Le clin d’oeil du théâtre niçois à son public : deuxième étape

Deuxième étape de notre périple dans les théâtre niçois pour la réalisation des pastilles vidéos qui sont autant de clins d’oeil des comédiens niçois à leur public. Avec toujours, pour la réalisation technique, Alessandra Pope et le très perfectionniste caméraman Marc Dumont.

Le Bouff’Scène : première étape dans l’emblématique café théâtre de la Rue Caissotti. Le maître des lieux Eddy Moncuquet, dans le décor très réussi de l’établissement, nous avait préparé avec son compère Arnaud Rimbaud une petite séquence hilarante sur le thème des difficultés à répéter en période de gestes barrières. Un sketch écrit par Arnaud qui a probablement vocation à prendre de l’ampleur dans un futur spectacle.

Théâtre du Phoenix : d’abord l’occasion d’admirer le panneau indicateur du théâtre fraîchement installé au début de la rue Léotardi par les soins de la mairie. Ensuite ce fut l’accueil chaleureux du directeur Alain Clément (ancien coéquipier de Bernard Gaignier chez Bernard Fontaine) et de Béatrice Saggio. L’occasion pour le directeur de faire face à la caméra une déclaration d’amour à son public.

L’Entrepont : dans le dédale du 109 ce sont tout d’abord Ellie Robin (encore une de mes anciennes étudiantes) et Eva Felix qui nous régalent d’une savoureuse recette du spectacle vivant écrite avec humour et finesse par les deux comédiennes. Puis ce fut une belle séquence avec ma compatriote bourguignonne Laurence Marthouret et sa compagnie TranS mettant en scène le magnifique couple Catarina Pernao et Carlo Schiavo (voir photo ci-dessus). L’occasion de croiser l’étonnant marionnetiste Ezéquiel Garcia-Romeu et d’assister à quelques minutes de répétition des spectacles Allumette et Icare des compagnies BAL et Disrup. Il était d’ailleurs fort amusant de voir nos amies Élodie Tampon-Lajarette et Valeria Budankova se battre avec des décors un brin capricieux.

À suivre.

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Le clin d’oeil du théâtre niçois à son public

En ces temps moroses (doux euphémisme) pour le spectacle vivant, il nous a semblé opportun que la ville de Nice prenne une initiative pour que le lien entre artistes et public ne soit pas rompu. C’est ainsi qu’il a été proposé aux théâtres niçois de réaliser une série de pastilles vidéos permettant à des comédiens de faire un petit clin d’oeil à ce public qui leur manque tant. Ces petites vidéos ayant vocation à nourrir la plate forme « Cultivez-vous » et plus largement les réseaux sociaux. C’est Alessandra Pope qui en grande professionnelle est chargée de la réalisation technique des pastilles. C’est donc avec plaisir qu’avec Fabien nous l’accompagnons. En ce qui me concerne une superbe opportunité pour prendre le pouls du secteur et rencontrer de nombreux professionnels (qui se trouvent être très souvent des amis).

Aujourd’hui les trois premières étapes étaient dans le Vieux Nice.

Première étape un peu à domicile au théâtre Francis Gag où Pierre Ballay, l’emblématique directeur, a ouvert le bal au milieu de la belle salle aux fauteuils rouges pour nous expliquer qu’aller au théâtre était nécéssaire à notre équilibre psychique. Message reçu.

Deuxième étape au Théâtre des Oiseaux qui m’évoque tant de souvenirs (dans une autre vie). Le président Benoît Tessier était là avec une joyeuse équipe qui, à l’aide de citations, nous a exprimé son amour du théâtre. La fine équipe était composée de mon ancienne étudiante au nom si… théâtral, Anastasia Cassandra, du comédien et cinéaste reconnu mais aussi connu comme époux d’une des « Barbues », Jean-Philippe Combe, et des sympathiques et enthousiastes Violaine Denis et Basile Nouri Koch.

