Le père d’Italia et quatre autres films

C’est au Rialto que nous avons vu Le père d’Italia qui est ainsi devenu – d’Argeles sur Mer (cf photo) à Nice – notre cinquième film de l’été. Le meilleur.

 LE PÈRE D’ITALIA  (Fabio Mollo – Italie)

Paolo, jeune homme un peu paumé, orphelin et homosexuel récemment abandonné par un compagnon avec lequel il n’a pas voulu s’engager, rencontre dans une boîte de nuit Mia, chanteuse (elle a le look de Madonna en début de carrière), junkie, sans domicile fixe et… enceinte de 6 mois. Après un malaise de la jeune femme, Paolo quitte son travail et prend la route avec elle de Turin jusqu’en Sicile à la recherche de l’improbable père de l’enfant.

Fabio Mollo invente avec ce film le road movie intimiste où les visages ont plus d’importance que les paysages, simples toiles de fond. Les interprètes, Isabella Ragonese  et Luca Marinelli, sont bouleversants et nous font croire à cette belle et dramatique  histoire,  bien aidés en cela par une mise en scène sobre qui jamais ne tombe dans le pathos et les bons sentiments. Un réalisateur et des acteurs à suivre.

L’HOMME QUI TUA DON QUICHOTTE  (Terry Gilliam – Europe)

Séance de rattrapage pour ce film qui a fait la clôture du Festival de Cannes. Nous avions effectivement manqué cette soirée. Un film commencé en… 2000 et qui avait fini par être maudit. Heureusement à force de ténacité, Terry Gilliam a réussi à concrétiser son projet : une adaptation de l’histoire de Don Quichotte.

En réalité, le résultat donne plutôt une histoire dans l’histoire puisque le héros, Toby Grisoni (Adam Driver, l’acteur qui monte) est un réalisateur qui se rend en Espagne sur les lieux où dix ans auparavant il a tourné une version de Don Quichotte. En retrouvant les protagonistes de l’époque, il replonge dans l’univers de Cervantes en le mêlant avec ses propres obsessions. Comme souvent avec Gilliam, c’est esthétiquement époustouflant et le scénario ménage suffisamment de pistes vraies ou fausses pour séduire des publics très différents. Une belle réussite pour une entreprise assez peu évidente au départ. Bravo Terry !

Et trois comédies françaises sympathiques mais inégales.

TOUT LE MONDE DEBOUT ( Franck Dubosc)

Encore un rattrapage d’été pour un film que quelques amis nous avaient chaudement recommandé au printemps. Effectivement une bonne surprise avec cette histoire drôle et finalement émouvante qui aurait pu être scabreuse. Dubosc évoque la question du handicap avec beaucoup de pudeur tout en restant dans le registre qui est le sien: la comédie. Bravo Patrick Chirac !

LES MUNICIPAUX, CES HÉROS ( Les chevaliers du fiel)

Plus une série de séquences qu’un véritable scénario. Les meilleures hésitent entre les Inconnus et Noëlle Perna, les autres sont  lourdingues. Mais la petite ville de Port- Vendres que nous aimons beaucoup au naturel est très photogénique (plus que ses employés municipaux).

LES VIEUX FOURNEAUX (Christophe Duthuron )

On pouvait attendre une sorte de remake du Grangier Les vieux de la vieille mais à l’arrivée on se retrouve avec un film étrange finalement plus mélancolique que drôle où les vieux n’ont jamais été si mal traités depuis Tatie Danielle (mais ils le méritent bien !). J’ai trouvé l’interprétation de Pierre Richard pénible et celle d’Eddy Mitchell comme d’habitude épatante.

 

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A propos Patrick Mottard

Enseignant à l'Université de Nice (droit public) Président de l'association Gauche Autrement Président du Parti Radical de Gauche 06 Délégué régional du Mouvement Radical/Social-Libéral
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