Le Tour à Villié-Morgon

En villégiature quelques jours en Saône-et-Loire avec une joyeuse équipe, il n’était pas question de laisser passer le Tour de France dans la région sans lui rendre cette visite presque annuelle que j’affectionne tant.

L’événement se passa à Villié-Morgon, petite bourgade du Beaujolais qui a l’avantage d’être pourvue d’une superbe cave-dégustation qui nous a permis d’attendre agréablement la caravane (Cochonou-ou-ou !), les traditionnelles échappées (avec, excusez du peu, Thomas de Gendt, le futur vainqueur de l’étape) et le peloton multicolore que, pour ma part, j’ai vu uni (avec partialité) autour du maillot vert de sa majesté Peter Sagan.

Une fois de plus ce fut bon enfant, populaire et avec, dans l’atmosphère, un je-ne-sais-quoi du Jour de fête de Tati.

Tiens, il faut que je pense à trouver l’itinéraire de l’année prochaine !

Publicités
Publié dans sport, voyages | Tagué | Laisser un commentaire

Les prouesses de l’IESTS

C’est avec bonheur qu’une fois de plus je me suis rendu à la remise des prix de l’IESTS, l’Institut d’Enseignement Supérieur du Travail Social de Nice ou j’ai retrouvé Eric Ciotti et une représentante de la mairie. Une fois de plus l’institution de Nice-Nord a accompli des prouesses avec un taux de réussite exceptionnel dans toutes les formations du social. Des résultats qui lui donnent un statut de leader régional.

En compagnie de Fabien Castejon, habitué de l’Institut, nos avons pu échanger avec le charismatique directeur Philippe Fofana et retrouver l’ami Sami Cheniti lui aussi familier des lieux

Mais au de la des résultats et de l’aspect protocolaire, c’est bien pour l’IESTS attitude qu’on aime flâner au milieu des étudiants et des formateurs, cet inimitable mélange d’excellence et de convivialité, de professionnalisme et d’humanité. Vivement la rentrée !

Publié dans social | Tagué | Laisser un commentaire

La caresse de Marlène : ma septième pièce !

La caresse de Marlène - 1

C’est toujours un moment émouvant que celui où on écrit le mot Fin. Après Fragments de Nice, Sur un air de cithare (deux versions), Premier Mai : Place Maurice Thorez, Le Christ rédempteur de Rauba Capeu, Travel anecdotes et Maria et le kiosque à musique (une centaine de représentations dans cinq théâtres différents), c’est la septième fois que je vis ce moment privilégié.

Cette pièce, librement inspirée de ma nouvelle Les nuits du vallon du Roguez extraite du recueil Baie des songes, s’intitule La caresse de Marlène. Il y sera question du bilan d’une vie, de la communicabilité entre les humains, des rendez-vous manqués, de quelques bulles de bonheur et de l’histoire d’amour entre Marlène et Gaëtan qui est le véritable héros de l’histoire.

Fabienne Colson, avec laquelle j’ai déjà travaillé sur deux (beaux) spectacles, aura la responsabilité d’une mise en scène forcément délicate (avec ma culture cinéphilique, je ne sais pas faire simple, je suis donc le cauchemar des metteurs en scène, mon ami Bernard peut en témoigner !). Pour la distribution non encore arrêtée, je vais pouvoir compter sur l’équipe des comédiennes et comédiens talentueux de la troupe de L’Eau Vive. Et tout cela pour un spectacle programmé assez tôt dans la nouvelle saison.

En écrivant ce fameux mot (Fin), je me dis que finalement le travail de l’auteur est assez cool : après cet ultime « effort », il ne me reste plus qu’à vibrer devant le travail des autres ! J’adore mon métier qui en plus n’en est pas un !

 

Publié dans littérature-théâtre | Tagué , , | 7 commentaires

7 juillet 1944 – 7 juillet 2019 : Torrin et Grassi

Avec les représentants du préfet, du maire et du département, nous nous sommes retrouvés pour célébrer la mémoire de Torrin et Grassi, les deux résistants FTP odieusement pendus devant les arcades de l’actuelle avenue Jean Médecin au niveau des Galeries Lafayette. Les deux hommes étant originaires de Gattières, une importante délégation du conseil municipal du village était présente à une cérémonie dont le moment le plus émouvant fut l’intervention d’une jeune collégienne d’Henri Matisse .