Troisième et dernière étape : une jolie surprise au théâtre du Cours où Annie Ambroise et Sébastien Cypers nous avaient préparé un véritable petit show qui ne pourra qu’aviver le désir des futurs spectateurs. Pour cela, ils étaient accompagnés de la magicienne Zatanna, des comédiennes Amélie Dard, Mélissa Fourcade et Sarah Pelissier. Quant au comédien et chanteur Alain-Pascal Casero, pas de doute : c’est un nouveau Freddie Mercury qui prend son envol…

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Un conseil municipal très culturel

Consacré au Débat d’orientation budgétaire, le conseil municipal de ce vendredi s’est révélé très culturel avec un propos introductif du maire offensif sur le sujet et de nombreuses délibérations majeures touchant tous les aspects de la culture : spectacle vivant, théâtre, médiation scolaire, musées, cinéma…

Pour ma part, j’ai eu le plaisir de présenter la délibération 28-1 regroupant plusieurs mesures de soutien au spectacle vivant et le lancement de « Mon été à Nice » 2021. Voilà le texte de mon intervention :

Monsieur le Maire, chers collègues,

Cette délibération est très importante car elle concrétise une partie des propositions que vous avez faites, Monsieur le Maire, lundi, au cours de la table ronde avec certains acteurs du spectacle vivant.

On peut identifier trois volets :

Le premier est le lancement de « Mon été à Nice » 2021. La nouvelle était attendue avec impatience depuis que la promesse en avait été faite sur la base du succès exceptionnel et il faut bien le dire presqu’inespéré de l’édition 2020 concoctée en quelques semaines par les équipes des Directions de la Culture et l’Evénementiel qui ont travaillé à l’époque littéralement jours et nuits en fin de premier confinement pour arriver à ce résultat qu’on peut résumer par trois chiffres : 360 spectacles culturels, 600 artistes et intermittents concernés et surtout… 30 000 spectateurs. Cet année, avec un budget au moins intégralement reconduit, nous ferons encore plus vite, plus haut, plus fort car nous avons deux atouts supplémentaires, et quand je dis « nous », je pense à la direction de la culture et à celle si précieuse de l’événementiel, mais aussi à l’ensemble des artistes, des compagnies et des lieux. Premier atout : l’expérience, celle qui nous permettra d’ajuster la programmation et de continuer à nous réinventer mais sur un tempo encore plus fort. Deuxième atout (relatif): le temps, car c’est très rapidement que nous allons pouvoir fixer le cadre de la manifestation une fois la délibération votée et ainsi la faire suivre des appels à projet.

Le deuxième volet concerne la prolongation du dispositif d’aide à la création et d’accueil en résidence du Théâtre Francis Gag. Il s’agit d’un dispositif innovant où des résidences d’artistes débouchent sur de la médiation scolaire et des spectacles grand public. C’est dans ce cadre que j’ai assisté la semaine dernière à la sortie de résidence exceptionnelle de la compagnie Les hommes de main.

Mais la crise sanitaire rendant aléatoire les spectacles en salle, la convention prévoit un plan B sous la forme de captations en fonction des restrictions. Mais attention celles-ci n’ont pas vocation à être stockées sur un parking à captations mais seront diffusées par l’excellente plate forme « Cultivez- vous » animée avec talent et passion par une petite équipe de la DGA Culture.

Troisième volet : un plan de soutien au réseau de théâtres privés niçois (une quinzaine environ…) qui a vu en 2020 son chiffre d’affaire s’écrouler de 50%. La délibération propose d’adopter le principe d’un fond de compensation qui réduira ces pertes dans une proportion importante. Mais l’originalité de cette procédure réside dans le fait que ce fond sera destiné à des achats de places que les théâtres devront rétrocéder à des publics dédiés. Une occasion en or de gagner de nouveaux publics ce que je souhaite ardemment en tant que délégué à la médiation.

Et puisque j’ai la parole, je veux saluer, avant même la présentation par mon collègue Servat, la délibération concernant l’adhésion de la ville à la Commission du Film. Dans d’autres assemblées avec d’autres casaques, j’ai trop souvent milité pour une Commission du Film forte pour ne pas me féliciter de cette nouvelle donne.

