Sans filtre : bienvenue Monsieur Östlund !

Je n’ai pas résisté au plaisir, quelques mois après le Festival de Cannes, de revoir Sans filtre , la Palme d’Or de Ruben Östlund et, comme mon appréciation sur le film n’a pas changé depuis Mai, je reproduis ci dessous le commentaire que j’avais fait à l’époque :

Carl, mannequin, et Yaya, influenceuse, sont invités pour une croisière de luxe à l’issue de la Fashion Week. L’équipage est aux petits soins, mais le commandant, marxiste et alcoolique, reste cloîtré dans sa chambre pour le dîner de gala. Quand une tempête éclate, tout le monde est malade et des pirates coulent le yacht. Les rescapés trouvent refuge sur une île où la hiérarchie entre passagers fortunés et petits employés va changer de bord.

Ruben Ostlund a incontestablement un style : du Wess Anderson en moins acidulé et en plus dérangeant. La première partie du film passe à la moulinette le monde de la mode et des influenceuses. C’est désopilant et… instructif : les apprentis mannequins apprendront ainsi que si on doit faire la gueule pour un défilé Ballenciaga, on doit rigoler niaisement pour un défilé H&M. Les pauvres, c’est bien connu, sont de grands enfants et les riches, eux, ont une vie intérieure (du Ostlund pur sucre).

La deuxième partie est une métaphore (peut-être un peu trop appuyée) où on voit sur l’île des naufragés, une travailleuse de premier rang au sens Covid prendre le pouvoir sur ses anciens maîtres.

Le fil rouge c’est, comme l’avait dit un ancien président, l’argent qui obsède, qui corrompt, qui asservit… Un film excitant sur la forme mais qui ne se contente pas de cela.

Au delà du film je vous engage à vous initier à l’oeuvre d’Östlund. Une filmographie encore réduite avec tout de même – excusez du peu – deux palmes d’Or. Il y a deux types de réalisateurs : ceux qui proposent tout au long de leur carrière des films très différents ( Jean-Jacques Annaux ou Bertrand Tavernier par exemple) et d’autres pour qui chaque film est un pièce supplémentaire ajoutée à une oeuvre globale ayant une forme et des thèmes aisément identifiables ( Almodovar et Kusturica ) . Malgré une filmographie encore réduite Östlund appartient à l’évidence à la deuxième catégorie. Sa dénonciation du lisse politiquement correct de la société suédoise est à l’évidence sa marque de fabrique ( un de ses personnages ne dit il pas à un ami  » Arrête de faire le suédois ! « ). Mais au delà se sont les ridicules de notre société qu’ils dénoncent avec une sorte de jubilation féroce qui peut même parfois nous mettre mal à l’aise. Les réseaux sociaux, l’art contemporains, les défilés de mode, les croisières, la gastronomie chichiteuse mais aussi l’hypocrisie sociale sont ses cibles favorites. Le tout avec un goût prononcé pour les plans-séquences.

Pour faire connaissance avec Ruben , il faut voir, au delà de Sans filtre, la première palme d’Or The square ( 2017) avec l’hallucinante séquence du sauvage qui perturbe la soirée mondaine mais aussi son premier succès, le très subtil et dérangeant Snow therapy ( 2014). Les amateurs peuvent aussi voir avec profit ses trois premiers longs métrages qui sont autant de plongées quasi documentaires dans les paradoxes et les contradictions de la société suédoise : The guitare mongoloïd ( 2004), Happy Sweden (2008) et Play (2011). Ainsi vous direz peut être avec moi : bienvenue monsieur Östlund dans la constellation des réalisateurs nous offrant, film après film, un univers, une sorte de monde parallèle qui au final se révèle être le nôtre!

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Kundera et ma pratique des réseaux sociaux

Un personnage du livre de Milan Kundera, Risibles amours, s’exprime ainsi :

Suppose que tu rencontres un fou qui affirme qu’il est un poisson et que nous sommes tous des poissons. Vas-tu te disputer avec lui ? Vas-tu te déshabiller devant lui pour lui montrer que tu n’as pas de nageoires ? Vas-tu lui dire en face ce que tu penses ?

Si tu ne lui disais que la vérité, que ce que tu penses vraiment de lui, ça voudrait dire que tu consens à avoir une discussion sérieuse avec un fou et que tu es toi même fou.