7 juillet 1944 – 7 juillet 2019 : cette abomination a 75 ans. Tout cela peut apparaître comme lointain mais en réalité l’événement est toujours présent dans la mémoire collective des Niçois même s’ils n’en ont pas été témoin, à la différence de ma belle-mère Thérèse. Heureusement : quand nous voyons les nuages s’accumuler sur nos démocraties, nous pouvons nous dire que cette mémoire des Niçois n’est pas superflue et que Torrin et Grassi, au-delà de leur martyre, n’ont pas encore hélas achevé leur mission.

Publié dans histoire, Nice | Laisser un commentaire

Radicalement tunisien chez Sarra

Après les bureaux départementaux du PRG, la coutume est de prolonger les débats lors de joyeuses agapes. Ce mercredi c’est autour du food truck de Sarra que nous nous sommes retrouvés avant la pause estivale. Après une réunion studieuse dans l’atmosphère étouffante de la permanence de Cyrille Besset (au menu restructuration du parti national et – oh surprise ! – les élections municipales), nous avons rejoint, au pied de la cité universitaire Saint Antoine, le food truck de Sarra dans son environnement presque bucolique entouré d’arbres majestueux. Là, la maitresse des lieux et son joyeux complice Moncef nous ont régalés de spécialités tunisiennes. Des bricks aux fricassés en passant par le couscous, ce fut sous la véranda une douce soirée.

Publié dans coups de coeur, politique locale | Laisser un commentaire

La Villa Thiole dévoile un an de travail

Comme tous les ans, je me suis rendu à l’exposition de restitution des travaux d’élèves de l’école municipale des Arts plastiques de la Villa Thiole. Je le fais déjà par amitié pour le directeur, Martin Caminiti, qui, lui-même artiste renommé, est un responsable- animateur hors pair obligé de fonctionner avec des moyens modestes. C’est aussi pour la trentaine d’enseignants de talent qui encadrent les 1500 élèves en peinture, dessin, photos, sculpture ou mosaïque (je dois en oublier.) Parmi eux, encore des amis : Anne Gérard, Catherine Macchi, Anne Favret, Patrick Menez (j’ai même marié les deux derniers…).

Mais bien sûr ma visite a pour but de voir les travaux d’élèves et de retrouver là aussi et parfois à ma grande surprise des oeuvres de personnes que je connais sous d’autres angles que la passion artistique. Cette année, l’autoportrait surprenant (mais si juste) d’une voisine pleine de fantaisie, les photos de son mari, l’insolite collage d’une ancienne collègue de la fac…

Et déambuler dans les salles d’exposition en compagnie des artistes souvent accompagnés de leur famille ou d’amis est un vrai bain de jouvence. Une visite qui rituellement est l’occasion pour moi d’un coup de gueule et d’un mauvais calembour. Il est inadmissible que chaque année Martin soit obligé de refuser l’inscription de centaines d’amateurs. Doubler la capacité de l’école ne ruinerait pas une ville habituée à bien des dépenses somptuaires tout en apportant bonheur individuel à de nombreux Niçois. Et tout ça pour que la Villa ne s’étiole pas… Vous l’avez compris, c’est un mauvais jeu de mots ! Mais en période de canicule tout est possible !

Publié dans culture, Nice, Société | Laisser un commentaire

Gabrièle et France ont raison

IMG_7139

C’est une simple affiche faisant partie d’une campagne de communication de la RATP apposée sur un mur d’une station de la ligne 14 du métro qui est devenue pour moi  la plus familière… On y voit deux jeunes filles, Gabrièle et France (qui, elles, voyagent sur la ligne 6) exprimant un sentiment que j’éprouve si fortement que je vais aussi l’évoquer à ma façon dans une scène de ma prochaine pièce (nom de code provisoire : Gaëtan et Marlène).

 

Publié dans Société | Tagué | 2 commentaires

Hilda de Barsamian : bravo et merci !

