Mars aux Musées connecte l’inattendu

Dans mes interventions du jour au conseil municipal, j’avais le plaisir de présenter la délibération concernant Mars aux Musées. La voici.

CONSEIL MUNICIPAL 02/02/2023, Délibération 28.1

Cette délibération vise à renouveler le partenariat entre l’Université Côte d’Azur et notre collectivité pour la manifestation « Mars aux Musées » pour 2023 et 2024.

Cette emblématique manifestation propose à des étudiants inscrits en Master 2 EMIC (événementiel, médiation et ingénierie culturelle) – une formation que je connais bien pour y avoir enseigné dans une autre vie –, elle leur propose donc de concevoir et de mettre en œuvre une programmation culturelle au sein des musées de la Ville à destination de l’ensemble des étudiants (mais pas que…).

Nous avons là un événement majeur qui a tout d’abord un rôle de formation des professionnels de la culture de demain (nous avons d’ailleurs au sein de notre administration municipale, que ce soit à la Culture, à la Com ou au service Presse, un certain nombre d’anciens étudiants de MAM).

Mais en plus de ce rôle formateur, cette manifestation mérite toute notre attention pour quatre raisons majeures :

1. Elle met en valeur nos musées (notre atout patrimonial puisque Nice est, après Paris, la deuxième zone muséale de France) et cela notamment auprès de la jeunesse. En effet, au-delà des expos temporaires, c’est l’occasion de faire parler de nos musées et de leurs collections permanentes pendant un mois.

2. Elle permet aussi de générer de nouveaux publics. Et là, nous sommes au cœur de ma délégation. MAM, c’est « par les étudiants et pour les étudiants ». Or, la population étudiante, contrairement à une idée reçue, n’est pas particulièrement en proximité avec la culture. Elle est donc une source inépuisable de « nouveaux publics ». Ce qui, soit dit en passant, fait de MAM un complément logique au très efficace plan 100% Culture à l’école, cher à mon ami Jean-Luc Gagliolo.

3. Ensuite, elle encourage de nouvelles pratiques culturelles. Chaque événement est transversal. En symbiose avec les propositions du Musée, on peut retrouver, le temps d’une séquence, des arts plastiques, de la musique, de la danse, du cirque, de la médiation, des performances, mais aussi de la mode, du sport et même de la gastronomie. (Je peux ainsi vous dévoiler que cette année il y aura un brunch « culturel et artistique » chez Johanne Lindskog au Musée des Beaux-Arts).

4. Enfin – et en ce mois de février 2023 c’est peut-être le plus important – MAM est tout à fait dans l’esprit de notre candidature à « Nice, capitale européenne de la Culture ». En effet, MAM a l’habitude de connecter l’inattendu, c’est même sa raison d’être.

Avec le plan « Culture à l’école », je pense que MAM peut être un atout pour notre candidature, le jury, m’a-t-on dit, étant très attentif aux dispositifs qui, tout en étant fidèles à l’esprit de la candidature, la valident en quelque sorte en fonctionnant déjà.

Chers collègues, pour suivre semaine après semaine les travaux de l’équipe en place, je pense que l’édition 2023 sera une grande réussite.

– En effet, nos directrices et nos directeurs de musées, sous la houlette d’Hélène Jacquart, sont dans les starting-blocks. Et Marie-Pierre Nicola, du service des publics, coordonne avec un grand professionnalisme la partie municipale du projet.

– Du côté de l’Université, sous la direction de Julien Gaertner, je note cette année une motivation et un engagement très forts.

 Par conséquent, mes chers collègues, je vous demande bien sûr de voter la délibération, mais aussi et surtout, dès le 11 mars, de venir au Musée de la Photographie dirigé par Stéphane Talon pour connecter l’inattendu avec les étudiants de MAM et les équipes de nos musées.

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8 Femmes, un metteur en scène : revue d’effectifs

C’était quand même un sacré pari que de mettre en scène la pièce de Robert Thomas 8 Femmes dans l’espace charmant mais contraint du théâtre de l’Eau Vive. Une pièce où huit comédiennes ont des rôles à peu près équivalents qui demandent une présence quasi permanente sur scène (à l’exception peut-être du rôle de Catherine dans la scène finale). Eh bien le metteur en scène a mené parfaitement sa périlleuse entreprise. En effet, le spectacle qui dure près de deux heures est grâce à lui d’une grande fluidité. Bravo Didier Veschi et le Petit Théâtre des Affranchis dont il est un des piliers.

