Gump de Saint-Gengoux-de-Scissé à Cruzille…

Ce mercredi,  c’était  le traditionnel running de Gump à travers monts et vaux de sa Saône-et-Loire natale. Cette année, ce furent une douzaine de kilomètres entre Saint-Gengoux-de -Scissé, son lieu de résidence désormais traditionnel avec une bande de joyeux lurons azuréens, et Cruzille le village berceau de sa famille maternelle (et – soyons people – celui de l’humoriste Vincent Dedienne).

Tout était en place : le soleil qui se lève lentement derrière les collines en embrasant les vignes rang par rang tout en réveillant les basses-cours ; quelques tracteurs enjambeurs matinaux qui troublent le calme presque minéral des rues de village ; les vaches à la curiosité émoussée par la disparition des trains qui vous jettent un regard furtif et indifférent ; les chevaux troublés par ce concurrent improbable de l’autre côté de la clôture ; les souvenirs de jadis quand, enfant ou adolescent, je me promenais sur ces routes avec René mon père ; la fierté d’achever le périple sur la place de Cruzille qui porte le nom d’Edgard, mon grand-père, maire et résistant.

Mais Gump cette année a quelque peu trahi sa vocation de coureur à pieds en pratiquant… la natation (en pleine Saône s’il vous plait !) et le cyclisme (sur la romantique voie bleue). Compte tenu de la modestie des performances dans ces deux nouvelles disciplines, gageons que le Dieu des runners lui pardonnera ces petits écarts.

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Radicaux : Lacroix sans la bannière

À l’image d’une formation politique qui n’a pas encore réussi à transformer l’essai de la fusion en portant bien haut la bannière du radicalisme devenu pourtant si nécessaire à la République (cruelle, la saillie de Thierry Prudhon dans Nice-Matin, « Le prix Hara-Kiri », n’était pas sans fondement), on s’ennuyait ferme au bureau national du Mouvement Radical ce mercredi à Paris et plus d’une fois j’ai regardé par la fenêtre le ciel et les façades de Paris un poil désoeuvré (cf photo ci-dessus). C’est qu’au delà des sempiternelles questions d’organisation, on a abordé les questions politiques par petites touches qui pouvaient parfois être intéressantes mais pas de mises dans un parti qui cherche encore son positionnement sur l’échiquier politique. Ainsi, nous avons passé beaucoup de temps sur la réforme constitutionnelle dont le grand constitutionaliste Didier Maus – qui est des nôtres – nous  a confirmé que c’était du pipi de chat (flattant au passage mon ego professionnel en validant par là un billet fait sur ce blog le 5 avril 2018, « Constitution : une réformette« ).

L’Europe quant à elle a été peu présente dans les débats alors même que, de Juppé à Taubira, il est impératif de se situer comme le rappelait la question – sans réponse – de la représentante de l’Allier. Bref on se dirigeait vers un BN sans relief quand le délégué général Guillaume Lacroix, l’ex-n° 2 du PRG, a pris la parole.

Pour dire en substance qu’il y avait trois trous dans la raquette d’ Emmanuel Macron : la laïcité, la justice sociale et le respect des territoires. Trois domaines qui font partie de l’ADN  des Radicaux. Il faut donc profiter de l’été pour formaliser nos propositions sur ces sujets et en discuter avec la majorité présidentielle. Là, de deux choses l’une : soit un accord se fait et nous avons fait avancer nos propositions auprès d’un pouvoir politique qui de toute façon sera aux affaires longtemps, soit il n’y en a pas et le Mouvement Radical devient pôle de convergence de tous ceux qui ne sont pas satisfaits de la politique actuelle tout en refusant l’extrémisme.

C’était en l’occurence ce que les Radicaux de gauche 06 s’étaient dit ce vendredi au cours d’une réunion informelle. C’est que localement nous sommes très demandeurs d’une affirmation de notre National sur des positions fortes. Depuis le début de l’année, les adhésions au nouveau mouvement vont bon train mais, il faut bien le reconnaître, sur la base du très bon travail réalisé par le groupe municipal de Nice. Ce qui, à terme, est insuffisant. Et pour réaffirmer notre position ni Estrosi-ni Ciotti, il est important d’avoir à nos côtés un National clair et indépendant.