Je suis tout à fait d’accord avec Édouard (c’est le nom du personnage), c’est pour cela que je ne participe à aucun débat sur les réseaux sociaux car ceux-ci sont presque toujours pollués par « les fous » qu’ils aient pour noms : complotistes, climatoseptiques, antivax, négationnistes… Il y a d’autres lieux pour s’exprimer, il reste heureusement encore un peu d’espace entre le Café du Commerce et le Village Global.

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La mémoire des fauteuils en cuir rouge du TNN

Chacun a son opinion sur le dossier du TNN mais pour tous les amoureux du théâtre , il est un identifiant qui persiste et persistera toujours dans nos mémoires : les fameux fauteuils en cuir rouge de la grande salle.

Avec leurs 87 cm de hauteur, leurs 50 cm de profondeur et leurs 54 cm de largeur, de l’avis général les 450 fauteuils étaient esthétiquement très réussis. Ils constituaient même pour les spécialistes une sorte de chef d’oeuvre (Gérard Holtz, dont le père était maroquinier de métier, m’avait un jour confié que c’était « de la belle ouvrage »). Les avis par contre étaient plus contrastés en ce qui concernait leur confort. Certains esprits malicieux allant jusqu’à dire qu’ils avaient été dessinés de façon à empêcher les spectateurs de… dormir.

Mais peu importe, ils étaient là et bien là. Pour ma part, j’ai toujours pensé que s’il ne faut jamais sombrer dans une nostalgie paralysante, la mémoire était une composante essentielle de notre créativité et plus généralement de notre bonheur de vivre.

Aussi nous avons proposé à tous les théâtres de la ville quelques uns de ces fauteuils (une dizaine en moyenne). Ces fauteuils qui laisseront flotter dans l’atmosphère des salles un peu de ces émotions vécues pendant des années entre leurs bras par les spectateurs.

Notre proposition a été acceptée d’emblée par une dizaine d’établissements. Les refus étant généralement assortis de regrets car liés à l’impossibilité d’intégrer les fauteuils dans un existant déjà trop exigu.

Bref, l’opération est en cours et d’ici quelques semaines les théâtres de la ville auront en commun cette mémoire commune qui plus que jamais fera de la scène niçoise une grande famille .

Lundi, à la conférence de presse de présentation de la fête des Théâtres , les premiers fauteuils étaient de sortie. Regardez les photos : on ne voit qu’eux, ils étaient les véritables stars de la séquence .

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Aux Franciscains avec la famille du théâtre niçois…

Conférence de presse ce matin aux Franciscains pour lancer dans un même élan fête des Théâtres et festival de Créations en présence des représentants des théâtres niçois et de nombreuses compagnies. Après un chaleureux mot d’accueil, Muriel Mayette-Holtz nous a offert la petite vidéo de Carole Bouquet qu’elle a filmée et rapportée de Paris elle-même. Celle qui a inauguré La Cuisine il y a quelques mois avec Bérénice nous souhaite bonne chance dans notre entreprise.

Puis ce fut au tour d’Anthony Borré, le Premier adjoint, de replacer l’événement dans le contexte de la mobilisation de la ville pour la culture. Au passage il eut aussi des mots – et c’était plus inattendu – sur son amour du théâtre. En fin de séance, Henri Legendre que j’ai présenté à la fois comme une légende et comme un passeur du théâtre et de la culture niçoise (il est aussi plasticien) a publiquement accepté d’être le Président du jury de notre Festival. Avoir le charismatique directeur du mythique théâtre de l’Alphabet (à l’époque boulevard Dubouchage), l’ami d’Arrabal et de Kadaré, le prof de centaines d’apprentis comédiens, l’interprète de Monte Cristo, pour Président fut bien sûr ressenti comme un honneur par l’assistance composée de tous les membres de la famille du théâtre niçois.

Entre ces interventions me revenait la redoutable tâche d’expliquer la philosophie de la manifestation ainsi que son déroulé. Voilà le texte de mon propos :

Cela fait un peu plus de deux ans que le maire de Nice m’a confié la délégation du Spectacle vivant et, à ma demande, celle des nouveaux publics. Depuis ce jour, je dois avouer que j’ai fonctionné sous l’emprise d’une double obsession :