Les comédiennes de générations différentes comme l’exige l’histoire – qui soit dit en passant dépoussière un peu le genre de la comédie policière à huis clos – servent avec un plaisir communicatif le texte. J’ai donc avec Dominique passé un bon moment à l’évidence partagé avec une salle pleine à craquer (il est loin le Covid !).

Mais la séance a été aussi pour moi l’occasion d’une véritable revue d’effectifs. Qu’on en juge. Didier Veschi a joué dans cinq de mes pièces. Il lui reste désormais à assurer la mise en scène d’une des prochaines. Quatre des huit actrices sont familières de mes textes. Frédérique Grégoire est un peu ma muse théâtrale puisqu’elle a joué, de la mère courage stalinienne à la vampire gloutonne, dans cinq pièces. Presqu’autant pour Lucile Gaignier-Fraimout (quatre rôles d’Amélie Poulain à la Républicaine espagnole). Séverine Moraglia Sèverac a joué deux fois fois et la petite dernière Cléo Fraimout une fois (et j’ai fait sa première mise en scène en célébrant son baptême républicain quelques années plus tôt). Restent quatre actrices qui n’ont pas joué mes textes : Wilma Chiaravelli, Marie-Caroline Verstraete, Véronique Dagasso Chemla et Anne Cela. Autant dire que je vais de ce pas me positionner pour le prochain mercato des actrices talentueuses.

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Scène niçoise : les 9 dates incontournables du 2e Festival de Créations niçois

Nous avons bien travaillé (le pôle Théâtre avec Jennifer et Gladys, Stéphanie, Fabien et l’équipe de la DGA sous la houlette de Bénédicte Zucarelli), en collaboration avec les représentants de la scène niçoise et nos partenaires traditionnels et nouveaux.

La première édition du Festival de créations a été un succès artistique (un très bon palmarès et une sélection représentative de la diversité des talents de la scène niçoise et même métropolitaine) et public (avec une augmentation significative du public des spectacles et des événements). En 2023, année de Coupe du Monde de rugby, il va falloir transformer l’essai. Autant dire que c’est bien parti dans la mesure où je peux vous annoncer d’ores et déjà que trois salles supplémentaires s’embarqueront dans l’aventure. Pour lancer l’opération, je vous propose de prendre connaissance des neuf grandes dates qui vont nous conduire à la nouvelle édition.

Tout d’abord, participants et spectateurs, notez les dates de la manifestation elle-même. Curieux et néophytes aussi car il ne faut pas oublier à côté de la stimulation de la création, l’autre objectif de la manifestation qui est la conquête de nouveaux publics pour le théâtre. La fête aura lieu du jeudi 5 octobre au dimanche 22 octobre. Soit deux semaines mais trois week end.

Le 14 avril nous aurons une conférence de presse pour présenter le parrain ou la marraine de la manifestation et le président ou la présidente du jury (suspens !!!)

Le 16 juin, c’est la sélection officielle des participants retenus que nous aurons le plaisir de présenter (re-suspens !)

Entre le 15 et le 22 septembre, nous aurons une conférence de presse pour la double présentation du Festival de Créations et de la Fête des Théâtres. C’est à cette occasion que sera présenté le jury.

Mais le Festival de Créations, c’est aussi la présentation au premier semestre des quatre superbes lauréats 2022 devant des salles dont la moitié de la jauge sera réservée à de nouveaux publics (mon dada !) pour une action de médiation de fond encadrée par Jennifer. Si ce n’est pas encore fait, je vous encourage à aller voir ces quatre créations niçoises si fortes et si représentatives de la diversité de la scène niçoise qui est bien celle de tous les théâtres.

Le 10 mars l’explosif (caramba !) et romantique FRIDA KHALO de et avec la magnifique Bénédicte Allard présenté au Festival par le TFG.

Le 15 avril se sera l’intriguant et sociétal PÉDAGOGIES DE L’ÉCHEC mis en scène par Guillaume Morana et interprété par un couple qui a fait l’unanimité : Joêlle Tsesemeli-GreG. Un spectacle en forme de révélation proposé par le théâtre de L’impertinent.

Le 4 mai se sera le tour de la délicate DELICATESSE, spectacle proposé par le théâtre de la Cité, une réussite absolue d’adaptation littéraire par le duo Foenkinos-Surace. Feel good au possible.

Ces trois premiers spectacles seront joués au théâtre Francis Gag, le quatrième, étant une déambulation stimulante à la fois par les muscles et pour l’esprit, se déroulera sur la colline du Château.

