Mes 50 meilleures séries : ma première est six pieds sous terre

La série raconte le quotidien d’une famille, les Fisher, qui est à la tête d’une société de pompes funèbres à Los Angeles, Fisher & Sons, fondée par le père de famille Nathaniel Fisher. Comme souvent aux USA, l’entreprise est au sous-sol de la maison d’habitation et la famille vit entre l’atelier de préparation des cadavres et la salle d’exposition des corps dans une proximité perpétuelle avec la mort. Nathaniel disparait à la suite d’un accident et ses deux fils, Nathaniel Jr, qui a toujours dit ne jamais vouloir prendre la suite de son père, et David, homosexuel introverti, reprennent l’entreprise familiale dont ils viennent d’hériter ; Ruth, sa veuve, veut sortir de l’ombre et assumer son rôle de femme ; Claire, adolescente un brin gothique et benjamine de la famille, s’efforce de trouver sa voie.

Chaque épisode commence par une courte séquence expliquant la mort du cadavre qui sera traité par la maison Fisher pour la séquence, ce qui donne l’opportunité de plonger dans des univers très différents.

Dans le nid douillet et glauque de leur petit Funeral home famlilial, les Fisher sont toujours en pleine crise et au fil des épisodes on comprend bien que cet environnement si particulier finit par les déglinguer .

Nate, le veuf halluciné, Ruth, la mère immature, David, l’homo parano, et Claire, l’artiste macabre, assument tant bien que mal tant bien que mal leur concubinage avec la mort sale. Celle des sous-sols des morgues et des toilettes mortuaires. Dans ce cadre – on peut l’imaginer – les névroses vont bon train…

Mais, malgré tout, les Fisher résistent. Ils résistent au désespoir, ils résistent à la fatalité, ils résistent à l’absence. Cette résistance finit par révéler l’humanité profonde de leurs personnages, qui nous font comprendre que la mort est le prix à payer parce qu’elle est l’exact envers de la vie.

Six feet under est probablement l’exemple le plus flamboyant de ce genre à part qui se développe depuis quelques années dans l’univers artistique de l’audiovisuel : « la série télé formatée HBO », du nom de la chaîne à péage Home Box Office, spécialisée dans les séries télés haut de gamme. D’ailleurs ce n’est pas un hasard si 12 des productions de la chaine figurent dans mon top 50.

Mais toute sélection peut nourrir des regrets. A la réflexion j’aurais pu faire à la marge d’autres propositions.

Ainsi une autre série HBO : En analyse avec la magnifique performance d’acteur de Gabriel Byrne en psychanalyste. Ainsi la fascinante première saison de la série de Canal Plus Les revenants qui n’a pas tenu ses promesses. Ainsi Better call Saul la série dérivée de Breaking Bad que j’aurais dû traiter à part entière dans ce classement (et probablement dans le top 15). Mais dans l’ensemble, j’assume et j’attends avec impatience votre propre tiercé-séries avant dimanche 18 h.

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A propos Patrick Mottard

Enseignant à l'Université de Nice (droit public) Président de l'association Gauche Autrement Président du Parti Radical de Gauche 06 Délégué régional du Mouvement Radical/Social-Libéral
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