Un conseil municipal présentiel, cool et une fois de plus, culturel

Tout le monde était content de se retrouver en présentiel pour le conseil municipal. Cela a donné une séance sereine et constructive. Les oppositions ont bien été taquines dans les premières trente minutes mais cela n’a pas duré .

Au delà de l’hommage rendu à Jean-François Roubaud,Tapie et Belmondo et de l’adhésion de Chateauneuf-Villevieille et Drap à la Métropole, c’est encore la culture qui était au centre des débats.

Avec tout d’abord l’avis favorable donné au bilan de la concertation publique relative au prolongement de la Promenade du Paillon, ce qui veut dire en clair, en ce qui concerne le spectacle vivant, la grande opération qui va dans les années à venir, faire de Nice une des villes les mieux équipées en la matière avec le Palais des arts et de la culture ( salle de 800 places plus auditorium de 1100 places), l’église des Franciscains (300 places dans un cadre d’une beauté à couper le souffle), un théâtre Éphémère (mais peut être pas autant que cela !) de 600 places à l’ouest de la ville et la salle Iconic (500 places) .

Ce conseil a été aussi pour moi l’occasion de faire voter un certain nombre d’aides liées à la crise sanitaire en particulier pour les lieux et compagnies qui avaient un peu de retard par rapport à la moyenne.

Espérons d’ailleurs que ces délibérations soient les dernières en la matière même si nous serons toujours là pour soutenir le spectacle vivant niçois si le Covid veut encore jouer les prolongations.

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Jean-François Roubaud

Jean-François Roubaud nous a quittés en début d’après-midi dans des circonstances particulièrement dramatiques. Pendant trois décennies, conjuguant décontraction et classe, il était devenu la référence journalistique du quotidien local. Chroniqueur de la vie politique azuréenne mais aussi quand il le fallait grand reporter, son style tranchant, vif, parfois un peu ironique mais jamais blessant, nous était devenu familier. Leader dans l’âme, il avait été en pointe dans le sauvetage du journal.

Il y a deux jours, je l’ai croisé dans les couloirs de la mairie. Le soir même il m’envoyait un message pour qu’on se rencontre. Il avait certainement envie de me parler de sa nouvelle mission au sein du cabinet du maire : veiller au transfert du TNN au Palais des Expositions.

Je lui avais donné rendez-vous aujourd’hui à 17 h dans mon bureau, deux étages en dessous du sien. Je me réjouissais d’échanger avec lui sur nos trajectoires si différentes qui nous amenaient à travailler enfin ensemble. Hélas, à l’heure dite, personne dans mon bureau. Dans le couloir, une collaboratrice m’apprenait la terrible nouvelle. Quelques autres portes s’ouvrirent et l’étage entier fut enveloppé par un nuage de tristesse.

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Le festival du Livre de Mouans-Sartoux retrouve ses bénévoles

Isabelle est adjointe à l’urbanisme de Mouans-Sartoux ce qui n’est pas on s’en doute une sinécure. Mère de famille, elle est cadre dans une grande entreprise et pourtant elle a passé une partie de son week-end comme bénévole au service du festival du Livre de sa ville. Comme sa collègue, adjointe au tourisme (et aussi maman… d’Olivier Py, le directeur du festival d’Avignon, ce qui n’a pas manqué d’impressionner le délégué aux spectacles vivants de Nice). Comme Huguette et son équipe qui me chouchoutent depuis plus de dix ans (photo ci-dessus), ils font partis des 270 bénévoles qui font de cet événement culturel majeur une jolie vitrine citoyenne.

Ce premier festival d’après covid fut une belle réussite. Pour ma part, j’ai enchainé rencontres et dédicaces avec bonheur. Un certain nombre de retrouvailles aussi : de nombreux étudiants, des congénères de la fac, des compagnons de militantisme, des lecteurs et des spectateurs fidèles.

Un moment critique toutefois, quand j’ai failli être noyé par le tsunami des fans de Bernard Werber, qui dédicaçait à côté de moi. Mais ses lecteurs en file d’attente se sont du coup intéressés à mes livres et je peux dire maintenant que j’ai un certain nombre de lecteurs communs avec le roi des fourmis.

Merci à Marilou Gourdon et à son équipe d’avoir ressuscité notre petite pépite culturelle d’octobre. Ce fut comme d’habitude un (long) moment parfait.

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Le Misanthrope s’affranchit

La nouvelle création du Petit théâtre des Affranchis fut une des premières victimes de la pandémie puisque les représentations avaient dû s’interrompre brutalement. Comme on peut s’en douter, c’est avec beaucoup d’enthousiasme que la troupe a retrouvé la bande à Alceste (sans bicyclette) pour quatre représentations à guichets fermés au théâtre de l’Eau Vive.

