Gump la mascotte…

A l’occasion de mon 2000e billet sur ce blog vous êtes un certain nombre à m’avoir confié vos préférences que ce soit en commentaires directs, sur les réseaux sociaux, en messagerie privée ou par SMS.

Il ressort de cette consultation que, si vous lisez le blog peut-être d’abord pour des raisons politiques, vous appréciez aussi les récits de voyage, les billets sur mon histoire familiale, les pages que j’aurais aimé écrire et le festival de Cannes. Plusieurs internautes n’ont pas hésité à me dire qu’ils aimaient par dessus tout le blog… quand je parlais d’eux. Mais au final, le fil rouge, ce sont les aventures de Gump véritable mascotte du blog. Aussi, pour clore cette mini commémoration, je vous propose de revoir le billet intitulé « Gumperies » réalisé il y a quelques années grâce au talent de mon ami Patrick Carnicelli.

GUMPERIES

Mon double voyageur, Forrest Gump, s’invite par l’imagination du commandant Dromard à tous les événements du monde, qu’ils soient passés ou présents.

Au Vatican, à l'occasion de l'avénement du nouveau pape

Au Vatican, à l’occasion de l’avénement du nouveau pape

A Sotchi, pour les JO

A Sotchi, pour les JO

Défilé du 14 juillet

Défilé du 14 juillet

Investiture 2e mandat d'Obama

Investiture 2e mandat d’Obama

Envoi des troupes au Mali

Envoi des troupes au Mali

Sur la lune

Sur la lune

Photo officielle du gouvernement Valls

Photo officielle du gouvernement Valls

Vercingetorix déposant les armes devant César

Vercingetorix déposant les armes devant César

Serment du Jeu de paume

Serment du Jeu de paume

Yalta

Yalta

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Gratitude aux libérateurs de Nice

Comme tous les 27 août, j ‘étais devant le palais Stella avec l’Association du Musée de la Résistance pour célébrer l’insurrection niçoise du 28 août 1944. Pourquoi le 27 ? C’est parce que c’est d’un appartement du dernier étage de cet immeuble du boulevard de Cessole que le comité insurrectionnel regroupant les différentes groupes de la Résistance a décidé la veille dans la soirée de lancer l’opération le lendemain à 6 heures.

En 2013, les martyrs du 28 m’ont inspiré un billet que je reprends régulièrement sur ce blog car il est toujours (hélas !) d’actualité.

Et pourtant ils n’étaient pas nés à Nice

« De toute façon, il n’était pas né à Nice » : tel est le propos d’une fleuriste du cours Saleya à propos de l’éviction de Benoît Kandel par le maire de Nice (selon Nice Matin du jour).

À cette dame et à tous ceux qui pensent comme elle, je veux faire ici une petite démonstration. Le 28, comme tous les ans, la municipalité a organisé (une belle idée…) un circuit de la mémoire pour commémorer la Libération de Nice et saluer la mémoire des 32 héros morts pour que notre ville se libère des Allemands.

C’est ainsi qu’en compagnie des adjoints et de mon ami Gérard Corboli (Secrétaire général du comité national de la Résistance et de la Déportation 06), j’ai déposé des gerbes en quelques lieux du 5e canton pour honorer les résistants tombés dans mon quartier.

Or si on prend la liste des 32 combattants, on ne trouve que 12 niçois (Eugène Alentchenko, Jean-Marc Ballestra, Fortuné Barralis, Jean-Marc Bobichon, Raymond Carmine, Marius Fantino, Joseph Giuge, Jean Gordolon, Auguste Gouirand, Basile Rossi, Roger Simon, Verdun Vial) et 2 originaires du Comté (Paul Vallaghe de Menton et Antoine Genouillac de Contes).

Par contre une majorité vient de l’extérieur. D’un peu partout en France : Jean Henri Authement (Créteil), Antoine Codaccioni (Bilia, Corse), Raymond Albin (Pignans, Var), Auguste Bogniot (Draguignan), Roger Boyer (l’homme du Square, Basses Alpes), Lucien Chervin (Paris), Emile Krieger (Moselle), Antoine Suarez (Bordeaux), Jean Girone (Vaucluse).

Et n’en déplaise à cette dame et aux tenants purs et durs de l’identité nationale, 10 étaient nés à l’étranger : 6 en Italie (Auguste Arnaudo, Jean Badino, Vincent Boscarolo, Sauveur Bernardo, Venance Cantergiani, Michel Ravera), 1 en Espagne (Jean Morales), 1 en Belgique (Alphonse Cornil) et 1 en Turquie ( Arisdakesse Arzoumanian).