Le 3 juin AINSI SE PROMENAIT NIETZSCHE mis en scène par notre spécialiste du théâtre-déambulatoire Rowana Cociuban avec les expérimentés et talentueux Frédéric Rey et Guillaume Ellena. Le spectacle a été présenté par le théâtre de la Providence.

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Tintin et Asterix : rencontre historique à Tapiocapolis

Oui Tintin et Asterix se sont rencontrés. Dans la dernière vignette de la page 54 du 23e et dernier album de Tintin (1976), Tintin et les Picaros. Tintin est dans l’autocar des « Joyeux Turlurons » qui arrive à Tapiocapolis la capitale du San Theodoros le jour du Carnaval. Sur le trottoir, passant anonyme, on peut retrouver, par Toutatis, Asterix. On peut donc raisonnablement penser qu’au passage du car, les regards des deux héros se sont croisés. La rencontre est probablement unique car si l’année suivante Goscinny a voulu rendre son clin d’oeil à Hergé, il le fera en introduisant seulement des comparses à Tintin, les Dupondt, dans Asterix chez les Belges.

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Sète : sous la supplique, la plage…

Photo Dominique Boy-Mottard

Après un périple en Camargue et un petit pèlerinage au cimetière marin de Sète sur la tombe du prophète des « Nouveaux Publics », Jean Vilar, nous n’avons pas résisté à un moment rare dans l’immensité de la plage de Sète pour écouter face à la mer celle qui fait partie – à mon avis – des plus belles chansons française : Supplique pour être enterré à la plage de Sète.

La Camarde qui ne m’a jamais pardonné
D’avoir semé des fleurs dans les trous de son nez
Me poursuit d’un zèle imbécile
Alors cerné de près par les enterrements
J’ai cru bon de remettre à jour mon testament
De me payer un codicille

Trempe dans l’encre bleue du Golfe du Lion
Trempe, trempe ta plume, ô mon vieux tabellion
Et de ta plus belle écriture
Note ce qu’il faudrait qu’il advînt de mon corps
Lorsque mon âme et lui ne seront plus d’accord
Que sur un seul point, la rupture

Quand mon âme aura pris son vol à l’horizon
Vers celle de Gavroche et de Mimi Pinson
Celles des titis, des grisettes
Que vers le sol natal mon corps soit ramené
Dans un sleeping du Paris-Méditerranée
Terminus en gare de Sète

Mon caveau de famille, hélas n’est pas tout neuf
Vulgairement parlant, il est plein comme un œuf
Et d’ici que quelqu’un n’en sorte
Il risque de se faire tard et je ne peux
Dire à ces braves gens « poussez-vous donc un peu »
Place aux jeunes en quelque sorte

Juste au bord de la mer, à deux pas des flots bleus
Creusez si c’est possible un petit trou moelleux
Une bonne petite niche
Auprès de mes amis d’enfance, les dauphins
Le long de cette grève où le sable est si fin
Sur la plage de la corniche

C’est une plage où même à ses moments furieux
Neptune ne se prend jamais trop au sérieux
Où quand un bateau fait naufrage
Le capitaine crie « je suis le maître à bord »
Sauve qui peut, le vin et le pastis d’abord
Chacun sa bonbonne et courage

Et c’est là que jadis à quinze ans révolus
À l’âge où s’amuser tout seul ne suffit plus
Je connus la prime amourette
Auprès d’une sirène, une femme-poisson
Je reçus de l’amour, la première leçon
Avalais la première arête

Déférence gardée envers Paul Valéry
Moi l’humble troubadour sur lui je renchéris
Le bon maître me le pardonne
Et qu’au moins si ses vers valent mieux que les miens
Mon cimetière soit plus marin que le sien
Et n’en déplaise aux autochtones

Cette tombe en sandwich entre le ciel et l’eau
Ne donnera pas une ombre triste au tableau
Mais un charme indéfinissable
Les baigneuses s’en serviront de paravent
Pour changer de tenue et les petits enfants
Diront « chouette, un château de sable »

Est-ce trop demander sur mon petit lopin
Plantez, je vous en prie une espèce de pin
Pin parasol de préférence
Qui saura prémunir contre l’insolation
Les bons amis venus faire sur ma concession
D’affectueuses révérence

Tantôt venant d’Espagne et tantôt d’Italie
Tous chargés de parfums, de musiques jolies
Le Mistral et la Tramontane
Sur mon dernier sommeil verseront les échos
De villanelle, un jour, un jour de fandango
De tarentelle, de sardane