Une belle réussite : qu’il me soit permis tout d’abord de saluer l’élégance (et la pertinence) des décors de Frédérique Grégoire et l’efficacité de la mise en scène de Didier Veschi tout entière au service du texte, probablement un des plus subtils de Molière. Un Didier qui est aussi un Alceste convaincant, droit dans ses bottes mais pas seulement quant il s’agit de sentiments amoureux. Son affrontement avec Marc Concas-Oronte en poète ringard est particulièrement savoureux. Autre affrontement mémorable, celui qui oppose Frédérique Grégoire (Célimène épanouie) et Marie- Caroline Vestraete (Arsinoé fielleuse à souhait… un rôle de composition bien sûr). Bravo aussi à la famille Gaignier-Fremout avec un Bernard-Philinte philosophe et bonhomme, une séduisante Lucile et Cléo en zébulon-Fregoli (trois rôles, pas moins). Quant à mes deux compères Philippe Testori et Lionel Bouttau en marquis drolatiques, ils nous beaucoup amusés.

Cela dit, nous allons avoir à Nice en ce mois d’octobre une battle de Misanthrope car mes autres amis du tout nouveau théâtre de la Libé vont également présenter la pièce dans le cadre de la fête des théâtres. Mais le plus drôle dans l’histoire est que les deux troupes ont répété en septembre au même endroit : notre permanence à Dominique et moi-même.

Grande émotion aussi hier soir pour l’auteur puisque Bernard a officiellement annoncé pour mars la création de ma nouvelle pièce Betty blood présidente ! dont il va assurer la mise en scène. Ce sera au théâtre de l’Eau Vive avant une escapade hors les murs.

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Michel Boujenah, parrain de la Fête des théâtres niçois 2021

« Mon Été à Nice » à peine achevé, nous entrons dans la période de la Fête des théâtres niçois qui se déroulera du 8 au 24 octobre. Une fête que nous avons voulu XXL avec les 21 théâtres partenaires.

Ce seront 53 spectacles et 180 représentations, à Nice principalement mais aussi à Saint-Laurent-du-Var, Villefranche-sur-Mer et le Broc (une façon d’aborder en douceur et sur le terrain la métropolisation de la culture). Et parmi eux – nous l’avons souhaité – de nombreuses créations. Il y aura également des événements sur le thème du théâtre pendant cette période à Nucera, à la cinémathèque, au Forum d’urbanisme, au 109, à la Diacosmie, à la galerie Depardieu et à L’Artistique.

L’Artistique qui, grâce à Emmanuelle Fighiera, la directrice, renoue avec son passé glorieux nous a justement accueilli pour le lancement de l’édition 2021. Avec Anthony Borré et Robert Roux, j’ai donc eu le plaisir de présenter le premier parrain de la fête des théâtres niçois : Michel Boujenah. Un parrain prestigieux mais d’une grande simplicité qui a trouvé normal de donner un coup de main au théâtre niçois. Comme je l’ai rappelé pendant la réunion, ce choix ne devait rien au hasard dans la mesure où, en ces temps troublés, il était nécessaire de s’appuyer sur la bienveillance et la dimension méditerranéenne de l’artiste et de l’homme pour faire avec cette fête nos premiers pas dans le monde d’après.

Si j’en juge par les réactions des participants à la réunion et aux avis exprimés dans les réseaux sociaux, le pari est gagné.

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Elections allemandes : une démocratie apaisée

En voyage cet été au nord de l’Allemagne nous nous sommes retrouvés un peu par inadvertance au coeur de la campagne électorale (cf. photos ci-dessus et ci-dessous). Aussi c’est avec beaucoup d’intérêt que nous avons analysé les résultats du scrutin d’hier. Pour globalement constater que la démocratie allemande est majeure et apaisée et que nous serions bien inspirés de suivre l’exemple de nos voisins pour sortir de ce tohu bohu qui fait office de débat national chez nous.

Premier enseignement : la faiblesse et le déclin des extrêmes

L’extrème Droite (AfP) est à 10,3 % contre 12,6 en 2017. Nous sommes loin des 30% Zemmour-Le Pen que nous promettent les sondages.

L’extrème Gauche (DIE LINKE) avec 4,9% contre 9,2% en 2017 ne sera même pas représentée car en deçà des 5%. Nous sommes loin des 19% de Mélenchon aux dernières présidentielles.

Deuxième enseignement : quatre partis représentant les grandes tendances de l’opinion allemande sous une forme modérée.