Ecole Barsamian - 1

Pour le deuxième dimanche consécutif, je me suis rendu sur les hauteurs du boulevard de la Madeleine à l’école Barsamian, celle de la communauté arménienne de Nice.

Il y a une semaine, il s’agissait de répondre à une invitation de l’association MIORIA qui développe des activités liées à la culture arménienne avec les enfants de l’école. Ce dimanche, le rendez-vous était celui de la fête annuelle de l’école. Un moment quasi historique car il s’agissait de rendre hommage à la directrice pionnière de l’école, Hilda Badem, qui prenait sa retraite après 31 ans de bons et loyaux services.

L’occasion de dire bravo et merci à cette petite femme par la taille mais si grande par son charisme et son dévouement sans limite.

Bravo, car il s’agissait de créer de toute pièce une école singulière devant assurer l’excellence académique tout en opérant une fusion harmonieuse des cultures française et arménienne. Mission accomplie.

Merci Hilda pour avoir fait de cette école, au bénéfice de la Cité tout entière, un modèle d’intégration. À l’instar de la Marseillaise chantée par les élèves et suivie de l’hymne arménien au début de chaque événement, comme j’ai pu en être le témoin ému une fois de plus ces deux dimanches. À un moment où la République est menacée par les communautarismes identitaires, cela est précieux.

Comme élu, comme ami de l’Arménie, celui qui a vu « les deux faces de l’Ararat » a toujours été reçu par vous avec une grande chaleur. Mon souvenir le plus émouvant : ce tableau dessiné par les élèves sur vos recommandations et représentant la Baie des Anges adossée à un protecteur et bienveillant Mont Ararat. Ce magnifique symbole trône toujours dans mon bureau.

Hilda, vous avez été une actrice majeure de notre cité, restez-le ! L’école, les Arméniens de Nice et la République ont encore besoin de vous.

Publié dans social | Tagué , | 1 commentaire

Un Conseil radicalement marathon (2e partie)

BILLET TIRÉ DU BLOG DE DOMINIQUE BOY-MOTTARD

222 délibérations, c’est énorme surtout quand on a la responsabilité d’un groupe d’opposition (vaillant mais aux effectifs réduits…) qui se doit d’avoir un œil sur tout. C’est même franchement surhumain dans la mesure où la majorité, au gré des humeurs du maire et des disponibilités des adjoints, bouleverse constamment l’ordre prévu des délibérations. Enfin, une fois de plus, nous avons assuré.

– Ainsi, en ce qui concerne les places de stationnement gratuites, j’ai eu le sentiment d’être la seule écologiste du conseil en rappelant qu’une des causes de la circulation urbaine est bien liée à la recherche de places de stationnement sur voirie et à l’origine de l’essentiel de la pollution due à la circulation. En étendant la gratuité et en autorisant des plages horaires plus larges, on bloque des places de parking et on augmente la pollution. Sans compter que si l’objectif (c’est ce qui est affirmé) est de favoriser le commerce urbain, on ne favorise pas la rotation… Curieusement, nous avons été avec Marc les seuls à refuser de voter cette délibération.

– S’agissant de la Charte concernant la règlementation des mariages, elle peut paraître sévère et tatillonne, en réalité, elle est utile. Même si je suis une élue d’opposition, je suis souvent sollicitée pour célébrer des mariages ou des baptêmes républicains. J’ai donc l’habitude d’être présente en mairie au moment où les cérémonies se succèdent. Et il est vrai que certains comportements nuisent à la sérénité des autres mariages et à l’organisation délicate et précise du service de l’état civil. Donc, je peux comprendre la nécessité de ce recadrage qui, vu de l’extérieur, peut sembler superflu. J’ai donc voté pour, persuadée d’ailleurs que les fonctionnaires du service utiliseront ce texte avec souplesse et, comme toujours, beaucoup d’humanité.

