Morts sur le front

Au moment où est publiée la liste de victimes de Nice, il serait injuste de ne pas associer à nos hommages les trois militaires français tués en Libye avant hier alors qu’ils assuraient une mission de conseil auprès des forces locales qui luttent contre les combattants de l’Etat islamique présents dans ce pays.

Chacun sait que la guerre qui nous est imposée par l’islamisme radical ne peut être gagnée que sur le terrain. Tant que Daesh et ses complices auront des territoires, ils auront les moyens d’enrôler des populations et d’immenses ressources financières pour financer le terrorisme. Il faut donc gagner militairement cette guerre si possible en s’appuyant sur des forces locales. Soyons clair, la sécurité de l’arrière est à ce prix. Les gesticulations politiciennes qui nous laissent supposer qu’on pourrait se protéger par des mesures préventives sont démagogiques. Elles peuvent limiter les dégâts, empêcher un certain nombre d’attentats, mais elles ne peuvent rien contre l’imagination suicidaires des terroristes.

Raison de plus pour saluer ces trois soldats – dont le ministère n’a pas encore révélé l’identité – et l’ensemble des hommes et des femmes qui, en Afrique, en Irak ou en Syrie, se battent pour nous sur le front.

A propos Patrick Mottard

Conseiller général du 5e canton de Nice dans les Alpes-Maritimes depuis 1998. Enseignant à l'Université de Nice (droit public) Président de l'association Gauche Autrement Parti Radical de Gauche
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4 commentaires pour Morts sur le front

  1. Duchemin dit :

    « …ne peut être gagnée que sur le terrain »
    Pas bien sûr…
    C’est faire peu de cas des options politiques passées qui ont débouché sur une telle dégradation de la situation (inter)nationale et encore moins de cas des décisions à prendre dès aujourd’hui.
    Mais tout à fait d’accord avec l’hommage rendu.

  2. Cosmos dit :

    « Chacun sait que la guerre qui nous est imposée par l’islamisme radical ne peut être gagnée que sur le terrain. »

    La guerre ne nous est pas imposée : nos gouvernants ont décidé d’intervenir dans ces pays. Nous en payons durement le prix depuis 2012. Le débat est là, mais personne n’ose le poser. Plusieurs intellectuels en ont parlé sur les ondes mais on les entend moins que d’autres spécialistes autoproclamés. Il faut assumer le fait que nos gouvernants successifs ont décidé d’entrer dans cette guerre au Moyen-Orient. Les élus ne le disent pas clairement, et M. Valls au premier chef qui parle de « guerre » que l’on gagnerait prétendument « parce que nous sommes la France »… Que de mots creux… Les personnes qui ont trépassé ne sont pas creuses, elles…

    Qui plus est, si in fine victoire militaire il y a, l’idéologie nauséabonde de ces illuminés ne s’éteindra pas pour autant, tant ils semblent persuasifs via les réseaux…

    Pensée aux soldats tombés et à leurs familles.

    • Laurent Weppe dit :

      Daesh -ou quelque chose d’approchant- aurait existé quoi que les puissances occidentales fassent, car ce qui a permis l’émergence de l’organisation fut:
      1. La gestion inepte de la sécheresse de 2006-2011 par la dynastie Assad, qui laissa 85% du bétail Syrien mourir, poussa un million de paysans ruinés vers des villes qui n’avaient pas l’infrastructure pour les accueillir, et qui continua à détourner la richesse du pays alors que sa population crevait de soif, provoquant ainsi la guerre civile quand la population en eu marre et se souleva.
      2. La libération des intégristes emprisonnés par le régime puis l’assistance matérielle que le régime de Damas leur offrit dans le but de contraindre les rebelles laïques à se battre sur deux front.

      Certaines décisions des puissances occidentales -notamment l’invasion de l’Irak et le soutient apporté au régime revanchard d’Al Maliki qui jeta dans les bras de Daesh des milliers d’ex policiers, militaires, bureaucrates du régime baasiste qui fournirent à l’organisation l’échine intellectuelle qui lui manquait pour à peu près gouverner un territoire- mais les racines du mal sont consubstantielles de la nature parasitaire du régime de Damas.

  3. Sophie Mancel dit :

    Ne jamais oublier nos soldats loin de chez eux pour la sécurité de tous en mettant leur vie en danger.

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