Les pages que j’aurais aimé écrire…(14)

Dans le cadre des Journées Poët-Poët organisées par la compagnie Une petite voix m’a dit j’ai rencontré le truculent poète belge Jean-Pierre Verheggen qui a eu la gentillesse de me dédicacer son ouvrage , on est pas sérieux quand on a 117 ans , en voici mon passage préféré…

 

Ouiquenne

 

Ouiquenne! Ouiquenne, comme l’écrivait Queneau

le ouiquenne, aussi loin qu’il m’en souvienne,

c’était quand il faisait beau

et qu’on allait jouer le long des berges

de la puante Orneau, et les nonquennes,

c’était quand il pleuvait à seaux,

des pluies diluviennes qui nous faisaient dire amen

à nos baleines et autres projos de bateau !

Les niquennes ( c’était la grosse moyenne)

c’était quand il faisait mi-frisquet mi-pâlot

et qu’on restait au pajot

à lire des Mickey et des Zorro

enfermés dans les chambres du haut

que nous devions quitter au triple galop,

les jours de grands niquennes,

quand les parents passaient au lit l’aprèm’

à niquer jusqu’à ce que survienne quelque tempête

dans leurs rapports conjugaux,

 

ô ouragan sur le Ouicaine !

Papa était en haut, Capitaine sans paquebot,

Maman était en bas ne pipant plus un mot!

 

Le dimanche était chocolat !

 

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A propos Patrick Mottard

Conseiller général du 5e canton de Nice dans les Alpes-Maritimes depuis 1998. Enseignant à l'Université de Nice (droit public) Président de l'association Gauche Autrement Parti Radical de Gauche
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Un commentaire pour Les pages que j’aurais aimé écrire…(14)

  1. Delphine dit :

    La lecture de ce poème me rappelle un autre poème, un art poétique à la Queneau (on est loin de Boileau), sans doute à cause des Journées Pouët-Pouët qui riment avec « empapouète » : « Bon dieu de bon dieu ».
    Bon dieu de bon dieu que j’ai envie d’écrire un petit poème
    Tiens en voilà justement un qui passe
    Petit petit petit
    viens ici que je t’enfile
    sur le fil du collier de mes autres poèmes
    viens ici que je t’entube
    dans le comprimé de mes œuvres complètes
    viens ici que je t’enpapouète
    et que je t’enrime
    et que je t’enrythme
    et que je t’enlyre
    et que je t’enpégase
    et que je t’enverse
    et que je t’enprose

    la vache
    il a foutu le camp.

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