Ce conseil culturel a vu aussi le lancement de Nice 100% culture à l’école, ce vaste plan coordonné par Jean-Luc Gagliolo qui permettra aux compagnies et aux artistes de faire à Nice de la médiation scolaire dans toutes les écoles primaires avec un démarrage expérimental dans 21 écoles dès la rentrée.

La délibération présentée par Robert Roux répond à une urgence : la rénovations de nos musées, écrins parfois défaillants de nos trésors artistiques. Pour en avoir fait le tour récemment, je pense particulièrement au Musée des Beaux Arts.

Et bien sûr, l’importante délibération cinéma de Henry-Jean Servat que j’évoque dans mon intervention. Mon ami Marc Concas n’a pas aujourd’hui à nous présenter de délibérations concernant l’Opéra, il l’avait fait avec générosité la fois dernière.

En résumé, on le voit, conseil après conseil, les délibérations liées à la culture sont nombreuses et importantes et – ce qui ne gâche rien – votées à l’unanimité. Pas de doute, le troisième mandat à dominante culturelle promis par le Maire prend de la consistance. Et paradoxalement, peut-être en partie « grâce » à la crise qui a instauré un état d’urgence culturel.

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Six mariages et un PACS : l’amour plus fort que le Covid…

De plus en plus de mariages sont l’occasion (ou le prétexte) de fête surdimensionnée souvent un peu (beaucoup) « m’as-tu-vu » nécessitant une organisation de plusieurs mois et un investissement financier disproportionné. On m’a même rapporté l’histoire d’un couple qui avait acté sa séparation mais maintenu la cérémonie selon eux impossible à déprogrammer.

Rien de tel avec la Covid qui oblige à des cérémonies minimalistes avec des jauges réduites et des gestes barrières omniprésents (à l’exception de l’officiant et des mariés tout le monde est masqué). C’est dire si les six couples que j’ai mariés avec bonheur, bonne humeur et émotion, la semaine dernière n’avaient d’autres objectifs que de s’unir sous le patronage bienveillant de Marianne. Pour Armandine et Jacques, Lalia et Tamer, Violaine et Guillaume, Faouzia et Bras-Eusebio, Christine et Serge, Malvina et Romain, l’amour a été plus fort que la Covid, les sentiments l’ont emporté sur le théâtre social. Et ils se souviendront toute leur vie de ce petit moment intime sans chichis, ni falbalas…

Même remarque pour Laure et Sébastien qui m’ont donné l’occasion de célébrer mon premier PACS. Ce fut pour moi une séquence nostalgie par rapport à cette institution pour laquelle j’avais tellement milité sous le gouvernement de Lionel Jospin dans un contexte d’affrontement au sein d’une société très divisée (comme cela est désormais lointain : qui aujourd’hui contesterait le PACS ou même le mariage pour tous ?)

Dernière remarque en forme de sourire : que « mes » mariés ne s’imaginent pas être des pionniers en matière de minimalisme matrimonial (je pense particulièrement à Christine et Serge qui se sont mariés sans public et avec des seules témoins qui étaient… leurs filles !) En effet votre serviteur a réussi avec Dominique l’exploit de se marier avec la seule adjointe au maire. En effet le 26 décembre de cette année-là à midi, il nous avait été impossible de trouver dans la mairie déserte de cette ville du Nevada des témoins de passage. Pas plus que dans la rue voisine. Ce fut donc un mariage sans participants. Et parfaitement valable dans la durée, je vous l’affirme…

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Avec « Les Hommes de Mains », le TFG anticipe

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Vendredi après-midi, il n’était pas question que je rate la captation du nouveau spectacle de la compagnie « Les hommes de Mains », TAF, Tout à faire dans notre théâtre Francis Gag. Cette collaboration avec la compagnie que nous avons eu en résidence en janvier est en effet significative de l’activité du TFG pour encourager la création tout en anticipant la fin de la période actuelle.

