Séparatisme: l’évidence républicaine, enfin !

« Dans la République, on ne peut pas accepter qu’on refuse de serrer la main à une femme parce qu’elle est femme ; dans la République, on ne peut pas accepter que quelqu’un refuse d’être soigné ou éduqué par quelqu’un ; dans la République, on ne peut pas accepter la déscolarisation ; dans la République, on ne peut pas exiger des certificats de virginité pour se marier ; dans la République, on ne doit jamais accepter que les lois de la religion puissent être supérieures aux lois de la République, c’est aussi simple que ça »

Ces propos tenus hier par le Président de la République sont une évidence. Mais les dérives communautaires ( séparatistes?) sont telles dans notre pays qu’ils apparaissent comme une parole forte. On pourrait d’ailleurs les prolonger , les multiplier.

L’enjeu est de combattre sans relâche, pied à pied ce communautarisme. Pour cela il faudra que la volonté de l’Etat aille au delà d’un coup de menton à visée électorale. Mais, de nature optimiste, le Républicain membre du PRG que je suis enregistre positivement cette volonté nouvelle du Président de la République .

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Mercredi, c’était Chabat !

Mercredi au Pathé Gare du Sud nous avons vu #jesuislà avec un super Alain Chabat : un petite pépite pour le cinéma français et de loin le meilleur d’une série de trois films vue ces jours derniers.

#JeSuisLà  (Eric Lartigau-France )

Un restaurateur du pays basque, divorcé et père de famille, part sur un coup de tête retrouver la Sud-coréenne dont il est tombé amoureux par réseaux sociaux interposés. Mais à son arrivée, la belle Soo (rien à voir avec Peggy) n’est pas là. L’aéroport de Séoul va devenir sa deuxième maison en attendant qu’elle le rejoigne… ou pas.

Ce Lost in translation coréen n’est pas sans rappeler le film culte de Sofia Coppola. Il nous dit aussi avec une infinie délicatesse qu’il est parfois utile de se perdre pour retrouver ceux qu’on doit aimer pour les aimer tout court.

Le Stéphane d’Alain Chabat tout en mélancolie légère et en folie douce , très douce, restera longtemps dans nos mémoires . Une des plus belles interprétations dans le cinéma français depuis longtemps.

Les traducteurs (Régis Roinsard-France)

Une équipe très internationale de traducteurs est enfermée dans un château-bunker. Ils doivent traduire dans leurs langues respectives l’ultime volet d’un polar à la Millénium signé par un auteur anonyme. Un maître-chanteur menace de révéler au public sur Internet le contenu du roman. Qui est le coupable ?

L’intrigue et l’atmosphère ont le parfum délicieusement désuet des romans d’Agatha Christie. Et comme l’histoire ménage de nombreux rebondissements et une fin inattendue, pourquoi se priver de ce petit plaisir ?

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part (Arnaud Viard-France)

Vu entre deux réunions politiques au Pathé-Wepler de la place Clichy.

D’après Anna Gavalda, un nouveau film de famille, spécialité avérée du cinema français contemporain. Tant que le frère aîné magistralement interprété par Jean-Paul Rouge est le personnage central, le film tient la route. Après… on n’a plus que le charme d’Alice Taglioni !

 

 

 

 

 

 

Publié dans cinéma | Tagué | 1 commentaire

Municipales : le Vivre Ensemble Républicain

Avec Dominique Boy-Mottard et Marc Concas, nous continuons à apporter notre contribution au débat municipal : aujourd’hui « Le vivre ensemble ».

Que se soit au niveau national ou au niveau local, la République doit inspirer les politiques publiques. Elle définit par la loi le cadre nécéssaire à l’épanouissement des valeurs humanistes qui sont les siennes. C’est pour cela qu’elle doit être ferme sur le respects des règles partout sur son territoire toute en veillant à ce que personne ne soit exclu ou discriminé sous son autorité. Le Vivre Ensemble républicain, c’est à la fois  la République partout et la République pour tous.

A Nice, la République partout :

Malgré les efforts des municipalités successives et des services publics locaux, il n’est pas admissible qu’il y ait dans notre ville des zones où des « guetteurs » filtrent la circulation des personnes, où les pompiers, médecins et policiers se font agresser, où le communautarisme impose sa loi .

