Nouvelle saison du Théâtre de l’Eau Vive : top départ !

Même si l’expression est une marque déposée de la compagnie « Une petite voix m’a dit », le théâtre de l’Eau Vive à l’instar de Monsieur Jourdain a fait sa « Rentrée spectaculaire ». L’occasion de rendre hommage à Fabienne Colson, sa directrice, qui permet à ce lieu emblématique du théâtre niçois (l’ex-Alphabet d’Henri Legendre) tout simplement de vivre. Avec encore une fois cette programmation éclectique qui est l’ADN de la maison.

Vendredi c’est donc une Fabienne survitaminée qui a passé en revue avec la complicité des intéressés les spectacles programmés pour la première partie de la saison. Pour ma part, j’ai relevé bien sûr le retour de mes frères les Affranchis avec leur inénarrable Fil à la patte (26-29 septembre) en attendant leur Misanthrope au printemps. Egalement une prometteuse création de l’Eau Vive, La voix humaine de Cocteau, avec une mise en scène de Simon Eine de la Comédie Française.

Au cours de la soirée, j’ai eu le plaisir de monter sur scène pour présenter en avant première La caresse de Marlène qui sera jouée fin janvier. Pour ce baptème du feu, j’étais accompagné de deux comédiens appartenant à la future distribution : Jean-Christophe Vecchi et Christophe Compain, deux vétérans de ce que Didier Veschi appelle « le théâtre mottardien » dans ses délires d’avant spectacle.

Mais en attendant la première de ma septième pièce, le théâtre de l’Eau Vive, toujours aussi boulimique d’émotions, aura programmé une quinzaine de spectacles. Coup d’envoi : le 20 septembre avec L’hiver sous la table de Roland Topor par la compagnie au nom mystérieux : le collectif du tram/le mixeur.

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Une petite voix m’a dit – Venaruzzo 2019-2020, c’est parti !

C’est dans le cadre chaleureux de la Galerie Depardieu qui présente actuellement la belle exposition d’Hanna Elf (voir sur ce blog le billet du 5 septembre 2019) que la compagnie « Une petite voix m’a dit » (qui m’a fait l’honneur de m’intégrer dans son conseil d’administration) et sa directrice Sabine Venaruzzo ont dévoilé leur maxi-programme pour la nouvelle saison.

C’est que la compagnie a des activités multiples. On connait bien sûr les spectacles-phares comme Les barbues et le parti d’en rire (voir sur ce blog les billets du 30 juin 2018 et 12 mars 2019), L’opéra minuscule en collaboration avec la compagnie Bee de Caroline Duval (voir mon billet du 16 avril 2019) sans oublier le festival Poët-Poët (voir le billet du 25 mars 2019) et les activités poétiques propres de Sabine (de retour du Festival de poésie de Tolède dont elle était une des invités-vedettes). Mais la compagnie ce sont aussi les ateliers de formation et de création Cap ou pas Cap d’Olivier Debos aux Abattoirs, les spectacles Jeune Public (Blanche page à Mouans-Sartoux, La chanson des joujoux avec Magali Revest), les déambulations lyriques en milieu hospitalier (en duo avec Marie-Pierre Foessel).

On trouve également des spectacles non identifiables comme la participation de la directrice à la dernière version de mes Fragments de Nice (billet du 10 juin 2018) ou cette lecture déambulatoire qu’elle prépare avec Marie-Hélène Clément à partir de mon dernier livre Escales et qui se déroulera pendant deux soirées d’octobre… sur la Promenade des Anglais .

C’est de tout cela que dans l’ambiance presque familiale d’une foule pourtant nombreuse (qui comptait en son sein deux adjoints à la mairie et le directeur départemental de la culture) que la maîtresse de cérémonie nous a entretenus avant de nous inviter à suivre en guise de récompense quelques extraits du spectacle des Barbues avec ses complices Caroline Fay, Dominique Glory et Danielle Bonito. Une occasion unique de rendre hommage à la pince à linge et de vilipender l’infâme Bolsonaro par une chanson aux accents dramatiquement contemporains de Francis Blanche dédiée à l’oeuvre d’Hanna Elf présente dans la salle.

Du coup, tout le monde était d’accord pour sauver la planète avec Les Barbues.

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La lutte contre les violences faites aux femmes à Nice

Accélérée par des drames récents et répétés, la prise de conscience de la nécessité de lutter contre les violences faites aux femmes est de plus en plus massive et volontariste.  C’est heureux car si le phénomène est ancien, la société a mis du temps à réagir.

Localement, je me souviens du travail admirable d’une association  « SOS femmes battues »   (qui deviendra « Accueil Femmes Solidarité ») qui, avec une poignée de militantes, a fait, bien souvent en combattant l’indifférence et l’incrédulité, un travail d’autant plus indispensable qu’il était isolé. Dans les années 2000, j’avais pris l’habitude de relayer leurs (modestes) revendications au conseil municipal. Pendant un certain temps, mes interventions tribuniciennes n’ont soulevé qu’un intérêt poli jusqu’au moment où une élue de la majorité municipale m’a écouté et a lancé un certain nombre d’initiatives. Il s’agissait de Dominique Estrosi Sassone qui, à l’époque, avait eu l’élégance de citer plusieurs fois en public le « lanceur d’alerte » qui avait inspiré son action.

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Fouchy-Trudaine à Nucera

Belle opportunité que celle qui consiste à retourner à l’auditorium de la bibliothèque Louis Nucera quelques mois après l’inoubliable happening de Charles Pennequin dans le cadre des journées Poët-Poët (Voir sur ce blog le billet du 25 mars 2019) organisé par laCompagnie Une petite voix m’a dit (qui, soit dit en passant, lance sa saison ce jeudi à 19 h à la galerie Depardieu).

Il s’agissait du rendez-vous traditionnel avec l’Histoire que nous propose depuis quelques années l’ami Jean-Pierre Fouchy. Cette année, la lecture théâtralisée de sa talentueuse petite troupe était consacrée à une méconnue mais surprenante famille de serviteurs de l’Etat qui a beaucoup agi sous l’Ancien Régime tout au long du siècle qui précéda la Révolution : les Trudaine. Une succession de tableaux vivants évoquant différentes étapes des carrières du grand-père, du père, du fils et de la bru reliés par les commentaires souvent grinçant de la  démoniaque grand-mère qui s’adresse aux spectateurs depuis… l’au-delà ! (Christine Baccot, pourtant si charmante à la ville, joue encore avec brio le rôle d’une virago d’autant plus détestable qu’elle est lucide).

Sur le fond, ces Trudaine ont un sens de l’intérêt général plutôt réjouissant en ces temps d’incertitude démocratique même si aucun d’entre eux ne fut récompensé. En effet, si le titre du spectacle est Trudaine, l’Amour du bien public, le sous-titre en est Du système Law à la Terreur, honneurs et horreurs pour une famille trop honnête. Tout est dit !

Mais la vertu des Trudaine peut aller jusqu’à la rigidité, voire l’arrogance, d’où quelques délicieux macronismes anachroniques disséminés par l’auteur (Jean-Pierre Fouchy au mieux de sa forme d’auteur et d’acteur) pour le plus grand plaisir des spectateurs.

Enfin un mot pour féliciter Manon Ugo qui, comme l’an dernier, apporte fraîcheur et spontanéité à son rôle, et Guillaume Elena, le petit dernier qu’on reverra avec plaisir.

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Ce soir, la Perm était sur Madison avenue

Vraie-fausse réouverture de la permanence ce vendredi car la première réunion de débat politique n’aura lieu que la semaine prochaine. Là il s’agissait, dans une ambiance amicale, de participer à une séance de dédicace de notre ami radical de longue date Jacky Mony qui a réalisé une formidable BD intitulée Madison (Editions ELIX).

Avec un style graphique très original, l’auteur nous entraine dans une histoire policière (… et fiscale) vénéneuse dans le sud de la France. Une sorte d’histoire Dominici flottant dans une atmosphère à la True détective, les fans de la série HBO me comprendront.

Mais le malicieux Jacky est un virtuose du private joke : il a ainsi truffé sa BD de personnages qui ont le physique de ses amis. Ainsi votre serviteur apparait page 30 dans le rôle du maire de la ville où se situe l’intrigue. Compte tenu de la noirceur du scénario cela aurait pu être pire. En tout cas bravo Jacky, tu nous a bluffés !

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Hanne Elf chez Depardieu en attendant le 12 septembre

Après la politique, j’ai dédié mon mardi à la culture en commençant par une réunion de travail avec Valérie et Eric mes super éditeurs-théâtre des Enfants du Paradis. Le temps d’évoquer l’édition de ma prochaine pièce. Ainsi, fin janvier, les spectateurs de La caresse de Marlène pourront se procurer en mémoire temps la version papier du spectacle.

Cet après midi, il s’agissait du vernissage de la nouvelle exposition de la galerie Depardieu Yucatan avec les oeuvres de l’artiste Hanne Elf : une explosion de couleurs, de formes et de signes énigmatiques puisant leur sens dans la chute d’une météorite qui a englouti un monde qui aurait pu être le notre il y a 66 millions d’années. Les oeuvres étant magnifiquement commentées par un beau texte de Harald Mann.

En réalité ma présence avait un rôle double puisqu’elle m’a permis de faire un repérage, l’exposition devant servir d’écrin à la présentation spectaculaire de la saison de la Compagnie Une petite voix m’a dit de Sabine Venaruzzo dans une semaine, le jeudi 12 septembre. Mais de cela nous reparlerons.

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Municipales : pour que ça bouge à Nice !

Depuis des mois, nous sommes un certain nombre à considérer qu’il n’y pas à Nice que des électeurs de droite (des droites ?), de l’extrême droite ou de la République en Marche.

Il y a un socle potentiel de 20% de citoyens qui ne se reconnaissent pas dans ces familles politiques. Et 20% c’est important dans un contexte où les listes risquent d’être nombreuses. C’est aussi un bon point de départ à une époque où les dynamiques électorales peuvent être fulgurantes (dans les deux sens il est vrai !).

Pour cela, il faudra  à cette mouvance qui s’inscrit majoritairement à gauche une plate forme programmatique susceptible de provoquer l’adhésion d’électeurs blasés par le supposé conservatisme électoral.

Ce projet devra d’abord s’appuyer sur une donnée fondamentale mais jamais évoquée pendant les campagnes électorales : la spécificité d’un scrutin qui est à la fois municipal et métropolitain. La métropole a de plus en plus de compétences mais sa politique générale ne fait l’objet d’aucun vrai débat. Un véritable projet devra en toute transparence faire des propositions niçoises mais aussi métropolitaines.

Mais c’est bien sûr l’environnement qui devra être l’alpha et l’oméga du projet. D’abord pour des raisons d’urgence climatique mais aussi parce que l’horizon de l’avenir de la planète même décliné localement est susceptible d’enrayer l’abstentionnisme des jeunes (comme prof j’étais impressionné cette année de voir mes étudiants s’intéresser à un combat collectif pour la première fois depuis au moins deux décennies). Il ne faudra pas faire de l’écologie une course à l’échalote avec les autres listes mais bel et bien un ensemble de propositions radicales quitte à risquer une certaine forme d’impopularité chez ceux qui considèrent que l’urgence n’est pas si urgente que cela.

Le social ou plus simplement la justice devra aussi être au coeur de ce projet (ce n’est pas le point fort des forces politiques que j’ai cité en préambule). Nous avons une ville à géométrie variable avec un centre privilégié, des quartiers traditionnels de moins en moins bien traité en matière de qualité de vie et des quartiers périphériques qui n’appartiennent pas vraiment à la cité. Il conviendra de redonner une cohérence à l’ensemble avec une ville réconciliée.

Enfin, la République devra être l’horizon indépassable du projet en faisant les propositions nécessaires pour qu’aucune partie de la ville ne reste une zone de non-droit. La solidarité  indispensable apportée aux quartiers en difficulté doit avoir pour conséquence leur intégration dans l’espace commun.

Bien sûr, pour occuper cet espace politique, pour valoriser ce projet novateur, il faudra nécessairement un rassemblement politique large. Ce seront des femmes et des hommes issus notamment du monde associatif (humanitaire, laïque, comités de quartier désireux de s’affranchir de la tutelle municipale, culture, social, sport…). Mais ce seront aussi des formations politiques traditionnelles EELV, PS, PRG, PC… ou plus récentes comme Place Publique ou Nouvelle Donne.Pourquoi ne pas aussi des macronistes de gauche qui vont bien finir par se dire que le fameux curseur élyséen penche décidément de plus en plus à droite.

Un espace, un programme, une liste: reste à traiter la question toujours importante de la tête de liste.

En ce qui me concerne et malgré un certain nombre de sollicitations, j’ai décidé de ne pas être tête de liste car il me semble que le rassemblement sera d’autant plus fort qu’il sera accompagné d’un renouvellement à sa tête… Je compte bien entendu jouer tout mon rôle dans cette campagne mais  dans le cadre d’un passage de témoin entre générations.

Dans cette optique, ayant l’habitude de ne pas pratiquer la langue de bois, je suis persuadé que Xavier Garcia a le profil. Il incarne une nouvelle génération, il est très expérimenté et surtout il a un profil de rassembleur qui ne lui est contesté par personne. Bien sûr la dualité Mairie-Métropole incite à proposer un ticket si on veut être cohérent par rapport à la démarche de la liste. Dans cette optique une personnalité d’EELV donnerait une grande cohérence à l’attelage. Pourquoi pas Juliette Chesnel qui a une incontestable légitimité en matière d’écologie politique ?

Un espace, un programme, une liste, un ticket : en finalisant tout cela rapidement nous pouvons créer la surprise. Ainsi à la célèbre question de Sacha Guitry « Quoi de neuf ? » on ne répondra pas « Molière »mais « La Gauche environnementale, sociale et républicaine niçoise ! »

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« ESCALES » en lecture itinérante

La Compagnie « Une petite voix m’a dit » dirigée par Sabine Venaruzzo va dévoiler son programme 2019-2020  au cours de  sa « Rentrée spectaculaire » le jeudi 12 septembre à la galerie de notre ami Christian Depardieu (vous êtes bien sûr bienvenu à cette présentation happening). Au cours de la soirée les deux comédiennes Sabine Venaruzzo herself et la talentueuse Marie-Hélène Clément (applaudie par certain d’entre vous au cours des journées Poët-Poët) feront une proposition artistique originale autour de mon dernier livre : Escales.

Elles vont en effet proposer les 10 et 11 octobre à 19 h une lecture itinérante le long de la promenade des Anglais. Une invitation – disent-elles – à une écoute contemplative d’escale en escale.

Des inscriptions formelles seront obligatoires compte-tenu du nombre forcément limité de places. Le lieu de rendez-vous sera communiqué ultérieurement aux personnes inscrites. Nos mystérieuses comédiennes en diront peut être plus le 12 septembre. En tout cas l’auteur l’espère.

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La première homophobe de l’OGCN-Radcliffe

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Ce mercredi, j’ai bien sûr assisté avec Saïf et Marc Concas à Nice-Marseille dans le cadre toujours grandiose de l’Allianz Riviera.

C’est qu’il s’agissait de ne pas de rater le premier match de l’ère Ratcliffe, le richissime anglais qui vient de racheter l’OGCN : une solution qui au final me convient. Très souvent au conseil municipal de Nice j’ai défendu l’idée que, le foot étant devenu un pur spectacle assuré par des artistes-mercenaires  couteux, il fallait adosser le club à un investisseur très riche attiré par la notoriété de notre cité, une bonne façon de combler les passionnés sans pénaliser les contribuables qui n’aiment pas le foot.  Si on ajoute que le dit Ratcliffe est prêt à racheter le stade qui va ruiner les Niçois sur plusieurs décennies à cause d’un imprudent Partenariat Public-Privé, on peut se considérer comme très heureux de l’opération.

Quelques esprits chagrins ne manqueront pas de noter que l’ami Ratcliffe est un brexiteur convaincu, exilé fiscal et pollueur sur les bords. On peut leur répondre que dans le monde merveilleux du foot contemporain, il y a bien pire. Après tout il n’est pas comme certains de ses confrères un émir qui finance le terrorisme ou un oligarque à la fortune mafieuse : au royaume des aveugles les borgnes sont rois !

Mais cette soirée inaugurale a surtout été marquée par un climat d’homophobie inégalé. Il ne s’agissait pas de jurons maugréés par quelques individus mais de l’offensive concertée de plusieurs milliers de personnes appuyés par trois gigantesques banderoles revendiquant leur caractère homophobe (la presse s’obstine curieusement à ne parler que des deux banderoles exhibées avant l’interruption temporaire du match… pourtant ce troisième slogan était aussi gratiné que les autres). Du jamais vu et pourtant depuis quelques années, j’en ai vu et entendu…

Les stades de foot sont devenu des tribunes pour la haine ordinaire des racistes (plus en Italie qu’en France où l’expression de celle-ci est plus difficile car la majorité des joueurs sont africains) et de l’homophobie, sans parler de l’insulte de l’adversaire. Il y a deux semaines nous avons assisté au même endroit au France-Ecosse de rugby : à part quelques sifflets (ils font partis du folklore du sport), le public était parfaitement respectueux tout en consommant de nombreuses bières. Les rares points écossais ont même été applaudis. On ne voit pas pourquoi ce qui est possible au rugby ne le serait pas au foot. La Ligue agit enfin, les pouvoirs publics semblent se mobiliser : c’est bien mais ce sera difficile car on a trop laissé trainer les choses (je me souviens d’un OGCN-OM il y quelques années avec exhibition de vierges en carton pâte et le slogan écrit « La Bonne Mère est une s…. » sans aucune sanction).

On comprendra que dans un tel contexte la victoire de l’OM (facilitée par les supporters du Gym qui ont stoppé net la furia niçoise du début de match) est purement anecdotique.

 

 

 

 

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Libération : … et pourtant ils n’étaient pas nés à Nice !

Ce mardi, comme chaque année, j’ai assisté à la cérémonie organisée par les Amis du Musée de la Résistance devant le palais Stella, boulevard de Cessole, pour commémorer l’anniversaire de la réunion du Comité  qui a décidé pour le lendemain l’insurrection qui permettra à Nice de se libérer seule des Allemands.

Demain, je serai très tôt sur le site du Passage à niveau où a démarré l’action  pour honorer la mémoire des résistants qui ont perdu leur vie afin de libérer la ville.

Ce soir, comme chaque 27 août,  je publie ce texte que j’ai écrit en 2013 (repris à l’époque par Nice-Matin) et qui hélas est toujours d’actualité…

Et pourtant ils n’étaient pas nés à Nice

« De toute façon, il n’était pas né à Nice » : tel est le propos d’une fleuriste du cours Saleya à propos de l’éviction de Benoît Kandel par le maire de Nice (selon Nice Matin du jour).

À cette dame et à tous ceux qui pensent comme elle, je veux faire ici une petite démonstration. Le 28, comme tous les ans, la municipalité a organisé (une belle idée…) un circuit de la mémoire pour commémorer la Libération de Nice et saluer la mémoire des 32 héros morts pour que notre ville se libère des Allemands.

C’est ainsi qu’en compagnie des adjoints et de mon ami Gérard Corboli (Secrétaire général du comité national de la Résistance et de la Déportation 06), j’ai déposé des gerbes en quelques lieux du 5e canton pour honorer les résistants tombés dans mon quartier.

Or si on prend la liste des 32 combattants, on ne trouve que 12 niçois (Eugène Alentchenko, Jean-Marc Ballestra, Fortuné Barralis, Jean-Marc Bobichon, Raymond Carmine, Marius Fantino, Joseph Giuge, Jean Gordolon, Auguste Gouirand, Basile Rossi, Roger Simon, Verdun Vial) et 2 originaires du Comté (Paul Vallaghe de Menton et Antoine Genouillac de Contes).

Par contre une majorité vient de l’extérieur. D’un peu partout en France : Jean Henri Authement (Créteil), Antoine Codaccioni (Bilia, Corse), Raymond Albin (Pignans, Var), Auguste Bogniot (Draguignan), Roger Boyer (l’homme du Square, Basses Alpes), Lucien Chervin (Paris), Emile Krieger (Moselle), Antoine Suarez (Bordeaux), Jean Girone (Vaucluse).

Et n’en déplaise à cette dame et aux tenants purs et durs de l’identité nationale, 10 étaient nés à l’étranger : 6 en Italie (Auguste Arnaudo, Jean Badino, Vincent Boscarolo, Sauveur Bernardo, Venance Cantergiani, Michel Ravera), 1 en Espagne (Jean Morales), 1 en Belgique (Alphonse Cornil) et 1 en Turquie ( Arisdakesse Arzoumanian).

Ainsi 20 de ces 32 héros ont sacrifié leur vie pour Nice. Pourtant, « ils n’étaient pas nés à Nice »…

 

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