J’ai rencontré des étudiants heureux !

Melissa, Sarah, Mélanie, Anthony, Armony, Jules, Julie, Lorena, Paul, Aurélie, Elizandra, Manon, et Océane sont étudiants et fous de théâtre, deux états pas très confortables dans la période actuelle. Et pourtant je peux en témoigner : ils sont heureux. C’est qu’ils ont relevé un énorme défi en écrivant, concevant, répétant et jouant un spectacle préparé en quelques semaines au milieu des contraintes Covid.

Ils font partie de l’association culturelle pluridisciplinaire (niçoise) Med’Arts qui depuis 30 ans anime le campus Carlone le plus souvent en association avec l’Espace Magnan. C’est ainsi qu’ils ont pu répéter et peaufiner leur dernier spectacle dans les locaux de cette vénérable institution (elle évoque tant de souvenirs pour les jeunes… de ma génération).

Vendredi, c’est ainsi qu’ils nous ont présenté The breakfast club, une adaptation toute en subtilité de Melissa Fourcade du film éponyme de John Hughes (1985). Cinq lycéens (Lucas, le bad boy joué par Jules Borel, Mickael, le caractériel by Anthony Galea, Rachelle la mini Kardachian incarnée avec dynamisme par Sarah Pelissier, Britanny incarnée par Lorena Brancaleoni en surdouée un brin autiste, Ayrton le sportif joué par Paul Alleau) sont en colle, surveillé par Vernon, une prof un brin tyrannique (Armony Trifogli montée sur ressort).

Surmontant petit à petit les douleurs de l’adolescence, en s’aidant, ils arrivent à s’abstraire des rôles que la société leur a assigné (une société représenté par l’inquiétante forme vaporeuse et sombre incarnée par la mystérieuse Julie Bouguenec dont on ne découvre le sourire qu’au salut final).

Ce thème de la révolte contre une société qui déshumanise a probablement comblé les petits Casper qui flottent encore dans les superstructures de l’ancienne maison des jeunes et de la culture de Magnan. La séance étant avant tout réservée à une captation, le public était réduit à Alexandre Vandekerkhove, le maitre des lieux, à Marie Sophie Perrotte et Claude Valenti, ses deux collaboratrices et… à moi même ! Mais nous avons applaudi pour cent et les sourires de l’équipe de L’Espace me laissent supposer que la collaboration Magnan-Med’Arts a de beaux jours devant elle. Pourquoi ne pas rejouer le spectacle avec un « vrai public » dès que…

A propos Patrick Mottard

Enseignant à l'Université de Nice (droit public) Président de l'association Gauche Autrement Président du Parti Radical de Gauche 06 Délégué régional du Mouvement Radical/Social-Libéral
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