France 2 : 1, TF1 : 0

Pescara del Tronto, photo publiée dans l'Obs

Pescara del Tronto, photo publiée dans l’Obs

C’est une vraie tragédie qui a touché l’Italie, ce pays que nous aimons tant. Les images de ces villages de montagne détruits sur sa colonne vertébrale des Apennins sont un véritable crève-cœur ! En France, pendant ce temps-là, il fait chaud ! Une incroyable surprise au mois d’août !

C’est bien pour cela que, dans son édition de 13h, TF1 a fait sa « une » sur la canicule française. Heureusement que France 2 a sauvé l’honneur des médias avec d’emblée un très long et très informé reportage sur l’Italie. Du coup, j’étais presque content de payer une redevance…

Publié dans coups de gueule, Médias | Tagué , | 5 commentaires

Non au « burkini »

Le « burkini » n’est pas une pratique marginale voire folklorisante, c’est un des nombreux ballons d’essai que les intégristes islamistes lancent pour tester la résistance de notre société.

La polémique qu’il a suscitée est donc tout sauf futile. Dans l’absolu peu m’importe que les gens se baignent en « burkini », avec une doudoune ou tout nu. Cela ne me fait – c’est le cas de le dire – ni chaud, ni froid.

Mais chacun a compris que l’enjeu est ailleurs. Dans le contexte sociétal actuel marqué par une offensive sans précédent des intégristes pour communautariser notre République, l’affaire révèle une volonté farouche doublée d’une certaine habileté tactique. En initiant un débat sur ce qui n’a pas lieu d’être  (la neutralité de l’espace public), on suggère que les initiatives les plus marginales des intégristes sont la normalité de la religion musulmane. S’y opposer serait donc faire preuve d’ « islamophobie » .

Si, intimidée, la République cède, cette pratique marginale deviendra, sous la pression des radicaux religieux, la règle et, par exemple, de nombreuses femmes musulmanes n’oseront plus aller à la plage sans cet accoutrement. Et nous aurons fait un pas de plus vers la communautarisation de notre société.

Il est donc indispensable que les tribunaux saisis restent sur la ligne de fermeté qui a été celle de la première décision. Dans le cas contraire, il ne faudra pas hésiter à légiférer comme pour le voile à l’école. La loi en effet avait réglé une question qui avait été artificiellement montée en épingle par les extrémistes. Et aujourd’hui plus personne ne se souvient de ce débat qui avait enflammé l’opinion publique pendant des mois. À une démarche idéologique, la République est légitime à répondre sur le même terrain.

Publié dans Société | Tagué | 76 commentaires

Ce matin, 6 h 30

Prom

Premier retour non commémoratif sur la Prom pour un entraînement « comme avant ».
Émouvant. Très émouvant.

Publié dans Nice | Tagué | 14 commentaires

Au moins trois nuits dans ces 100 villes du monde

carnets

Depuis que je suis en âge de me promener à travers le monde je suis un adepte des carnets de voyage où je consigne un certain nombre de données sur le périple en cours. J’en possède un nombre respectable conservés dans un petit coffre blanc de mon bureau. L’avantage de cette collection est de permettre toute une série de statistiques. C’est ainsi que je me suis amusé à faire le top 100 des villes où j’ai passé au moins quelques nuits. Ce mode de calcul est assez objectif même s’il est défavorable à quelques villes que j’ai souvent fréquenté sans y passer la nuit : Genève, Barcelone, Gérone et bien sûr… San Remo et Monaco !

1- SYDNEY (Australie) 33 nuits

2- SOFIA (Bulgarie) 20 nuits

3- MONTRÉAL (Canada) 19 nuits

4- NEW-YORK (USA) 16 nuits

5- JÉRUSALEM (Israël) 15 nuits

6- BARCELONE (Espagne) 14 nuits
– BUCAREST (Roumanie) 14 nuits

8- TEL AVIV (Israël) 14 nuits

9- ALICE SPRINGS (Australie) 13 nuits
– CASABLANCA (Maroc) 13 nuits

11-TUNIS (Tunisie) 12 nuits

12- ROME (Italie) 11 nuits

13- MADRID (Espagne) 10 nuits

14- LAS VEGAS (USA) 9 nuits
– PALMA de MAJORQUE (Espagne-Baléares)
– VRATSA (Bulgarie)
– LJUBJANA (Slovénie)

