Deux questions à Nicolas Sarkozy

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La campagne présidentielle, si importante sous la Ve République sera, on peut l’espérer – au delà des petites phrases sur les réseaux sociaux – le temps du débat, des vraies questions appelant des vraies réponses.

Dans ce contexte, François Hollande, s’il est candidat, ne sera pas ménagé en tant que sortant et c’est tout à fait normal. Pour ma part, j’ai commencé à me livrer à cet exercice salutaire (voir mon billet du 11 septembre 2016).

Nicolas Sarkozy sera dans la même situation. Il ne pourra pas se dispenser de répondre aux questions qu’on lui posera immanquablement sur sa pratique du pouvoir et ses politiques de 2007 à 2012. C’est dans cet esprit que je pose aujourd’hui deux questions :

1re question : POURQUOI AVOIR DIMINUÉ LES EFFECTIFS DE LA POLICE ET DE LA GENDARMERIE D’AU MOINS 9000 UNITÉS ENTRE 2007 ET 2012 ?

Pourtant, après l’attentat de New York, celui de Madrid en 2004 avec ses 200 morts avait montré la dangerosité du terrorisme islamique. Cela sera tragiquement confirmé par l’affaire Merah. Diminuer les effectifs dans ce contexte par idéologie (moins de fonctionnaires) n’était pas très responsable d’autant plus que former de nouveaux policiers demande du temps. Le candidat serait plus crédible dans ses nouvelles propositions en reconnaissant son erreur.

2e question : POURQUOI AVOIR SIGNÉ LES ACCORDS DU TOUQUET EN 2003 COMME MINISTRE DE L’INTÉRIEUR ALORS QUE NOUS ÉTIONS DÉJÀ EN PLEINE CRISE MIGRATOIRE ?

Ces accords, qui permettent aux douaniers anglais d’exercer leurs contrôles sur le territoire français (l’inverse est aussi vrai mais vous connaissez beaucoup de migrants qui vont d’Angleterre en France ?), sont outrageusement favorables à la perfide Albion. Quelle naïveté de la part du négociateur ! Là aussi, le candidat a changé d’avis, c’est son droit. Mais reconnaître son erreur passée donnerait du poids à cette conversion.

Ne pas répondre à ces deux questions, c’est une fois de plus démontrer son appartenance à cette partie de la droite française qui parle si fort et agit si mollement. Une droite qui s’inspire plus de Tartarin de Tarascon que du Général De Gaulle.

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Droit de Cité et promesse d’Eau vive

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Septembre est le mois où traditionnellement les théâtres de la ville dévoilent leur programmation. Cette année, je suis particulièrement concerné par ces annonces et pour tout vous dire, c’est positivement délicieux.

Jeudi, c’est une institution, le Théâtre de la cité managé depuis quelques années par l’incontournable association Miranda, qui ouvrait le feu. Au cours d’une soirée festive (mais millimétrée), Thierry Surace et son équipe ont présenté avec humour, parfois avec gravité, et toujours avec classe les très nombreux spectacles qui vont se succéder tout au long de la saison.

Parmi eux, Le christ rédempteur de Roba Capeu va avoir les honneurs de la mythique salle de la rue Paganini le dimanche 8 janvier à 18 h. Abandonné par mon metteur en scène (Gaignier joue en ce moment « Ma cabane au Canada ») et par mes acteurs (en répétition pour des Femmes savantes d’anthologie !) je pense avoir été le seul auteur qui a défendu lui même son bébé sur scène. L’accueil plus que sympathique est de bon augure pour janvier.

