Festival de Cannes (6) : hommage à toutes les Rahimi !

Les escapades cannoises inspirent les poètes. Ainsi ce joli cadeau de Sabine Venaruzzo ma complice des déambulations littéraires autour du port de Carras illustrant une des premières photos que j’ai publiées cette année sur ce blog (voir ci-dessus ). Cinématographiquement, encore deux films, un français et un iranien financé et tourné hors d’Iran, dans le Grand Théâtre Lumière (GTL pour les intimes) pour une journée qui va s’achever spectaculairement par l’éclatement d’un pneu juste avant l’autoroute.

LES NUITS DE MASHHAD (Ali Abassi – Iran mais rendu possible par le Danemark, la France, la Suède et l’Allemagne)

 2001, une histoire vraie à Mashhad en Iran. Un homme attire des prostitués chez lui et les exécute de sang-froid pour « nettoyer la ville de ses péchés ». Bien décidée à stopper cette série de féminicides, Rahimi, une journaliste, enquête pour résoudre l’affaire, mais comprend rapidement que les autorités locales ne sont pas spécialement pressées de s’en occuper.

Magnifique portrait que cette Rahimi interprétée avec force par l’actrice Franco-Iranienne Zhara Amir Ebrahimi. En réalité il ne s’agit pas de combattre un serial killer classique mais un illuminé tragiquement banal qui tue 26 femmes et qui à l’arrivée est soutenu avec force par une grande partie de la population et avec hypocrisie par le pouvoir. Mais Rahimi, au péril de sa vie, ira jusqu’au bout pratiquement seule. Une histoire qui relève d’une terrible actualité. La journaliste russe qui récemment a piraté un JT, les présentatrices Afghanes qui ont refusé de se masquer à l’antenne sont des Rahimi.

Encore une preuve de la vitalité de ce cinéma iranien obligé de s’exiler pour permettre à ses nombreux talents de s’exprimer. Et je ne dis pas cela pour faire plaisir à notre directrice du Cinéma de la ville de Nice.

LES AMANDIERS (Valeria Bruno-Tedeschi – France)

Fin des années 80, Stella, Etienne, Adèle et toute la troupe ont vingt ans. Ils passent le concours d’entrée de la célèbre école créée par Patrice Chéreau et Pierre Romans au théâtre des Amandiers de Nanterre. Lancés à pleine vitesse dans la vie, la passion, le jeu, l’amour, ensemble ils vont vivre le tournant de leur vie mais aussi leurs premières grandes tragédies.

On peut ne pas être passionné par ce Fame du pauvre qui ne nous apprend pas grand-chose sur le théâtre. Par contre, le rendu de l’atmosphère des années Sida où on écoute Day dream et les Rita Mitsuko est plutôt réussi et les comédiens qui jouent le rôle de leurs prédécesseurs prestigieux sont assez convaincants.

A propos Patrick Mottard

Enseignant à l'Université de Nice (droit public) Président de l'association Gauche Autrement Président du Parti Radical de Gauche 06 Délégué régional du Mouvement Radical/Social-Libéral
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