Le spectacle vivant niçois va vous étonner (3)

La scène niçoise bouillonne en attendant le dégel. Voilà deux nouvelles pépites que nous pourrons découvrir quand la vaccination aura fait son oeuvre !

QUAND TOUTES LES NUITS TU DORS par La compagnie La Petite

Il s’agit de la nouvelle pièce de Sophie Tournier, la dramaturge de Nice-Nord dont j’ai apprécié l’énigmatique et pirandellien spectacle Le système Schreber au théâtre de la Cité, l’an dernier .

Une femme, de sa fenêtre, voit passer dans la rue son amie… morte depuis cinq ans. Pour en avoir le coeur net, elle la suit dans l’immeuble d’en face. Au troisième étage, un homme lui ouvre et c’est le début d’un thriller psychologique entre trois personnages, non pas en quête d’auteur mais de sens, dans une atmosphère de fin du monde. Ça fait envie n’est ce pas ?

Ce texte sur les deuils à faire pour rester vivant et les liens invisibles qui nous relient me parle d’emblée. Mais le futur spectacle a d’autres atouts : la mise en scène est assurée par l’imaginative et très prolixe metteur en scène Valeriya Budenkova, déjà citée ici pour son Icare, la distribution de qualité nous permettra de retrouver, à côté de l’auteure, Sylvie Petit Rêve et Michael Sisowath, et la chorégraphie sera sous la responsabilité de l’omniprésente et talentueuse Marie-Pierre Genovese.

Enfin n’oublions pas que cette pièce à l’écriture cinématographique (tout pour me plaire !) a été sélectionnée pour une résidence accompagnée au Théâtre Francis Gag.

PACAMAMBO par La compagnie 8ème Alchimie

Cette pièce jeune public de Wajdi Mouawad est destinée aux 10-17 ans mais pas que… Un public adulte peut être interpellé par ce voyage initiatique de Julie au pays de Pacamambo où elle va provoquer la mort pour essayer de comprendre la vie en faisant la leçon à son psy, soi-disant symbole de stabilité et de normalité.

Là aussi l’équipage est de qualité pour ce spectacle qui s’annonce comme total (séquences circassiennes, marionnettes…). La mise en scène est assurée par Aurelia Beraldo avec une distribution XXL puisqu’aux côtés d’Anthony Aguilar et Marie Doubet, on retrouve Florence Agard (qui m’a tant fait rire dans Les Vamps au théâtre de l’Eau Vive) et Richard Zanca, celui-là même qui m’a fait l’amitié de jouer les rôles principaux de mes deux dernières pièces. La chorégraphie sera sous la responsabilité de Lisie Philipp (quand ce n’est pas Marie-Pierre, c’est Lisie… )et la scénographie sera l’oeuvre de l’expérimenté et apprécié Philippe Maurin.

Publié dans Spectacle vivant | 2 commentaires

Le spectacle vivant niçois va vous étonner (2)

Comme un essaim de jonquilles préparant sa floraison sous le froid manteau de l’hiver, les créateurs et artistes du Spectacle Vivant Niçois anticipent l’après Covid. Après ICARE et MONSTRE présentés sur ce blog le 20 mars, voilà deux autres projets qui se transformeront le moment venu en récompense pour spectateurs fidèles et… patients.

FRIDA KAHLO, MA RÉALITÉ par la compagnie Start 361

Ce spectacle très attendu de et avec Bénédicte Allard campe l’univers et retrace la vie tumultueuse de la sulfureuse peintre mexicaine Frida Kahlo, « Le portrait d’une femme qui se livre sans filtre au travers de ses peintures ». L’approche est d’autant plus originale que la pièce est en quelque sorte le prolongement artistique des travaux de la brillante universitaire que fut Benedicte. La mise en scène et la création musicale seront assurées par une valeur sûre : Clement Althaus (dont je garde l’excellent souvenir d’un concert place Garibaldi dans le cadre de notre Été à Nice). Autre gage de sérieux et de professionnalisme, la chargée de production du spectacle est Vanessa Anheim Cristofari. Je suis d’autant plus impatient de voir Frida Kahlo que le personnage – probablement grâce au film avec Salma Hayek – est devenue une icône dans mes amphis.

