Mes 50 villes préférées : de 20 à 18

20 – WASHINGTON  (USA)

Washington, dans un premier temps, c’est bien sûr la Maison Blanche. Je ne sais pas si on peut le dire pour un lieu mais ce bâtiment à l’architecture plutôt banale a un charisme fou qui authentifie son statut de « Centre du Monde ». À notre dernière visite, Obama étant encore locataire, il était émouvant de voir pendant les tièdes soirées d’août les familles noires prendre la pose devant l’entrée. Washington, c’est aussi l’impressionnant National mail entre le Capitole et le mémorial Lincoln d’où Martin Luther King a lancé à la foule son « I have a dream ». Mais la capitale américaine (6 millions d’habitants) n’est pas qu’une ville-monument, c’est aussi une vraie cité avec des promenades romantiques le long du Potomac et des quartiers sympas comme Georgetown (voir sur le blog de Dominique  Soir d’été à Washington en date du 9 août 2011). Quant à Gump (le faux), il n’était pas peu fier de courir sur le Mail, théâtre d’une scène mythique du film (avec le vrai) .

19 – SARAJEVO (Bosnie-Herzegovine)

Nous avons connu Sarajevo, Yougoslave et heureuse, nous l’avons retrouvée, Bosniaque et martyrisée par la guerre civile. Au moment des JO de 1984, lors d’une de nos premières visites, c’était une belle ville balkanique au parfum oriental. Il y a dans les montagnes qui dominent la ville un monument abandonné à la gloire de Tito qui distille la nostalgie de cette époque (voir cette visite et sa symbolique dans mon dernier livre « Escales »). Aujourd’hui, Sarajevo (400 000 h) est toujours belle mais il plane  sur la ville, de Sniper Alley (où lors de notre dernier passage la moitié des immeubles étaient encore détruits) au Marché (lieu d’un grand massacre), les fantômes des 11 000 morts, pour la plupart musulmans bosniaques, provoqués lors du siège de la ville par les Serbes entre 1992 et 1995. Comme le héros du film, Le voyage d’Ulysse, nous retournerons à Sarajevo pour être témoin de sa renaissance.

18 – BERLIN (Allemagne)

Notre premier voyage fut pour Berlin-Est, le temps de se confronter à la réalité du Mur (voir sur ce blog la Travel Anecdote Au pied du Mur en date du 7 novembre 2019) et d’apercevoir de nuit, du haut de la tour de la télévision, Berlin-Ouest la séductrice, fardée d’illuminations. Puis, après un séjour chez une famille est-allemande qui nous a fait partager l’ostalgie bien avant Good bye Lenin, ce furent les séjours dans Berlin réunifié (3 800 000 h). L’occasion, d’Alexanderplatz à Inter Den Linden en passant par la colonne de la Victoire, de suivre le parcours de l’Ange Damiel des Ailes du désir. Ou bien encore de rendre hommage au Ich bin ein Berliner de Kennedy en allant sous le célèbre balcon de l’hôtel de Ville de Schöneberg. Mais la palme de l’émotion revient à Gump le jour où il a passé en courant la Porte de Brandebourg longtemps frontière infranchissable. Il se souvient même d’ avoir vu sur le sol une capsule de soda américain : ce fut pour lui, pour le meilleur comme pour le pire, le symbole de cette économie de marché qui s’est immédiatement imposée dans le monde de l’après-Mur. (voir aussi Soir d’été… à Berlin en date du 9 août 2010).

 

A propos Patrick Mottard

Enseignant à l'Université de Nice (droit public) Président de l'association Gauche Autrement Président du Parti Radical de Gauche 06 Délégué régional du Mouvement Radical/Social-Libéral
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4 commentaires pour Mes 50 villes préférées : de 20 à 18

  1. Anik Angelozzi Kaigl dit :

    Georges Town je pourrai y vivre !!! J’ai trop aimé Washington 😘

  2. Sophie Mancel dit :

    Berlin. Ma grand-mère y a vécu en 1940, la ville était fermée pour permettre un nettoyage ethnique en quelque sorte. Pour survivre, elle donnait des cours de français à des officiers qui préparaient l’invasion de la France.

  3. Yves Hajos dit :

    Une triste époque. Comme à Budapest, quatre ans plus tard, lorsque les Allemands envahirent la Hongrie. C’est ainsi que Géza, mon grand-père paternel se révéla en janvier 1945. Une tragédie que j’avais racontée à Patrick Mottard en juin 2019 lors du Salon du Livre de Nice en juin 2019. Un acte héroïque que j’ai couché dans mon récit véridique : « Existences bouleversées »

  4. Washington est une ville magnifique 🙂 Il y a tellement de choses à y faire et à y voir !

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