La répression étant en principe l’apanage de l’Etat, il est important que la municipalité accentue et popularise (en la matière il y a une exemplarité de l’action publique) la prévention contre les incivilités (multiplier les T.I.G en collaboration avec la justice, multiplier et rendre public les rappels à la loi…), la délinquance (nécéssaire augmentation des effectifs de la police municipale sur le terrain), le communautarisme (veiller tout particulièrement à l’égalité homme-femme, création d’un observatoire de la laïcité, intégrer partout, en liaison avec l’éducation nationale, la laïcité dans les projets éducatifs, une clause de vivre ensemble avec évaluation obligatoire dans les dossiers de subvention), les dérives sectaires (notre région est particulièrement touchée).

A noter que si les lois républicaines doivent être respectées par tous, cette exigence est encore plus nécéssaire pour les élus et fonctionnaires. Il convient de donner au Comité d’Éthique un rôle plus important avec des compétences et des pouvoirs élargis.

A Nice, la République pour tous :

Si personne n’est au dessus des lois, personne n’est en dessous non plus. Une politique vigoureuse contre les discriminations et les exclusions peut et doit être menée localement, là aussi sans nier les efforts déjà accomplis avec l’aide indispensable du monde associatif. Au delà d’une politique de démocratisation de la culture (voir nos interventions précédentes), de rééquilibrage de la qualité de vie entre les quartiers, en complémentarité avec la Politique de la Ville et la Politique sociale, il serait indispensable d’améliorer le quotidien des populations fragiles (les oubliés des campagnes électorales) : femmes victimes de violence, femmes seules et travailleuses pauvres, migrants, SDF, gens du voyage, victimes de sectes, jeunes LGBT…Uune manière de prouver, en travaillant toujours main dans la main avec les associations, qu’à Nice aussi la Fraternité est une dimension essentielle du Vivre Ensemble Républicain.

 

 

Publié dans Elections municipales 2020, politique locale, Société | 1 commentaire

Mila, communautarisme : le Président enfin ?

« En République nous avons droit au blasphème ». Ce mardi le Président s’est exprimé sur l’affaire Mila. Critiquer, caricaturer les religions relève de la liberté de pensée et d’expression. Tout en rappelant que ce qui est interdit est l’appel à la haine, l’atteinte à la dignité.

Salutaire parole même si on peut regretter qu’elle intervienne si tard et qu’elle ne soit pas accompagnée de la mesure symbolique forte mais juste qu’aurait été le limogeage de Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, qui,,  à chaud avait expliqué que « l’insulte à la religion est une atteinte à la liberté de conscience » avant de rétropédaler piteusement.

Salutaire parole si elle est suivie d’actes forts contre le communautarisme. Il est annoncé que le Président doit enfin intervenir sur le sujet  la semaine prochaine. On attend beaucoup de cette intervention espérant qu’elle ne sera pas un simple contre-feu électoral destiné à contrer l’offensive de Marine Le Pen sur le thème de la laïcité.

Cela dit, si le Président, comme cela semble acté, utilise le terme « séparatisme » plutôt que celui finalement ambigu de « communautarisme » c’est plutôt bon signe !

Publié dans politique nationale, Société | 1 commentaire

Ce soir, Marlène a le blues…

Rideau. Après huit représentations publiques, une générale, une représentation presse, de multiples séances de conception et de répétition et une dédicace à la librairie Massena, La caresse de Marlène c‘est fini. Du moins provisoirement.

Ce fut un magnifique succès public avec des salles pleines chaque soir, chaque matinée… Notre mode de réservation spécifique à tarif réduit ne nous permet pas de figurer dans le classement des succès enregistrés par Billetreduc mais n’en doutons pas Marlène, qui n’est pas une comédie, était – a minima – dans le trio des succès niçois de la quinzaine.

Ce fut aussi un magnifique succès critique avec bien sûr le coup de coeur de Nice Matin puis le superbe article de Laure Bruyas mais aussi des après spectacle-dédicace élogieux  pour la mise en scène, les acteurs et… l’auteur. Doublés souvent d’une réelle émotion. Succès critique également très présent dans le ruissellement des réseaux sociaux.