PANDORE par La compagnie des cent causes

Pandore est une pièce de l’auteure niçoise Sophie Satti, mise en scène par Christophe Turgie qui reste sur un beau succès avec La belle Otero pendant la fête des Théâtres.

Le sujet ne peut pas nous laisser indifférents puisqu’à partir d’un drame familial, il s’agit d’explorer les méandres de nos responsabilités. « Les deux personnages se renvoient sans cesse et s’échangent les visages de la victime et du bourreau et l’on ne sait plus mesurer les responsabilités de chacun ».

Fred Dagmey assiste Christophe pour ce qui semble être une belle rencontre de théâtre. On attend beaucoup du duo Jennifer Maria – Adrian Tourn aux CV artistiques très fournis y compris du côté de la télévision (Jennifer notamment a joué dans ce qui est devenu pour moi un TOC quotidien plutôt agréable, Un si grand soleil sur la 2).

Publié dans Spectacle vivant | Laisser un commentaire

Rothschild et Jules Ferry, mes écoles…

Comme élu de la ville, j’ai, au-delà de ma délégation sur le spectacle vivant et les nouveaux publics, un certain nombre de charges à assumer. Celle qui consiste à être membre de conseils d’école est passionnante.

C’est ainsi que j’ai la responsabilité d’être le go-between (et éventuellement un peu plus) entre la service éducation de la ville dirigé de main de maître par mon ami Jean-Luc Gagliolo (ceci n’est pas une flagornerie mais la synthèse des remontées du terrain) et les trois écoles du groupe Rothschild (mixte 1 et 2 plus maternelle) plus les deux de Jules Ferry (élémentaire et maternelle). Mais le hasard faisant bien les choses, ces écoles m’étaient probablement prédestinées car ma belle-soeur enseigne dans la première et j’ai longtemps habité dans le bas du quartier Pasteur près de la seconde. J’y ai même voté dès sa construction.

Ce travail est passionnant et tellement rassurant en ces périodes d’incertitudes républicaines. Voir les équipes pédagogiques et les directions s’investir autant dans l’intérêt des enfants est un vrai bonheur. Surtout pendant cette année de tumultes et d’incertitudes commandés par la Covid. Du coup, essayer de les aider est une impérative nécessité.

J’ai pu encore mesurer vendredi, au cours du conseil (hélas en visio) de Rothschild 2, l’incroyable flegme du corps enseignant devant les instructions erratiques d’un ministère tributaire des mesures sanitaires. J’avais fait la même remarque deux semaines auparavant à Jules Ferry (on était encore là en présentiel, même avec jauge réduite c’était le bonheur).

Pour m’assister, j’ai bien sûr les services de Jean-Luc, la commission de sécurité de la mairie et la superbe Dream Team de Pierre Fiori qui est l’élu en charge des travaux. Avec Emmy Mailland, Hervé Houberdon et Alain Russo (voir la photo prise vendredi ci-dessus avec la directrice de la maternelle Ferry), j’ai fait la visite globale des deux sites pour voir comment régler petits et grand problèmes qui peuvent se poser dans des bâtiments qu’il faut entretenir, améliorer et surtout (c’est la priorité de l’époque) sécuriser. Leur compétence et leur efficacité sont impressionnantes et… reconnues car chaque conseil d’école commence en général par un petit compliment pour l’équipe de Pierre. Moi je suis ravi : un peu de leur gloire retombe sur moi et je peux essayer d’aider l’école dans d’autres domaines que les travaux (où – mes proches peuvent en témoigner – ma crédibilité est faible).