Mis en scène par Joris Frigerio, TAF est un spectacle total. Cinq jeunes acrobates circassiens (Matthieu Bethys, Ismaël Fernandez Grabalosa, Rémy Ingrassia, Coline Mercier, Sonja Zantedeschi) expriment dans des séquences d’une grande beauté plastique la douleur au travail exposée sur écran par des témoins victimes de burn-out. Le jeu de questions-réponses provoque une réelle émotion car jamais les interprètes ne sont dans l’illustration. Ils nous offrent une interprétation corporelle époustouflante de la souffrance exprimée par les témoignages. Le travail du bouillant Joris Frigerio, tempéré par la zénitude de Marine Larat, est remarquable par son inventivité et sa sobriété .

Ajoutons que ce sujet grave est traité sans jamais se laisser entrainer à la facilité du manichéisme. Quant à la séquence finale, elle esquisse une solution ou au moins suggère une direction du côté de la CNV (Cessez d’être gentil, soyez vrai !) : au spectateur de décider s’il emprunte ce chemin …

Et un grand merci à Jennifer Moreau pour avoir si bien facilité l’aventure.

PS: en fait dans la distribution Francisco Alvares Jara était le 12 ème homme, suite à une blessure d’Ismaël, et chacun sait que c’est souvent le 12 ème homme qui fait gagner le match !

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Quatre constats simples et incontestables sur la crise de la Covid

Par ignorance et modestie je me suis abstenu de commenter la crise du Covid depuis mars. Quand je récapitule le nombre d’âneries délivrées par des imbéciles pontifiants, je me dis que c’est une attitude qui aurait gagné à être généralisée. Mais la crise est désormais suffisamment ancienne pour qu’on puisse au moins faire des constats. En voilà quatre qui me semblent assez incontestables.

1 – Non, ce n’est pas mieux ailleurs

Le bilan du gouvernement français a son compte d’erreurs, d’approximations et de stratégies plus ou moins foireuses mais, pour autant, avons-nous été plus mauvais que les autres ? On ne peut pas le penser. A l’arrivée des deux premières vagues de pandémies, les pays comparables à la France ont à peu près le même bilan et utilisé au final les mêmes remèdes. Le cas de l’Allemagne de ce point de vue est tout à fait éclairant. Celui de la Suède aussi. Seuls quelques pays asiatiques ont réalisé de meilleures performances mais au prix de méthodes qui ne sont pas acceptables en Europe. Cela dit, le gouvernement doit faire preuve de modestie en ne faisant pas – comme le Premier Ministre dans ses dernières interventions – de la France, la championne de la deuxième vague. Attention à l’effet boomerang !

2La France réalise le meilleur accompagnement économique et social de la crise

Au vu de ce qui se passe dans les pays voisins ou en Amérique du Nord, ce constat est aussi incontestable. D’ailleurs il est significatif que les partis d’opposition (notamment de gauche) concentrent leurs critiques sur le volet sanitaire de la crise et pas sur le social. Il n’en demeure pas moins que cette politique justifiée laisse entière et pour demain la question de son coût. Ce sera probablement le débat majeur de l’après crise et à ce moment là il ne faudra pas oublier le consensus d’union nationale qui a soutenu les mesures gouvernementales.

3 – La vaccination n’est pas un mais le seul moyen de sortir de la pandémie

C’est pour cette raison que dans le monde entier toutes les opinions publiques ont salué l’exploit des scientifiques qui ont trouvé si vite des solutions. Tout le monde sauf la France, où même le gouvernement a donné le sentiment d’aller à reculons pour la campagne de vaccination. Il faut dire que la lâcheté du monde politique a été sur ce point assez général. Heureusement que d’autres pays que le pays de Pasteur ont courageusement lancé le processus. Heureusement en deux semaines la France a réagi et ne fait plus bande à part.

4 – Le passeport sanitaire est la conséquence logique de la pandémie

Ce passeport sanitaire qui fut évoqué et retiré en une demi-journée par un gouvernement décidément peu courageux est en fait une évidence. Celle qui rend obligatoire 11 vaccins infantiles, celle qui nous oblige à différents vaccins quand nous voyageons. En tout cas, tant que la Covid avec ses différents variants ne sera pas totalement éradiqué, on ne peut pas considérer que le droit de contaminer est une liberté fondamentale. De toute façon, aucun responsable de lieux publics ne prendra le risque juridique de ne pas user de toutes les précautions en la matière. Ce n’était donc pas la peine de faire des effets de tribune contre une mesure de bon sens.

