1500 billets… Marignan n’est pas loin

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Le 19 janvier 2012, je publiais « patrickmottard.blogspot.com, 1000e édition», mon 1000e billet sur ce blog (passé depuis de blogspot à wordpress) inauguré en janvier 2006. Trois ans plus tard, j’ai ajouté 500 billets démontrant une certaine constance dans l’effort. En effet j’ai pu constater que rares étaient les blogs d’une telle longévité.

Pour fêter l’événement, je publie aujourd’hui une petite sélection avant de dévoiler demain le top 30 des commentateurs :

« Le Guet’s » (10 février 2012)
« L’Islam des tentes » (3 avril 2012)
« Walking dead : vive les morts-vivants » (2 juin 2012)
« Gas » (16 décembre 2012)
« La jeune femme au verre de vin » (13 février 2013)
« Pourtant ils n’étaient pas nés à Nice » (30 août 2013)
« L’étrange immobilité de la forêt boréale » (12 août 2013)
« Travel anecdote (8) : la preuve par 4×4 » (10 novembre 2013)
« 5 h 30 : Bright Angel point » (10 août 2014 )
« Ultra Violet du 5e canton » (17 juin 2014)

Bien sûr, il ne vous est pas interdit de donner vos propres préférences, ce seront de précieuses indications pour l’auteur de ce blog.

À demain pour le top 30.

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A propos Patrick Mottard

Conseiller général du 5e canton de Nice dans les Alpes-Maritimes depuis 1998. Enseignant à l'Université de Nice (droit public) Président de l'association Gauche Autrement Parti Radical de Gauche
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13 commentaires pour 1500 billets… Marignan n’est pas loin

  1. Claudio dit :

    Mon préféré est hors-sélection : Hem, Scott et le mâcon blanc.
    C’est un billet qui m’a fait découvrir, aimer et conserver cette phrase magnifique, supérieure, parfaite :
    « Je ne suis pas sûr que Scott eût jamais bu du vin au goulot auparavant et cela le rendait excité comme s’il avait traîné dans les bas-fonds ou comme l’est une fille qui nage pour la première fois sans maillot »

  2. Emilie Picard dit :

    Je n’ai pas encore tout lu mais… votre description des zombies est particulièrement savoureuse

  3. Je mets au point un ouvrage et j’aimerais savoir si cette page de l’histoire niçoise est connue
    Merci
    Maurice Mauviel

    http://www.mauricemauviel.eu

    Extrait deLabyrinthe algérien »