Publié dans Uncategorized | Tagué | Laisser un commentaire

Du sixième étage, que la terre est belle …

Vendredi, sortie de résidence à l’Espace Magnan qui s’affirme de plus en plus comme un lieu majeur de la création niçoise. La Compagnie Sixièmétage présentait sa dernière création Eclats terrestres qu’on peut classer dans la catégorie des spectacles de danse contemporaine mais qui en fait est bien plus que cela : une immersion presque hypnotique dans des paysages d’autant plus imaginaires qu’ils s’inscrivent dans les mystères intimes de notre bonne vieille terre.

De tableau en tableau, les danseurs se font corps paysages portés par des éléments aussi basiques que la pierre, l’herbe, le charbon, le feu, la glace… Pas surprenant quand on sait que les auteurs (et danseurs) Jeff Bizieau et Pascal Renault ont nourri leurs imaginaires en Islande, le pays des déserts qui grondent et des magmas qui bouillonnent.

Accompagnés par Sophie Boursier et Carlo Schiavo, ils forment un quatuor si complice qu’on a du mal à croire que nous n’en sommes qu’à une sortie de résidence. A titre personnel, ces Eclats Terrestres m’ont ému je dirais presque au delà du raisonnable. En effet, j’ai souvent au fond de ma poche ou au creux de ma main un pierre, un éclat, un caillou qui me donne le sentiment (ténu je vous l’accorde) d’être relié aux forces telluriques. Comment alors refuser de plonger tout entier dans l’univers initiatique si proche, si loin des bodylanscapes du Sixièmétage ?

Publié dans Spectacle vivant | 4 commentaires

« Les enfants » de Lucy et de Rowena

Jeudi dernier, c’est à nouveau bonheur avec que j’ai assisté dans « notre » théâtre municipal Francis Gag à une nouvelle superbe sortie de résidence (plus captation votée au conseil municipal de janvier). La jeune compagnie Aether nous proposait la pièce britannique Les enfants de Lucy Kirkwood mise en scène par Rowena Cociuban, valeur montante de la scène niçoise.

Une pièce de théâtre avec une histoire, un texte, un propos, de l’émotion, un décor et… une vraie distribution ! On retrouve avec une certaine jouissance ce qui était la norme classique il y a encore quelques temps et qui est devenu l’exception.

Hazel et Robin, deux scientifiques à la retraite, mènent une vie yoga-vegan-nombrilisme dans leur cottage isolé en bord de mer. Suite à un Fukushima local, le monde s’effondre autour d’eux. La centrale nucléaire sinistrée expose les survivants à des radiations mortelles. Rose, une ancienne collègue (et maîtresse du monsieur), refait surface avec une question effrayante : à l’automne de notre vie doit-on se dire « après moi le déluge »où devenir de véritables passeurs d’humanité en préparant l’avenir des générations futures ?

Mais la pièce ne se résume pas à ce dilemme. C’est aussi une réflexion sur la fin de vie entre nostalgie mensongère et mélancolie fataliste.

L’oeuvre de Lucy Kirkwood est superbe mais, précisément pour cela, il y avait un défi de mise en scène et d’interprétation à relever. N’hésitons pas à le dire la réussite est totale. Rowena a su se mettre avec humilité au service du texte sans jamais être écrasée par sa force. Il faut dire qu’elle est efficacement soutenue dans sa quête d’authenticité par une superbe distribution : Catherine Lauverjon, Mari Laurila-Lili et Peter Bateson. Un acteur et des actrices à la fois pathétiques, dérisoires, roublards, émouvants et parfois drôles même si cet humour est vraiment en l’occurence la politesse du désespoir.

Si j’ajoute que la maître des lumières du spectacle est mon talentueux voisin Gaspard, je me dis que j’ai toutes les raisons de retourner voir la pièce au milieu d’un vrai public. Au théâtre Francis Gag où elle est programmée bien sûr.