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Site « Cultivez-vous, Nice » : Sosno squatte l’Antique !

La dernière livraison du site CULTIVEZ-VOUS concocté par la DGA culture et Adèle Faustinien est centrée sur l’exposition Sosno au Musée Archéologique de Cimiez.

Cela fait des années que l’ami Bertrand Roussel, double directeur des musées d’Archéologie et de Terra Amata, tout en développant l’activité scientifique de ces établissements, initie, invente, expérimente des rencontres improbables et inoubliables entre l’Antiquité, la préhistoire et la culture vivante. Je me souviens par exemple d’une amusante prise du pouvoir des personnages de Moya sur le site de Terra Amata.

Sosno squatte l’antique est un peu le chef-d’oeuvre de cette philosophie de la fécondation audacieuse du passé par le présent (d’habitude c’est plutôt l’inverse).

L’exposition en extérieur au milieu des ruines romaines est esthétiquement jubilatoire. Les oblitérations séduisent avec malice les vieilles pierres, nous transformant en voyeurs éblouis. J’ai eu le privilège (aie ! je vais avoir des problèmes avec les gilets jaunes…) de visiter le site juste avant l’inauguration et je conserve un souvenir ébloui de cette déambulation (voir photos ci-contre ). Petit conseil pour surmonter provisoirement les désagréments de la fermeture Covid du site : promenez-vous dans la partie du jardin des Arènes qui est limitrophe du site archéologique et vous allez apercevoir les couleurs vives des oeuvres de Sosno au milieu des fouilles. Vous pouvez même ensuite pique-niquer avec les tourtes et gâteaux de l’excellent kiosque du jardin. Accompagné d’un petit rosé bien sûr.

Mais le plus troublant est quand même la partie intérieure de l’exposition, là où les oeuvres du maître sont exposées au milieu des objets antiques créant une véritable faille spatio-temporelle tant l’osmose entre les deux productions est totale.

CULTIVEZ-VOUS propose toute une série de rubriques autour de l’événement pour faire patienter le public en ces temps de Covid. Il faut voir le joli petit film de Jean-Claude Faucher tourné sur place, l’interview incontournable de l’épouse de Sosno, la passionnée (et passionnante) Mascha, et le beau dialogue entre le maître des lieux Bertrand Roussel et Carolina Guerin-Mareschi qui fut dans une autre vie une de mes brillantes étudiantes. Et plein d’autres surprises.

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Les caméléons du vaccin

Que les choses soient claires, le début de la campagne de vaccination est un échec et même un fiasco. Avoir par faiblesse donné des gages aux anti-vaccins en laissant supposer que leur prudence était légitime et même scientifiquement fondée était une erreur majeure qui n’a fait qu’augmenter le sentiment de défiance dans la population. Sans oublier le « comité citoyen » pour couronner le tout .

Mais que dire de l’attitude des oppositions, de l’extrême gauche à l’extrême droite en passant par les partis soit disant « de gouvernement » : une armée hétéroclite de caméléons.

Dans un premier temps, ces responsables politiques pourtant presque tous persuadés de la nécessité du vaccin se sont bien gardés de saluer et de promouvoir la campagne de vaccination afin de ménager une opinion publique considérée comme une future réserve électorale. Le silence fut assourdissant.

La seule manifestation des oppositions a au contraire consisté à défendre les anti-vaccins sur la question du passeport sanitaire, celui ci étant considéré comme une atteinte majeure à la liberté. En fait cela a consisté à élever le droit de contaminer les autres au rang de droit de l’Homme. Le gouvernement, une fois de plus, a cédé en moins d’une journée.