    Herzen fut également le témoin oculaire des camps de réfugiés qui avaient été ouverts à Nice pour les fugitifs du Var fuyant la police française en 1852. Les hommes, exténués, souvent blessés, s’efforcèrent de gagner la frontière entre la France et le Comté de Nice qui faisait alors partie du Piémont, en franchissant à la nage le Var. Dans un premier temps la gendarmerie française, qui ne se souciait guère de la souveraineté du Royaume sarde pénétra discrètement dans la ville de Nice mais elle dut se retirer devant les protestations de Turin.
    Le témoignage d’Alexandre Herzen est précieux car il semble que cet épisode de l’histoire de Nice soit peu connu. En voulant échapper aux poursuites et à la déportation en Algérie ou en Guyane les fugitifs ont souvent trouvé la mort :
    […] Pareils à des feuilles jaunies poussées par un tourbillon, les malheureuses victimes du soulèvement écrasé (dans le département du Var voisin) commencèrent à tomber à Nice. Ils étaient si nombreux que le gouvernement piémontais leur permit de rester un certain temps dans une espèce de bivouac ou de campement gitan près de la ville. Combien nous avons vu de misère et d’infortune dans ce camp de nomades : c’est là l’horrible aspect, les coulisses de toute guerre civile, habituellement cachées dans derrière le cadre imposant et les décors colorés d’événements tels que le Deux Décembre […]
    Herzen décrit en détail la population de réfugiés : agriculteurs, simples bourgeois de moyens modestes, ouvriers urbains aspirant à la sociale et poursuit :
    Enfin il y avait des blessés, des blessés graves. Il me souvient que deux paysans entre deux âges- qui s’étaient traînés en laissant un sillage sanglant, depuis la frontière jusqu’au faubourg (de Nice), dont les habitants les avaient ramassés à demi-morts. Un gendarme les avait poursuivis. Voyant que la frontière n’était pas loin, il avait tiré sur l’un d’eux et lui avait fracassé l’épaule [… ] le blessé avait continué à courir […] le gendarme tira de nouveau, le blessé tomba ; alors il pourchassa le second, l’atteignit d’une balle, puis le rattrapa. L’homme se rendit. En hâte le gendarme l’attacha à son cheval et soudain s’avisa de l’autre. Celui-ci rampa jusqu’à un petit bois, puis partit en courant [… ] Il était difficile de le poursuivre à cheval, surtout avec l’autre blessé, et il était impossible d’abandonner le cheval. Le gendarme tira à bout portant sur la tête de son prisonnier, de haut en bas ; l’homme tomba comme mort : la balle lui avait brisé tous les os de la partie droite de la face. Quand il revint à lui il n’y avait plus personne […] Le long des sentiers pratiqués par les contrebandiers il gagna le Var, le traversa perdant son sang. Là il découvrit son camarade, complétement épuisé, et avec lui survécut jusqu’aux premières maisons de Sainte Hélène, où comme je l’ai dit les habitants le sauvèrent. Le premier blessé me raconta qu’après le coup de feu, il se dissimula dans les buissons ; ensuite il entendit des voix : le gendarme-chasseur avait dû découvrir d’autres fuyards et partir.
    Combien la police française est zélée !
    Dans l’édition en langue anglaise des Mémoires d’Alexandre Herzen, le traducteur intitule un chapitre consacré aux ennuis et vexations de toutes sortes que le démocrate russe a endurées de la part des gendarmes et des commissaires de police parisiens au début du Second Empire :
    La Belle France.
    Ah ! que j’ai douce souvenance
    De ce beau pays de France.
    L’image qu’Alexandre Herzen se faisait de la France en Russie avant son exil fut abîmée à jamais par les évènements tragiques auxquels il assista en juin 1848 à Paris, impuissant et désespéré.

  4. Patrick Walz dit :

    San Donato : c’est là en réalité que s’est déroulée la bataille de Marignan.
    Mais il est vrai qu’un article s’intitulant « 1500 billets… San Donato n’est pas loin » aurait eu nettement moins d’adepte… 🙂

  5. Emmanuel dit :

    Et François avait 6 ans, il n’était pas encore Premier il n’était que d’Angoulème !

  6. Arty dit :

    Bravo !!! J’aime beaucoup votre blog et celui de Madame également ! Ils sont magnifiques ! et désolée pour le pseudo, c’est pour des raisons personnelles. Merci pour le temps que vous donnez à vos lecteurs ! C’est passionnant !

  7. Arty dit :

    La jeune femme au verre de vin est très émouvant.
    Mon préféré est (il y en a bcp!) le « New York city, fifth canton » (il ne figure pas dans cette liste)
    Le Bright Angel Point c’est une lecture qui fait un peu plus que voyager, superbe !

  8. Sophie Mancel dit :

    Marignan n’est souhaitable pour personne. N’oublie pas Patrick, 16000 morts pour un roi de France, François 1er qui montait tout juste sur le trône les mains déjà rouges de sang.

    • Laurent Weppe dit :

      On oublie aussi que les armées françaises l’ont emporté parce qu’un condotiere ombrien cinglé est parti à l’assaut de 10.000 mercenaires suisses à la tête de 300 cavaliers italiens: pas D’Alviano, pas de victoire française, pas de traité de paix perpétuelle avec la Suisse.

  9. Jean-Raymond Vinciguerra dit :

    Tu viens donc de découvrir l’Amérique.

  10. penelope dit :

    il doit bien y avoir une pépite parmi toutes les chroniques du festival de cannes dont je suis fan

  11. Marco Moravia dit :

    cher l’auteur de ce blog : difficile de trouver un préféré mais provisoirement je dirais: « La pie au présent » « les pages que j’aurais aimé écrire » les Marcel Proust (il n’y en a pas assez) …et les voyages et ses courses matinales de partout ..

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