Sur le pont de Tromsø

Tromso bridge

Au-delà du Cercle polaire, la côte Nord de la Norvège est d’une beauté à couper le souffle. De Narvik à Alta, dans une région plus septentrionale que l’Islande ou l’Alaska, nous avons traversé des paysages parmi les plus spectaculaires de ceux que nous connaissons dans le monde.

Les fjords aux eaux de couleur changeante surmontés de montagnes abruptes ruisselantes de cascades et parsemées de névés d’une blancheur immaculée offrent un tableau unique sans cesse renouvelé et humanisé par la présence régulière de petites maisons rouges ou de cabanes de pêcheurs. Le ciel joue également une partition importante en imprimant une atmosphère toujours différente d’un moment à l’autre, d’un endroit à l’autre, tout en offrant une panoplie d’arcs-en-ciel.

Gump a bien entendu profité de cet itinéraire de rêve en direction du Cap Nord pour effectuer quelques raids urbains dont il a le secret.

Ainsi, à Narvik (ville pleine d’émotions, voir le blog de Dominique), il a pu juger de la quiétude de la petite ville un dimanche matin quand, en une heure de course en centre ville, il n’a rencontré que deux jeunes routards encore endormis et une touriste chinoise qui a eu le bon goût de l’encourager quand elle l’a croisé.

Plus intéressant, à Tromsø, la vraie capitale du Nord, Gump a vécu une petite expérience initiatique. Au cours de son périple très matinal (5 h 30 mais à Tromsø il fait jour à trois heures), il a été conduit à traverser par deux fois le pont de Tromsø, de 1016 mètres, nécessaire pour accéder à la ville qui est bâtie sur une île. Or, à chaque passage, il a pu remarquer qu’en regardant du côté ouest du pont, les montagnes qui entourent Tromsø étaient masquées par la brume et que les eaux sombres du port achevaient de donner à l’ensemble un air sinistre. Par contre, à l’est, le soleil naissant mais vigoureux, dispersait les dernières nuées laissées à la surface par l’orage de la nuit en amorçant le scintillement joyeux des flots. Résultat : quand Gump regardait à l’ouest son moral en prenait un coup, à la merci d’une crise de mélancolie fulgurante ; quand il regardait à l’est, il se laissait envahir par l’euphorie du moment parfait. Au bout de quelques rotations, il avait compris l’influence du climat sur nos humeurs.

Mais peut-être cela est-il dû au fait que Gump est un Français fragile. Les solides Norvégiens seraient, eux, peu sensibles à ces variations météorologiques. Un Norvégien garde le moral qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il tempête (Le Petit Futé dixit). Gump a donc encore deux jours avant le Cap Nord pour s’acclimater.

   

Publicités

A propos Patrick Mottard

Conseiller général du 5e canton de Nice dans les Alpes-Maritimes depuis 1998. Enseignant à l'Université de Nice (droit public) Président de l'association Gauche Autrement Parti Radical de Gauche
Cet article, publié dans voyages, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

3 commentaires pour Sur le pont de Tromsø

  1. ricciarelli dit :

    Gump est peut-être un français fragile mais quand même de Nice-NOOOOORD.Ca doit aider !!!!

  2. Emmanuel dit :

    Gump a du lire  » A l’ouest, rien de nouveau  » !

  3. Bernard Gaignier dit :

    Ne pas confondre gump sur le pont de tromsoe avec Trump sur le pont de Gomsoe.
    Gomsoe n’existe pas Trump oui

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s