Cannes 2015 : c’est ( bien) parti !

Patrick Mottard

Une bonne première journée de cinéma avec « le » blockbuster cannois de l’année et les deux premiers films en compétition : un conte de fée moyenâgeux italien et une chronique familiale douce-amère ( plus douce qu’amère…) japonaise en présence du réalisateur et des actrices.

Mad Max : fury road, George Miller, Australie

Deux heures de poursuites motorisées dans le désert australien curieusement aseptisé par George Miller, c’est long, très long ! Cette « poursuite infernale » à la sauce « Game of thrones » est assez vaine. La minceur du scénario laisse du temps pour admirer les invraisemblables véhicules qui ont été construits par les talentueux techniciens du film. Quant au pâle Tom Hardy, il est loin d’avoir le charisme de Mel Gibson. Il est même plus expressif dans la première partie du film quand il est affublé d’un masque à la Hannibal Lecter que par la suite… C’est dire !


Tale of tales, Matteo Garrone, Italie

Tale of tales

Matteo Garrone a tourné en anglais et en les entremêlant trois contes du Pentamerone de l’écrivain napolitain du 17e siècle Giambattista Basile. Tout en respectant à la fois le merveilleux, l’humour et la cruauté des histoires, le film est esthétiquement très réussi. À voir entre autres pour une étonnante galerie de monstres qui semblent sortir tout droit d’une toile de Jérôme Bosch (ne pas rater l’attendrissante puce géante de la taille d’un gros cochon) et pour la prestation à contre-emploi de notre Vincent Cassel national en roi libidineux et naïf.

Notre petite sœur, Kore-Eda Hirokazu, Japon

Notre petite soeurÀ l’occasion des obsèques de leur père qui les a abandonnées il y a une quinzaine d’année, trois sœurs de 19 à 29 ans font la connaissance de leur demi-sœur, jeune adolescente, et décident de l’accueillir dans la maison familiale. Jolie chronique de cette famille atypique où les enfants refusent de subir les conséquences de l’immaturité et de la lâcheté des adultes. Et comme Sachi (magnifique Ayase Haruka), la sœur aînée, va finalement sacrifier son amour pour rester près de ses sœurs, je ne pouvais qu’approuver Dominique lorsque, à la fin du film, elle a fredonné l’émouvante chanson d’Hugues Aufray, Céline.

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A propos Patrick Mottard

Conseiller général du 5e canton de Nice dans les Alpes-Maritimes depuis 1998. Enseignant à l'Université de Nice (droit public) Président de l'association Gauche Autrement Parti Radical de Gauche
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4 commentaires pour Cannes 2015 : c’est ( bien) parti !

  1. Patrick.walz dit :

    Sympa cette chronique qui fait que nous participons (un peu) au Festival de Cannes !!!

  2. Emmanuel dit :

    Mais alors, c’est tous les ans ?

  3. Emmanuel dit :

    Grande cuvée cette année avec Garrone, Moretti et Sorrentino !

  4. Vero dit :

    A l’honneur le cinéma italien et d’autres perles aussi! Entre le programme officiel qui permet de suivre en quasi direct et les critiques mottardiennes des cahiers version locale et romancée (on ignore les chansons entonnées par les spectateurs à la fin du film dans les cahiers…), effectivement, c’est comme si! On y était. Cependant l’idée même de devoir attendre pour voir le Sorrentino est à la limite du supportable…

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