Ce fut surtout une magnifique aventure humaine.

Avec Fabienne Colson et sa mise en scène unanimement saluée. Une Fabienne  victime de la double peine. J’ai en effet la réputation d’un auteur difficile à mettre en scène (n’est ce pas Bernard ?) mais  très peu interventionniste une fois le manuscrit délivré.   Fabienne a eu un auteur difficile à adapter mais qui plus est inhabituellement interventionniste. Mais c’est avec gentillesse et talent qu’elle a relevé le défi.

Avec Marie-Pierre Génovèse et son hypnotique chorégraphie de l’acte 2 qui a impressionné et ému de nombreux spectateurs.

Avec Richard Zanca, acteur professionnel, qui a jonglé avec un emploi du temps bien chargé pour jouer avec une conviction presque troublante ce rôle de Gaëtan qui – il me l’a confié – ne l’a pas laissé intact. Avec mon autre complice : Christophe Compain pour son rôle de double juvénile si juste et si complémentaire.

Avec Sabrina Paillé et Lucie Ratel qui tout de rouge vêtues ont incarné, chacune une semaine, deux Marlène aux personnalités différentes mais à l’âme commune.

Avec Jean-Christophe Vecchi et Michel Ausseil et leurs doubles rôles. Mais aussi pour leur force comique, salutaire respiration dans l’atmosphère lourde du premier acte.

Avec Émilie Boudet et sa fascinante séquence brésilienne renouvelée chaque soir.

Avec Valérie Lhéritier et son talentueux numéro d’équilibriste entre Éros et Thanatos.

Avec Chantal Galmiche qui a donné une dose d’humanité à son implacable personnage y compris dans l’avant spectacle.

Avec Zelie Bonge et l’émouvante fraicheur de sa composition.

Avec François Lahaye et son humilité fraternelle.

Avec Patrick Carnicelli, le scénographe présent sur scène pour la dernière.

Avec Pierre de Châlon sur Saône, le régisseur.

Avec Didier de Médiapart, Corinne de Nuit d’Ivresse et Dominique BM pour leurs neuf chaleureuses présences cumulées.

Depuis un mois, vous êtes un peu une nouvelle famille pour moi. Alors comment ne pas avoir ce soir en vous quittant, comme Marlène, le blues ?

 

 

 

 

 

Publié dans coups de coeur, littérature-théâtre | Tagué | 51 commentaires

Municipales : pour une politique culturelle des publics

Nous poursuivons avec Dominique Boy-Mottard et Marc Concas notre contribution au débat municipal : aujourd’hui la culture.

La culture est un véritable Droit de l’Homme, en rendant le citoyen plus libre, elle est un vecteur d’émancipation. C’est pour cela qu’en République chacun doit pouvoir bénéficier de ses bienfaits.

L’offre culturelle de notre ville soutenue par de nombreuses institutions (TNN, Opéra, cinémathèque, BMVR, Conservatoire, deuxième offre muséale de France…) est conséquente et financièrement accessible. Mais les populations qui en jouissent restent très minoritaires (comme au niveau national où les rares études montrent – qu’au mieux – seulement un quart de la population a une véritable pratique culturelle).

Par conséquent, il faut enfin admettre qu’une démocratisation de la culture ne passe plus uniquement par l’enrichissement de l’offre culturelle mais aussi par une action constante, ciblée et concentrée sur la demande. Sous le ministère de Lang, la fréquentation des musées a augmenté de 60 % mais le public – autour de 25% de la population – était resté le même… En clair le public déjà cultivé profitait à plein des animations nouvelles et des expositions temporaires !

Une grande ville comme Nice peut réussir cette véritable démocratisation de la culture en ouvrant celle-ci à de nouveaux publics.

Cela pourrait commencer par exemple par des Etats Généraux de la culture où les partenaires institutionnels (mairie, Métropole, département…), les forces vives de la Culture (Compagnies, associations, organisateurs…) mais aussi les acteurs du social pourraient élaborer ensemble un vaste plan de démocratisation de la culture basé principalement sur la Médiation.

Cela n’empêche pas d’avoir d’ores et déjà des pistes à exploiter dès le début du mandat.