18- SAN FRANCISCO (USA) 8 nuits
– EREVAN (Arménie)
– ISTAMBUL (Turquie)
– ZAGREB (Croatie)
– BERLIN (Allemagne, RFA et DDR)
– LAS PALMAS (Espagne-Canaries)
– PRAGUE (République Tchèque)
– CRACOVIE (Pologne)

26- SARAJEVO (Bosnie) 7 nuits
– SEATTLE (USA)
– FLORENCE (Italie)
– ATHÈNES (Grèce)

30- LE CAP (Afrique du Sud) 6 nuits
– QUEBEC (Canada)
– MIAMI (USA)
– BUDAPEST (Hongrie)
– RIGA (Lettonie)
– AMSTERDAM (Pays-Bas)
– BRUXELLES (Belgique)
– LONDRES (Grande-Bretagne)
– KIEV (Ukraine)
– BAKOU (Azerbaïdjan)
– LISBONNE (Portugal)

41- LENINGRAD (URSS) 5 nuits
– ANDORRE (Andorre)
– TIMISOARA (Roumanie)
– TALLINN (Estonie)
– MILAN (Italie)
– LOS ANGELES (USA)
– PRETORIA (Afrique du Sud)
– PERTH (Australie)
– MOSCOU (URSS)
– VENISE (Italie)
– VIENNE (Autriche)

52- SINGAPOUR (Singapour) 4 nuits
– ANCHORAGE ( USA-Alaska)
– BELGRADE ( Serbie)
– NAPLES (Italie)
– RIO DE JANEIRO (Brésil)
– STRUGA (Macédoine)
– WASHINGTON (USA)
– PRISTINA (Kosovo)
– CHICAGO (USA)
– PORTO ( Portugal)
– BOSTON ( USA)
– BERGAME (Italie)
– DENVER(USA)
– NIS (Serbie)
– FAIRBANKS (USA-Alaska)
– VILNIUS (Littuanie)
– SÉVILLE (Espagne)

69- COPENHAGUE (Danemark) 3 nuits
– LVIV (Ukraine)
– MAASTRICHT (Pays-Bas)
– ODESSA ( Ukraine)
– TIRANA (Albanie)
– CHISINAU ( Moldavie)
– LA VALETTE (Malte)
– SALONIQUE (Grèce)
– BRASOV (Roumanie)
– BELFAST (Irlande du Nord)
– STOCKPORT (Grande-Bretagne)
– TURIN (Italie)
– ATLANTA (USA)
– SAINT JOHN’S (Canada-Terre Neuve)
– PHILADELPHIE (USA)
– SAN DIEGO (USA)
– BRASILIA (Bresil)
– BANGKOK (Thaïlande)
– CORFOU (Grèce)
– SHUMEN (Bulgarie)
– SPLIT (Croatie)
– DUBROVNIK (Croatie)
– VARNA ( Bulgarie)
– MEMPHIS (USA)
– NOUVELLE ORLÉANS (USA)
– GRENADE (Espagne)
– DUBLIN (Irlande)
– SARAGOSSE (Espagne)
– HAÏFA (Israël)
– SALVADOR DE BAHIA (Brésil)
– VALENCE (Espagne)
– EILAT (Israël)

100, le compte est bon… À vous de jouer !

Publié dans voyages | 15 commentaires

Dubaï : altitude 828

Dubaï 1

Sur le toit du monde ! C’est effectivement la sensation un peu aristocratique qu’on éprouve au 154e étage de la Burj Khalifa qui, avec ses 828 mètres, est la tour la plus haute du monde depuis 2009.

De là, on peu voir les 200 gratte-ciels qui ont fait irruption sur un petit morceau d’Arabie, le long du golfe persique, pour devenir une débauche architecturale digne d’une BD d’anticipation à la Enki Bilal : le nouveau Dubaï.

Sous son ciel gris plombé par la chaleur (jamais au-dessous de 40°C pendant notre séjour), la ville la plus connue des Emirats Arabes Unis est devenue, en une petite dizaine d’années, celle de toutes les audaces et de tous les défis. Peut-être aussi, celle de tous les excès.