Publié dans littérature-théâtre, Spectacle vivant | Tagué , | 2 commentaires

Mars aux Musées et Cultivez-vous : un duo d’enfer !

Quand Bertrand Roussel et les étudiants du Master EMI, après avoir créé une brillante 20e édition de Mars aux Musées (hélas virtuelle), rencontrent Adèle Faustinien, la responsable de la désormais incontournable plate-forme de la DGA Culture de la ville de Nice, cela donne un numéro exceptionnel de « Cultivez-vous« . Un duo d’enfer !

Je vous encourage à parcourir ce formidable Nice muséal si bien mis en valeur par les artistes sélectionnés par les étudiants et l’équipe de Bertrand.

C’est le charme de Mars aux Musées de provoquer à la fois quelques émotions esthétiques mais aussi de vous faire faire des découvertes. Grâce à cette édition, j’en ai fait trois que vous pouvez vous aussi retrouver grâce aux vidéos de « Cultivez-vous » :

  • Le SOUNDPAINTING : ça se passe dans le cadre épuré du Musée Matisse avec la danseuse Audrey Vallarino et le saxo Jean-Marc Baccarini. Intrigant et élégant.
  • L’ELECTROSWING : avec les danseuses à la fois glamours et incroyablement toniques de la compagnie Elégance Mandy Ayache et Kim Cheny sur Catgroove de Parov Stelar. Euphorisant et… décalé dans le décor classique du Palais Masséna.
  • La K-POP ou Pop Coréenne avec les Wild Dolls bien sûr aux Musées des Arts Asiatiques. Une plongée acidulée, générationnelle et… culturelle.

À voir aussi les chorégraphies des Willys au MAMAC pour accompagner le Pop Art et du collectif Case au musée Marc Chagall pour célébrer le Message Biblique. Dans la première séquence, ne pas manquer la présentation hilarante des comédiennes Melissa Prat et Frida Kahlo (heu… Benedicte Allard !). Dans la seconde, on appréciera l’harmonie très chagallienne des couleurs de vêtements des danseurs.

Ne pas oublier au Palais Lascaris le mini concert de musiques actuelles au violon et à la guitare par Rémi Colombat et Christopher Brocardo. En fan des Beatles, je vous recommande l’étonnant Come together de nos deux artistes niçois.

J’ai également aimé retrouver ma sympathique et investie collègue Sandrine Montin avec ses étudiants pour une jolie respiration poétique au musée de la Photographie.

Mais peut être que mon coup de coeur (boosté par la qualité de la captation en plain air) ira à la chanteuse lyrique Laurie Jauffret interprétant au milieu des ruines romaines de Cimiez et de son musée archéologique le Now we are free du film Gladiator de Ridley Scott. Magique. La séquence restera de toute façon historique car on peut apercevoir de temps à autre au milieu des pierres quelques oeuvres de Sosno nous rappelant cette superbe exposition qui nous fait attendre encore avec plus d’impatience le déconfinement.

Merci à l’équipe 2021 de Mars aux Musées. Vive l’édition 2022 ! ce n’est pas trahir un secret de dire que nous avons de grandes ambitions pour faire grandir cet événement unique en France.

Publié dans culture, Spectacle vivant | Laisser un commentaire

Un nouveau conseil municipal culturel

Le conseil municipal de ce jeudi, qui était quand même celui du vote du budget 2021- ce qui n’est pas une mince affaire- fut encore une fois une séance à forte coloration culturelle respectant en cela la volonté maintes fois exprimée du maire de mettre la culture au centre de son troisième mandat.

En effet, pas moins de treize délibérations concernant les différents domaines et expressions de la culture étaient au programme de cette nouvelle version Zoom (hélas !) du conseil.