Ainsi, en liaison avec l’Éducation Nationale, faire intervenir des médiateurs culturels   dès le plus jeune âge dans les crèches, maternelles, écoles primaires (qui relèvent de la compétence de la municipalité). Cette médiation pourrait être réalisée également par des artistes spécialisés avec des résidences en crèche et en milieu scolaire.

Considérablement augmenter la capacité d’accueil de l’école municipale d’Art, les pratiques amateurs étant l’école de la deuxième chance de la médiation culturelle.

Jumeler, comme cela a pu se faire ailleurs avec succès, les nombreuses institutions de prestige de notre ville avec un quartier de celle-ci.

Faire de Mars aux Musées, la seule manifestation culturelle de la ville véritablement transversale, pédagogique et pratiquement initiatique, la vitrine de cette politique de médiation en mobilisant ressources et moyens humains pendant tout un mois au profit des nouveaux publics.

En toute transparence, une étude du public actuel de la culture devra être faite au début du mandat pour pouvoir juger à la fin de l’impact réel de cette politique d’élargissement des publics de la culture.

Publié dans culture | Tagué | 5 commentaires

Première semaine de la Caresse de Marlène : 1000 mercis ( presque)

Une première semaine bien remplie avec une générale et quatre représentations : Marlène a beaucoup caressé ! Disons le tout net : ce fut un succès artistique, public et critique et l’auteur est sur un petit nuage. Ce qui n’empêche pas la lucidité : pour parvenir à cela le texte était une condition nécéssaire mais loin d’être suffisante. D’où ces 1000 mercis… ou presque !

  • Merci d’abord à Fabienne Colson. Lisez le livre et vous comprendrez à quel point la mise en scène était difficile. Un sacré pari que Fabienne a relevé brillamment de l’avis de tous avec une mise en scène à la fois sobre et sophistiquée mais toujours au service du texte.  Connaissant son travail à partir de nos deux premières collaborations, je n’avais pas de doute sur le résultat.
  • Merci à Marie-Pierre Genovese la chorégraphe qui a su transformer le deuxième acte un peu énigmatique à la lecture en un balai onirique d’une grande élégance et lui aussi au service du texte.
  • Merci aux Gaëtan, Richard Zanca, celui de la maturité et des bilans, Christophe Compain, celui des promesses et de la page blanche. En grand professionnel (qu’il est d’ailleurs), Richard a su rendre la complexité aigre-douce de l’introspection de Gaëtan à l’heure du grand bilan. Le tout avec cette élégance qui est la marque de fabrique de cet acteur qui m’a avoué être souvent ému par le personnage. Christophe quant à lui renouvelle sa performance d’il y a quatre ans quand il avait joué le rôle dans le cadre du spectacle Baie des songes. Cette forme de candeur inquiète d’un personnage tourné vers un avenir qu’il souhaite et redoute à la fois.
  • Merci à la toujours bienveillante Sabrina Paillé. Douce et piquante,  elle a été Marlène, totalement Marlène, essentiellement Marlène… avant de passer avec classe le relais à Lucie Ratel qui sera la Marlène de la deuxième semaine.
  • Merci à Jean-Christophe Vecchi pour son double rôle de l’ami et du père.  Drôle et pathétique dans le premier acte, émouvant et noble dans le second.
  • Merci à Michel Ausseil avec qui je collaborais pour la première fois. Double rôle aussi avec un apparatchik syndical d’anthologie et un voisin tout en frustration contenue.
  • Merci à Emilie Boudet pour sa séquence brésilienne où en incarnant entre saudade et sensualité la belle et fantasque Sonia, elle danse, chante et siffle une incroyable samba de l’au-delà .
  • Merci à Valérie Lhéritier pour sa démonstration en employée des Pompes Funèbres pulpeuse et un brin désabusée.
  • Merci à Sophie Vecchi très convaincante  en soeur… Anne qui n’a rien vu venir et qui fait de sa colère l’exutoire de sa détresse.
  • Merci à Chantal Galmiche qui réussit à rendre attachante et émouvante cette mère pingre en affection et à priori si antipathique.
  • Merci à Zelie Bonge qui met sa jeune talent au service de la candeur de son personnage, l’amoureuse Nathalie.
  • Merci à François Lahaye d’avoir mis son physique à disposition d’un rôle muet qui de soir en soir est plus qu’une figuration en devenant une présence.
  • Merci à Pierre, notre régisseur du 71, qui chaque soir a dû gérer un suivi technique et musical compliqué.
  • Merci à la délégation des Enfants du Paradis avec Laure Gauffrey-Louis qui a réalisé le beau visuel « Six feet under » du spectacle.
  • Merci à la délégation d’Une petite voix m’a dit avec Eric Clément-Demange qui nous a fait de si belles photos.
  • Merci aux Amis du théâtre d’être si présents sur l’événement.
  • Merci à Laure Bruyas, la journaliste de Nice Matin, de nous avoir consacré le temps nécéssaire pour écrire une critique de grande qualité.
  • Merci à mon pote et parrain de théâtre Bernard Gaignier d’avoir été là et de suivre avec sollicitude cette aventure où je me suis « affranchi ».
  • Merci à Sofia qui a fait l’aller-retour Porto-Nice juste pour voir la pièce de son ancien prof.
  • Merci à Didier Codani pour sa fidèle et multiforme participation au succès du spectacle.
  • Merci à Fanny, Ladji, Sondes, Maria, Aziza, Manon et Johanna, mes étudiants de la première semaine et à Corinne Coco Meyer.
  • Merci à Dominique qui supporte avec patience dans la vraie vie un auteur en état de surchauffe pendant cette parenthèse enchantée.
Publié dans littérature-théâtre | Tagué | 25 commentaires