Pour ma part, j’estime qu’il n’est pas trop tard pour concrétiser les promesses de la fusion. Mais il n’est pas trop tôt et avec beaucoup  de Radicaux 06 je commence à m’impatienter. Grave comme diraient mes étudiants…

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Le groupe radical niçois sur tous les fronts

Pas de trêve estivale pour le groupe Radical et Divers Gauche de Dominique Boy-Mottard et Marc Concas dont l’action a été pointée par trois fois rien que cette semaine sur des dossiers à la fois majeurs et emblématiques dans le journal Nice-Matin.

Ainsi mercredi, sous la plume de Yann Delanoë, une page sur la ténébreuse affaire de la Visitation où la mairie s’entête à vouloir construire un hôtel de grand luxe dans un lieu symbolique du patrimoine de la ville. Depuis le début, en concertation avec les riverains, Dominique est en pointe sur ce dossier avec une certaine efficacité car, comme le rappelle l’article, le projet stagne.

Vendredi, toujours par Yann Delanoë, il s’agit d’un article concernant le crématorium qui donne la parole à la présidente d’un groupe qui dénonce depuis plusieurs années l’insuffisance de cet équipement si important pour les Niçois (elle avait également mené le combat pour limiter l’impact d’une zone d’activité risquant de nuire à la solennité du lieu, le vallon du Roguez).

Dimanche, c’est Thierry Prudhon qui sous le titre « Prison : Boy-Mottard dépitée » relaie la position du groupe qui dénonce le manque de courage de la classe politique locale face à l’urgence d’un nouvel établissement à la fois pour la dignité des détenus et la sécurité des fonctionnaires de la pénitentiaire.

Notons que les deux derniers dossiers font échos à la récente décision du Conseil Constitutionnel (à propos du délit de solidarité) qui affirme que la fraternité  doit être juridiquement respectée à l’instar des deux autres valeurs de la devise républicaine.

Dans ces conditions vous comprendrez que le responsable politique radical que je suis est fier de « ses » élus…

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L’Europe à la plage

Il y a quelques années le groupe Niagara nous proposait l’amour à la plage (aou cha-cha-cha !), vendredi dernier Odile Menozzi nous a proposé – moins ludique mais plus insolite – l’Europe à la plage. C’est plus précisément à celle du Lido que la très active présidente du Mouvement Européen 06 nous avait conviés pour une conférence de la parlementaire européenne Françoise Grossetête (PR) .

Séquence très intéressante devant un public nombreux et averti qui nous a permis d’apprendre que le budget de l’UE sera voté par anticipation pour limiter les dégâts en cas d’une poussée (probable) des votes populistes aux élections de 2019. Cela s’appelle du pragmatisme et ça me convient très bien même si certains vont s’offusquer devant ces mauvaises manières infligées à la sympathique Ligue du Nord italienne et aux nazillons d’Europe Centrale.

Un budget qui, à volume constant (un budget ridiculement faible car inférieur à celui de la France), va être heureusement réorienté. Le volume financier très important ( 70 % du total) des politiques agricole et de développement régional va être réduit même si la France va être victime de la première baisse et les pays de l’Est de la seconde (mais qu’ont-ils fait de ces aides ?).

En effet, un vrai budget de la Défense va être mis en place pour répondre aux incertitudes de l’ère Trump (Françoise Grossetête en est la rapporteuse). Et une enveloppe conséquente va être consacrée au développement numérique. Voilà une double réorientation très positive.

L’entrée dans l’Union Européenne des pays balkaniques du sud (Macédoine, Albanie) est également évoquée avec probablement dans la foulée Montenegro et après accord politique Serbie, Bosnie et Kosovo. C’est une autre très bonne nouvelle car il y a pour l’UE un devoir moral à intégrer ces pays de l’ex-Yougoslavie. En effet, si elle avait fait de la Yougoslavie de l’après Tito un membre à part entière, l’Europe aurait joué son rôle d’amortisseur et empêché (comme elle l’a fait dans les Pays Baltes) une guerre civile et des dizaines de milliers de victimes.