  • Valoriser le formidable potentiel de la scène niçoise, du TNN au Théâtre de la Libé notre petit dernier. Deux lieux que j’ai littéralement vu se construire sous mes yeux, quel beau symbole ! Une scène niçoise qui a du talent, de l’envie, de l’imagination, de la diversité. Mais une scène pas toujours visible, en manque de cohérence, une collection d’aventures individuelles remarquables mais isolées. Ma conviction profonde est qu’en lui donnant un élan collectif, en mettant en avant sa créativité, elle peut faire beaucoup mieux, s’exporter davantage et partir à la conquête de nouveaux publics.
  • Cette dernière remarque me conduit à ma deuxième obsession : remplir les salles. Top peu de Niçois fréquentent nos salles et ceux qui le font fréquentent souvent une seule salle. Si on est persuadé que la culture rend plus libre, plus responsable, plus citoyen, dans une société en quête de sens et de repères, il faut avancer sur ce terrain. Par la médiation encore plus que par la communication, nécessaire mais insuffisante.

En clair, cette fête des Théâtres 2022 se veut une réponse modeste, empirique, expérimentale à ces deux exigences : dynamisme-cohésion-créativité du secteur et développement des publics.

Permettez-moi d’ailleurs d’insister sur le terme « expérimental » : tout ne sera pas parfait mais avec les partenaires et les salles nous ferons le bilan de cette édition de transition pour aller plus loin l’année prochaine.

Alors, que proposons-nous en 2022 ?

Tout d’abord, parce que le public et beaucoup de nos partenaires restent attachés à la forme classique de la fête des Théâtres telle qu’elle a été initiée dès 2015 par mon ami Jean-Luc Gagliolo, celle-ci est reconduite et même amplifiée. N’oublions pas qu’elle a drainé jusqu’à 10 000 spectateurs lors de précédentes éditions.

Ainsi la ville poursuit son effort de communication avec des milliers de magnifiques programmes (réalisés d’ailleurs en interne) et une présence forte sur le mobilier urbain et le tram.

De nombreux événements parallèles aux spectacles seront organisés par une dizaine de partenaires : de l’Université au Conservatoire en passant par exemple par la galerie privée Depardieu. Ainsi il y aura des conférences, des masters class, des visites, des lectures, de l’improvisation, des performances, des recherches d’archives et même une chasse au trésor à la recherche des secrets de la star incontestable de cette édition : Molière.

60 spectacles et 200 représentations seront proposées par 22 lieux partenaires dont 3 sont métropolitains (Villefranche-sur-Mer, Le Broc, Saint-Laurent-du-Var). Une sorte d’anticipation de cette politique culturelle métropolitaine qui deviendra de plus en plus inéluctable.

En deux semaines et trois week-ends, on peut considérer que le menu est copieux.

Mais la grande nouveauté de cette année est bien entendu la mise en place d’un festival de Créations. Une opération qui a été menée en un temps record et qui n’aurait pas été possible sans l’extraordinaire réactivité des salles partenaires qui en quelques semaines ont toutes, je dis bien toutes, proposé des créations. Et cela malgré les difficultés de dates, de calendrier, de programmation. Tout le monde a spontanément joué le jeu. Ainsi et je tiens à le souligner, le TNN qui, non seulement nous accueille ce matin, mais aussi nous a proposé une création en tenant compte du cadre économique que nous avions fixé en n’oubliant pas que l’ADN de la fête des Théâtres correspond à des coûts de spectacles maîtrisés.

Comme dans tout festival, nous aurons un jury indépendant chargé d’établir avec transparence et bienveillance un palmarès qui donnera accès à des récompenses qui auront du sens. En effet les trois spectacles primés (il y aura un Grand Prix, un Prix Spécial du Jury pour la créativité et un Prix du Public) seront achetés par la ville et invités au printemps à se produire au cours d’un week-end magique au Théâtre Francis Gag où ils seront joués devant des salles composées pour moitié de nouveaux publics. Ce qui permettra de tenir la corde de notre projet par les deux bouts : la lisibilité de la Création Niçoise et la recherche de nouveaux publics.

Mais j’insiste sur le fait que la compétition sera presque secondaire par rapport à l’exposition de l’ensemble des créations pendant deux semaines et trois week-ends. Pour prendre un exemple prestigieux, à Cannes tous les films profitent du label « sélection » et de l’éclairage médiatique alors même que parfois on oublie le palmarès.

