Pour ne jamais les oublier

Maurice Winnykamen, notre fidèle compagnon de Gauche Autrement, est un auteur prolixe. Son dernier ouvrage,  » Pour ne jamais les oublier » (Préface de Liliane Houat – Editions Ovadia), est le dixième. Ce nouveau livre est une galerie de portraits de Résistants à l’occupation allemande. Pour son auteur il s’agit d’une « chronique du courage  » particulièrement opportune dans le contexte politique actuel (Marine Le Pen fait alliance au parlement européen avec un polonais qui affirme qu’Hitler ignorait l’existence des camps de concentration…).

Le chapitre 12, consacré à René Mottard, mon père, est particulièrement éclairant de ce point de vue. On peut voir que sous le totalitarisme personne n’est à l’abri s’il refuse de courber l’échine. Jeune homme ordinaire de 19 ans, il n’était ni juif, ni militant politique, ni franc-maçon… et pourtant, pour un simple geste de révolte patriotique, il sera arrêté et déporté en Allemagne. Dénoncé par de « vrais Français », vous savez, ceux qui n’aimaient pas les étrangers mais qui ont collaboré avec zèle avec les nazis.

Merci Maurice.

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A propos Patrick Mottard

Conseiller général du 5e canton de Nice dans les Alpes-Maritimes depuis 1998. Enseignant à l'Université de Nice (droit public) Président de l'association Gauche Autrement Parti Radical de Gauche
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3 commentaires pour Pour ne jamais les oublier

  1. Emmanuel dit :

    Le bourreau tue toujours deux fois, la seconde fois par l’oublie ! Donc merci Maurice, la mémoire de ces temps que l’on ne voudrait plus revoir !

  2. alaind dit :

    Comme pertinemment cité par le pasteur Maury dans sa lettre (que je peine à retrouver), si le Christ revenait de nos jours, il se présenterait certainement sous la forme d’un personne « déplacée », dans l’exode ou l’exil, loin de ses repères, fuyant les menaces et l’insécurité faisant rage en son proche environnement.

    Mais la personne déplacée, l’étranger, est il uniquement hors de nos frontières?
    Il peut y avoir plus de fossés et d’épreuves dans le droit, dans le secours, à l’intérieur de nos murs.

    Entre un chef de famille Copte d’Egypte cherchant statut de réfugié, un employé de la SNCF et une personne auto entrepreneuse victime du cancer, quelle est la meilleure position et bien sûr quel serait le classement des deux autres?

    La personne déplacée peut être effectivement handicapée, en détresse, victime du sort ou de la maladie.

    L’attention sur nos propres clivages doit être examinée avec attention, car, à défaut, cette négligence dynamise le flot et creuse le lit de la haine.

    C’est cette absence d’attention, qui fait le lit de ce front.
    Par exemple, pourquoi utiliser l’image de l’accessibilité et du handicap à des fins politiques, et seulement politiques? Pour l’avoir expérimenté et vérifié, derrière le décor hollywoodien, il n’y a que le désert.

    Pour autre exemple, pourquoi utiliser la sécurité comme épouvantail rabatteur de voix?

    Pourquoi afficher des images philanthropiques faisant publicité, plutôt que de résoudre les vraies questions?

    Le problème de l’irrésolution de ces types de problèmes, est qu’elle donne crédibilité au n’importe quoi, à commencer par ce que nous ne voulons plus voir.

    Aujourd’hui, pour information locale, commémoration à Caluire de l’épreuve jean Moulin:

    Le message est bien compris, j’approuve le contexte, la mémoire, mais m’interroge sur ce qu’en dirait Jean Moulin aujourd’hui, notamment sur la couleur politique locale.
    Dans le doute, je me suggère l’abstention.

  3. Maurice Winnykamen dit :

    Bonjour Emmanuel. D’abord, sache qu’à partir de Jeudi tu pourras trouver ce livre: « Pour ne jamais les oublier » à la perm.
    Bien entendu, la mémoire est fragile. Madame Veil disait que le devoir de mémoire n’existe pas, que seul compte le devoir d’éducation. C’est cette éducation que j’ai reçue de mes parents résistants, de mes parents d’adoption savoyards qui m’ont sauvé la vie au risque de la leur, à tous les Résistants de France, de Stalingrad et d’ailleurs parmi lesquels on trouve René Mottard – pense à Edith aussi qui le portait sur son dos -, et le Maire de Cruzille, et aussi celui de Nuits St Georges que la mairie ne m’a jamais communiqué malgré mes demandes et ses promesses, des octogénaires de la Villa Jacob où vivait Flora Lattes, de tous les combattants alliés qui sont morts par milliers. C’est cette éducation dont je veux transmettre quelques bribes, à mon niveau, modestement! En écrivant…
    Amitié
    Maurice

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