Et quand prenant ma butte en guise d’oreiller
Une ondine viendra gentiment sommeiller
Avec moins que rien de costume
J’en demande pardon par avance à Jésus
Si l’ombre de ma croix s’y couche un peu dessus
Pour un petit bonheur posthume

Pauvres rois pharaons, pauvre Napoléon
Pauvres grands disparus gisant au Panthéon
Pauvres cendres de conséquence
Vous envierez un peu l’éternel estivant
Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant
Qui passe sa mort en vacances
Vous envierez un peu l’éternel estivant
Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant
Qui passe sa mort en vacances

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Scapin squatte le Bagdad café

À la Cuisine, nous avons assisté au dernier spectacle made in TNN, Les fourberies de Scapin. Avec trois petits bonheurs avant même que le spectacle ne commence.

Tout d’abord le lieu : la Cuisine, pour des spectateurs de ma génération, évoque la salle préfabriquée de l’esplanade du Palais des Expositions où le grand Gabriel Monnet a fondé le TNN. Nostalgie quand tu nous tiens ! Cela dit la Cuisine est nettement plus confortable.

Ensuite, j’avais choisi une représentation scolaire et c’est avec 500 enfants et adolescents remarquablement attentifs et réactifs (super bord de scène après le spectacle) que nous avons vibré devant les exploits de Scapin.Vive les nouveaux publics !

Enfin le magnifique décor qui a lui seul vaut le déplacement. Une station service presque abandonnée, une éolienne mécanique, des canettes de bières écrasées à faire pâlir d’envie mon ami Robert Roux et une vieille voiture, le tout dans une atmosphère saturée et poussiéreuse : pas de doute nous sommes au Bagdad Café de Percy Adlon.

La pièce tient les promesses du décor avec la mise en scène très originale de Muriel Mayette Holtz qui, tout en inscrivant son Scapin dans l’époque contemporaine, reste très fidèle à Molière.

Et une fois de plus, la troupe permanente du TNN nous épate. Jonathan Gensburger incarne un Scapin irrésistible de drôlerie tout en nous confrontant (ce qui est rarement le cas) à la zone d’ombre du personnage. Les deux filles, Bénédicte Allard en miss chewing-gum tatouée et provocante et Ève Pereur en Esmeralda napolitaine, sont épatantes. Ces deux comédiennes presque réservées dans la vie courante cassent littéralement la baraque sur scène. La magie du théâtre. Augustin Bouchacourt avec des faux airs d’Hypolite Girardot dans Un monde sans pitié est un branleur charmeur mais fatigué d’anthologie (on reparlera bientôt d’Augustin sur ce blog, je vous l’annonce !). Une mention spéciale pour Félicien Juttner méconnaissable en vieillard pingre (entre autres pour son regard quand, humilié, à l’arrière de la vieille voiture, il découvre la supercherie de Scapin). Quant à Frederic de Goldfiem, il sculpte un personnage misérable plus témoin qu’acteur de la micro société du Bagdad Café. Une des belles inventions d’acteurs que la distribution – que nous devons compléter avec les talentueux Cyril Cotinaut et Alexandre Diot-Tchéou (tout habillé du début à la fin !) – nous offre avec ces réjouissantes Fourberies de Scapin.

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La corde à noeuds dans le Bocal

C’est dans le plus septentrional des théâtre niçois, le Bocal, que j’ai eu le plaisir de découvrir la première oeuvre d’un nouveau talent de la scène niçoise Florence Loudcher. En effet, si Florence n’est pas l’auteur de la pièce (c’est Thomas Llacer), elle en est l’instigatrice puisqu’elle a organisé un concours d’écriture avant d’assurer la mise en scène.

Le thème est simple, un brin pirandélien, tout en lorgnant du côté de la Rose pourpre du Caire. Mais où l’auteur dans le film de Woody Allen ouvrait un espace temps bienveillant à une spectatrice, celui du Mystère de la Corde à noeuds persécute avec un certain sadisme les comédiens.

Au final, un spectacle absurdement drôle et joyeux ( vive la variété française des années 80 ) qui révèle une certaine ambition de bon aloi pour la scène niçoise. Mais le succès tient beaucoup à l’interprétation des comédiens : Ellie Robin et Jérémy Cosoleto. Ellie, une belle révélation, qui fut dans une vie antérieure une de mes étudiantes.

Et si le 19 vous êtes coincé sur un quai de gare, vous trouverez peut être l’explication dans Le mystère de la corde à noeuds.

