Des nouvelles des nouvelles (3)

Cinq et deux, sept… Le compte y est !

Depuis que j’ai décidé d’écrire un recueil de nouvelles, j’avais fixé sans raison véritable à sept, le chiffre souhaitable. C’est ainsi que, sur ce blog, j’avais évoqué les trois premières (voir le billet du 7 juillet 2012) puis les deux suivantes (voir le billet du 30 octobre 2012).

Il ne me reste plus qu’à vous présenter les deux dernières à l’aide de deux extraits, avant de choisir un éditeur et de partir à la rencontre des lecteurs. A bientôt, donc !

       Il n’est pas malheureux Antoine, même pas mélancolique. Mais il s’emmerde, mon Dieu, oui, comme il s’emmerde. Sa vie a filé comme le sable qui coule d’une bouteille et maintenant celle-ci est vide. Ou presque.
       C’est pour cela que, depuis quelques semaines, il se sent revivre en participant à ces assemblées au sein de son ancienne entreprise. Ces débats interminables entre syndicalistes stalino-responsables, maos spontex et novices de la Révolution font plus que le rajeunir, ils le régénèrent. Enfin, en ce beau mois de mai, il se passe quelque chose. Il était temps car, comme le disait un éditorialiste prestigieux « La France s’ennuie ». Ainsi, il n’était donc pas seul, mince consolation. (Maria, devant le kiosque)

       Il sympathisa aussi avec Tara. La statue de la Bodhisattva au corps vert et au visage clair voisinait au rez-de-chaussée du temple avec les représentations du gourou Rinpoché et – excusez du peu – du Boudha Shakyamouni.
          Il lui plaisait de penser qu’Adeline avait probablement été proche de celle qui, dans un environnement hostile, avait décidé de conserver sa forme de femme tout au long de ses incarnations successives jusqu’à l’état de Boudha.
         Mais, comme le lui avait expliqué un moine, on appelait aussi Tara « Libération » car elle délivrait de toute souffrance ceux qui avaient la sagesse de réaliser l’insubstantialité des phénomènes et des sujets.
     Peut-être un encouragement à la petite fille riche pour qu’elle dégonfle les baudruches sociales et amoureuses de sa vie d’avant en passant des turpitudes de sa famille et de Maître Apourchet au mystère de la Vacuité. (La petite fille riche de la Basse Corniche)

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A propos Patrick Mottard

Conseiller général du 5e canton de Nice dans les Alpes-Maritimes depuis 1998. Enseignant à l'Université de Nice (droit public) Président de l'association Gauche Autrement Parti Radical de Gauche
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7 commentaires pour Des nouvelles des nouvelles (3)

  1. Cendrillon dit :

    Avec ces extraits, l’impatience de lire les 7 nouvelles est très grande !
    75506…

  2. Guy D dit :

    L’important dans l’écriture…c’est la chaise !

  3. Claudio dit :

    7 annonce est une bonne nouvelle.

  4. bernard gaignier dit :

    T’as raison Claudio et en plus ça tient chaud (7).

  5. Cléo dit :

    « Mais il s’emmerde, mon dieu, oui, comme il s’emmerde! » J’aime ce phrasé, c’est de la musique intérieure, décrite du dehors, de celle qui « fait parfois un de ces boucans ». Vite un éditeur!Mon dieu, Non? Si, un éditeur!

  6. Cendrillon dit :

    Hihi, la chaise… ? Oui bien sûr, quoique parfois on aime écrire couché, enfin bref, là, dans le style de Patrick Mottard, il y a quelque chose qui me rappelle Albert Camus, et ça… c’est divin !

  7. bernard gaignier dit :

    Non mais arrêtez camus et puis quoi encore
    Déjà il s est retrouve une fois sur une affiche entre molière et saraute et les chevilles ont explosé

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