Enfin, avant de vous présenter la sélection (LES LECTEURS DE CE BLOG PEUVENT SE REPORTER SUR LES CINQ BILLETS PRÉCÉDENTS) et le jury, je tiens à vous donner trois précisions :

  • 20 créations c’est beaucoup mais c’est très peu par rapport au nombre de compagnies présentes sur notre territoire. Aussi dans un souci d’équité les compagnies qui ne sont pas sélectionnées en 2022 seront prioritaires pour participer en 2023. Je leur conseille d’ailleurs de se préparer dès maintenant pour être présentes au rendez-vous.
  • Autre information : nous aurons pour l’inauguration la présence d’une délégation de la municipalité d’Avignon (un beau symbole) avec laquelle je tisse des liens amicaux depuis deux ans. Chacun aura compris qu’avoir des liens privilégiés avec La Mecque du théâtre ne peut pas nuire à la scène niçoise.
  • Enfin comme je l’ai déjà dit – mais je ne m’en lasse pas – tout cela n’aurait pas été possible sans la mobilisation des lieux partenaires mais aussi sans le soutien indéfectible du maire de Nice et de son Premier Adjoint, la collaboration affectueuse de Robert Roux et le travail acharné des équipes de la DGA Culture sous l’autorité de Thomas Aillagon, du pôle théâtre avec la passionnée et infatigable Jennifer Moreau et bien sûr de mes collaborateurs, Fabien Castejon et Stéphanie Andrieu.

Albert Camus a dit que « La vraie générosité envers l’avenir consiste a tout donner au présent ». Eh bien avec nos équipes, avec nos partenaires, avec vous tous chers amis, nous donnerons tout au présent dès le 7 octobre. À bientôt.

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Festival de Créations : les sélectionnés (5e liste : 20/20)

El voilà la fin de la liste annoncée avec en prime une petite surprise krumpienne.

DISSONANCES MOLIÈRE (Plaire ou provoquer) de Frédéric de Goldfiem et Jonathan Gensburger. La présence d’un spectacle du TNN respectant les critères économiques de participation au festival est une preuve supplémentaire de la volonté de Muriel Mayette-Holtz de mettre le prestige, la qualité et les moyens du TNN au service de l’ensemble de la scène niçoise. Que ce soit avec une oeuvre des compères facétieux et talentueux de la troupe maison, Frédéric et Jonathan, nous laisse deviner beaucoup d’irrévérence dans cet hommage à Molière. Surtout si l’on consulte la liste des comédiens puisque, outre Jonathan, on retrouve Alexandre Diot-Tchéou et deux artistes très intégrés à la scène niçoise : Sophie de Montgolfier et Frédéric Rey qui, dans ce festival, sera un peu au four et au moulin (7 et 8 octobre… aux Franciscains, un bonne occasion de visiter la salle pour ceux qui ne la connaissent pas encore).

CÉLIMÈNE ET LE CARDINAL de Jacques Rampal. Patrick Zeff et son incroyable théâtre de la citadelle de Villefranche creusé dans la roche est un partenaire à la fois métropolitain et désormais historique de la Fête des Théâtres. Cette année, il nous propose un (presque) classique de Jacques Rampal proposé par Le petit théâtre des affranchis (créé il ya une dizaine d’années à Nice par Bernard Gaignier). La distribution est composée du couple Frédérique Grégoire et Didier Veschi, un couple de comédiens qui à l’évidence est omniprésent sur de nombreuses scènes niçoises. J’ai vu cette suite du Misanthrope mais déontologiquement je n’en dirai rien. Cependant, comme pour La Délicatesse et L’hôtel des deux mondes, il n’est pas impossible que je sois à Villefranche pour la représentation unique, le 7 octobre.

LE CIEL BLEU DE REZA de Aron Malek. Deuxième escapade métropolitaine au Broc. La salle Les arts d’Azur avait primitivement proposé une affiche de prestige avec « Déjeuner en l’air » un seul en scène de et avec le grand Daniel Auteuil. Si le spectacle aura bien lieu dans le cadre de la fête des Théâtres (le 22 octobre) il ne pouvait pas être retenu pour le festival car dépassant le seuil financier fixé. Donc, la direction nous a proposé « Le ciel bleu de Reza », un road movie iranien écrit par le directeur de la compagnie Aron Malek lui même (le 15 octobre).

ATTERRIR d’Aurélie Leroux. La proposition de l’Entre-Pont s’est rajoutée au dernier moment, avec Léonie Mbaki de la Compagnie d’à Côté. Une occasion de nous initier au Krump, cette expression artistique issue des quartiers pauvres de L.A. et qui mélange le hip-hop et l’art du clown. Une nouvelle preuve que notre festival est bien celui de tous les théâtres.