Vendredi, bis repetita au Théâtre de l’Eau vive où, sous la houlette de la charmante et très professionnelle Fabienne Colson, une bonne quinzaine de spectacles fut présentée. Au mois de juin (7, 8, 9, 10 et 11 juin), ce sera le tour de Sur un air de cithare 2. Il s’agit d’une pièce que j’ai écrite et qui a été mise en scène par Henri Legendre il y a presque dix ans et que j’adapte aux temps nouveaux et au style de Fabienne qui va en assurer la mise en scène. Des personnages de films célèbres se rencontrent de façon aléatoire et vivent à leur façon le face à face âpre et rude entre l’Histoire et l’Amour. La metteur en scène était là, une partie des acteurs aussi (l’explosif trio Corcovado) mais c’est encore l’auteur qui a fait, dans une ambiance familiale, la présentation du spectacle de juin.

Mais comme si ce n’était pas suffisant, Frédérique Grégoire-Concas du Petit Théâtre des affranchis a laissé entendre qu’il ne serait pas impossible que je sois en train d’écrire un autre spectacle qui trouverait sa place entre janvier et juin. Fred est une femme sérieuse et généralement bien informée…

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Carlone est le monde

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Comme je l’ai écrit ici même la semaine dernière, le campus Carlone n’est pas le paradis sur terre notament en période de grosse chaleur ou de froid persistant. Mais il n’est pas sans charme. Ainsi, une fois de plus lors de cette rentrée, j’ai pu vérifier une de ses spécificités les plus sympathiques : son internationalisme.

En effet si je prends en compte les quatre années dont j’ai la charge pour ce premier semestre, les effectifs d’étudiants étrangers avoisinent les 20%.Un pourcentage qui sera probablement plus élevé au second semestre quand j’aurai les LEA L1 où plus du tiers des étudiants sont étrangers.

Ce constat est d’autant plus remarquable que, n’en déplaise à Cedric Klapisch et à son auberge espagnole, les étudiants Erasmus sont relativement peu nombreux. Dans leur grande majorité, les étudiants ont rejoint Carlone sur la base d’un choix personnel en dehors de toute structure officielle. Choix peut être plus évident pour ceux qui ont la double nationalité.

Tout cela donne à la fois à la fac et à ses amphis un charme indéfinissable et de nombreuses opportunités de rencontre et de vies croisées au delà des frontières et sur tous les continents.

C’est ainsi qu’en LEA L2 j’ai des étudiants de 21 pays : Italie (11), Portugal (7), Chypre, Grande-Bretagne, Tunisie (2), Moldavie, Hong Kong, Maroc, Grèce, Ukraine, Transnistrie, Bulgarie, Serbie, Georgie, Suisse, Algérie, Hongrie, Autriche et Belgique (1).

En LEA M1 ce sont 6 nationalités qui sont représentées : Montenegro, Colombie, Venezuela, Andorre, Italie et Sénégal.

En InfoCom L1, dans un gros amphi (le 84 classé monument historique !), ce ne sont pas moins de 31 pays qui sont présents : Grande-Bretagne, Russie (4), Turquie, Bulgarie, Italie (3), Algérie, Maroc, Egypte, Tunisie, Roumanie, Portugal, Kazakhstan, USA et Guinée (2), Liban, Belgique, Chypre, Chili, Burkina-Fasso, Côte d’Ivoire, Espagne, Argentine, Venezuela, Irlande, Canada, Pays-Bas, Bresil, Moldavie, Comores, Maurice, Vietnam, Danemark, Congo et Gabon (1).

Enfin, InfoCom L2 voit se côtoyer 11 nationalités : Côte d’Ivoire (5), Algérie (4), Italie (3), Congo, Canada, Bresil, Chine, Bulgarie, Guinée, Pologne et Egypte (1).

Au total, j’ai donc pour le moment des étudiants de 51 nationalités (si on prend en compte les revendications exprimées par 3 étudiantes pour Hong Kong, la Transnistrie et la Tchétchénie… tout en espérant de pas déclancher l’ire de la République populaire de Chine, de la discrète République Moldave et de Poutine !). Le pays le plus représenté est l’Italie avec 18 frontalier(e)s de très bon niveau devant le Portugal (9), l’Algérie(7), la Côte d’Ivoire et la Grande-Bretagne (6), la Bulgarie (5) .