Bref, pour en revenir au début de ce billet, nous pouvons dire que la conférence et le débat qui a suivi ont effectivement traduit de la part des participants l’amour à la plage… mais celui de l’Europe.

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Venaruzzo et les Barbues : retour gagnant

Ce soir,  à l’Entre-Pont,  j’ai eu le privilège d’assister à la générale du dernier spectacle de Sabine Venaruzzo Les quatre barbues : opus 2. Après sa magnifique prestation dans Fragments de Nice, Sabine n’a pas retenu la nuit longtemps car, dès le lendemain de la dernière représentation à L’Eau Vive, elle a enchaîné avec les répétitions de l’opus 2 de son spectacle fétiche Les Barbues. Un spectacle qui a été joué plus de 150 fois dans toute la France avec deux gros succès au festival d’Avignon en 2013 et 2015.

Ce spectacle choral à plusieurs chanteuses revisite le répertoire-patrimoine des Quatre Barbus, un groupe vocal de l’entre-deux guerres, en lui donnant une lecture contemporaine tout en respectant la loufoquerie et l’absurde un tantinet anarchiste d’origine.

Pour cette deuxième version, l’équipe a été sensiblement renouvelée. On retrouve outre Sabine trois magnifiques chanteuses-comédiennes : Caroline Fay (dont je connaissais un peu les mises en scène), Sarah Vernette et Danielle Bonito (une ancienne étudiante). Dominique Glory, la pianiste, est fidèle au poste et devient en fait la cinquième barbue car son rôle s’est étoffé…

Cette nouvelle version est encore plus contemporaine que la précédente (une volonté de Marie-Hélène Clément, la dramaturge). Avec les mots des Barbus, de Pierre Dac et de Boris Vian, on évoque ce monde qui ne va pas bien. Ainsi passent à la moulinette drolatique mais citoyenne de la bande à Venaruzzo des thèmes aussi forts que la planète qui meurt ou le terrorisme (elles ont le culot, faisant fi du politiquement correct, d’utiliser contre les barbus intégristes l’arme qu’ils redoutent le plus : l’humour !). En femen, elles se moquent du machisme en conjuguant glamour et dérision. Elles profitent d’une chanson sur les médicaments pour dénoncer le médiator..

Plus le spectacle se déroule avec la mise en scène limpide et fluide au service des actrices de Jean-Jacques Minazio (qui ce soir portait un magnifique T-shirt… de Maradona) et plus  Sabine, Caroline, Danielle, Sarah et même Dominique s’incarnent dans de véritables personnages (la volonté d’Olivier Debos) .

Un mot enfin sur le travail d’une richesse infinie du directeur musical Benjamin Laurent (déjà remarqué dans l’Opéra minuscule). Ces variations autour de thèmes classiques sont irrésistibles et son Internationale branchée est un grand moment.

Mes séquences favorites : l’homme de Cromagnon, la pince à linge et le récurant cheval de corbillard. Et bien sûr la séquence à mon sens fondatrice du nouveau spectacle sur les vilains barbus.

En conclusion, suivez le conseil des Barbues adhérez au parti d’en rire (PDR) mais avec ce nouveau spectacle j’ai envie de l’enrichir en PDRMPS : Parti d’en rire mais pas seulement.

ALLEZ VOIR LES BARBUES DÈS DEMAIN :  
Dimanche 1er juillet au jardin exotique d’Eze-village à 19h
Mardi 10 juillet place de l’Eglise à Sainte-Agnès à 21h
Jeudi 19 juillet Halle de la Bolline à Valdeblore à 21h

 

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« La question du racisme » d’Hedi Majri : ma postface

Hedi Majri

Le dernier livre d’Hedi Majri « La question du racisme » vient de sortir avec une préface d’Eric de Montgolfier et la postface qu’il m’avait fait l’amitié de me demander. C’est un livre important et nécessaire en ces temps troubles, aussi pour espérer vous donner l’envie de le lire, je reproduis ici ma postface :

Avec l’effet démultiplicateur des réseaux sociaux, le racisme devient de plus en plus une opinion presque comme les autres sur laquelle on peut débattre presque avec détachement à l’infini. Une libre opinion dans le champ de la liberté d’expression.