  • Lancement des travaux de reconversion de ce bon vieux Palais des Expos (qui a quand même vu les Beattles, François Mitterand et la finale de la Coupe Davis) avec la création tant attendue par Muriel Mayette-Holtz d’une salle de théâtre de 800 places et d’un auditorium de 1200 places pour 2025 .
  • Superbe confirmation du renouveau des studios de la Victorine avec une convention de partenariat avec la prestigieuse Ecole Nationale Supérieure Louis Lumière pour l’implantation d’un cycle de formation à l’audiovisuel. (Avec, cerise sur le gâteau, où plutôt chantilly sur la pellicule, la nouvelle annoncée en séance de trois productions majeures et populaires dans les semaines qui viennent). Une première salve de subventions pour les associations culturelles avec un montant de 420000 euros ce qui représente déjà… 96 % des subventions 2020. Rendez-vous en juin pour la suite.
  • Poursuite des travaux d’aménagement du cours Jacques Chirac qui devient peu à peu un lieu-quartier magique de notre Cité.

Pour ma part, j’avais l’honneur de porter au tout début du conseil la délibération 28.1 dont j’ai affirmé la dimension symbolique dès le début de mon intervention :

Monsieur le Maire, chers collègues élus et fonctionnaires,

Cette délibération est symbolique.

– Tout d’abord, elle participe de cette mobilisation générale qui fait que, semaine après semaine, conseil après conseil, nous construisons, malgré les difficultés du moment, ce mandat à dominante culturelle que vous avez souhaité et promis aux Niçois, Monsieur le Maire.

La délibération que je présente aujourd’hui est d’ailleurs la concrétisation d’une de vos promesses. Avec mes collègues Robert Roux, Marc Concas, Jean-Luc Gagliolo, Henry-Jean Servat, mais aussi avec les équipes administratives de la Culture, de l’Éducation et de l’Événementiel enthousiastes et mobilisées, nous sommes fiers de travailler pour l’une des rares collectivités – peut-être la seule parmi les grandes villes – à avoir augmenté son budget de la Culture tout en prenant des engagements ambitieux pour le moyen terme. Et malgré un contexte économique déprimé, on pourra vérifier les retombées bénéfiques de ce volontarisme politique tout au long de ce conseil municipal.

– Mais cette délibération est aussi symbolique pour une autre raison : si elle a pour vocation de soulager le secteur du spectacle vivant, elle est également tournée vers l’avenir en favorisant l’élargissement de nos publics.

En effet, il s’agit de créer un fonds permettant aux théâtres de notre cité fragilisés par la crise de compenser une partie des pertes de recettes de billetterie de ces établissements entre 2019 et 2020. Une aide pouvant aller jusqu’à 50% des pertes et 15 000 €. Une aide – et c’est là la nouveauté – qui se fera sous forme d’achat de places. Ce dispositif innovant qui pourra quand même peser jusqu’à 200 000 € va donc se concrétiser par des conventions d’objectifs qui donneront aux théâtres aidés la responsabilité d’offrir aux Niçois ces places acquises par la collectivité. Ce qui devrait correspondre à l’équivalent – je précise bien l’équivalent – de deux représentations de spectacle professionnel grand public d’ici la fin 2022, pour un total estimé d’environ 3000 places.

Les publics pourront être des associations à but social, humanitaire, culturel, mais aussi des publics ciblés ou des personnes ayant œuvré de façon remarquable pendant la crise sanitaire. Cela dit, chers collègues, dans le cadre de vos délégations, vous aurez peut-être des idées en la matière. N’hésitez pas à nous les faire remonter.

Il y a là – et c’est le délégué aux nouveaux publics qui s’exprime – une opportunité pour le spectacle vivant niçois : celle d’atteindre précisément des populations encore éloignées des pratiques culturelles. Un peu comme nous le ferons bientôt une nouvelle fois avec « Mon été à Nice ».

Enfin, dernière précision : le dispositif a été élaboré en concertation avec la Fédération des Théâtres niçois, c’est-à-dire avec les intéressés. 