Marlène : les photos d’Eric Clément-Demange et autres…

Eric Clément-Demange est un artiste photographe de grand talent. C’est amicalement que, lors de la première, il a immortalisé quelques scènes de la caresse de Marlène. Merci.

PHOTOS D’ÉRIC CLÉMENT-DEMANGE

 

AUTRES PHOTOS

Publié dans littérature-théâtre | Tagué , | 1 commentaire

Marlène : la critique de Laure Bruyas

Hier soir, première de La caresse de Marlène : un déroulé parfait, des acteurs au top et un public incroyablement concentré pendant la représentation et intarissable  en salle humide après le spectacle. Sur tout cela je reviendrai dimanche après la première salve de quatre séances.

Mais avant, je cède la place à Laure Bruyas de Nice-Matin qui a su si bien traduire avec ses mots à elle le message de Marlène…

 

Publié dans littérature-théâtre | Tagué | 9 commentaires

Cocteau-Piaf et Fernand-Christelle : ça déchire (le coeur) !

Ce samedi, nous avons assisté au très émouvant spectacle de la compagnie Hidraïssa : Cocteau et Piaf, les enfants terribles. Pour évoquer les rencontres entre ces deux monstres sacrés : un couple de comédiens que j’avais eu le plaisir d’applaudir dans un spectacle dédié à l’écrivain Nucera (on peut lire mon billet de l’époque – 4 octobre 2016 – sur ce blog La Gasiglia Family et les Diables Bleus). Un couple singulier car il s’agit – Fernand et Christelle – du père et de la fille. L’élégant et malicieux Fernand, la passionnée et un brin délurée Christelle incarnent avec un respect légèrement saupoudré d’insolence Cocteau et Piaf qui, sans être des proches, se sont souvent croisés sur la Côte d’Azur. Le face à face ou plutôt le côte à côte des personnages et des acteurs est magique, forcement magique aurait dit une autre grande dame. Mais avec eux, il y a Jil Aigret (la voix de Marion Cotillard dans le film… La môme ) une chanteuse qui fait vivre avec un talent presque troublant cet univers si particulier de l’interprète de L’hymne à l’amour, un univers où derrière le miracle de l’amour l’orage gronde très vite.

Si on ajoute l’accordéoniste Nadine Benti et les décors remarquables, on ne peut que féliciter Hidraïssa ne nous avoir enchantés (et déchirés) avec ce spectacle dont on ne sort pas tout à fait indemne même s’il nous donne beaucoup de bonheur.

Publié dans littérature-théâtre | Tagué | 1 commentaire