Les César… à suivre !

Comme tous les ans, la soirée des César fut un interminable pensum avec son entre-soi, ses privates jokes, ses déclarations boursouflées ou larmoyantes, ses adresses impertinentes – mais pas trop – au ministre et surtout son incroyable durée. Aussi pour la deuxième année consécutive, je n’ai pas pu aller au bout !

Mais ces César ont le mérite de nous pousser à faire un état des lieux du cinéma français en nous remémorant les films tricolores vus dans l’année. Et à chaque fois, je peux aussi comparer mes goûts avec le jury car j’ai souvent vu la quasi totalité des nominés.

Rien de tout cela cette année car, pour des raisons évidentes, je n’ai vu en salle qu’une petite partie de la production française. Et à l’évidence ces films que j’avais globalement appréciés n’ont pas eu les honneurs du palmarès final. Qu’on en juge :

Un été 85 le très beau et émouvant film de François Ozon est rentré bredouille. C’est une injustice flagrante. Dans un autre registre l’étonnant De Gaulle de Gabriel Le Bomin n’a rien obtenu. C’est d’autant plus étonnant si on se souvient de la prestation de Lambert Wilson.

La bonne épouse de Martin Provost avec une composition savoureuse de Juliette Binoche aurait probablement mérité mieux que le César rendant hommage à ses costumes vintages. Plus judicieux me semble le César attribué pour la meilleure adaptation à ce singulier film de « procès » réalisé par Stéphane Dumoustier La fille au bracelet .

Quant à Jean-Michel Zadi, il a fait la démonstration qu’un artiste s’exprime d’abord par ses oeuvres. Son film anti-raciste Tout simplement noir était drôle, subtil et pas du tout politiquement correct… donc efficace. Par contre sa prestation d’hier soir au moment où il a reçu le César du meilleur espoir masculin (il aurait pu d’ailleurs prétendre à mieux) était particulièrement lourdingue.

Mais hélas, je n’ai pas vu les deux films les plus cités depuis une semaine : le favori déchu Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait et le multicésarisé Adieu les cons d’un Albert Dupontel qui lui non plus à l’évidence n’aime pas une soirée qu’il a boycotté.

Donc pour moi, cette année, les César c’est « à suivre ».

A propos Patrick Mottard

Enseignant à l'Université de Nice (droit public) Président de l'association Gauche Autrement Président du Parti Radical de Gauche 06 Délégué régional du Mouvement Radical/Social-Libéral
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Un commentaire pour Les César… à suivre !

  1. Emmanuel dit :

    Il faut toujours rendre à César…

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