– J’ai eu par ailleurs l’occasion de me féliciter du travail du Comité d’Éthique (je suis ses activités avec beaucoup d’intérêt) tout en regrettant que l’actuel règlement ne permette pas l’élargissement des signalements de manquements à l’éthique d’élus municipaux à de simples citoyens (avec un filtrage qui pourrait être fixé par le Comité lui-même pour éviter les abus). J’ai aussi regretté la faible réactivité des élus à la demande faite par le Comité du retour d’une déclaration d’intérêts : seulement douze d’entre nous, parmi ceux qui n’y sont pas tenus par la loi, y ont répondu. C’est d’autant plus regrettable que le but du Comité est justement de prévenir les conflits d’intérêts. Par contre, le maire m’a affirmé, suite à une question que je lui avais posée, que la transparence et l’objectivité qui doivent présider au recrutement des agents de la collectivité (demande faite l’année précédente par le Comité d’un recrutement fait de manière collégiale avec un PV de délibération), étaient bien entrées en application. Wait and see.

(à suivre)

Publié dans politique locale | Tagué | Laisser un commentaire

Un Conseil radicalement marathon (1re partie)

BILLET DU BLOG DE DOMINIQUE BOY-MOTTARD


Dix heures de conseil municipal, je vous assure que ce n’est pas une sinécure quand vous essayez de tenir le mieux possible votre rôle de vigie tribunitienne. Surtout si vous ajoutez que tout cela se passe dans l’atmosphère plus que fraîche d’une climatisation réglée sur le standard costume-cravate de vos confrères masculins et que vous avez oublié de prendre une petite veste.

En fait, le Conseil avait commencé trois jours plus tôt quand notre maire, une fois de plus, a voulu assurer, seul devant la presse, son bilan budgétaire pour 2018 histoire d’éviter que les opposants ne ternissent les belles images d’Épinal d’une gestion parfaite. Je lui avais répondu par voie de presse également (comment faire autrement) que ce bilan était le résultat du contrat financier qui obligeait la Ville à être vertueuse si elle voulait bénéficier de la stabilité des concours financiers de l’État. J’avais d’ailleurs toute légitimité pour rappeler cela car, dans l’opposition, notre groupe était le seul à avoir voté cette forme amiable de tutelle pour maire dépensier.

Et dans la foulée, j’avais rappelé que si les chiffres comparés à ceux de l’année dernière marquaient, du fait de l’application du contrat, de nets progrès, les résultats étaient négatifs si on faisait la seule comparaison qui compte : celle qui oppose les chiffres du début du mandat (2014) à ceux de la fin (2018). C’est donc sans surprise que s’est répété en séance le débat que nous n’aurions dû avoir qu’une fois. Ce n’est pas avec ce type de comportement qu’on va renforcer la démocratie participative… ni revalorise la démocratie représentative.

Parmi les autres questions évoquées, nous pouvons citer l’acquisition foncière de l’ex-hôpital Saint Roch pour construire un Hôtel des Polices. Ce fut l’occasion pour moi de rendre hommage aux fonctionnaires de police de toutes catégories, souvent à la peine, rarement à l’honneur et de faire remarquer au maire qu’on pouvait changer d’avis mais qu’il n’était pas possible de refaire l’histoire. Si, au final, un Centre de rétention ne sera pas adjoint au projet, le maire avait, malgré ses dénégations, bien dit l’inverse lors d’un précédent conseil (je tiens le PV à sa disposition).

En ce qui concerne le projet du Ray, c’est aussi de transparence qu’il s’agissait avec la création d’un Pôle Santé (initiative entièrement privée) qui peut, bien organisé, être une bonne chose (notamment s’il n’empiète pas sur les espaces verts déjà fortement réduits par la fièvre immobilière). Cette réalisation qui n’était pas prévue dans le projet initial – qui est le seul à nous avoir été présenté – aurait été envisagée par les études de conception (que l’on ne nous a jamais soumises). Ayant suivi le projet d’assez près, je n’en ai, et pour cause, nul souvenir. Autre surprise : le montant du loyer du bail à construction, donné à une société immobilière pour 45 ans, est quatre fois plus élevé que l’évaluation, très minimaliste de France Domaine. En tant qu’élue de Nice, je ne vais pas me plaindre, en tant qu’observatrice, j’aurais plutôt tendance à dire, comme un ancien comique, « Y’a comme un défaut ! »

(À suivre)

Nice Matin 18 juin 2019

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire