Place Masséna avec Peter Sagan

Covid exige : nous étions moins d’un millier à assister, masqués et distanciés, à la présentation des équipes du Tour de France, place Masséna.

L’occasion pour Christian Prud’homme, le patron de la Grande Boucle, de remercier la ville de Nice et son maire pour leur volontarisme dans un contexte qui aurait amené beaucoup d’autres à baisser les bras.

Pour moi, amoureux du Tour de France depuis ma tendre enfance, cet événement avait une saveur particulière : celle des retrouvailles avec un peloton que j’ai croisé il y a quatorze mois dans un petit patelin du beaujolais en compagnie d’une équipe de joyeux drilles. J’ai ainsi, au fil de la soirée, fait connaissance avec Guy Niv, le premier israélien qui participe à l’épreuve, avec Giacomo Nizzolo, champion d’Europe depuis… trois jours, la dream team tricolore Romain Bardet-Julian Alaphilippe-Thibault Pinot (c’est son année !!!) et l’armada Inéos avec à sa tête Egan Bernal, le vainqueur de l’an dernier.

Mais fan du champion slovaque Peter Sagan, c’est avec un bonheur incommensurable que j’ai vu celui-ci arriver sur le podium car une lecture maladroite de L’Équipe m’avait convaincu qu’il serait forfait. C’est ainsi que sa présence place Masséna m’a permis de tutoyer le Nirvana.

Fort de cette information capitale, j’ai également fait un tour dans la Fan Zone habilement divisée en trois zones étanches pour éviter les rassemblements. L’occasion de me faire offrir le maillot du meilleur grimpeur et de vérifier, sous un joli ciel de parapluies multicolores, que le Tour de France est un événement authentiquement populaire, beaucoup plus grand que lui-même et il est important qu’il ait lieu. N’en déplaise aux pisse-froids.

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Marivaux-MMH au château : magique !

La Première des Jeux de l’amour et du hasard hier soir en plein air sur la colline du Château restera comme un acte fondateur : celui qui, grâce à l’audace de Muriel Mayette-Holtz, fera de ce lieu une de ces scènes naturelles qui l’été venu se transforment en rendez vous mythiques mêlant la hardiesse spectaculaire et la tiédeur nocturne. On pense naturellement à la Cour des papes d’Avignon ou la pinède de Juan les Pins. Ou avec un peu de nostalgie niçoise aux podiums du jardin de Cimiez (heureusement mais partiellement retrouvés cet été grâce aux 13 soirées musicales Matisse amoureusement couvées par André Santelli). Il serait toutefois injuste d’oublier l’apport historique et… contemporain de La Castellada dans cette découverte.

Quant au spectacle lui même, il fut tout simplement magique.

La mise en scène de Muriel, à la fois sobre et précise, utilise à merveille le décor naturel tout en imposant un ton en équilibre parfait entre fidélité au texte et légère distanciation. La distribution est d’une grande homogénéité, ce qui est un atout pour une pièce où il n’y pas vraiment de premiers rôles. Encore fallait-il que cette homogénéité se réalise dans l’excellence, ce qui est largement le cas avec cette jeune troupe si talentueuse qui a bénéficié de la présence malicieuse de la star Gérard Holtz… en fauteuil d’invalide (customisé avec adresse et imagination par Henda Dridi notre amie costumière de la rue Vernier). Quelle belle idée d’avoir transformé un accident malencontreux (rupture de ligament) en un effet pertinent de mise en scène.

Parmi les comédiens, j’ai eu forcement un regard spécial pour Dorante-Augustin Bouchacourt qui avait eu il y a quelques jours la gentillesse de lire un de mes textes aux Contes d’apéro. Remarquée aussi, Pauline Huriet, une Silvia étonnamment moderne dans ses attitudes et son expression et qu’il était plaisant d’imaginer sortir à peine du monde pas très « marivaudeur » de la comtesse de Ségur. Mais Marial Bajmariva, Jonathan Gensburger et Fréderic de Goldfiem savent également être très drôles sans jamais perdre le fil de l’intrigue. Avec eux, le TNN possède une dream team qui est aussi une sorte d’assurance tout risque pour MMH. Un petit clin d’oeil à la musicienne Margot Mayette et à ses apparitions célestes.

Après, on peut légitiment considérer que Marivaux n’est pas un chantre de la… mixité sociale (il faut aimer dans sa classe sociale…) mais vu son grand âge on lui pardonne ! Surtout si je me rappelle que Marivaux avait donné à Mâcon, ma ville natale, son nom au cinéma de mon enfance… Nostalgie quand tu nous tiens !

PS : Cet été il y a des spectacles partout à Nice mais on ne peut pas être partout. Ainsi Jennifer Moreau, la responsable  du pôle Théâtre et Arts vivants, m’a fait un compte rendu tout à fait élogieux du spectacle Alice au pays de Nice par la compagnie Aether au Musée Masséna (en pointe sur le front de « Mon été à Nice »). Il me tarde bien sûr d’aller voir ce spectacle, l’avis de Jennifer valant brevet d’excellence.

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Mon été à Nice : encore un duo gagnant…

De retour, je peux reprendre mon aléatoire et magnifique marathon culturel estival et niçois. Mais cela ne m’empêche nullement de bénéficier des analyses de Fabien sur le dernier duo gagnant de « Mon été à Nice auquel il a participé ».

Parc Vigier : Compagnie Alcantara, Contes du Monde

Deux comédiennes, Isabelle Bondiau-Moinet (qui au civil est… ma voisine !) et Émilie Atlan, ont enchanté et intrigué leur jeune public avec des contes venus d’ailleurs. Ces histoires, hautes en couleurs et en sons  (bruitage et mini instruments de musique) révèlent avec humour certains mystères de la nature qui cachent sous leur apparente naïveté une grande sagesse.

Le public nombreux fut très réceptif et les enfants de mon envoyé spécial ont été particulièrement séduit par le talent des comédiennes pour imiter les animaux, une histoire de mer salée chinoise et un ciel de mauvaise humeur qui avait le projet de se traîner par terre.

Coulée verte : Contes d’apéro TNN avec Laurent Prévôt

Pour ce dernier apéro d’août, Laurent Prévôt (spectateur assidu et bienveillant de mes propres pièces) a joué avec le talent qu’on lui connait (on a tous en mémoire sa « métamorphose » de Kafka) tous les personnages du Barbouillé de Molière. Ce diable de Laurent est capable de jouer trois personnages à la fois et de créer différents espaces avec une simple porte rouge au milieu de la scène. Du grand art apprécié par au moins 200 personnes.

Dans la foulée, mon culture trotter s’est rendu au 109 pour le concert Bélaprem’ de Panda Events hélas annulé au dernier moment. Il lui restait donc à prendre connaissance dans l’espace restauration et boisson des futurs programmes du lieu et à visiter les galeries d’artistes dans cet espace XXL qu’est le 109. Bien sûr, nous reviendrons.

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« Mon été à Nice » : de pépite en pépite

Quand je ne peux être présent aux différentes manifestations, j’en ai des comptes-rendus précis (et enthousiastes) de Fabien et Bernard qui assistent à presque tous les spectacles afin de m’en tenir informé.

– Kiosque du TNN : les contes d’apéro
Vivons heureux en attendant la mort, de Pierre Desproges par Jonathan Gensburger.
La prestation de Jonathan, que nos avions particulièrement apprécié en monsieur Loyal de la soirée d’anniversaire du TNN, a épaté Bernard qui était lui-même à l’origine d’un spectacle Desproges qu’il a joué de très nombreuses fois et avait vocation à donner un avis particulièrement autorisé.

– Théâtre de Verdure
Femmes, le temps d’un chant, présenté par l’association « Les voix de Diane » chère à Franck Viano qui en a d’ailleurs fait la mise en scène.
Il s’agissait là d’un spectacle musical imaginé et interprété par la soprano Diane Frémaux (accompagnée des musiciens Stéphane Eliot et Serge Gallice). De Carmen à Tina Turner en passant par Edith Piaf, l’éclectisme de Diane était au moins aussi impressionnant que son talent. Le succès était d’autant plus mérité que la troupe n’avait été prévenue de la date du concert que deux semaines auparavant. Fabien a également été sensible à l’interactivité très « Mon été à Nice » du spectacle qui permettait à des spectateurs de pousser la chansonnette.

– Théâtre de Verdure
Le sablier, de Lucas Gimello de la Compagnie « L’émergence ».
Sur une scénographie de Jean-Baptiste Nallino, ce spectacle est un seul en scène écrit et réalisé par Lucas Gimello qui nous raconte avec poésie et drôlerie la vie d’un garçon « n’ayant rien fait de spécial ». Du mime, des ombres chinoises, de la danse, de la musique, une belle écriture et une grande prestation d’acteur. À juste titre, Fabien a été enthousiasmé par ce spectacle. À noter, l’hilarante première partie de Fabrice Carminati.

– Place Saint-Roch
Tartuffe, de Molière, présenté par la troupe de « L’impertinent ».
Dans des conditions matérielles très précaires, les comédiens de cette troupe où nous comptons beaucoup d’amis ont relevé le défi d’un environnement bruyant et d’une absence… de micros (les aléas du théâtre « hors les murs »). Mais la magie de ce spectacle qui a été un gros succès en salle a opéré et le triomphe du public fut à la hauteur de la performance artistique… et sportive !

Décidément, « Mon été à Nice » nous fait découvrir pépite sur pépite. Et en circuit court of course !

 

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Gump dans l’aube du 66

Cette année, coronavirus et « Mon été à Nice » ont conduit Gump à renoncer aux ambitieux « raids » internationaux qui sont d’habitude son ordinaire estival. Il devra se contenter d’un petit running de 8 km dans le 71 et aussi d’une sortie d’une dizaine de km le long du littoral catalan.

Étrange et presque mystérieuse course consistant à longer Argeles-Plage et son hameau du Racou à l’aube, une heure où les milliers de vacanciers dorment encore. Une ambiance irréelle qui se transforme en enchantement aux premiers rayons de soleil.

Le littoral amplifiant les phénomènes acoustiques, je pus aussi entendre sur plusieurs centaines de mètres les sanglots étouffés d’une jeune fille expulsant les derniers soubresauts de son dernier chagrin d’amour sur l’épaule d’un ami compatissant. Même phénomène avec une dame fugacement croisée expliquant navrée à un employé du nettoiement que son chien était mort l’avant-veille.

Mais déjà ma course en était à sa dernière ligne droite (« Souffle ! Souffle ! » aurait-dit Marcel) et, triomphant, le soleil se mit à disperser ces petites tristesses pour annoncer en majesté une belle journée d’été.

                                    

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De Trachel à Lascaris

L’été culturel niçois se poursuit et j’essaie de suivre.

Ainsi, participation avant-hier aux Mercredis de Trachel, une brillante initiative associative (De l’Art) qui met musique et spectacle vivant au diapason de cette rue de Nice qui n’a pas toujours bonne réputation.

Cette semaine, nous avons eu la chance de rire avec la performeuse hilarante de la vallée de la Roya, Mazarine, qui veut se présenter aux élections avec un programme qu’on pense décalé mais qui, au final, s’avère inquiétant. Pour nous faire réfléchir.

Puis ce fut le trio infernal de Bluesette :  Emilie Jobin, Caroline Fay et Dominique Marchal : un road street survitaminé au pays des standards du rock and roll. À noter que la sulfureuse Caroline fait aussi partie des Barbues ce qui en dit long sur son éclectisme musical (à ce propos une petite pensée pour Sabine Venaruzzo qui vient de subir un deuil cruel…). Mes préférées : Supertramp et les Bee Gees, ceux qui ont vu La caresse de Marlène comprendront.

Le lendemain, c’est au Palais Lascaris qui, sous la houlette de Sylvie Lecat, est devenu un des lieux culturels les plus vivants de Nice, que j’ai participé avec mes collègues Roux et Gagliolo au vernissage de l’exposition Cent portraits pour le siècle. Une vertigineuse plongée dans les mondes de Louis XV et Louis XVI où nous avons appris, grâce à Laurent Hughes, dix-huitiéiste de haut vol et commissaire de l’expo que Marie-Antoinette était à la fois moche et le cauchemar de ses portraitistes. Dans le cadre toujours féérique de Lascaris, l’expo est surprenante puis très rapidement intrigante.

Des Stones à Louis XVI, il y en a vraiment pour tous les goûts dans l’été niçois.

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Baba devant la Castellada !

Après 12 ans d’interruption (pourquoi ?) la Castellada est de retour. Cette déambulation théâtrale sur le site du Château créée par la compagnie Miranda pour raconter l’histoire de la ville nous a beaucoup manqué. Mais n’ayons pas peur des mots : Castellada-le retour est une pure merveille.

Mise en scène grandiose (il faut dire que le site lui même n’est pas vraiment un inconvénient !), écriture élégante, costumes magnifiques, interprétation millimétrée. Le tout au service d’un propos qui refuse le provincialisme étroit au profit de l’expression, parfois dramatique, souvent très drôle et toujours émouvante, de valeurs universelles.

Et quel plaisir au cours de ce long spectacle (deux heures et demi) de retrouver dans l’obscurité ambiante de nombreux amis parmi les protagonistes. Tout d’abord « le boss » Thierry Surace en professeur Bédézange, frapadingue et sentencieux, ensuite Sylvia Scantamburlo, désopilante en vieille niçoise bougonne et flamboyante en Catherine Ségurane-Louise Michel. Plaisir aussi de croiser Manon Ugo, une des comédiennes fétiches de l’ami Jean-Pierre Fouchy, tout en grâce retenue devant ses fans familiaux. La talentueuse violoncelliste Marjolaine Alziari aperçue chez Muriel Mayette-Holtz la semaine dernière nous a enchantés tout au long du parcours musical très élaboré du spectacle. Quant à l’Eddy Merkx des régisseurs Gaspard Bellet, mon voisin, il fut dans son registre, talent, compétence et discrétion.

Mais au fil des minutes (des heures…), nous avons pu avec Bernard apprécier Emma Audineau, Lucas Gimello, Mari-Laurile Lili, Thomas Santarelli, Marielle de Rocca Serra, Cécile Guichard, Jérome Schoof, Jérémy Lemaire, Jessica Astier, Julien Faure, Frédéric Rubio et Dimitri Alexakis : une distribution extrêmement homogène, tout à fait épatante.

Ne manquez pas la Castellada, vous aussi vous serez baba !

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Marcel et Corel aux Contes d’apéro

« Mon été à Nice » ce dimanche s’est installé sur la coulée verte. En lever de rideau, nous avons eu droit dans des conditions difficiles pour les comédiens (chaleur, difficultés d’accessibilité…) à une représentation Jeune Public Les fables de la Fontaine par la compagnie du théâtre de l’Eau Vive représentée par le duo de choc Fabienne Colson- Richard Zanca. Bien rythmée, drôle et agrémenté d’un test de no-sense susceptible de séduire les adultes, ces fables revisitées et un brin déjantées nous ont fait passer un bon moment.

Une heure après, un bon kilomètres à l’est, nous étions devant le kiosque des Contes d’apéro. Il faut dire que j’avais toutes les raisons d’être présent car Muriel Mayette-Holtz m’a fait l’amitié de lire ma nouvelle La dernière ligne droite (extraite de Fragments de Nice éditions Toute Latitude 2007). C’est ainsi que Muriel a fait revivre les personnages de feu- le stade Jean Bouin comme Delagneau, la vice-reine du sprint court et ce bon Marcel, cet entraineur atypique si souvent incarné à la scène par Bernard Gaignier. Tout en malice et en distance élégante, Muriel a magnifiquement servi ce texte intimiste.

Puis, la charmante actrice du TNN Pauline Huriet a repris ses lecture de la Comtesse de Ségur avec Les vacances (de Sophie). Par sa simplicité, sa proximité avec le public  et sa complicité avec le texte, Pauline nous a prouvé (une fois de plus sur cette scène) que l’exercice est vraiment un genre à part qui entre lecture individuelle et théâtre offre aux textes une troisième dimension.

Au final, c’est Augustin Bouchacourt, un autre acteur de la troupe du TNN (déjà remarqué dans Goldoni – Bande annonce) qui m’a fait le plaisir de lire un autre de mes textes. Il s’agissait du Christ Rédempteur de Rauba Capeu (sous la forme de la nouvelle extraite de Baie des songes publié en 2015 aux éditions Itinéraires et non de la pièce de théâtre). Ce troisième Jacques-Virgile Corel (le maire visionnaire de Nice en… 2050) de l’histoire a réussi sous les yeux des deux premiers, Bernard Gaignier et Jean-Christophe Vecchi, une performance un peu irréelle pour un béotien comme moi. Il a en effet donné vie à ce texte qu’il avait découvert quelques heures auparavant avec une maestria saluée par tous. Chapeau l’artiste !

