La Fête des Théâtres bat son plein

Prise de température, lavage de mains, jauge limitée : les théâtres de Nice méritent bien leur label sanitaire. Pour autant, depuis lundi, ils font la fête.

Pour ma part, j’ai assisté à trois représentations un peu au hasard. Elles m’ont confirmé l’éclectisme joyeux du spectacle vivant à Nice.

La Médiation (P’tit théâtre de l’Inattendu)

Dans ce joli p’tit théâtre, avec une mise en scène maison de Karine Petrelli, l’histoire d’un couple en grande difficulté. Les interprètes, Arnaud Gea, Cécile Lefort, Laetitia Nervi et Lélia Vecchini, communiquent au public leur évident plaisir de jouer cette pièce, jamais racoleuse, émouvante et drôle.

Jamais le premier soir (Théâtre du Cours)

Dans cette salle quasiment historique, le duo Annie Ambroise – Alain-Pascal Casero déploie une belle énergie et un sens aigu de l’improvisation pour faire participer le public (qui ce soir là était très jeune… et ravi) à cette histoire polissonne (j’adore les euphémismes) mise en scène par Sébastien Cypers.

Femmes, le temps d’un chant (Forum Nice-Nord)

Dans cette salle elle aussi historique où, avec Dominique et quelques joyeux drilles, nous avons suivi quelques « Quinzaines du réalisateur » mémorables, le spectacle mis en scène par Frank Viano – Rastapopoulos est avant tout une performance étonnante de la chanteuse lyrique (mais pas que) Diane Frémaux. Un spectacle qui ne m’était pas inconnu puisque Fabien m’avait représenté à la première cet été au Théâtre de Verdure (voir sur ce blog le billet du 19 août 2020). Il avait beaucoup aimé, je lui donne raison. De Maria Callas à Tina Turner, Diane passe en revue – c’est le cas de le dire – une dizaine de grandes dames de la chanson en leur prêtant sa voix et en empruntant leurs styles. C’est à la fois bluffant et… interactif car la salle aux anges chante aussi. Pour ma part, une petite préférence pour la séquence où Diane entame La vie en rose en Édith Piaf avant de l’achever en Grace Jones. Il serait injuste de ne pas citer le brillant trio de musiciens : Marc Linari, Stéphane Eliot et Serge Gallice.

Par ailleurs, Jennifer, notre madame Théâtre, a assisté à un spectacle qui était en fait un de ses coups de cœur depuis Avignon, Hugo, l’interview de Yves-Pol Danielou. Au Théâtre Francis Gag bien sûr. Ce spectacle à représentation unique sera à l’évidence d’après les réactions du public (confirmé par Bernard) une des révélations de la fête des Théâtres. Il est vrai qu’après des heures de BFM et de CNEWS, une interview du grand Hugo ça nettoie les neurones et aiguise la sensibilité.

Jennifer était également au TNN pour la première en salle de Bande-annonce GoldoniJ’avais déjà vu dans le cadre des Contes d’apéro la version plein air de ce savoureux pastiche porté par la talentueuse et jeune troupe du TNN (voir sur ce blog le billet du 2 juillet 2020).

La fête du Théâtre bat son plein même si ce plein se fait – Covid oblige – à  jauge contrôlée.  

A propos Patrick Mottard

Enseignant à l'Université de Nice (droit public) Président de l'association Gauche Autrement Président du Parti Radical de Gauche 06 Délégué régional du Mouvement Radical/Social-Libéral
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