Cela dit, la scène niçoise est si riche qu’elle n’est pas uniquement accaparée par la Fête et le Festival. Ainsi se multiplient les présentations de saison. Pour ma part, j’ai participé à celle de L’Alphabet et à celle de l’Eau Vive (voir photo ci-dessous) avant d’assister mardi à celle toujours très attendue de la Cité. Il y a aussi des créations de qualité hors festival. Ainsi nous avons assisté au théâtre Francis-Gag à la première de « La mâle » une comédie policière déjantée écrite par Christophe Turgie. Une pièce dont l’atmosphère est plus proche de Ionesco que de Simenon. Devant une salle bien remplie de jeunes spectateurs très enthousiastes, ce qui bien entendu a donné du baume au coeur du délégataire préposé aux nouveaux publics (voir photo ci-dessous).

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Festival de Créations : les sélectionnés (4e liste : 16/20)

À deux jours de la conférence de presse de lancement, nous présentons quatre listes de plus.

FRIDA KAHLO, MA RÉALITÉ de Bénédicte Allard. Les équipes du théâtre Francis-Gag ont choisi cette production de la compagnie START 361, un seul en scène de et avec Bénédicte Allard autour de l’oeuvre et de la vie de la peintre mexicaine (l’artiste préférée de mes étudiants dans plusieurs sondages que j’avais effectués). Une comédienne très appréciée à Nice au point d’avoir été choisie par Muriel Mayette-Holtz pour rejoindre la troupe permanente du TNN. Autre bon point, le spectacle est mis en scène par Clément Althaus, un autre incontournable de la scène niçoise. Ce dernier est logiquement aussi responsable de la création musicale. Attention, une date unique, le 8 octobre.

LES TROIS GLORIEUSES de Bruno Druart. Le théâtre du Phoenix est animé par Alain Clément ( compagnon de route de Bernard Fontaine …et Bernard Gaignier) qui année après année déroule des saisons tout à fait passionnantes dans sa petite salle de la rue Léotardi. Cette année, il nous propose une création maison qu’on pourrait qualifier de comédie médiatique (ça ne veut rien dire mais c’est pour piquer votre curiosité !). Sur une mise en scène d’Alain, la distribution est répartie entre Béatrice Saggio, âme du Phoenix, Christine David, Fabienne Durand, Jean-Paul Barges et Denys Botto (7, 8, 9, 14, 15 et 16 octobre).

HOTEL DES DEUX MONDES d’Éric-Emmanuel Schmitt. Mettre en scène cette pièce était un des rêves de Jean Corso (le Fratoni du film d’André Téchiné sur l’affaire Leroux) : opération réussie grâce à La Semeuse qui en a assuré la production et qui l’a présentée à notre Festival. Celui qui a commencé sa carrière également avec l’inoubliable Bernard Fontaine est logiquement le metteur en scène de cette pièce de théâtre contemporain. Avec lui, Chantal Karoubi, Eliane Hanna, Philippe Giletta, Orly Dahan et Nava Fox complètent la distribution. J’ai vu ce spectacle en sortie de résidence, je n’en dirai rien par déontologie mais je vais prendre mes dispositions pour le voir à nouveau (14, 15, 21, 22 et 23 octobre).

EN ATTENDANT LA NOCE de Gérard Darier. Cette comédie est une production du théâtre de la Traverse dont le directeur, Jean-Louis Châles, est depuis de nombreuses années le chantre d’un théâtre de divertissement de qualité. Nouvel exemple avec cette comédie familiale mise en scène par Jean-Louis qui interprète également un rôle. Pour l’accompagner Claudine Bailet et Rudolphe Pignon (7, 8, 9, 14, 15, 16, 21, 22 et 23 octobre : aucune excuse pour ne pas voir la pièce !).

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Festival de Créations : les sélectionnés (3e liste : 12/20)

Quatre nouvelles créations présentées en octobre au Festival. 4 + 8 = 12, le compte est bon !

LE CRIME DE LORIENT-QUIMPER de Fabrizio Carminati. C’est le cosy Théâtre de l’Impasse, boosté par son nouveau directeur Tristan Presti, qui nous propose une création d’Ima Ginarium Prod qui, comme son titre le laisse deviner est une pièce policière, genre très populaire auprès du public niçois (on avait pu le vérifier lors de « Mon été à Nice »). La mise en scène est assurée par le patron assisté de l’omniprésent Anthony Adamo qui fait aussi partie, avec Marie-Neige Martin et Guillaume Gomez, de la distribution (les 8, 15 et 22 octobre).