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Des mariés de toutes professions

Mardi, j’ai marié un imam, c’était une première. L’avoir dit sur Facebook m’a valu une série de réactions plutôt vives… Curieux, il me semble que si j’avais affirmé avoir marié un danseur de flamenco (ce qui aurait été aussi une première) la révélation serait tombée à plat. Il est vrai qu’on n’a pas encore inventé la flamencophobie.

Ce samedi, c’est cinq couples que j’ai eu le bonheur d’unir. Du coup, j’en ai profité pour enregistrer leurs professions. J’ai donc marié, Iheb peintre en bâtiment et Arij aide-soignante, Abdelhakim (un de mes anciens étudiants content de me retrouver dans cet exercice) agent de service avec Julie, sans profession, Yann agent immobilier et Gaïl gérante de société, Gnamam mécanicien auto et Jacqueline agent administratif dans un lycée et enfin Ouladzizlaou également mécanicien auto avec Darya agent dans les transports.

Mais la cérémonie phare de cette matinée partagée avec Frédéric, Patricia et Marie, les fonctionnaires mobilisés, fut le baptême républicain de Julian en présence de Céline et Sandra ses deux marraines. Au fait Céline est aide-soignante et Sandra commerçante.

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Panthère des neiges : merci Stéphane Talon !

Visite aujourd’hui de l’exposition de Vincent Munier qui bat tous les records au Musée de la Photographie. Elle s’intitule Les 3 pôles (l’Arctique, l’Antarctique et, pour l’artiste-aventurier, le Tibet !) et permet de rencontrer la mythique panthère des neiges.

Stéphane Talon, le directeur, est aussi un médiateur hors pair, il nous a conduits de photo en photo à travers l’univers de Vincent Munier. Des photographies animalières et parfois paysagères qui pour Yann Arthus Bertrand ne sont pas (que) des photographies mais de véritables poèmes. Une interrogation sur la nature, sur le vivant. Et même si on refuse de céder à l’anthropomorphisme, comment ne pas être troublés par le regard de ces bêtes sauvages ?

Et puis il y a bien sûr sa majesté la Panthère des Neiges si difficile à repérer dans son environnement mais qui, zébrure de liberté ultime, exerce sur nous une fascination salvatrice dans le maelström du déclin d’une planète malade.

Mais qu’on se le dise, cette panthère n’est pas arrivée à Nice toute seule. Il a fallu toute l’obstination que Stéphane Talon mobilise pour aller au bout de ses rêves (et il en a beaucoup) afin qu’elle débarque place Gautier. Depuis deux ans, j’ai pu mesurer l’ampleur de la tâche, par exemple pour convaincre un artiste qui refuse généralement les expositions. Mais rien ne résiste à Stéphane et à son équipe. Merci.

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Marie-Pierre Genovese électrise le Christ Rédempteur

Le Christ rédempteur de Rauba Capeu était ma quatrième pièce. Elle fut jouée par le Petit théâtre des Affranchis avec une mise en scène de Bernard Gaignier exactement neuf fois au théâtre de l’Eau Vive et au théâtre de la Cité entre mai 2016 et janvier 2017. Les salles furent à chaque fois complètes.

C’est l’histoire d’un maire de Nice idéaliste élu un peu par hasard en 2060 en proposant un audacieux plan d’échange de monuments pour faciliter la concorde entre les peuples (par exemple le premier échange sera entre la Sacré Famille de Barcelone et le monastère de Cimiez pour 6 mois). Mais il fera aussi l’expérience de la vie politique où les pires ennemis sont parfois les amis.

De l’eau ayant coulé sous les ponts, j’ai eu envie de remettre ce Christ Rédempteur en ordre de marche. C’est pour cela que j’ai proposé à Fabienne Colson d’en assurer la mise en scène sur la base d’un texte quelque peu modifié pour laisser plus de place à la musique et à la danse. Un personnage supplémentaire fait même partie de la nouvelle aventure. Le tout pour 8 représentations.

Cet opus va être joué en mars et les répétitions sont déjà très actives. Il faut dire que la distribution est composée de familiers – Richard Zanca, Jean-Christophe Vecchi, Valérie L’Héritier, Émilie Boudet, Sabrina Paillé, Sophie Vecchi et François Lahaye – habitués à jouer dans mes pièces. Ce soir, c’est mon amie la danseuse Marie-Pierre Genovese qui est venue avec sa joie de vivre et son talent régler quelques chorégraphies à base de samba qui à l’évidence vont électriser le pieux Christ de Paul Landowski, lequel, du Corcovado à Rauba Capeù, ne sait plus où donner de la rédemption.

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