Ainsi 20 de ces 32 héros ont sacrifié leur vie pour Nice. Pourtant, « ils n’étaient pas nés à Nice »…

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Redoutablement attachant

Le metteur en scène pendant le débat

Ce vendredi soir nous avons assisté, au Pathé Masséna (excellente initiative), à la première niçoise du film Le redoutable, le dernier réalisé par Michel Hazanavicius (le cinéaste de The Artist et des OSS 117) en présence de l’auteur. Pour nous, c’était en fait… une deuxième car nous avions vu et apprécié le film à Cannes en mai dans le cadre du Festival où il était en compétition (Voir sur ce blog mon billet du 21 mai 2017, On a aimé le film de Florence).

C’est que, comme je l’ai écrit à l’époque, nous avions une bonne raison d’avoir une tendresse toute particulière pour ce film coproduit par notre amie et ancienne étudiante Florence Gastaud (le clan Gastaud était d’ailleurs au complet hier soir autour du « patriarche » Jean-Pierre).

Mais au-dela de l’amitié, il faut dire et redire que ce film, qui évoque les ruptures artistiques et sentimentales provoquées par Mai 68 dans la vie de Godard, est un très bon film. Une oeuvre sans concession mais pleine de tendresse pour celui qui, au faîte de sa gloire (A bout de souffle, Le mépris, Pierrot le fou), jette le bébé de son cinéma « Nouvelle vague » avec l’eau du bain de la culture « bourgeoise ». Un Godard redoutablement attachant.

Lors de cette deuxième vision, dégagé du contexte un brin stressant du Festival, j’ai bien entendu accédé à d’autres niveaux de lecture du film. Ainsi, sur la forme, j’ai mieux identifié les séquences filmées à la manière de… Jean-Luc Godard (référence à la publicité, scènes de nu contemplatives façon BB dans Le mépris, ruptures de style, couleurs appuyées…). J’ai mieux perçu également ce message fort du réalisateur sur l’impact parfois tragique de Mai 68 sur certains militants même si Godard – l’homme plus que le réalisateur d’ailleurs – s’en remettra. Egalement, le film nous est apparu globalement plus drôle qu’en mai. A un point tel que dans le débat qui suivit avec un Hazanavicius cool et disponible, je lui ai demandé s’il avait modifié le montage du film depuis Cannes. Que nenni m’a répondu le réalisateur qui avoua être depuis longtemps intéressé par cette question du spectateur influencé par le contexte et son état d’esprit du moment dans la réception d’une oeuvre.

Quoi qu’il en soit si vous aimez Godard allez voir ce film. Si vous ne l’aimez pas allez voir ce film. Si vous ne le connaissez pas allez voir ce film. Pour deux raisons : la première étant que le réalisateur nous a promis hier soir en cas de succès du Redoutable de nous concocter un troisième OSS 117. La deuxième est que, mine de rien, c’est une oeuvre importante non seulement sur un homme mais aussi sur une génération. Ça tombe bien : c’est (presque) la mienne !

Le Redoutable

 

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Les Napolitains connaissaient la chanson…

C’est avec plaisir que j’ai assisté hier soir au match de barrage de la Champion’s League entre le Gym et Naples. On connait le résultat : largement supérieurs, les Italiens ont renouvelé leur performance de l’aller (2-0)en produisant un jeu de très grande qualité dont nous avons pu profiter en live avec l’ami Manu assis au deuxième rang de la tribune Ségurane (un super Insigne notamment).

L’élimination de Nice est logique car Naples est une équipe qui va sûrement peser sur la suite de la compétition alors que Nice, remarquable équipe de L1 l’an dernier, va devoir affronter une saison difficile avec de nombreux départs. Du coup, le résultat d’hier est peut-être une chance : versé dans la Ligue Europa, le Gym aura des adversaires plus à sa portée et pourra continuer à acquérir l’expérience européenne.

Bref un résultat logique pour un beau match. Avec en prime deux sensations fortes.

– Voir Sneijder faire une passe à Balotelli alors que les deux portent les couleurs niçoises c’est assez excitant… même si hier les deux stars n’étaient pas au top.
– Essayer de deviner dans la tribune d’en face la présence d’un fan de rugby en la personne de Bernard Gaignier était une expérience surréaliste. Par quel miracle a-t-il oublié sa footophobie maladive ? Peut-être pour trouver de nouvelles idées de mise en scène ? Affaire à suivre !

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Le 2007e billet de patrickmottard.wordpress.com

Bien sûr, j’aurais dû écrire ce billet pour le 2000e mais il se trouve que j’étais très loin de mes bases. Ce 2000e billet, que vous avez peut-être lu il y a quelques jours, s’appelait d’ailleurs « Au bout du bout de l’Europe » .

Donc c’est avec un 2007e billet que je fais le point sur un blog crée en janvier 2006. Douze années chez deux hébergeurs : « blogspot » et l’actuel « wordpress » avec la satisfaction de voir l’audience croître et se diversifier chaque année. La presse et les sites d’information ont souvent relayé des billets ce qui a encore démultiplié sa notoriété et son efficacité. La totalité des 2007 articles sont bien sûr disponibles à la lecture.