Pour toutes ces raisons, chers collègues, je vous demande de voter avec enthousiasme pour ce dispositif utile, innovant et vertueux. Dans l’intérêt du spectacle niçois, bien sûr !

Nice Matin 26/03/2021
Publié dans culture, Spectacle vivant | 2 commentaires

Mars et ça repart… aux Musées !

C’est avec bonheur que ce matin j’ai accompagné au MAMAC les étudiants du Master EMIC pour les dernières captations de cette insolite et numérique édition 2021 de Mars aux Musées. La 20e édition de cet événement unique en France qui voit chaque année des étudiants en collaboration avec la direction de la Culture de la mairie de Nice (très bien représentée par Bertrand Roussel l’enthousiaste directeur du musée archéologique) offrir un mois d’événements pluridisciplinaires dans nos magnifiques musées.

L’équipe de la présidente Romane Canavese a relevé le défi et les événements captés au fur et à mesure sont exceptionnels (j’en ai vu la presque totalité). La plateforme Cultivez-vous et sa responsable Adèle Faustinien préparent pour vendredi 26 un numéro spécial qui fera date et qui grâce aux talents combinés des étudiants organisateurs, des équipes muséales et des artistes va rapidement devenir un numéro collector.

Mais bien sûr, tout en assistant avec la boss référente Laure Miguet aux médiations scénarisées autour des artistes Pop’Art d’Anaïs, Camille, Martial et Olivia, je ne pouvais m’empêcher de penser à mes étudiants Charlotte Lafaye et Jean-Yves Yao qui avaient avec leur équipe préparé une formidable édition 2020 malheureusement suspendue au lendemain d’une inauguration mémorable au Palais Lascaris (voir photo ci-dessous).

Par ailleurs, j’ai pu bénéficier grâce à la passionnée médiatrice Lélia Decourt d’un superbe parcours initiatique à travers l’actuelle exposition du MAMAC Les Amazones du Pop. She-Bam Pot Pop Wizz !… c’était magique (scénographie planante de Steve Simon mais je ne dirai rien de plus avant la réouverture du musée afin de ne pas attiser votre frustration de spectateur confiné.

En attendant tous vendredi sur Cultivez-vous pour assister au parcours enchanté à travers les musées proposé par les étudiants sous le titre générique de MAM donne le ton !

Publié dans Spectacle vivant | Laisser un commentaire

Le spectacle vivant niçois va vous étonner ! (1)

Malgré la pandémie, malgré la fermeture des théâtres, les acteurs niçois du spectacle vivant travaillent d’arrache-pied pour présenter dès que possible de nouvelles créations qui ont la particularité d’être souvent inattendues et originales. Comme si le contexte avait encouragé les compagnies à explorer de nouveaux territoires. N’en doutons pas, le spectacle vivant en circuit court va vous étonner !

Mes fonctions me permettent d’avoir une vision d’ensemble de ce foisonnement créatif. Comme j’ai coutume de dire : j’adore mon nouveau « métier » qui bien sûr n’en est pas un ! J’échange régulièrement avec les artistes, les techniciens, les responsables de salles, j’assiste à des sorties de résidence ou même à des répétitions. Sans parler des incontournables captations. Bref, je l’avoue, je suis dans une situation privilégiée.

Mais n’étant pas égoïste de nature, je propose aux fidèles lecteurs (et même aux autres) de ce blog de faire pour eux un tour d’horizon de la création niçoise en une dizaine de billets. Ce sera ma contribution pour vous faire patienter, spectateurs fidèles et affamés.

Auparavant, je vous rappelle les deux dernières magnifiques sorties de résidence auxquelles j’ai assisté ces dernières semaines et dont j’ai déjà parlé sur ce blog : TAF des Hommes de main de Joris Frigerio (billet du 23 janvier 2021) et La fille d’attente d’Antipodes de Lisie Philip (billet du 4 février 2021).

