Tonton Sigmund chez les Indiens

Jimmy P

C’est un déluge qui s’est abattu sur un Palais des Festivals qui avait ce samedi des allures d’Arche de Noé (voir les photos sur le blog de Dominique Boy Mottard, Ouragan sur la Croisette).

Avec, au programme, une cure de psychanalyse et le remake japonais de La vie est un long fleuve tranquille, cette journée nous aura également permis de retrouver Benoît et Sébastien fort satisfaits du succès de leur propre festival (In&Out, sur ce blog).

Jimmy P., Arnaud Desplechin (France)

En arrivant à 8 h 30 dans le Grand Amphithéâtre Lumière pour assister à la projection d’un film de deux heures sur la psychothérapie d’un Indien des plaines dans les années 50, vous vous dites, en pointant la nationalité française du réalisateur, que, décidément, l’exception culturelle a bon dos et que la purge risque d’être sévère. Tout faux ! Après une première demi-heure d’exposition un peu longuette, on est à la fois passionné et ému par ce face à face entre Jimmy Picard, l’Indien Blakfoot rentré un peu cabossé de la 2e Guerre Mondiale, et Georges Devereux, le psychanalyste français un peu border line.

Benicio Del Toro et Mathieu Amalric sont évidemment pour beaucoup dans la réussite d’une entreprise risquée qui est un peu la version cinématographique de l’excellente série TV de HBO, En analyse.

Tel père, tel fils, Kore-Eda Hirokazu (japon)

Deux familles japonaises, à l’instar des Groseille et des Le Quesnoy, apprennent qu’on a échangé il y a quelques années leurs bébés à la maternité. Mais la comparaison avec la farce d’Etienne Chatiliez s’arrête là. Pour le réalisateur de tel père, tel fils, la situation de départ est plus un prétexte utilisé pour pouvoir s’interroger sur l’importance respective des liens du sang et d’une éducation aimante pour l’épanouissement d’un enfant.

Un peu trop long, le film est sensible, drôle et évite superbement toute forme de caricature.

Tel père, tel fils

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A propos Patrick Mottard

Conseiller général du 5e canton de Nice dans les Alpes-Maritimes depuis 1998. Enseignant à l'Université de Nice (droit public) Président de l'association Gauche Autrement Parti Radical de Gauche
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4 commentaires pour Tonton Sigmund chez les Indiens

  1. Emmanuel dit :

    Je ne vais pas entrer dans la querelle des cinéphiles qui a enflammé le blog précédent car je pense que l’on peut aimer le cinéma à Cannes ou ailleurs. J’apprécie beaucoup ces petites impressions cinématographiques de PM qui nous font partager un petit peu cette ambiance cannoise si particulière. En attendant la Grande Bellezza à Cannes mardi pour moi ça sera mercredi en salle à Nice.

  2. Cendrillon dit :

    Que de blablas futiles et inutiles précédemment… Ce qui compte est que nous puissions nous faire une idée des films du FDC. C’est très sympa de la part de PM et DBM de nous les faire partager.

  3. Emmanuel dit :

    C’est aussi du cinéma le 25 et 26 mai sur France 3 un téléfilm sur l’engagement de Daniel Cordier aux cotés de Jean Moulin, ça nous changera du foot ou de la téléréalité.

  4. parsus dit :

    et je sors la boite a cirage

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