Le SPD social-démocrate avec 25,7%, la CDU-CSU conservateur avec 24,1%, les Verts responsables (GRÜNE) avec 14,8%, les libéraux… libéraux (AFD) avec 10,3%, soit au total 76,1% contre 73 % en 2017.

Troisième enseignement : chacun est prêt à gouverner avec l’autre

En Allemagne, la culture de la négociation et du compromis peut accoucher de toutes les additions possibles. Y compris d’une grande coalition entre la gauche et la droite comme cela est arrivé souvent. Les Verts pragmatiques peuvent gouverner aussi bien avec la droite que la gauche, et les libéraux sont des faiseurs de rois. Ce qui est certain, c’est que le gouvernement dirigé par Olaf Scholz ou Armin Laschet (les deux se réclamant de l’héritage d’Angela Merkel) sera d’inspiration centriste et refusera une écologie punitive. Pas si mal, non ?

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Sapho à Nucera, Inbal et Ari à Lascaris (34, 35)

À la fin de cet été de moins en moins indien, les spectacles sont plus vivants que jamais.

SAPHO (Compagnie Une petite voix m’a dit)

Dans le cadre du festival Poët-Poët (le 15e quand même), Pascal Albertini qui a fait de la bibliothèque Louis Nucera un des pôles culturels de notre cité accueillait Sapho. Ce fut pour le chanteuse (une seule chanson… un peu frustrant quand on connait son talent) un récital poétique avec ses textes engagés mais sans lourdeur, avec un style particulier permettant d’afficher de solides convictions humanistes nimbée d’une élégance non dénuée d’ironie bienveillante.

À noter une présentation stratosphérique de Sapho par Sabine Venaruzzo au début du spectacle et une séquence musicale magique à la fin avec Lilia Kassab et Jérôme Gracchus. Grâce à eux, nous avons pu nous évader dans la suavité de cette Andalousie partagée d’avant Isabelle la catholique chère à Sapho, la juive marocaine.

JONATHAN (Compagnie Golden Delicious)

Sur la foi d’un spectacle précédant, j’avais milité pour que Jonathan figure en bonne place dans Mon été à Nice. Bingo ! C’est un petit bijou. Et c’est le Palais Lascaris d’Elsa Puharré qui en a hérité. Pendant une petite heure, les comédiens israéliens de la Compagnie Golden Delicious (elle, bien niçoise) nous introduisent dans le monde merveilleux du théâtre d’objets. En l’occurence ici du théâtre des pommes puisque l’histoire de Jonathan est une féroce empoignade entre Granny Smith et… Golden Delicious. Surprenant et drôle, ce type de théâtre sera probablement très prisé dans les écoles (et notamment à l’école Rotschild 1 où Inbal a été sélectionnée dans le cadre du « plan culture à l’école » mis en place dès la rentrée).

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MEAN (29, 30, 31, 32 et 33) : du Castel des Deux Rois au Parc Chambrun

La fin de « Mon Été à Nice » correspond en un véritable feu d’artifice de spectacle Jeune Public.

LA GRANDE ASSEMBLÉE DES ARBRES (Compagnie Huit-ème Alchimie)

On a pris l’habitude de retrouver dans nos jardins niçois Florence Agard et Aurelia Berardo, deux délicates conteuses qui conjuguent poésie, humour et défense de la planète pour le plus grand plaisir des petits mais aussi des grands. Sandrine Norlund est une fois de plus l’organisatrice de cette jolie séance où les animaux et les arbres se sont révélés bien bavards.

LA PETITE MAISON DE LA POÉSIE (Compagnie Une petite voix m’a dit)

Avec la complicité de Laetitia Barbouteau et de la Direction de l’Événementiel de la ville de Nice, Sabine Venaruzzo a imaginé cette petite maison de la poésie, un refuge où chacun pourra méditer et extérioriser ses rêves dans tous les coins de la ville. Pour la première au Castel des Deux Rois hier, le succès fut réel même si, mobilisé par Florence et Aurelia, je n’ai pas pu bénéficier des bienfaits de cette petite maison où la nourriture sera là uniquement spirituelle. Partie remise.

Pour cause de Festival du Livre, je n’ai pas été présent cette année au rendez vous de la journée Pois chiches au Parc Chambrun. C’est donc Fabien qui fut mon digne représentant :

HÊTRE OU NE PAS HÊTRE (Compagnie un Poisson en Avril)

La conception du spectacle et sa répétition ayant eu lieu dans un endroit qui m’est très familier, ma frustration est grande de ne pas avoir assisté à ce spectacle d’Émilie et de Marjolaine, deux artistes que j’apprécie beaucoup. Frustration aggravée par le commentaire de Fabien :

« Le jour de sa fête, Emilie Pirdas nous a proposé pour la première fois son nouveau spectacle « Hêtre ou ne pas Hêtre ». Mme Hêtre nous raconte son enfance sous forme de fables tendres, qu’elle saupoudre de philosophie et de réflexions sur notre univers. Madame Hêtre perd la mémoire et enlumine un peu son histoire, mais reste toujours espiègle et joyeuse. Accompagnée par Marjolaine Alziary et son violoncelle, Madame Hêtre emmène les enfants dans ses voyages immobiles, main dans la branche ».

