C’est du brutal : les inédits

Audiard

Grand admirateur du dialoguiste Michel Audiard, j’avais présenté sur ce blog au cours de l’année 2006 quatre billets où on pouvait retrouver les meilleures répliques du père littéraire des Tontons Flingueurs. Ces billets sont d’ailleurs régulièrement consultés… y compris par moi-même ! (« C’est du brutal » 17 avril 2006, « C’est du brutal : le retour » 7 mai 2006, « C’est du brutal : one more » 10 juillet 2006 et « C’est du brutal : opus 4 » 29 octobre 2006).

Cette année, son fils Bruno M. a publié aux éditions Nouveau Monde « Le petit Audiard inédit » qui permet de découvrir 500 répliques inconnues pour la plupart coupées au moment du montage des films. Aussi, je ne résiste pas au plaisir de vous offrir un « C’est du brutal 5 ».

– Elles étaient si terribles que ça ces lettres ?
– Des lettres d’amour, monsieur l’inspecteur.
– Ça peut aller assez loin quand on a le sens des descriptions.
– Très, très loin. Ce que j’ai écrit à cet homme, une fille publique n’oserait pas l’écrire. Ou ne saurait pas. C’est l’avantage des études poussées, on a du vocabulaire.
(Danielle Darrieux dans « Le désordre et la nuit »)

– Figure-toi que j’en ai ras le bol et que je vais tout dire ! la vérité vraie !
– La vérité ? À qui ?
– À ma femme !
– Là, Emile, t’es fou. Fais jamais ça sans réfléchir. Y a des femmes qui ont horreur de ça ! Fais d’abord des sondages, demande des avis, prends conseil.
(Bourvil dans « Poisson d’avril »)

– Pour un cerveau comme vous, la fanfreluche ça doit paraître tellement dérisoire.
– Croyez pas ça, petite madame. L’homme de sciences ne néglige pas le détail piquant, la chose vue. C’est pour lui une détente.
(Louis de Funes et Dora Doll dans « Une souris chez les hommes »)

– On peut partager un soir le caviar et la vodka avec n’importe qui. Pour partager le saucisson et le beaujolais pendant deux ans, il faut être amoureuse.
(Raquel Welch dans « L’animal »)

– Il est vraiment aussi con que ça ?
– Pas con, idiot.
– C’est pas pareil ?
– Un con fait ce qu’on attend de lui, un idiot est imprévisible.
( Monica Vitti et Annie Girardot dans « Les voleuses »)

– Je sais la faiblesse de la justice devant le crime, commissaire. Je trouve néanmoins que vous compensez cette faiblesse par une fougue quelque peu excessive.
– Je suis le porte-flingue des inquiets.
( Jean-Paul Belmondo dans « Flic ou voyou »)

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A propos Patrick Mottard

Conseiller général du 5e canton de Nice dans les Alpes-Maritimes depuis 1998. Enseignant à l'Université de Nice (droit public) Président de l'association Gauche Autrement Parti Radical de Gauche
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19 commentaires pour C’est du brutal : les inédits

  1. Michèle Colorado Alziary dit :

    Petites … très petites phrases qui se voulaient assassines et qui ne sont aujourd’hui que ridicules … Ah, lorsque l’on pense détenir
    la vérité !!!
     » Les dialogues de Michel Audiard dépassent en vulgarité ce qu’on écrire de plus bas dans les genre « . François Truffaut
     » J’ai marché dans de l’Audiard. Comme c’était du pied gauche, ça m’a porté bonheur « . Jean-Louis Bory
    Beaucoup aimeraient encore l’avoir comme professeur !

    • bernard gaignier dit :

      Jean Louis Bory le représentant de toute une époque…où même une crotte de Godard était considérée comme un chef d’oeuvre alors que Audiard ne pouvait qu’être méprisé..
      Aujourd’hui Audiard est réhabilité et il n’y a plus que Manu pour défendre Godard…..

  2. Patrick Walz dit :

    Une bonne occasion de relire les « c’est du brutal 1,2,3 & 4″…
    Merci

  3. Patrick Walz dit :

    Et les commentaires qui vont avec….

  4. Emmanuel dit :

    En tout cas il reste toujours beaucoup plus drôle que son fils !

  5. Vero dit :

    En plus cela doit être lassant le caviar et la vodka pendant deux ans!

  6. Emmanuel dit :

    Non Bernard, Godard est Suisse !

  7. bernard gaignier dit :

    Désolé Manu t’as mauvaise mémoire, dans un précédent blog lors du festival de Cannes j’avais dit ma détestation de Godard et tu avais pris sa défense……

    • Emmanuel dit :

      C’est vrai Bernard, je ne nie pas et en plus j’aime bien Godard. Juste une phrase de lui :  » au cinéma on lève les yeux, à la télé on les baisse ». Pas mal non ?

  8. bernard gaignier dit :

    Et quand on passe un film de Godard à la télé…on baisse pas les yeux on change de chaine…..

  9. bernard gaignier dit :

    Pas vrai..il y a pas longtemps j’ai vu le mépris… A part le début…evidemment vu et revu le reste est d’un ennui insupportable et d’une prétention sans nom…Sartre Godard les 2 imposteurs….

  10. bernard gaignier dit :

    Pour paraphraser Desproges, il n’a pas filmé que des conneries il en dites aussi..

  11. bernard gaignier dit :

    Si mon bon Manu c’est pour cela que j’ai dit « pour paraphraser »…

    • Emmanuel dit :

      Tu vois Bernard on peut débattre sur Godard, je ne suis pas certain que l’on puisse le faire avec Max Pecas !

  12. Oui mais avec Max pecas si on ne peut débattre on peut au moins s’ébattre

  13. Michèle Colorado dit :

    Petites … très petites phrases qui se voulaient assassines et qui ne sont aujourd’hui que ridicules … Ah, lorsque l’on pense détenir la vérité !!!
     » Les dialogues de Michel Audiard dépassent en vulgarité ce qu’on peut écrire de plus bas dans les genre « . François Truffaut
     » J’ai marché dans de l’Audiard. Comme c’était du pied gauche, ça m’a porté bonheur « . Jean-Louis Bory
    Beaucoup aimeraient encore l’avoir comme professeur !

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