnom de Fellini des Balkans.

36 – NOUS NOUS SOMMES TANT AIMÉS (Ettore Scola, Italie, 1974)

La quintessence de la comédie sociale italienne des années 70-80. Après la chute du fascisme, trois amis engagés dans la Résistance se séparent. Ils suivent des parcours de vie différents au milieu d’une société italienne qui elle aussi change beaucoup. C’est une comédie drôle mais aussi profondément mélancolique avec le constat  final amer des protagonistes (dont les icônes Nino Manfredi, Vittorio Gassman et Stefania Sandrelli) : « on voulait changer le monde mais c’est le monde qui nous a changé ».

 

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Mes 50 villes préférées : 45 à 41

Vous avez été près de 300 à suivre la première livraison, presque autant que pour le cinéma. Voilà donc la deuxième série.

45 – LA VALETTE (Malte)

Presqu’île entourée de plusieurs baies, La Valette est une petite capitale de… 7 000 habitants. Un port à l’atmosphère très « Empire britannique » où il est délicieux de boire un gin en regardant les rayons du soleil couchant caresser les pierres dorée des façades de la ville haute et de la citadelle. La langue du pays inclassable à l’écrit comme au parler accentue encore l’image d’exotisme. Image appuyée lors de notre séjour par l’omniprésence politique et culturelle de la Lybie qui, à l’époque, était encore dirigée par Khadafi.

44 – ST JOHN’S (Canada-Terre Neuve)

La capitale de Terre Neuve (100 000 h) est la ville la plus orientale d’Amérique du Nord (j’adore ce genre de détail géographique). C’est un joli port situé dans un petit fjord surmonté de hautes collines-promontoires. Gump a apprécié de pouvoir courir à l’aube dans les rues rectilignes bordées de maisons au couleurs vives. (on peut lire sur ce blog La transcanadienne et le double aveu en date du 12 août 2015).

43 – PORTO (Portugal)

La superbe ville du cinéaste Manoel De Oliveira et ses 240 000 habitants se répartit avec bonheur sur les deux rives du Douro reliés par de nombreux ponts tous plus vintage les uns que les autres. C’est d’ailleurs au pied du plus célèbre d’entre eux que nous avions envoyé notre carte de voeux 2016 (voir la photo ci-dessus, celle-là même qui a eu les honneurs de Nice-Matin). C’est aussi la ville de Sofia, une ancienne étudiante, qui n’hésite pas à faire le voyage de Nice pour assister à mes pièces de théâtre ! (Voir Le fleuve et la mer, 2 janvier 2016 sur le blog de Dominique)

42 – LJUBLJANA (Slovénie)

Souvent première étape sur la route de l’Est, nous avons connu Ljubjana yougoslave avant de la retrouver capitale de la petite République européenne de Slovénie (280 000 h). Avec son château, ses promenades le long de la Save et sa belle histoire d’amour, la modeste cité a su, au fur et à mesure de nos séjours, nous charmer. (Pour goûter ce charme allez faire un tour sur le blog de DominiqueSoir d’été à… Ljubjana :  on y explique même l’histoire d’amour ! 2 août 2009).

41 – TALINN (Estonie)

De toute les villes de l’ancienne URSS, Talinn est certainement celle qui a le mieux réussi sa désoviétisation. Gump, qui a parcouru en long et en large les rues de la cité avec ses palais et ses églises dans la tiédeur des aubes d’été, peut en témoigner. Là aussi, un petit tour sur le blog de Dominique s’impose (Soir d’été à Talinn, sept ans après14 août 2017).

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Mes 50 films préférés: 45 à 41

(Suite du classement des films)

45 – FORREST GUMP  (Robert Zemeckis, USA, 1994)

Il s’agit de l’histoire des Etats-Unis à travers le regard d’un simplet passionné de course à pieds (Run, Forrest, run !) interprété avec subtilité par Tom Hanks. Depuis 15 ans, je joue avec le film de Zemeckis en me transformant l’été venu en Gump courant comme lui sous toutes les latitudes. (Voir sur ce blog 86-69-21, le tiercé de Gump en date du 21 janvier 2018). J’ai poussé le mimétisme jusqu’à manger les célèbres Bubba Gump Shrimp avec mon beau-frère sur le port de Miami mais aussi à me laisser déguiser par mes étudiants dans le cadre de Mars aux Musées 2019 afin de prononcer la phrase définitive : « La vie c’est comme une boite de chocolat, on sait jamais ce qu’on va trouver » (photo ci-dessus).

44 – ROSEMARY’S BABY (Roman Polanski, USA, 1968)

Un jeune couple s’installe dans un vieil immeuble de Manhattan à la réputation sinistre. Après avoir rêvé d’être violé par le diable en personne, Rosemary tombe enceinte : pas vraiment une bonne nouvelle ! La virtuosité de la mise en scène de Polanski distille une sourde angoisse chez le spectateur et cela de bout en bout. Au milieu de ces diableries (sobres), on retiendra aussi le visage encore juvénile de Mia Farrow. À chacun de nos séjours à New York, je me rends en pèlerinage devant le Dakota building où le film a été tourné. En réalité pas vraiment pour Rosemary mais pour John Lennon assassiné dans le hall de l’immeuble (Voir, par exemple, mon billet du 29 octobre 2017). Quand la réalité dépasse la fiction.

43 – AGUIRRE, LA COLÈRE DE DIEU (Werner Herzog, Allemagne, 1972)

Dans la forêt amazonienne, au XVIe siècle, une expédition espagnole part à la recherche de l’Eldorado. Le conquistador Aguirre, joué par un Klaus Kinsky halluciné et hallucinant, se mutine. Avec une scène finale inoubliable où on voit le radeau des survivants dériver sur le fleuve. Un pur produit de la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes et la révélation de l’univers baroque et chaotique de Herzog.