Mais le meilleur restait à venir. Constatant que partout – absolument partout – dans le monde, le vaccin est célébré comme LE remède et que les premiers millions de vaccinations se sont déroulés sans incident notable, les oppositions se sont mises à anticiper un probable retournement de l’opinion devant l’évidence. Du coup, changement de couleurs chez nos caméléons : on squatte les plateaux télés pour stigmatiser le retard pris par la France en matière de vaccination.

Le pouvoir actuel n’aura pas à l’évidence l’oscar de la meilleure gouvernance mais avec de telles oppositions en face de lui il n’a pas vraiment à s’inquiéter pour son avenir électoral.

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Dieu, le foot et Johan Cruyff

En Espagne, les 22 joueurs d’un match de foot font un signe de croix avant d’entrer sur le terrain. Mais si ça marchait, il n’y aurait que des matchs nuls

Cette remarque du grand joueur de football Johan Cruyff (qui a beaucoup joué et entrainé en Espagne) est bien plus qu’une boutade. Elle nous interroge (en fait beaucoup plus les croyants que les athées) sur la nature de la relation des humains à Dieu.

Elle peut même emprunter une tonalité plus grave : ainsi l’étonnement de mon père, dans les divers camps de concentration par où malheureusement il est passé , devant des prêtres allemands qui priaient pour la victoire.

En clair et pour en revenir aux propos plus badins de Johan Cruyff : si Dieu existe peut-on l’interpeller et quémander des hochets pour son propre compte comme à un vulgaire Balkany ? La réponse est – si j’ose dire – d’une simplicité biblique !

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Top séries : 137 séries pour 106 participants et à la fin… Downton Abbey

Vous êtes donc une centaine à avoir joué le jeu en m’envoyant par FB, messages privés et SMS vos tiercés-séries pour les plus disciplinés, une proposition unique, ou un bouquet (très) garni pour les autres.

Du coup, je pouvais publier un TOP 137 assez spectaculaire. Pour des raisons pratiques, on va se contenter d’un TOP 20 d’une lecture moins fastidieuse, mais je suis dispo pour vous donner le rang exact d’une série ne figurant pas dans les 20 premières.

Voila la liste avec chaque fois entre parenthèses un premier chiffre qui indique le nombre de points obtenus et un second qui rappelle le classement de la série dans mon TOP 50 :

1 – DOWNTON ABBEY (40 – 28)

2 – FRIENDS (37 – 6)

3 – LE PRISONNIER (33 – 2)

4 – TWIN PEAKS (31 – 4)

5 – PEAKY BLINDERS (30 – 24)

6 – BREAKING BAD (29 – 8)

DESPERATE HOUSEWIVES (29 – 37)

8 – SIX FEET UNDER (27 – 1 )

9 – LA SERVANTE ÉCARLATE (26 – 19)

10 – ALLY McBEAL (25 – 5)

11 – ROME (23 – 14)

12 – LE BUREAU DES LÉGENDES (22 – 16)

13 – LES TUDORS (21 – 31)

14 – LE VILLAGE FRANÇAIS (20 – 15)

15 – LES ENVAHISSEURS (19 – 33)

16 – THE WEST WING (18 – 3)

17 – BARON NOIR (16 – 34)

18 – SEX AND THE CITY (15 – 9)

19 – DALLAS (14 – 50)

BORGEN (14 – NC)

Notons que Borgen est la seule série de ce top 20 qui ne figurait pas dans mon classement. De même que BATTELSTAR (23e) et THE CROWN (24e) placés assez haut dans votre classement.

Par ailleurs, l’extrême diversité des goûts et des choix se manifeste par le fait que 11 séries ont été citées une seule fois mais comme choix no 1 : les deux espagnoles de Netflix, LA CASA DE PAPEL et LES DEMOISELLES DU TÉLÉPHONE, deux HBO récentes, TCHERNOBYL et RAISED BY WOLVES, des classiques comme VAMPIRES DIARIES, THE OFFICE, et SONS OF ANARCHY, mais aussi PENNY DREADFUL, MUM, V, et la japonaise ALICE IN BORDERLAND.

Après l’aventure 50 films et l’aventure 50 villes ainsi s’achève l’aventure 50 séries. Merci pour le partage.

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