Leclerc, littérature et politique

 

Fernand Gasiglia, Muriel Lacour, Jean-Claude Junin, Roger Aïm, Patrick Mottard

Fernand Gasiglia, Muriel Lacour, Jean-Claude Junin, Roger Aïm, Patrick Mottard

Jean-Claude Junin est fou. Fou de littérature et de médiation culturelle. C’est ainsi qu’il a eu, avec les bénévoles dévoués et efficaces de son association Les passeurs de livres, l’idée d’organiser un festival du Livre dans… une galerie commerciale, en l’occurrence celle de son partenaire, le centre Leclerc de Grasse.

Pendant deux jours, j’ai participé à cet événement avec une cinquantaine de confrères au milieu d’une flotte impressionnante de caddies.

Bien sûr, on était loin des dédicaces survitaminées des salons de Nice et de Mouans-Sartoux mais, dans une ambiance conviviale voire quasi familiale, les organisateurs nous ont chouchoutés pour que nous passions de bons moments qui nous ont permis de retrouver les « copains de festival », de faire de belles rencontres et quelques retrouvailles improbables.

Évoquer la promenade de Kant ou les nuances de la nissartitude avec mes vieux complices Roger Aïm et Fernand Gasiglia en face d’un magasin de chaussures ou débattre avec l’enseignante-auteur Muriel Lacour de l’éducation artistique pour tous dans les collèges devant une brasserie-pizzeria pouvait s’avérer insolite. Ce le fut.

Mais quelques jours après les régionales, la politique était très présente dans les travées du salon. De ce petit sondage auprès du public et des exposants, j’ai retenu essentiellement que l’électorat de gauche, plutôt mobilisé et offensif, attendait avec impatience que la droite mette sur la touche celui qui a dessaoulé depuis si longtemps. Qu’on se le dise.

A propos Patrick Mottard

Conseiller général du 5e canton de Nice dans les Alpes-Maritimes depuis 1998. Enseignant à l'Université de Nice (droit public) Président de l'association Gauche Autrement Parti Radical de Gauche
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7 commentaires pour Leclerc, littérature et politique

  1. Cosmos dit :

    « Évoquer la promenade de Kant ou les nuances de la nissartitude avec mes vieux complices Roger Aïm et Fernand Gasiglia en face d’un magasin de chaussures ou débattre avec l’enseignante-auteur Muriel Lacour de l’éducation artistique pour tous dans les collèges  »

    J’espère que cette collègue vous a dit à quel point la prochaine réforme de Mme Vallaud-Belkacem saccageait l’enseignement en réduisant drastiquement les horaires disciplinaires.
    En tous les cas, je partage votre constat, l’horaire d’Arts plastiques est honteusement faible (1 h par semaine au collège !). Cet horaire devrait être a minima doublé pour que les élèves jouissent d’une éducation artistique digne de ce nom.
    Il est regrettable qu’aucun prétendant à un mandat électoral ne prenne davantage en compte la question de l’éducation. Quand certains prétendent le faire, c’est avec le but caché de faire des économies, et d’humilier les professeurs.
    Je lisais il y a encore quelques jours les propositions du sbire de M. Juppé, M. Apparu : c’est à pleurer. Comment un agrégé des Lettres peut-il entériner ces propositions libérales que ne renierait pas Mme Vallaud-Belkacem ?

    • Emmanuel dit :

      Toujours le même sujet Cosmos, vous faites une fixation ?

    • Cosmos dit :

      Il est regrettable que ce ne soit pas un sujet prioritaire en ces temps où l’obscurantisme se fait jour.

    • Candide dit :

      Les heures consacrées aux EPI et à l’AP doivent contribuer à traiter une partie du programme autrement… Est-ce le « autrement » qui vous affole ?
      Rédiger un compte-rendu d’expérience scientifique avec l’aide des professeurs de lettres et de sciences donne sens aux règles d’orthographe grammaticale, le partager dans un projet (journal scientifique, blogue des physiciens en herbe, leçon de sciences théâtralisée…) donne une finalité à l’expérience scientifique, et ancre compétences et connaissances dans une expérience partagée… essayez, juste pour voir ce que ça donne !

  2. loupé ! mon interlocutrice considérait que la réforme allait dans le bon sens et partait d’expérimentations de terrain ce qui pour une fois n’en faisait pas une réforme imposée d’en haut .Elle avait seulement des réserves sur le rythme de la réforme…

    • Cosmos dit :

      Si ce n’était pas si désespérant, on rirait en lisant les arguments que cette collègue vous a serinés. Il est terrible de voir que des collègues se laissent emberlificoter par la communication captieuse du Ministère.
      Les expérimentations de terrain ? Quelles sont-elles, mises à part celles du collège Clisthène à Bordeaux ? Mises à part celles de la Finlande et du Québec, qui reviennent in fine sur les choix désastreux qu’ils ont opérés.
      Pas imposée d’en haut ? Alors que tous les syndicats auxquels 80 % des collègues ont accordé leur confiance sont contre ? Alors que la ministre refuse de recevoir les syndicats pour dialoguer ?
      Un site neutre qui fait le point sur cette réforme : http://www.reformeducollege.fr/

  3. Emmanuel dit :

    Leclerc de hauteclocque ?

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