CONTES DU MONDE (Compagnie Alcantara)

Là aussi je connais très bien le lieu de répétition du spectacle et j’ai beaucoup de sympathie pour les trois comédiennes. Nouvelle frustration alimentée par Fabien :

« La Compagnie Alcantara nous a proposé ses « Contes du Monde », avec Isabelle Bondiau-Moinet, Émilie Atlan et pour la première fois Elodie Robardet qui est venue compléter le duo pour former un trio complice et très complémentaire. Un vrai spectacle de théâtre autour du conte, où les trois conteuses nous ont fait faire un petit tour du monde, drôle et poétique. À travers des histoires « vraies » venues d’ailleurs, parfois sans âge (il y a très très très longtemps, oui c’est bien ça !), elles nous révèlent, mine de rien, des réponses sur quelques mystères de la nature ».  

L’INSPECTEURE BIDOUILLE (Magali Gibelin)

Lisons d’abord Fabien :

« Magali Gibelin nous a proposé l’« Inspecteure Bidouille », un spectacle de clown pour toute la famille. Bidouille (et les enfants) sont invités au goûter de la reine des neiges, mais les méchants l’ont kidnappée! Heureusement l’Inspecteure Bidouille est là ! Elle se transforme en enquêtrice, ouvre des cadenas géants, décode des messages secrets… Un spectacle plein de magie, de mystères, de blagues, de musique, de rires, avec du suspens et la participation des enfants. Notons la présence de Thierry de Pina à la « régie » pour la musique ».

Bien sûr Magali, vite, la date de la prochaine représentation… Je profite de la présence de Thierry à la régie (dont j’ai vu le spectacle la semaine dernière) pour dire que voir les comédiens s’entraider comme cela me touche car c’est aussi cela l’esprit « Mon été à Nice ».

N’oublions pas vendredi la traditionnelle et spectaculaire présentation de la saison du Théâtre de La Cité rénové et à la jauge augmentée grâce à ses saltimbanques-bâtisseurs. Avec Dominique, nous avons passé une très bonne soirée pleine de… promesses. Et comme c’est la tradition depuis de nombreuses années une de mes pièces est programmée : ce sera en février La caresse de Marlène. J’ai hâte de voir cela dans ce beau théâtre (presque) tout neuf.

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Maurice Winnykamen

En hommage à notre ami Maurice, voir le blog de Dominique Boy Mottard.

Nice Matin 21/09/2021

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Aller chercher le public là où il est !

Depuis un an, j’aborde ma délégation de recherche des nouveaux publics culturels avec un pragmatisme absolu. Avec moins d’un quart de la population (étudiants compris) ayant une pratique culturelle notable, il n’y a pas lieu d’élaborer des théories compliquées mais bien de foncer pour que le maximum de nos concitoyens puissent bénéficier de cette bouffée de beauté, d’autonomie et de bonheur que constitue l’accès à la culture sous toutes ses formes. Et n’oublions pas que la crise sanitaire n’a fait que rendre encore plus cruelle cette fracture culturelle.

C’est donc sans hésiter que j’ai accepté de parrainer la sympathique initiative du site TaLuKoi dédié à la lecture créé par Yves Rosati, un amoureux des livres qui veut donner « l’envie et la curiosité à chacun de lire ». Pour lui, un livre ne doit pas être une cathédrale mais un titre, des personnages et une histoire. Tout simplement.

Il s’agissait, en collaboration avec le restaurant Mc Donald’s de la Promenade des Anglais (longtemps fréquenté par ma mère octo puis nonagénaire !) d’offrir des Bandes Dessinées de l’éditeur régional Tartamudo aux clients (TaLuKoi veut encourager la création locale). Estimant qu’il faut aller chercher le public là où il est, je ne peux qu’être favorable à des initiatives de ce type. Même avec des BD. Celles-ci peuvent être une passerelle possible vers des formes de lecture plus orthodoxes (perso mon itinéraire fut : Tintin, Pilote puis Bob Morane pour arriver à Proust…).

Quant on ouvre un livre quel qu’il soit, où qu’on soit, c’est toujours une façon de quitter les écrans et d’être plus libre. Longue vie à TaLuKoi.

Nice Matin 21/09/2021

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