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Mon été à Nice : culture attitude !

Des spectacles partout dans la ville et toujours du circuit court avec les compagnies locales qui nous enchantent.

Contes d’apéro 3 : Clément Vieu et Nucera

C’est en effet la troisième fois que je me rends aux délicieux Contes d’Apéro concoctés par Muriel Mayette-Holtz sur la coulée verte (Bernard et Fabien ayant assuré trois autres représentations). Ce mardi il s’agissait d’une lecture musicale par Clément Vieu et ses talentueux comparses Marjolaine Alziari, Florent Chauvet, Christophe Servas autour de textes inédits de Louis Nucera. La présence de Suzanne Nucera ne pouvait qu’ajouter à l’émotion transmise par les artistes. Un beau moment .

Plages du Rire 2 : le programme de Gil et Sabine Marsalla

Après ma participation au jury du tremplin de lundi, c’est mercredi que j’ai assisté au spectacle des « grands ». Une très bonne sélection du couple Marsalla avec quelques révélations comme l’inénarrable Topick qui nous a fait rire aux larmes seul sur scène avec… une paire de skis.Sans oublier Tano également.

Point de bascule : place du Pin

Rue Bonaparte et place du Pin, la soirée de vendredi était dédiée aux arts de la rue et du cirque. Une ambiance de folie s’est donc emparée d’un quartier déjà survitaminé en temps ordinaire. Avec par exemple les artistes sur échasses et les musiciens  du collectif Mains d’oeuvre, les jongleurs de La rue Luberlu ou le magicien Simeon Wolfgang qui a aimanté à ses tours les nombreux gosses présents à cette soirée familiale. Ce fut aussi l’occasion de retrouver Sabine Venaruzzo une semaine après le triomphe des « Barbues » à Levens. Là, conceptrice du spectacle, elle s’est contenté du rôle modeste d’accessoiriste malicieuse de la magnifique Amy Blake, la Diva Mobile. Les passants pouvaient ainsi demander à la chanteuse les tubes de l’opéra classique (Juke Box est le sous titre du spectacle). Nous ne nous en sommes pas privés pour apprécier les prestations d’une Amy conjuguant performance vocale et autodérision. Et j’ai pu constater que par sa prestance et sa beauté, Amy a considérablement fait progresser la cause de l’art lyrique auprès du public !

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Ce lundi, j’étais dans le jury des Plages du Rire

Habitué des jurys universitaires, c’est en novice que ce lundi j’ai participé au jury du tremplin des Plages du Rire aux côtés des comédiennes azuréennes Sylvia Scantamburlo et Isabelle Servol et du directeur de la station nationale Rires et chansons

Organisée au Théâtre de Verdure avec rigueur et gentillesse par Sabine Marsalla, la soirée fut une belle réussite avec à l’arrivée trois sélectionnés qui auront dès ce soir la possibilité de jouer sur scène avant les invités de marque de la neuvième édition des Plages du rire (du 4 au 6 août). La victoire est revenue au  Varois Fergus qui donne parole et âme aux objets de la vie quotidienne. Ainsi son aspirateur est en quelque sorte le cousin éloigné (mais pas tant que ça) du célèbre cintre de Desproges. La deuxième fut Marjorie Falusi, la chanteuse niçoise nous a plongé dans l’univers impitoyable de la télé-réalité et des influenceuses avec un clin d’oeil nostalgique, étonnant chez une si jeune femme, pour les codes moraux du monde d’avant. Le Marseillais Fabien Guyno a complété le podium.

Suprême honneur, j’avais la tâche de décerner tout seul comme un grand le Prix de la Ville de Nice : ce fut pour Christophe Basclo, un Christ efféminé anti-Trump trouvant manifestement son inspiration du côté des Monty Python. Et par les effets conjugués de mon choix et de la générosité de Sabine, Christophe lui aussi sera programmé avec les « grands » : bonne chance à lui !

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