Hamon Gros-Jean comme devant

En remportant la primaire de la gauche avec un programme plus adéquat pour devenir chef du MJS (D’où la campagne jeuniste!) que Président de la République Benoît Hamon pouvait peut-être s’en sortir en tendant la main à la gauche de gouvernement.

La tâche n’était pas facile pour ce tenant de la gauche protestataire, qui, peu loyal, n’avait pas cessé de critiquer le gouvernement Valls. Mais c’était probablement jouable. Au lieu de cela, il a préféré essayer d’unir la gauche protestataire avec un accord actant la quasi totalité du programme d’EELV. Cette tentative se soldera par un échec, Jean-Luc Mélanchon refusant de se rallier à son panache rose même foncé.

C’est ainsi que Hamon se retrouve Gros-Jean comme devant car les tenants de la gauche de gouvernement méprisés vont rejoindre massivement Macron ; quant à l’électorat de gauche protestataire, il préfère l’original à la copie : Mélanchon à Hamon. Je ne voterai pas Mélanchon, mais il faut lui reconnaitre un certain talent et des positions assez courageuses contre le communautarisme (ce qui n’est pas le cas dans l’équipe Hamon).

Tout est encore possible dans cette campagne un peu folle, mais à quatre semaines du scrutin la dynamique est du côté de Mélanchon et bien sûr de Macron. Pas de Hamon.

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A propos Patrick Mottard

Conseiller général du 5e canton de Nice dans les Alpes-Maritimes depuis 1998. Enseignant à l'Université de Nice (droit public) Président de l'association Gauche Autrement Parti Radical de Gauche
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11 commentaires pour Hamon Gros-Jean comme devant

  1. Chris06 dit :

    Effectivement l’image du casse-noix employée par MélEnchon était très juste : à gauche du casse-noix, Mélenchon pétri de culture et s’exprimant fort bien, parcours sans faute jusqu’ici, appuie très fort , à droite Macron appuie fort aussi même si par moments il faiblit un peu -il a quelques lacunes dans sa culture, puisqu’il croit par exemple que la Guyane est une île! , et au centre la pauvre noix Hamon se fait lentement mais sûrement broyer, on va la retrouver retrouver en miettes le 23 Avril, avec environ 10 % de voix…
    En y regardant de plus près, la symétrie n’est toutefois qu’illusion : où vont les éléphants roses? Chez Macron, à la soupe, pas chez Mélenchon, qui n’offre pas de « jobs »! Encore 5 ans, Monsieur Macron! EM va devoir, malgré les scrupules qu’il avait énoncés, ouvrir sa « maison d’hôtes » et rebaptiser son courant : « En marche, et vive le recyclage! »

  2. Bernard Gaignier dit :

    Moi ce qui m’amuse c’est de voir Hamon se plaindre de recevoir des coups de couteau dans le dos lui qui en distribue tellement qu’il doit avoir mal au poignet. En fait cet individu a surtout pour ambition de prendre la tète de ce qui restera du PS….
    Chris je comprends votre déception…..mais le choix qu’offre enfin Macron c’est celui d’une social démocratie choix que le PS s’est toujours refusé de faire. d’ou la contradiction qui date de Mitterrand: on gagne les élections avec un discours de gauche en faisant une politique social démocrate (je sais cosmos va me reprendre avec le terme social libéral) sous les accusations de trahison de la gauche de la gauche, qui elle ne sert à rien (cf podemos en Espagne tsirisas en Grèce etc)….

  3. Emmanuel dit :

    Tout tant qu’Hamon n’est pas au pouvoir !

  4. ricciarelli dit :

    La situation actuelle me convient bien, même si j’attends d’être plus convaincu par MACRON au prochain débat. Attention l’impression visuelle, de la stature présidentielle est importante et pour moi lors du débat il ne l’avais pas contrairement à ……..Fillon.
    Politique fiction ; si VALLS était sorti vainqueur de la primaire. Qu’aurait-il ; dans la ligné de sa position lors de la campagne de la primaire. Rassembler le PS et la Gauche à contre-emploi pour lui mais comme la place était prise …….alors peut-être aurait-il essayé de convaincre MACRON de se désister en sa faveur .Mais bien sûr, trop tard l’ami, comme dit Mélanchon……, Il aurait du bien avant mettre son analyse de la disparation du PS en l’état en application au bon moment.

  5. Cosmos dit :

    Je suis d’accord avec vous, M. Mottard.
    M. Hamon a joué les frondeurs mollassons sur la loi El Khomri. En outre, je constate qu’il a conservé l’investiture de cette dame aux prochaines législatives. En sus M. Hamon n’avait rien dit sur la catastrophique réforme du collège quand Mme Vallaud-Belkacem l’avait décrétée sans débat parlementaire. Mieux encore il la revendique alors que M. Macron (avec tous les torts que je lui trouve) concède néanmoins que la suppression des bilangues et des heures de latin a été une mauvaise chose. Alors frondeur… frondeur… Bof bof…
    En outre, je m’étonne de voir M. Hamon se réclamer prétendument autant à gauche alors qu’il se réclame de M. Rocard et qu’il a favorisé (prétendent les médias) l’ascension de M. Valls au poste de Premier Ministre. Que d’incohérences chez ce M. Hamon !
    Les électeurs libéraux voteront pour M. Macron, les électeurs de la gauche doivent voter M. Mélenchon. La candidature de M. Hamon est inutile comme l’avait dit M. Roger-Petit dans un article du journal Challenges.

  6. JR Vinciguerra dit :

    Certes, mais Macron est un partisan du plus violent libéralisme économique (et social) : inversion de la hiérarchie des normes en matière du droit du travail., autonomie des établissements d’enseignement, jusqu’au recrutement des enseignants ; aucune préoccupation pour l’environnement et idolâtrie de la croissance (croa- ssance)… Quant à Mélenchon, son aisance de tribun un brin manipulateur lui permet après quelques développements très bien faits sur l’abandon des 35 heures ou les « arrangements » fiscaux de Mc Do, de faire passer dans la foulée toutes sortes de trucs et de machins sans les démontrer, comme son assemblée constituante dont il ne livre pas le mode de convocation ni la composition prévisible…
    Un prestidigitateur verbal.
    Ces deux manipulateurs ne sont pas des parangons de démocratie ni de préoccupation sociale.
    Je voterai Hamon des quatre mains. Le socialisme utopique a toujours été le levain du progrès social.
    Les congés payés, en 1936, étaient une utopie, l’abolition de la peine de mort en 1981 était une utopie…

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