Comme sur la tour de Babel, à Carlone on parle beaucoup de langues, mais ici l’histoire se termine toujours bien

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Tara : autant en emporte la mer !

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L’association Brasil Azur, toujours aussi dynamique sous la houlette de sa présidente Filomena Iooss (encore une héroïne de Carlone !), proposait ce samedi dans le cadre exotique du Café Frei d’ailleurs tenu par un de mes anciens étudiants un « Bouillon culturel de l’été » (en fait de la rentrée ) rafraîchissant et écologique. Il s’agissait d’une conférence de la scientifique brésilienne Maria Luiza Pedrotti, coordinatrice de l’expédition Tara Méditerranée. Tara (le nom fait directement référence à « Autant en emporte le vent ») est un bateau mythique qui multiplie les expéditions sur tous les océans du monde pour étudier scientifiquement la pollution maritime. L’expédition de 7 mois diligentée en Méditerranée avait pour but d’étudier la pollution due au plastique dans une mer qui représente seulement 0,8 % de la surface des mers mais 8 % de la biodiversité et… 30% du trafic maritime du monde.

Pour Maria Luiza, l’expédition a permis de faire un constat terrible : le plastique est partout et sans une politique très volontariste de recyclage et d’économie circulaire, il y aura dans 50 ans plus de plastique que de poisson dans la Grande Bleue.

Mais loin d’avoir un discours défaitiste, l’équipe de Tara sensibilise l’opinion publique et la jeunesse pour ralentir drastiquement notre consommation de plastique. Et à l’évidence ce travail porte ses fruits même si les résultats sont encore fragiles et que le temps presse.

En tout cas, Maria Luiza aura eu le mérite de fouetter ma conscience écologique un peu somnolente. Tara ! Tara ! Tara ! Sus aux plastiques !

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Les amphis maudits de Carlone

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A l’initiative des étudiants de Master InfoCom (que je vais retrouver au second semestre), Nice-Matin dénonce sur toute sa page 2 le scandale de « l’amphi aveugle » – sans fenêtre, ni ouverture – numéro 211 Extension à la fac de Carlone. Amphi où les étudiants en surnombre subissent l’implacable canicule de l’été indien.

En réalité, le quotidien local aurait pu pousser son enquête un peu plus loin (en fait au bout du couloir…) car les amphis 212,111 et 112 ont exactement les mêmes caractéristiques représentatives des aberrations architecturales des années 60-70.

Je peux parler de ces salles avec d’autant plus de précision que j’y enseigne une partie de mon service depuis de nombreuses années et singulièrement depuis la rentrée de la semaine dernière. Dominique a également pratiqué ces amphis les années précedentes. C’est qu’au delà des InfoCom, les LEA sont également concernés.

Ces amphis que je surnomme ironiquement devant les étudiants  » nos abris anti-atomiques » sont objectivement invivables : exiguité et sentiment d’étouffement, chaleur suffocante en été ou à la rentrée (pas de clim), froid humide en hiver. Nos étudiants sont stoïques voire héroïques pour supporter de telles conditions de travail. Pour les profs ce n’est pas mieux car dans cette ambiance confinée et surchauffée agrémentée de quelques courants d’air, il est facile d’attraper crève et extinction de voix. Pour Dominique et moi cette semaine ce fut bingo !

Cela dit le doyen Alain Tassel et l’administration de la fac font ce qu’ils peuvent avec ce qu’on leur donne. L’Université par contre est moins innocente car, dirigée par des scientifiques, elle a tendance à charger la barque « Carlone » qui héberge ainsi les trois plus importantes filières de l’UNSA : InfoCom, LEA et Psycho.