Au-delà de la Burj Khalifa, on y trouve, par exemple, le plus grand ensemble immobilier du monde (25 000 habitants pour 40 tours liées entre elles à la base), la plus haute tour à spirale, une gigantesque île artificielle en forme de palmier, des centres commerciaux démesurés à côté desquels, Cap 3000, même agrandi, passe pour une baraque à pan bagnats.

Dans ce désert absolu, l’eau est partout sous forme de cascades, de fontaines, de lacs… Une station de sports d’hiver avec pistes en neige véritable a même été aménagée dans un des (nombreux) centres commerciaux (le Mall Dubaï).

Ce Las Vegas du Golfe persique est, comme sa grande soeur américaine, tournée vers le tourisme et le divertissement. Le résultat est étonnant, parfois grandiose, notamment du point de vue architectural car les professionnels du monde entier, qui exercent de moins en moins leur talent en Amérique du Nord, ont pu le faire à Dubaï avec des moyens matériels quasiment illimités. Une petite promenade nocturne dans Dubaï Creek, un bras d’eau qui se faufile entre les tours du centre ville, nous a notamment véritablement fascinés.

Cela dit, ce mirage d’Arabie s’évapore quelque peu face à quelques réalités plutôt dérangeantes même pour les visiteurs occasionnels que nous étions : cette ville, comme on peut s’en douter, est une aberration écologique, le régime politique reste féodal, les travailleurs étrangers qui assurent la quasi-totalité de la main-d’oeuvre sont socialement mal traités et la charia est toujours la loi officielle des E.A.U. Un mari peut ainsi maltraiter physiquement son épouse avec l’aval de la loi. Et n’oublions pas que Dubaï est aussi un paradis fiscal. L’envers du décor, même si celui-ci est parfois superbe, est donc plutôt glauque.

Cela dit, pour publier ce dernier billet, j’ai sagement attendu d’être rentré en France. Courageux mais pas téméraire !

Dubaï 3Dubaï 2Dubaï 4Dubaï 5

Publié dans voyages | Tagué | 16 commentaires

Sydney-Bondi, dossard 65142 : un truc de ouf !

city2surf 5

À force de voir Gump faire le malin sur ce blog, mon amie Robyn m’a pris au mot et m’a inscrit à la prestigieuse course Sydney-Bondi qui traditionnellement se déroule le deuxième dimanche d’août. Cette course, créée en 1971, est une institution en Australie car, avec ses 80000 participants, elle est la plus grande «fun run» de la planète. Elle relie Sydney à sa plage la plus populaire d’où son nom de «City2Surf».

Soutenu par mon fan club franco-australien et par ma fidèle coéquipière, je me suis retrouvé dès 9 heures du matin du côté de Hyde Park dans le centre de la ville pour 14 kilomètres de course que je n’avais pas vraiment prévus dans mon programme.

Aucun regret car ce qui suivit fut un véritable enchantement avec une participation vraiment intergénérationnelle (avec de nombreux jeunes ce qui n’est pas le cas dans les courses françaises). L’ambiance était à la fois haute en couleur et très bon-enfant, aussi bien de la part des concurrents que du public. Un orchestre jouait à peu près tous les 400 mètres. On pouvait retrouver du rock dans toutes ses nuances, du reggae, un podium «Village people» très exubérant et même une chorale… Hare Krishna ! Près de l’arrivée, une mini formation symphonique eut la délicatesse de jouer «les Champs Elysées» de Joe Dassin. Du coup, je me suis arrêté pour photographier les musiciens et remercier la (jolie) chef d’orchestre.

Athlètiquement, on peut résumer la séquence en évoquant un moment difficile et un moment de pur bonheur. Le premier fut l’arrivée dans le secteur de «Heartbreak Hill», une sévère grimpette qu’on découvre brusquement après un premier tiers de parcours idyllique. Comme la plupart des concurrents se sont mis à marcher, j’ai évidemment adopté avec soulagement ce qui semblait être une jurisprudence. Le moment magique fut quand mon pote Luc trouva le moyen de me retrouver au milieu de milliers d’Aussies pour faire les trois derniers kilomètres avec moi tout en prenant des photos.

