Les Ponthus à Nice

Mottard par mon père, je suis Ponthus par ma mère. Ainsi, je serais le descendant – très lointain – d’un Chevalier de la Table Ronde (sur le sujet, voir mon billet du 16 novembre 2009).

L’ACP (association des Amis du Chevalier Ponthus) ayant décidé de réunir son assemblée annuelle à Nice, je me suis vu confier l’organisation matérielle et touristique de l’événement. Cette expérience toute nouvelle pour moi s’est en fait révélée charmante.

Sur le plan protocolaire, l’association sera accueillie en mairie avec chaleur par le très républicain Benoît Kandel. Sur le plan associatif, c’est Dominique qui deviendra la première niçoise pure souche membre d’honneur du groupe.

Sur le plan touristique, j’ai pu porter sur ma ville le regard neuf de celui qui la fait découvrir à des amis d’ailleurs. L’occasion d’être surpris par plein de secrets intimes appartenant à cette cité qu’on prétend si bien connaître : les paysages urbains aux angles insolites que l’on peut voir à 360° du parking terrasse de l’hôtel Ibis de la gare, la promenade nocturne mystérieuse et même un peu angoissante que l’on peut faire en traversant le si sombre jardin Albert 1er coincé entre l’exubérance de la place Masséna et celle du Ruhl, les talus fleuris de cette année à coquelicots qui explosent de couleurs au milieu des vignes de Bellet, l’inscription… Pontius sous l’une des statues qui ornent la façade de Sainte Réparate, le grand escalier silencieux et l’atmosphère vaporeuse du Palais Lascaris à l’heure de l’ouverture, le soleil couchant sur les bulbes de l’église russe…

Merci aux Ponthus de m’avoir poussé à jouir de ce plaisir un peu pirandellien qui consiste à jouer au touriste dans sa propre ville.

A propos Patrick Mottard

Conseiller général du 5e canton de Nice dans les Alpes-Maritimes depuis 1998. Enseignant à l'Université de Nice (droit public) Président de l'association Gauche Autrement Parti Radical de Gauche
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6 commentaires pour Les Ponthus à Nice

  1. Emmanuel dit :

    Quelle chance de faire encore le touriste dans sa propre ville. Que d'envieux tu dois faire !

  2. cléo dit :

    Il existe des ethnographies du quotidien qui prennentle revers de l'exotisme.Et si, par exemple, nous ne connaissions précisément pas ce que nous croyons profondément connaître? Voyager, n'est-ce pas d'abord un mouvement et/ou une conversion du regard? Et cette invitation là…

  3. Anonymous dit :

    Des bulbes de l'église russe aux anthères noir bleuté du coquelicot dans leur écrin ponceau, des tapis verts constellés de myriades de fleurs multicolores enchâssées comme des chatons dans les griffes des pattes de velours du printemps, voilà une bien jolie balade des sens à laquelle nous invite le preux chevalier conseiller général dans sa quête du Graal de la chaleur humaine. Le panorama sur les voies ferrées nous invite à prendre le train de cette belle parenthèse partagée entre histoire et tourisme… et qui sait au gré de notre imaginaire croiser l'ombre du hêtre de Ponthus…

  4. Passionné d'histoire et de généalogie, si j'étais à ta place, je chercherai le lien que je pressens entre les PONTHUS et le Saint niçois PONS. Henri COTTALORDA.

  5. Anonymous dit :

    Touriste de sa propre ville, j'en avais fais une ligne d'un programme pour une cantonale. Bonjour aux "Ponthus", j'espère que tu as su leur faire apprécier notre Bella Nissa !FB

  6. Ping : Les Ponthus, Clermont-Ferrand et le pari | Le blog de Patrick Mottard

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