Mais l’essentiel de l’origine du mal se trouve à un autre niveau : celui de la société française dans son ensemble qui a une attitude schizophrénique vis-à-vis de son université en ne voulant pas de sélection mais en refusant les moyens nécessaires pour assumer ce choix. Du coup, on ne trouve pas anormal que la collectivité dépense plus pour un collégien ou un lycéen que pour un étudiant (hors classes préparatoires et grandes écoles).

Voilà un vrai débat pour les présidentielles, beaucoup plus important pour l’avenir que les escarmouches sur tel site industriel ou à propos de telle centrale nucléaire.

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Cécile Andrieu chez Depardieu

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Cécile Andrieu et Christian Depardieu

C’est désormais un rituel : quand mon ami Christian Depardieu organise un vernissage dans sa magnifique galerie de la rue du Docteur Guidoni, je me débrouille pour arriver un peu à l’avance afin de bénéficier d’une visite « rien que pour moi » en compagnie de l’artiste.

img_1256Ce jeudi de septembre, l’artiste en question est Cécile Andrieu. Cette plasticienne française, qui vit au Japon, nous propose jusqu’au 8 octobre une exposition au nom mystérieux « Soufflare » sur le thème du « mot ». Un mot qui, d’après elle, semble devenir « plus présent, pesant, aveuglant, voire inutile, que jamais ». Sans trancher entre destruction et renouvellement (« Soufflare ! »).

L’exposition est conceptuelle (c’est la marque de fabrique de la galerie) mais les œuvres très différentes – que ce soit les matériaux ou les formes – à l’esthétique sobre inspirée de la culture japonaise nous parlent. Mot à mot.

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Ne nous laissons pas voler notre ultime liberté

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C’est à Antibes, le fief de Jean Léonetti, co-auteur de la loi sur la fin de vie récemment votée, qu’un peu par défi l’A.D.M.D (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) a tenu son congrès annuel ce week-end. En effet, l’association qui milite ardemment pour l’euthanasie et le suicide assisté comme au Benelux et en Suisse, est particulièrement déçue par une loi qui reste très éloignée des propositions du candidat Hollande (Je ne veux pas en rajouter mais on a l’impression que le Président a traité la question de la fin de vie comme une synthèse de congrès du Parti Socialiste).

Entretenant des relations de travail très constructives depuis plusieurs années avec la Fédération 06 de l’A.D.M.D, je faisais partie des rares invités politiques (avec Véronique Massonneau, députée écologiste non EELV, très présente à l’assemblée sur le sujet) . Invitation logique car le PRG est le parti politique français le plus en pointe sur les questions liées à la fin de vie comme on a pu le vérifier la semaine dernière tout au long du congrès de La Rochelle. Un soutien apprécié, ce que m’a confirmé le Président national Jean-Luc Romero avec lequel j’ai pu brièvement m’entretenir.

Au cours de l’après-midi, de nombreuses personnalités de la culture ont témoigné. Ce fut forcément émouvant (Marie- Christine Barrault parlant de la fin de Vadim son compagnon, Pauline Delpech de celle de Michel, son beau-père, Noëlle Châtelet de celle de sa mère) mais aussi souvent drôle (le philosophe Gilles Vervisch et… Brigitte Lahaie). A chaque fois, il s’agissait de dire qu’au nom des valeurs de la République et de la laïcité, il ne fallait pas se laisser voler notre ultime liberté : celle de choisir notre mort.

Ainsi, on donnera tout son sens à la citation évoquée par une participante : « Les vivants ferment les yeux des morts, mais les morts peuvent ouvrir ceux des vivants ».

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La Rochelle, radicale et maritime

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Programmer le congrès du PRG à La Rochelle fut assurément une riche idée. Mon dernier voyage dans la ville de Michel Crépeau datant de quelques décennies, c’est avec un œil presque neuf que j’ai redécouvert la préfecture de la Charente-Maritime.

D’emblée, j’ai eu le sentiment d’être en famille. En effet, le maire et le député du coin, divers gauche tous les deux, ont la particularité d’avoir été comme moi exclus du PS. Ça crée des liens !