En tombant dans le piège, certains antiracistes ne sont pas les derniers à encourager un tel débat. Et si le temps des grandes explications théoriques a légèrement reculé, celui des justifications pratiques se développe dans un climat de bonne conscience avéré.

Heureusement qu’il y a encore des veilleurs qui, à l’image d’Hedi Majri, rappellent inlassablement que nos différences ne sont que culturelles et que nous sommes infiniment semblables. Un enfant adopté, quel que soit son pays d’origine ne devient-il pas un membre de la communauté qui l’éduque et l’accueille ? L’exemple récent d’un brillant responsable politique est là pour nous le rappeler.

Le racisme bien sûr est une infamie. Mais le rappeler n’a de sens que si on explique qu’au-delà du rejet de l’autre, il n’est que la mise en forme d’un irrespect envers la diversité, une suprême offense à ce que l’univers a de plus précieux : la Vie. Plus directement il est tout simplement une forme d’autodestruction.

C’est ce que, dans ce petit livre à la fois exhaustif et synthétique, l’auteur nous explique en reprenant certaines analyses connues mais aussi en adoptant des points de vue originaux nous éclairant sur la nature, « l’existence et la valeur du racisme d’un point de vue philosophique ».

Pour cela, l’auteur ne s’enferme pas dans une tour d’ivoire académique mais s’entoure d’une multitude de témoignages de jeunes que le pédagogue qu’il est connaît si bien.

Face à la vitalité du racisme, on pourrait penser que le travail des insoumis comme Hedi est un peu vain et, contre les forces du mal, s’apparente à celui de Sisyphe remontant inlassablement la pente avec son rocher.

Mais, contre l’inhumain, affirmer la beauté de l’homme ne sera jamais dérisoire. Grâce à tous ceux qui comme lui s’opposent à l’indicible, on peut espérer contenir le mal et peut-être même le faire reculer.

C’est pour cela que quand dans « sa recherche d’un homme, projet réel de l’existence collective, centre et cœur du vivre ensemble », il imagine « un citoyen devenu sage et débarrassé de toute forme de préjugé, interrogeant la raison raisonnable et se mettant sur le chemin de l’engagement et de la responsabilité », il faut imaginer Sisyphe heureux. Ou plutôt Hedi Majri heureux.

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La décima de In&Out

Ce mardi, soirée inaugurale de la décima de In&Out, le festival du cinéma gay et lesbien devenu cette année festival du cinéma queer de Nice. Toujours organisé par l’association des Ouvreurs et coordonné par Benoit Arnulf (et sa très impliquée famille), cet événement désormais incontournable de la vie culturelle niçoise a été présenté dans la grande salle de la cinémathèque en l’absence remarquable d’élus et de politiques. Quel contraste avec les années électorales !

Pour ma part, je peux témoigner d’une présence très militante (et amicale) car j’avais déjà vu le film d’ouverture au Festival de Cannes Un couteau dans le coeur en présence de l’actrice principale Vanessa Paradis (voir mon billet du 19 mai 2018 sur ce blog). Et je dois avouer que ce film de genre sur le monde du porno gay dans les années 80 m’avait laissé perplexe (dans le même style, j’ai largement préféré les trois saisons de la réjouissante série de Canal+ Hard).  Cela dit, en deuxième vision, j’ai trouvé que le film était plus à sa place ici qu’en sélection à Cannes et je lui ai attribué une note moyenne au moment du vote des spectateurs à la fin de la projection.

Mais il n’était que le premier d’une série de quinze films en compétition  jusqu’au 1er juillet. Avis aux amateurs !

