Conseil municipal de Nice : le PLU, le mur et le revenant

Dominique Boy-Mottard - 1

BILLET PARU SUR LE BLOG DE DOMINIQUE BOY-MOTTARD

Tout en commençant à accumuler une certaine expérience sur les bancs du Conseil municipal, je constate que mon incrédulité reste entière face au comportement pittoresque de certains collègues.

Ainsi, Olivier Bettati, le roi des départs tonitruants et des retours discrets qui, une fois encore n’a pas failli à sa réputation sans jamais vraiment intervenir sur le fond. Ainsi, l’incroyable Joseph Calza, revenant à ce Conseil siéger benoîtement dans une assemblée qu’il n’avait plus fréquentée depuis… 2015. À un moment où la démocratie représentative est sévèrement critiquée (par des gilets jaunes soutenus – paradoxe suprême – par les susnommés), ce type de comportement est particulièrement malvenu. De même que celui des duettistes d’extrême droite, Aral (plus gilet jaune que lui tu meurs) et Domergue, tout ce beau monde s’empaillant à qui mieux mieux par Twitter interposé, Bettati ayant viré Aral de son groupe pour le soutien que ce dernier apportait à Dieudonné. Ça devient compliqué, comme s’amuse à commenter le maire…

Heureusement, et il faut le dire, la très grande majorité des conseillers municipaux – majorité et opposition confondue – sont assidus et font très bien leur travail dans le respect de leurs convictions et des engagements pris devant leurs électeurs.

Le dossier structurant du Conseil était l’avis que devait donner la Ville sur le PLU métropolitain. Pour les mêmes raisons que celles évoquées devant l’assemblée de la Métropole, nous avons voté contre un document qui continue à développer les grandes zones commerciales comme à Lingostière (ce qui est dommageable tant pour le petit commerce que pour l’agriculture), qui n’a pas un plan de déplacements permettant de désengorger la vallée du Paillon (même si le maire s’est engagé à faire étudier la question), dont les prévisions en matière de logements sociaux restent insuffisantes, et qui continue à privilégier l’hyper centre par rapport aux territoires périphériques.

Moment d’émotion au cours de ce conseil quand nous avons acté la construction d’un mur des déportés sur la colline du Château où seront répertoriés les noms des déportés niçois victimes de la barbarie nazie. Moment d’émotion car il m’a permis de me souvenir à voix haute des voyages de la Mémoire effectués à Auschwitz et de la cérémonie de la Villa Jacob où j’avais pu rendre hommage publiquement à mon arrière-grand-mère.

La délibération sur Mars aux musées m’a par ailleurs permis de souhaiter une montée en puissance de cette manifestation souvent méconnue et qui a le mérite d’être la seule véritablement pluridisciplinaire de notre ville tout en mettant en valeur notre patrimoine muséal. L’occasion de rappeler qu’il ne me semblait pas normal que la cinquième ville de France n’ait pas un véritable adjoint généraliste à la culture (ce qui n’enlève rien à l’investissement des nombreux adjoints qui se répartissent les compétences qui y sont liées).

Pour le reste, je suis restée sur ma faim en ce qui concerne les précisions que je demandais, en ayant déposé une question orale, quant aux pénalités et au paiement des loyers par l’opérateur qui a pris du retard pour l’aménagement de la halle de la Gare du Sud. Mais que l’on compte sur moi pour ne pas lâcher l’affaire. Nous n’avons pas voté le vœu présenté par Patrick Allemand pour obtenir le classement de la Villa Paradiso, le maire – qui était d’ailleurs prêt à le voter – nous ayant proposé la création d’une commission pour faire le point sur la question (car des offres ont déjà été déposées suite à la mise en vente), la Villa étant d’ailleurs actuellement aussi bien protégée voire davantage, notamment par le PLU comme j’avais déjà eu l’occasion de le faire valoir dans un courrier que j’avais adressé au maire à ce propos. De la même manière, nous avons refusé de voter un autre vœu qui souhaitait étendre la gratuité du stationnement sur voirie de 30 minutes à une heure : privilégier encore la voiture en centre-ville (la gratuité pendant une heure existe déjà dans les parkings souterrains qui ont été repris en régie par la Ville) ne nous semblant pas envoyer un bon signal pour inciter nos concitoyens à abandonner l’utilisation de moyens de transports individuels dans un secteur où les transports en commun ne manquent pas.

Quelques autres interventions aussi à propos des aires de livraison (j’aurais l’occasion d’y revenir) et des embouteillages, de la Coupe du Monde Féminine de Foot à l’Allianz, des vélos transporteurs… que vous pouvez retrouver sur ce blog à la page qui leur est spécialement consacrée.

 

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A propos Patrick Mottard

Enseignant à l'Université de Nice (droit public) Président de l'association Gauche Autrement Président du Parti Radical de Gauche 06 Délégué régional du Mouvement Radical/Social-Libéral
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