Les toiles de Bercy, Michelangelo et le ragondin (laveur ?)

Lorsque les hasards d’un déplacement parisien pour un comité directeur du PRG vous amènent du côté de Bercy, vous pouvez refaire une partie de votre retard en matière d’actualité cinématographique grâce à la trentaine de salles du complexe UGC Bercy-village tout en visitant l’expo annuelle de la Cinémathèque Nationale située à côté. Mais entre ces activités cinéphiliques, vous pouvez vous détendre en faisant une petite balade dans le grand parc voisin où vous pouvez avoir la chance d’apercevoir le ragondin le plus sympa de toute l’Ile de France. Broadway therapyTout d’abord les toiles… « Entre amis », Olivier Baroux Trois couples d’amis prennent la mer avec un voilier de location en direction de la Corse. Comme souvent – paraît-il – sur un bateau, l’ambiance va se détériorer au moment où une tempête imprévue survient. L’histoire d’un petit groupe d’amis se disant leurs quatre vérités dans une situation de crise est un thème surexploité au cinéma, mais « Entre amis » se laisse regarder avec plaisir notamment grâce à la qualité de l’interprétation (Auteuil, Jugnot, Berléand , Zabou…) « Nos femmes », Richard Berry Encore un trio de copains (Auteuil décidemment très actif avec Berry, qui réalise, et Thierry Lhermite ) en pleine crise car l’un des trois affirme avoir étranglé sa femme et demande aux autres de le couvrir avec un faux témoignage. Tiré d’une pièce à succès, le film cherche essentiellement à mettre en valeur les acteurs en leur offrant d’assez jolis numéros (Auteuil en mode De Funès et Berry… en Joe Starr ). Du théâtre filmé entrecoupé de séquences extérieures purement décoratives (il paraît que la Tour Eiffel fait vendre à l’export, c’est peut-être pour cela qu’elle est omniprésente dans le film). « Broadway therapy » Peter Bogdanovich La dernière comédie du toujours jeune Bogdanovich (75 ans) est un pur régal. Dans une ambiance proche de l’univers de Woody Allen, on plonge dans l’hystérie de Broadway en suivant une dizaine de personnages plus ou moins liés par leur participation à une pièce de théâtre. De quiproquo en quiproquo, le scénario est très drôle avec parfois une lichette de surréalisme (par exemple, un chauffeur de taxi plante ses clients trop bavards à son goût au milieu de la circulation… et va prendre un autre taxi ! ). Une mention spéciale pour la « friend » Jennifer Aniston irrésistible en psy acariâtre. AntonioniEnsuite l’expo… « Antonioni, aux origines du pop » est une expo à la fois pédagogique et audacieuse dans la grande tradition des hommages rendus par la Cinémathèque aux grands réalisateurs (je me souviens avec émotion de ceux rendus les années précédentes à Almodovar, Tati, Demy, Kubrik, Burton…). Ici la présentation de l’œuvre est une sorte de parcours initiatique : du néo-réalisme des débuts aux déserts californien et africain de « Zabriskie point » ou de « Profession reporter » en passant par la trilogie de la modernité de la période Monica Vitti, quelle avventura ! ragondinEnfin le ragondin…

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A propos Patrick Mottard

Conseiller général du 5e canton de Nice dans les Alpes-Maritimes depuis 1998. Enseignant à l'Université de Nice (droit public) Président de l'association Gauche Autrement Parti Radical de Gauche
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14 commentaires pour Les toiles de Bercy, Michelangelo et le ragondin (laveur ?)

  1. Claudio dit :

    Quel filou ce Patrick ! Il nous accroche avec un ragondin, nous oblige à le suivre dans ses passions d’intello, et nous laisse sur notre faim avec une chute tranchante « Enfin le ragondin… ».
    C’est tout ? Aucune anecdote, aucune biographie de l’animal, rien. Juste un ragondin 😦

  2. Sylvette Maurin dit :

    Sans vouloir offenser la cinéphilie, le septième art et la culture, je trouve le Ragondin absolument craquant et ravissant !

  3. Vero dit :

    Trop de chance pour Antonioni! Je suis jalouse.

  4. Emmanuel dit :

    Michelangelo forever ! C’est un fait rare une expo sur lui. Attention il y a un jeu de mot, avis aux amateurs !

    • Delphine dit :

      Facile ! Mais, je laisse les lecteurs s’amuser. Cette phrase cache le nom d’un ville italienne, lieu de nombreux romans d’un écrivain italien que j’aime bien.

  5. Patrick Mottard dit :

    A part faut rêver je vois pas…

  6. J’ai pas trouvé non plus

  7. Patrick Mottard dit :

    Ferrare mais je ne vois pas le jeu de mot…

  8. Et pourtant je m’y connais en mauvais jeux de mots

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