L’arrivée sur la superbe plage de Bondi et ses surfers fut un ravissement pour les yeux et un juste soulagement pour le reste du corps. Mon temps se révéla plus qu’honorable et le fan club était là pour admirer ma médaille. Trop bon ! On recommence quand?

Demain c’est le départ de l’Australie pour Dubai… en avion of course !

city2surf 1city2surf 3city2surf 2city2surf 4

Publié dans sport, voyages | Tagué , | 5 commentaires

Sydney, façon Cadel Evans

John et Patrick, Harbour bridge

Notre ami John est un vrai «Aussie». Il est donc chaleureux, bon vivant et passionné par le sport. Je n’ai donc pas été surpris quand, dès notre première matinée chez lui, il m’a proposé de visiter sa ville façon Cadel Evans (le seul Australien vainqueur du Tour de France), c’est-à-dire en vélo.

opéra de SydneyC’est ainsi que, sous un beau soleil d’hiver mais dans une atmosphère assez fraîche (il est vrai que la veille il faisait 36° à Darwin), nous avons sillonné la ville en tous sens pendant presque 25 kilomètres. Une balade qui m’a permis de vérifier ce que je sais depuis longtemps : j’aime beaucoup Sydney où nous séjournons pour la quatrième fois. Avec sa superbe baie presque fermée et parsemée d’îles, Sydney rappelle San Francisco, en moins exubérante et en plus hédoniste.

Le moment fort de ce petit périple fut bien sûr la double traversée du Harbour Bridge, le mythique pont universellement connu. En effet, les 1er janvier, il apparaît sur les écrans de toutes les télévisions du monde. C’est que – fuseau horaire oblige – l’Australie est le premier pays à fêter la nouvelle année. D’où l’apparition rituelle du vénérable pont avec ses décorations à la gloire de l’An nouveau.

RobynAu final, l’équipée se révéla un peu fatigante car montées et descentes se succèdent régulièrement dans les rues de Sydney (toujours San Francisco…). Aussi, le réconfort préparé par Robyn, la femme de John, fut le bienvenu : un super «hamburger with a lot» typiquement australien et admirablement revisité par notre cordon bleu qui a voulu faire plaisir à ses maillots jaunes !

Publié dans voyages | Tagué | 2 commentaires

Perth-Darwin : very good trip !

Frontière

Malgré une tenue de route aléatoire, une consommation susceptible de refaire partir les cours du pétrole à la hausse et un pare-brise étoilé (« cadeau» d’un road-train, ces interminables poids lourds qui sillonnent l’outback avec… quatre remorques !), nos deux vieux Toyota ont rempli leur mission. Nous sommes arrivés à bon port, celui de Darwin, la ville martyre du nord (bombardée par les Japonais en 1942, détruite par un cyclone le jour de Noël en 1974).

Résultat d’autant plus remarquable que les 4014 kilomètres de la Great Northern Hwy se sont transformés, au grè de nos fantaisies itinéresques et de notre curiosité, en un périple de plus de 5000 kilomètres.

Ce fut en tout point un very good trip à travers l’Australie de l‘Ouest et le Territoire du Nord (qui est administrativement rattaché au gouvernement fédéral). Un voyage plein de couleurs, d’images et de sensations propres à fabriquer de beaux souvenirs. Ainsi à chaud et sans aucune hiérarchie, j’ai aimé :

– les nuits passées dans le bush à collectionner les étoiles filantes,
– la course folle des kangourous en fin de journée sur la route juste devant nos voitures,
– les fleurs qui tapissent le désert en changeant de couleurs dans chaque micro-région,
– l’immobilité figée des quelques communautés aborigènes traversées,
– les lagons bleus de la Shark bay et les mangroves mystérieuses de Broome,
– la rusticité des road-houses qui, tous les deux cents kilomètres d’une route déserte, offrent carburant et ravitaillement sommaire,
– les jeunes Français rencontrés ici où là et qui travaillent pour financer leur rêve d’Australie dans les coins les plus perdus du pays,
– l’atmosphère gentiment tropicale d’une soirée à Darwin,
– les larges fleuves asséchés au lit rouge parsemé d’eucalyptus morts d’une blancheur éclatante,
– les falaises de Kalbarri et leur Etretat austral qui résistent aux assauts furieux de l’Océan Indien,
– l’élégance de la Murchison river aux milieux de ses gorges douces, la Fitzroy et ses petits crocodiles d’eau douce,
– l’éveil matinal simultané de milliers d’oiseaux de toutes couleurs et de toutes tailles dans l’aube du désert,
– Abba malgré les caprices de notre autoradio (hommage incontournable à Priscilla, folle du désert),
– les petits plats mitonnés par mon ami Luc avec les moyens du bord et l’enthousiasme jamais pris en défaut d’Isabelle.

