Les « Affranchis » entre deux saisons

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Hier soir, c’était la fête pour la joyeuse troupe du Petit théâtre des Affranchis réunie pour son désormais traditionnel repas de fin d’année : l’occasion de se féliciter des succès d’une saison stratosphérique tout en esquissant les contours de la suivante.

Pas besoin de longs discours (en fait de discours il n’y eut pas…) pour constater que le cru 2015-2016 a été exceptionnel avec quatre créations représentant trente et un spectacles devant des salles pleines (merci à Fabienne Colson, directrice du théâtre de l’Eau Vive, qui héberge les Affranchis). Ce succès public est un petit exploit dans un contexte déprimé pour les théâtres équivalents dont la fréquentation a subi une forte baisse depuis le Bataclan.

Pour ma part, je suis bien sûr très fier et très reconnaissant à la troupe pour le succès quantitatif et qualitatif (chaque jour j’ai des retours positifs y compris de parfaits inconnus) du Christ rédempteur de Rauba Capeù mais aussi en début de saison de la… 4e reprise de Fragments de Nice qui a su, avec une troisième version et la musique de William Moraglia, trouver son public.

2015-2016, ce fut aussi l’incroyable succès notamment auprès du public lycéen mobilisé par quelques profs amies) de deux classiques : La mère confidente de Marivaux où les rôles de la fille et de la mère étaient tenus par… une fille et sa mère, Zoé et Frédérique Concas (par ailleurs responsable d’une subtile mise en scène). Une pièce qui vit également les débuts prometteurs du talentueux Elijah, petit-fils d’Henriette et Henri Cottalorda. Pour ma part, je n’oublierai jamais la drôlerie du personnage joué par Jean-Christophe Picard, mon prédécesseur à la présidence du PRG. Un numéro qui rétrospectivement me fait penser à celui de Lucchini dans Ma loute, le film de Bruno Dumont présenté au dernier festival de Cannes. Le malade imaginaire fut l’occasion pour un Bernard Gaignier, très « galabresque » et très cajolé par Virginia, d’être tout simplement époustouflant.

Notons également que les quatre spectacles ont bénéficié de la régie sur mesure de l’inventif Richard Martinez et de décors élégants et justes imaginés par Patrick Carnicelli et conçus par Jean-Pierre Grégoire.

Mais les Affranchis ne pratiquent que très modérément l’autocongratulation et c’est déjà à la prochaine saison que chacun pensait. Une nouvelle aventure sur laquelle un modeste chroniqueur ne peut que laisser fuiter quelques informations. Ainsi, après Marivaux, il semble que Rostand sera à l’honneur. Qui plus est avec la mise en scène d’un conseiller municipal qui est dans le groupe de Dominique mais qui n’est pas Dominique (désolé je ne peux pas en dire plus !). Côté Molière, les Femmes savantes seraient en pôle position avec la mise en scène d’un remarquable chauffeur de salle qui a beaucoup trahi dans Le Christ (là aussi désolé je ne peux pas en dire plus…). En ce qui me concerne, si j’arrive à secouer ma torpeur estivale, une surprise n’est pas à exclure. Et il est possible que la Rédemption de Rauba capeù s’exporte dans d’autres salles.

Comme vous pouvez en juger cela est très excitant pour une troupe des Affranchis au grand complet (avec une Eva et une Séverine complètement requinquées) et en grande forme pour attaquer la nouvelle saison.

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A propos Patrick Mottard

Conseiller général du 5e canton de Nice dans les Alpes-Maritimes depuis 1998. Enseignant à l'Université de Nice (droit public) Président de l'association Gauche Autrement Parti Radical de Gauche
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4 commentaires pour Les « Affranchis » entre deux saisons

  1. Vous êtes tous beaux mes amis théâtreux. Je vous adore. Hâte de vous revoir.

  2. Emmanuel dit :

    Chouette ce resto, c’est où ?

  3. bernard gaignier dit :

    Manu on ne te le dira pas C’est réservé aux gens qui sortent le soir…….
    Bon la soirée fut belle, après une saison riche en créations et succés. J’ai compté que sur l’ensemble de nos représentations nous avons eu environ 1600 spectateurs…. (ce qui ne signifie pas 1600 personnes différentes, car nous avons la chance d’avoir des fidèles qui viennent voir toutes nos pièces…).
    Mais le principal succés c’est l’ amitié qui règne entre nous…. Nous sommes des gens sérieux…qui ne se prennent pas au sérieux. Dés lors tout est possible.
    Grande émotion: Par hasard est passée devant le restau une comédienne professionnelle qui a abandonné ce métier pour faire prof. J’avais eu le plaisir d’accompagner ses premiers pas au théâtre dans l’Ecole des Femmes..il y a une vingtaine d’années,.elle dans le rôle d’Agnes (elle avait alors 16 ans)….moi dans le role d ‘Arnolphe, dans une mise en scène d’Henri Legendre., avaec un magnifique décor…… Les retrouvailles furent chaleureuses…..

    • Richard dit :

      D’accord avec toi Bernard, l’aventure collective des affranchis ça s’appelle juste amitié. .
      pour Manu.C’est un très bon resto. Très bien choisi pour l’occasion. Quoi de mieux que de partager un bon couscous. Figure toi qu’il est en face de la fédération PS rue Bisacara, et que la plupart d’entre nous, les ex membres n’y étaient jamais allés.

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