Pour ce premier opus une création poético-philosophique et une autre, psychologique et sociale.

ICARE par la Compagnie Disrupt

Mise en scène de la plus russe des niçoises (à moins que ce ne soit l’inverse) Valeriya Budankova. On se souvient tous de son élégant Karenine Anna (voir sur ce blog le billet du 15 novembre 2016). Les interprètes sont l’ancien étudiant en architecture Ralf Schutte et la danseuse Marie-Pierre Genovese qui m’avait fait l’amitié de danser dans une de mes pièces Baie des Songes avant d’en chorégraphier une autre La caresse de Marlène.

Il s’agit ni plus ni moins, à travers le mythe d’Icare, de nous interroger à l’aide de neuf tableaux poétiques et de questions faussement naïves sur notre destin d’humain. Sommes-nous seuls ? Sommes-nous gratuits ? Sommes-nous là ? etc. etc. Les décors que j’ai eu le privilège de voir (scénographie : Yves Guerut ) sont à la fois sobres et intrigants, propres à servir la pièce. Connaissant le travail de Valeriya et de Marie- Pierre, je suis vraiment impatient de m’immerger dans ce dédale métaphysique et qui sait de peut être y trouver de fondamentales réponses aux questions que je me pose, moi l’admirateur de Michelangelo Antonioni.

MONSTRE par la Compagnie un Poisson en Avril

Il s’agit d’une nouvelle création du couple Christophe Caissotti (auteur) – Émilie Pirdas (interprète-mise en scène-scénographie). J’ai déjà parlé du travail du premier (voir le billet du 16 décembre 2020 pour L’invité de Noël) ainsi que de celui de la deuxième (billet du 2 octobre 2020 pour La sorcière du placard à balais) sur ce blog.

Il s’agit d’un spectacle Jeune Public mais pas que…

Monstre est le portrait d’une jeune femme qui arrive dans une salle de classe et qui, ayant été victime de harcèlement au collège et au lycée, nous raconte son histoire. L’histoire des masques qu’elle s’est composés pour échapper aux autres avant de choisir le dernier : celui de monstre qui fera d’elle une harceleuse à son tour. Devenue zoologue, la jeune femme évoque en parallèle de sa propre histoire les techniques de chasse et les hiérarchies de dominance chez les animaux. On connait le talent d’Émilie lorsqu’il s’agit d’évoquer les tourments de l’enfance et de l’adolescence (Un nénuphar dans ma baignoire), on attend donc avec beaucoup d’intérêt et d’envie ce Monstre.

Publié dans Spectacle vivant | 1 commentaire

A Nice, la poésie est un événement…

Depuis quinze ans, Sabine Venaruzzo et son Poëtburo organisent le festival international de poésie Poët-Poët à Nice. Malgré la crise sanitaire, Sabine a voulu que vive la poésie pour cet anniversaire important en répartissant les événements entre mars, la date habituelle et septembre (venue de la poétesse et chanteuse Sapho).

Ce matin, nous avons inauguré la très spectaculaire première séquence de l’édition 2021 avec la diffusion de poèmes par hauts parleurs autour du miroir d’eau de la Coulée Verte. Pour que la poésie s’installe dans ce lieu emblématique du Nouveau Nice, Sabine a bénéficié de la complicité de l’équipe de l’Événementiel de la mairie de Nice pilotée par Laëtitia Barbouteau. Ce team est non seulement compétent et réactif (Patrice Ivaldi, Philippe Bodino) mais proche du désir des artistes pour les aider à concrétiser leurs rêves.

Ainsi, jusqu’au 28 mars, les Niçois vont pouvoir découvrir, de Pierre Guéry à Valérie Rouzeau, de Marc-Alexandre Oho Bambé à Charles Pennequin, la fine fleur de la poésie francophone. Vingt-deux poètes dont Sabine avec son poème Granules.

Publié dans Spectacle vivant | 2 commentaires