J’ai également adoré achever ce road trip par le Territoire du Nord qui représente si bien la démesure géographique de l’Australie (le TN a une superficie correspondant à deux fois et demi celle de la France pour une population égale à la moitié de celle de Nice) tout en étant le détenteur de ses secrets les plus intimes, d’Uluru à Kakadu.

Aujourd’hui, cap sur Sydney… mais en avion.

coucher soleil bushKabarrikangourouShark bay

Publié dans voyages | Tagué | 1 commentaire

Le bush australien et Crocodile Gumpee

BUSH

Le bush australien est un paysage unique au monde. Terre d’un rouge très vif et eucalyptus gris vert aux troncs blancs sous un ciel bleu tendre parcouru de longs et légers nuages, constituent l’immuable identité de ce pays du rêve dont les aborigènes ne révèlent qu’avec parcimonie les multiples visages.

Bien sûr l’Outback peut être parsemé de termitières hautes de plusieurs mètres (dont la forme rappelle étrangement le Mont Saint-Michel) ou traversé par de larges fleuves asséchés comme cette Yannarie river dans le lit de laquelle nous avons bivouaqué il y a trois jours. Sa rudesse peut être aussi adoucie, comme nous en sommes les témoins en cette fin d’hiver austral, par des tapis de fleurs qui, selon les régions, sont jaunes, blancs ou bleus.

Comme la mer, le bush est toujours le même et jamais le même. Toujours recommencé. Mais c’est surtout aux extrêmes du jour qu’il délivre ses plus étonnants secrets : au moment où le ciel s’embrase du même rouge que sa terre, pendant de longues minutes, alors même que le soleil ne s’est pas encore levé ou qu’il s’est déjà couché. À l’aube, vous assistez au premier matin du monde, au crépuscule, à une sorte d’apocalypse païenne.

Pour Gump, le bush est une expérience unique. Courir en écoutant la légère croûte de terre séchée se craqueler sensuellement à chacune de ses foulées, suivre avec une euphorie enfantine la trace erratique d’un kangourou sur le sol, éviter les buissons épineux tout en admirant l’envol d’une escouade de perroquets blancs, tout cela est nouveau pour celui qui, tout à l’ivresse de sa course australe, n’hésite pas à se la jouer «Crocodile Gumpee».

GUMP DANS BUSH

Publié dans voyages | Tagué | 8 commentaires

Apéro austral avec de (très) vieux amis

Hamelin pool

La liberté offerte par les vans est décidément sans limite. C’est ainsi qu’au troisième soir de notre périple en Australie de l’ouest, près de notre campement, nous avons pris l’apéritif (un cabernet sauvignon made in West Australia un peu madèrisé mais de bonne facture) avec de très, très vieux australiens : les stromatolithes du lac Hamelin dans Shark bay. Ces aimables compagnons sont en fait la plus ancienne forme de vie terrestre (plus de trois milliard d’années quand même!). Amas d’algues bactériennes, ils émergent des eaux tranquilles de Hamelin pool sous forme de petits puits calcifiés fiers d’appartenir à une des deux colonies de stromatolithes au monde.

C’est donc avec le respect qui leur est dû que nous avons assisté au coucher de soleil avec ceux que les aborigènes (un peu opportunistes sur le coup…) considèrent comme leurs ancêtres. Un coucher de soleil qui vit la ligne d’horizon s’embraser en donnant de mémoire de stromatolithe – et dieu sait s’ils en ont – un des plus beaux crépuscules qu’il fut donné d’observer sur l’Hamelin pool.

stromatolithes

 

Publié dans voyages | Tagué | 5 commentaires