MOLIÈRE EST UN SCANDALE de Roland de l’Odéon. Le Théâtre de l’Alphabet, qui a présenté sa saison la semaine dernière (nous y étions avec Fabien), propose un spectacle musical créé par la compagnie maison. Encore un nouveau genre sur la palette du Festival de Créations. Nous avons eu le plaisir d’écouter la bande musicale créée et jouée au piano par Sophie Tavera. Une bonne introduction au spectacle mis en scène par l’auteur et par le directeur du théâtre, Sébastien Morena, dont la distribution nombreuse est composée, outre les précédents, d’Alain Serra, Pénélope, Karine Garos, Cécile Foudrinier, Denis Bouchet et Marie-Neige Martin (sur tous les fronts !) (les 7, 15, 20 et 23 octobre)

LE CONTRAT de Francis Veber. Le Théâtre Bellecour et la compagnie Série illimitée nous proposent comme création un jouissif classique contemporain, « Le contrat », en fait, l’adaptation théâtrale du film « L’emmerdeur » (qui a oublié Jacques Brel en collectionneur de points FINA ?). La mise en scène – originalité dans ce festival – est collective. Quant à la distribution, elle réunit Sébastien El Fassi (que j’ai apprécié à Avignon cet été), Vanessa Bellagamba, Sergio Morisso, Claude Traina et Frédéric Gérard. Heu… au fait, j’ai oublié de vous dire que c’était une comédie, mais je pense que tout le monde le savait ! (les 7, 8, 9, 13, 14, 15 et 16 octobre)

L’HEUREUX ÉLU d’Éric Assous. Le Bouff’scène, authentique café-théâtre, est à la fois lieu de spectacle et école de ce genre si particulier. Et cela depuis 1993. Il nous propose une production maison mise en scène par Eddy Moncuquet lui-même, qui sera de la distribution avec Mathilde Anquier, Franck Bertini, Giovanni Luci et Aurélie Passoni. Un spectacle qui, compte tenu des réputations conjuguées de l’auteur, du Bouff’scène, d’Eddy et de ses partenaires, ne devrait pas engendre la mélancolie (les 14 et 15 octobre).

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Festival de Créations : les sélectionnés (2e liste : 8/20)

Et quatre de plus, ça fera huit…

HORS SCÈNE de Cédric Tartaglino. La proposition du Théâtre de la Tour est une comédie mise en scène – excusez du peu – par Noëlle Perna. Nous sommes très heureux que la star de la scène niçoise s’embarque avec nous dans l’aventure. L’auteur fait partie de la distribution avec Melissa Calatayud, Karine Thibault, Kevin Pastor et Joël Levy. C’est une production dont le nom, Banana club, évoque irrésistiblement un des premiers films de Woody Allen. C’est de bon augure (une seule représentation le 22 octobre : réservez vite).

UN GARS, UNE NANA, EMBROUILLES À DOMICILE, d’après Georges Courteline. Le Théâtre de l’Eau vive propose lui aussi une comédie, mais aux accents classiques (les débuts du XXe siècle). C’est une production de la Compagnie Théâtre Action, sur une mise en scène prestigieuse de Simon Eine de la Comédie française, hélas récemment disparu, un duo d’acteurs qui a fait ses preuves sur la scène niçoise : Fabienne Colson, qui a été cet été une magnifique Antigone dans les ruines de Cimiez, et Richard Zanca, la classieuse vedette de la série « Les couillons » (13, 14, 15, 16, 19, 20, 22 et 23 octobre).

ITA L. NÉE GOLDFELD d’Éric Zanettacci. La proposition du Centre culturel Espace Magnan est un drame créé par le collectif Femmes en scène de Françoise Nahon. La mise en scène du chevronné Patrick Zeff-Samet et l’interprétation de Françoise nous promettent, d’Odessa à Drancy, probablement beaucoup d’émotion.  Notons la présence au générique d’un certain Pierre Ballay, créateur lumière… à suivre ! (attention, représentation unique le 8 octobre).