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Fête du Livre de La Martre : et de 5 !

Fidèle à la Fête du Livre de La Martre (à la « frontière » entre 06 et 83, 1000 m d’altitude… pull léger !) organisée par l’équipe de mon ami Paul Vautel, c’est avec plaisir que j’ai passé mon dimanche à débattre et à dédicacer sur la grande prairie verte située en contrebas du village. Il est vrai que depuis cinq ans j’accumule de biens jolis souvenirs grâce à cette manifestation sans prétention mais si conviviale.

Une fête qui pour cette cinquième édition s’installe définitivement dans le paysage culturel du Haut Var tant le public fut présent du matin jusqu’en fin d’après midi quand l’orage se mit à gronder.

C’est à ce moment que j’ai eu ma traditionnelle discussion sur l’avenir politique de la région PACA avec Madame le Maire, la sympathique et volontariste Raymonde Carletti.

Paul, pas d’inquiétude, tu peux préparer l’affiche pour 2019, je serai présent !

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L’école Barsamian , modèle d’intégration républicaine

Une fois encore, c’est avec bonheur que j’ai participé à la fête de fin d’année de l’école Barsamian, l’établissement bilingue et bi-culturel de la communauté arménienne de Nice. Une fois de plus, quel plaisir d’entendre la chorale des cent cinquante élèves chanter d’emblée la Marseillaise… en entier ! Ils le feront même deux fois.

Le spectacle sera l’occasion de nous faire découvrir quelques poètes arméniens et Antoine de Saint-Exupéry mis à l’honneur cette année par les plus grandes classes. Ce sera aussi l’occasion de rappeler que nous fêtons cette année le 30e anniversaire de l’inauguration de l’école grâce aux généreux donateurs Barsamian.

Fin d’année oblige, il fallait aussi honorer les élèves diplômés de la promotion. C’est ainsi qu’en compagnie… d’Eric Ciotti et de Rudy Salles (!), j’ai eu la responsabilité de participer à la remise des diplômes  (bravo au petit  Dikran) sous le drapé de deux immenses drapeaux le tricolore bleu-blanc-rouge de la République française et le tricolore orange-bleu-rouge de l’Arménie éternelle rappelant qu’on peut, si on en a la volonté, s’intégrer en France sans renier ses origines et sa culture.

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Plage de la Paloma : dura lex, sed lex…

 

La préfecture des Alpes-Maritimes exige le démantèlement de la plage privée La Paloma située à l’est de la presqu’île de Saint-Jean-Cap-Ferrat. C’est l’épilogue d’un long feuilleton judiciaire et l’application d’une décision de justice datant de plusieurs années. Il s’agit pour l’Etat de se réapproprier le littoral au profit d’un public populaire particulièrement dans une région où l’espace balnéaire est réduit en superficie.

J’approuve totalement cette décision d’ailleurs quelque peu tardive à mon goût. Je regrette les emplois perdus mais comment faire autrement (dans ces cas-là il est amusant de voir à quel point les patrons sont soucieux de l’emploi !)

Pourtant, cette plage privée est intimement liée à notre histoire familiale : mon regretté beau-père Raymond en fut pendant de longues années l’emblématique maître-nageur. Par sa personnalité à la fois bienveillante et tonique, il était un peu l’homme ressource de la plage apprécié des clients et du jeune personnel dont il était souvent l’interface vis-à-vis de la direction de l’époque exigeante et pingre.

Du coup, la plage fut également celle des souvenirs heureux pour ma femme, enfant et pré-adolescente, ainsi que pour ses frère et soeurs. Moi-même, habitué du tour de Cap en course à pieds, c’était toujours avec émotion que je contournais le bâtiment vaguement art déco de la plage privée tout en jetant un coup d’oeil complice aux lettres bleues se détachant sur le blanc immaculé du célèbre ponton « Paloma Beach » (nom anglicisé pour satisfaire à l’air du temps).

Mais quand l’intérêt général est en jeu la nostalgie n’est plus de mise : Dura lex, sed lex. C’est ainsi et c’est très bien.

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