Au-delà de ce cousinage politique, quel bonheur de se promener dans une ville qui respire l’océan et le grand large ! Dans nos villes méditerranéennes, la mer est un décor ; à La Rochelle, l’Océan est presque un horizon civilisationnel. Voiliers de toutes tailles, marins de toutes conditions : la passion maritime est partout le long des quais pavés. Au crépuscule, le ciel s’embrase puis une lumière plus douce à la Claude Gelée enveloppe les bateaux et les célèbres tours fortifiées du port. Et tous les soirs une foule joyeuse s’empare de la ville piétonne pour des passegiatas à la mode atlantique.

Un congrès politique, c’est souvent un va et viens pas très glamour entre un Formule 1 et un palais des Congrès en béton. Rien de tel à La Rochelle : nos salles de réunions s’ouvraient sur le port et un superbe alignement de voiliers historiques et notre hôtel était un ancien… temple protestant superbement restauré.

Le cadre chaleureux n’est donc pas pour rien dans la réussite de ce congrès qui a vu l’élection de Sylvia Pinel et qui m’a permis de rencontrer pour la première fois un républicain de grande qualité : Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur.

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Toulon : l’ordre moral est en marche…

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Ce dimanche, deux couples et leurs enfants ont été agressé lors d’une promenade en bicyclettes et en rollers à proximité de la cité des Œillets à Toulon. La raison ? Les deux mères de famille portaient des shorts. Une dizaine de jeunes ont donc molesté les femmes et passé à tabac les hommes sous les yeux des enfants. Cette agression n’était pas une première car une jeune fille avait déjà été prise à partie, il y a quelques semaines, dans le même quartier.

Ces actes inqualifiables étaient malheureusement prévisibles : après avoir imposé le burkini (que Monsieur Estrosi regrette maintenant d’avoir interdit… Des voix à ne pas perdre !) au nom de la pudeur des unes, il est normal d’interdire les shorts au nom de l’impudeur des autres !

Mais au-delà de ce grave incident, il est permis de se poser une question, une terrible question : dans cette cité de Toulon quelle est désormais la liberté des jeunes filles pour – entre autres – choisir leurs vêtements ?

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Solidarité avec la communauté chinoise

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C’est massivement que la communauté chinoise a manifesté ce week-end à Paris contre le racisme « envers les Asiatiques » et en revendiquant la sécurité pour tous. En effet, depuis plusieurs années, les Chinois sont victimes d’agressions toujours plus nombreuses notamment dans les villes de la banlieue parisienne. La mort d’un artisan le 7 août à Aubervilliers a produit un véritable électrochoc sur une communauté qui a vu la courbe des violences causées à ses membres augmenter de manière exponentielle cette année.

Face à cette « asiaphobie », les associations anti-racistes super mobilisées pour défendre le droit au burkini ont été particulièrement discrètes. Fidèles à leur anti-racisme sélectif peut-être ne voulaient elles pas « stigmatiser » les auteurs d’agression ?

La gauche politique a encore été plus discrète (à l’exception de Manuel Valls et de quelques élus locaux qui ont une forte proportion d’Asiatiques dans leurs circonscriptions) : aucun leader socialiste (où étaient mesdames Belkacem et Touraine si empressées la semaine dernière…), aucun Vert et, comme d’habitude, l’extrême gauche aux abonnés absents.

Or, s’il y a une communauté exemplaire respectueuse des lois et des valeurs républicaines, c’est bien la communauté asiatique au sens large. Une population qui ne considère pas les femmes comme de sous êtres humains tout en partageant ses traditions sans jamais les imposer.

L’anti-racisme à géométrie variable des associations et de la gauche politique est insupportable. En espérant un aggiornamento rapide des unes et de l’autre, soyons pragmatiques et soutenons la juste revendication des chinois de France à la sécurité.

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