PÉDAGOGIES DE L’ÉCHEC de Pierre Notte. L’impertinent (qui porte bien son nom), le petit théâtre de la rue Tondutti de l’Escarène, nous propose une production maison qui se range elle-même dans la catégorie des comédies contemporaines. La mise en scène est assurée par le maître des lieux, Guillaume Morana, dont on connaît le talent pour créer des atmosphères fortes sur de toutes petites scènes. La distribution est partagée entre Joëlle Tsesemeli et Greg (7, 8, 9, 14, 15 et 16 octobre).

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Festival de Créations : les sélectionnés (1re liste : 4/20)

La liste des vingt participants au Festival des Créations de la ville de Nice est désormais définitive. J’ai donc le plaisir de vous la présenter par groupes de quatre sur ce blog. Aujourd’hui les quatre premières créations (l’ordre est le fruit du hasard).

SURPRISE de Sophie Satti, auteure locale et contemporaine, est proposée par le Théâtre des Oiseaux qui a fait le choix de proposer une compagnie extérieure La compagnie Riviera. Il s’agit d’une comédie servie par une distribution talentueuse et expérimentée : Franck Savelli, l’humoriste Anne Bernex et Dominique Glory qui n’est autre qu’une des quatre « Barbues » du Pari d’en rire (7, 8, 13 et 15 octobre).

LA DÉLICATESSE de David Foenkinos est proposée par le Théâtre de la Cité. La compagnie Miranda participe au Festival avec ce qui aura été un des succès d’Avignon cette année. La mise en scène est du boss, Thierry Surace, et la distribution compte, avec Jean Franco, un Molière 2020 du meilleur second rôle. Sélène Assaf et Jérôme Schoof lui donnent la réplique. J’ai vu la pièce à Avignon et sans donner mon avis (déontologie oblige), je vais faire en sorte de la voir à nouveau pendant le festival (21 et 22 octobre).

TÊTE À TÊTE AVEC… MOLIÈRE, L’ILLUSTRE INCONNU de et avec Emmanuelle Lorre. Ce spectacle est proposé par le petit nouveau de la scène niçoise : le Théâtre de la Libé. C’est une production de La compagnie Blue Moon (pourquoi je pense à Isabella Rossellini ???). Écriture, mise en scène et interprétation, Emmanuelle a fait tout dans ce spectacle. Heu… pas tout à fait : on annonce la participation d’un certain Benjamin Vergnes. Présenté huit fois, il sera aisé de s’aménager un petit détour par le 1 bis de la rue Vernier. Mais réserver sera plus prudent (13, 14, 15, 16, 20, 21, 22 et 23).

AINSI SE PROMENAIT NIETZCHE… de Rowena Cociuban et Frédéric Rey. Cette originale déambulation (j’adore et je pratique) est proposée par la compagnie Aether sous la houlette du Centre culturel de la Providence. Ce spectacle illustre bien notre volonté de diversifier les formes de spectacles vivants. Rowena sera à la mise en scène et Guillaume Ellena sera le compère de Frédéric. On pourra même jouer à l’éternel retour puisque deux déambulations sont prévues les 22 et 23 octobre.

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Fête des Théâtres, Festival de Créations : J-30, ça avance, ça avance…

Avec Fabien et Stéphanie, mes collaborateurs, et la belle équipe de la DGA Culture conduite par Hélène et Jennifer, l’organisation de la Fête des Théâtres et de son petit frère le Festival de Créations avance efficacement. Les événements se mettent en place et le programme, grâce à la collaboration active des partenaires, sera disponible dans les prochaines heures avec quelques belles surprises.

En ce qui concerne le Festival qui est la nouveauté de cette année, les lieux partenaires ont parfaitement joué le jeu en proposant des créations répondant aux critères d’équité fixés, soit par leur compagnie résidente, soit par une compagnie extérieure. Cela donne une sélection assez excitante d’une vingtaine de spectacles que je vais présenter ici-même la semaine prochaine (il faut que les derniers arbitrages soient rendus).

Un jury de qualité est en cours de constitution, j’aurai le plaisir de le présenter à la conférence de Presse qui aura lieu le 19 septembre dans le cadre prestigieux des Franciscains (merci Muriel !) qui – nous étions présent hier soir à son inauguration – est désormais équipé d’un… bar ! Ce jour-là nous dévoilerons aussi le nom du parrain (ou de la marraine).

Cher public, fidèle ou en devenir (une place importante sera réservée aux nouveaux publics ), bloquez vos agendas. Du 7 au 23 octobre, ce sera théâtre ! théâtre ! théâtre!

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