42 – DANCER IN THE DARK (Lars Von Trier, Danemark, 2000)

Le titre n’est pas mensonger : en effet, la Palme d’Or 2000 est une comédie musicale dramatique, on peut même dire mélodramatique. La chanteuse Björk joue et danse le rôle de Selma, une ouvrière immigrée qui économise pour faire opérer son fils victime d’une probable cécité. Hélas, on va voler ses économies… Lars Von Trier alterne les scènes de narration avec son style quasi-documentaire et les scènes musicales poétiques et inventives avec bonheur livrant un film comparable à nul autre. Il faut dire que Björk était une bonne pioche, avec son visage de tendresse butée qui illumine l’atmosphère lourde du film.

41 – LA GUERRE DU FEU (Jean-Jacques Annaud, France, 1981)

La préhistoire comme si vous y étiez. Une  incroyable reconstitution aux antipodes des productions hollywoodiennes en la matière (Raquel Welch ha ! ha ! ha!). Il y a 80 000 ans la tribu des Oulhmar entre en guerre contre celle des Wagabou sur fond de guerre du feu (non, ce n’est pas Koh Lanta). Tout semble vrai  d’ailleurs peu de contestations scientifiques graves) et un langage a même été inventé par un spécialiste pour l’occasion. Une réussite rare de cinéma à grand spectacle dans le cinéma français.

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Mes 50 villes préférées : 50 à 46

Maastricht

Plus de 300 visites, de très nombreux commentaires (vous avez bien compris « l’esprit ») la saga « Cinéma » a bien commencé. Au tour de villes aujourd’hui…

Pour celles-là il s’agira d’un mixte. J’ai bien sûr tenu compte de la beauté de la ville, de son pouvoir d’évocation culturel, historique et politique mais aussi du lien sentimental, produit de ressentis personnels alimentés de tranches de vie et même de moments de grâce. Pour certaines villes, ce sera du 50-50 mais pour d’autres ce sera peut être du 10-90 ou du 80-20 sur cette base et si, comme pour le cinéma, vous jouez le jeu dans vos commentaires, on devrait pas mal s’engueuler !

Dans cette liste le nombre de villes par pays est limité à 5 par pays (ce sera le cas de 2 pays… suspense !). Par ailleurs, il était impossible que Nice soit de la partie pour des raisons évidentes. De même que mes deux autres villes de coeur : Mâcon ma ville natale et Perpignan ma ville de villégiature.

 50 – BERGAME (Italie)

Pour tout simplement dans la lignée de mon billet (Une ville qui s’appelle Bergame du 18 mars 2020) rendre hommage à cette ville martyre si attachante (jumelée… avec Mulhouse, il n’y a pas de hasard !). Et faire le serment d’aller, le plus vite possible, faire une passegiata sur la Piazza Vecchia dont Le Corbusier disait que c’était la plus belle d’Europe.

49 – STEPANAKERT (Arménie)

Ville de 55000 habitants, Stepanakert est la capitale d’un Etat qui n’existe pas vraiment :  le Haut-Karabakh. Cette région peuplée d’Arméniens a déclaré son indépendance après la victoire de l’Arménie sur l’Azerbaïdjan en 1991. Mais elle n’est pas reconnue internationalement. J’ai séjourné à Stepanakert dans le cadre d’une mission officielle et je me souviens de l’atmosphère étrange de cette ville à l’architecture soviétique portant les stigmates des bombardements de la guerre récente. Il y avait, n’en doutons pas, du Tintin en Syldavie dans ce séjour-là. (pour l’atmosphère générale, lire mon billet du 12 décembre 2006 Epilogue à Stepanakert).

48 – KIRUNA (Suède)

Située à 150 km au nord du cercle polaire, cette petite ville de Laponie suédoise de 18000 habitants entourée de mines de fer est victime d’une malédiction qui m’a ému lors de notre séjour. J’en ai fait à chaud un petit billet (Kiruna la maudite le 5 août 2017).

47 – MAASTRICHT (Pays-Bas)

Cette ville du sud de la province du Limbourg est chère à mon coeur parce qu’elle est le symbole de l’Europe avec son célèbre traité qui même critiquable était un sacré progrès. Ensuite, c’est la ville où on m’avait organisé un séjour pour un anniversaire en 0 dans un incroyable hôtel aménagé dans une cathédrale. Et dans cette ville aux places si belles nous avions même eu droit à une journée d’un de ces carnavals du Nord si populaires et si joyeux. (sur mon blog voir le 15 novembre 2011 Voyage au coeur de l’Europe).

46 – VRATSA (Bulgarie)

Nous avons fait de nombreux séjours dans cette ville de 110000 habitants située au nord de la Bulgarie, blottie au pied de la montagne de Vraca. Pendant la période communiste, grâce à notre ambassadrice Raïna, nous avons été reçus par de nombreuses familles (alors que recevoir des étrangers était interdit par le pouvoir). Dans cette ville paisible, il était doux les soirs d’été de se promener sur les bords de la Leva ou sur la place centrale sous le regard fier du poète national Cristo Botev. Depuis la chute du mur, nous sommes retournés à Vratsa : la vie y est toujours provinciale et sereine. Et de sourire de conserve en revoyant l’hôtel où on nous avait refusé une chambre commune il y a quelques années car nous n’étions pas mariés. On ne badinait pas avec la morale en Bulgarie communiste.

 

 

 

 

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