Mon objectif était de faire un blog démontrant qu’on peut être un politique très impliqué tout en ayant d’autres passions. Fort de cette volonté, j’ai laissé les sujets s’imposer à mon esprit sans rechercher un équilibre qui s’est pourtant réalisé.

Ainsi, environ 50% des billets (dans les premières années on parlait plutôt de « posts ») sont effectivement politiques. 55% d’entre eux ont un rapport avec la politique locale, 45% sont consacrés à la politique nationale et à la politique internationale (avec un gros contingent sur l’Europe).

L’autre moitié des billets est  à plus de 55% dédiée à la culture (un tiers cinéma, un tiers théâtre-littérature, un tiers musique, BD, séries, arts plastiques…). Dans les 45% restants, les voyages représentent la moitié devant le sport et l’Université et beaucoup d »autres sujets.

Pour ce nouveau cap franchi, j’aimerais que les plus fidèles d’entre vous (et même les furtifs du dimanche comme dirait Audiard très présent sur ce blog !) me donnent par un commentaire ou un message privé le titre d’un billet qu’ils ont apprécié ou remarqué, voire une catégorie de billets.

Pour ma part, je le ferai le 28 août, vous comprendrez pourquoi !

Blogspot

Les premiers billets…

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L’Europe existe… nous l’avons rencontrée !

Norvège-Finlande - 1

Frontière Norvège-Finlande

Heureux qui comme Ulysse… Nous voilà de retour à Nice après un long périple qui nous a amenés à franchir 17 frontières et parcourir 11 pays. Au terme de ce voyage, nous ne pouvons que constater que l’Europe – malgré la crise migratoire et la montée des populismes – est une solide réalité.

Ainsi nous avons séjourné dans deux pays non membre de l’UE : Suisse et Norvège (toutefois membres de l’espace Schengen). Egalement trois pays de l’UE, membres de Schengen mais qui n’utilisent pas l’euro comme les deux précédents : Danemark, Suède et Pologne. Enfin six pays UE-Schengen-Euro : Italie, Allemagne, Finlande , Estonie, Lettonie et Lituanie.

Le constat est clair : à aucune des 17 frontières nous n’avons été controlés ni même ralentis dans notre progression. Seule une employée estonienne de la compagnie privée Tallink a demandé notre passeport avant de nous délivrer nos titres de transport pour le ferry Helsinki-Tallinn. Seuls quelques soldats danois ont pratiqué un semblant de barrage filtrant à notre arrivée dans le pays, par le ferry là aussi.

L’Europe a prodigieusement progressé : quand on pense que nous avons franchi sans nous arrêter la frontière entre la Lituanie et la Pologne, celle-là même où le 18 août 1992 nous avions été bloqués… 20 heures (2 x 10) !

Quant à la monnaie, le constat est presque le même puisque dans les 5 pays qui n’avaient pas l’euro nous n’avons pas changé d’argent local (à part quelques couronnes suédoises qui sont toujours dans mon portefeuille). En effet, dans ces pays on accepte les cartes de crédit pour de toutes petites sommes et bien souvent l’euro. Seul un léger différent avec une dame pipi polonaise fort mécontente de ma non possession de zlotys m’a rappelé l’imperfection monétaire de l’Europe.

Moralité, même dans des pays qui ne font pas partie de l’UE, l’Europe marche plutôt bien car ses composantes nationales n’hésitent pas à se déssaisir des deux attributs régaliens de l’Etat : la frontière et la monnaie. Ce constat n’est évidement pas pour nous déplaire.

Pologne

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De Nuremberg à Barcelone

Sur le chemin du retour, nous faisons étape ce soir dans la banlieue sud de Nuremberg, la ville où en 1943 mon père – alors qu’il venait d’être arrêté par la Gestapo – a passé une nuit entière sur la pelouse du stade avant d’être envoyé en camp de concentration.

Ce soir, bien sûr, pas question de narrer nos aventures sur les routes polonaises et allemandes. Après l’attentat islamiste de Barcelone, le temps de la colère et du recueillement est revenu.

Pour Barcelone, ses habitants et ses nombreux visiteurs parmi lesquels nous étions en février de cette année lors de notre dernier séjour dans la Cité des Prodiges.

Nuremberg, Barcelone, fascisme brun, fascisme vert : deux faces de la déraison du monde.

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De Tallinn à Vilnius : le miracle européen

À Vilnius, Lituanie

Après une belle traversée de deux heures sur la mer Baltique sous un ciel d’azur d’Helsinki à Tallinn, nous avons retrouvé les pays baltes pour une troisième visite depuis la chute du mur de Berlin.

C’est que nous sommes fascinés par le miracle européen dont ces petits pays ont été les bénéficiaires. Hier ils n’étaient que poussière d’Empire, les satellites humiliés de l’Union Soviétique. Aujourd’hui ce sont des Etats à part entière reconnus et respectés de l’Union Européenne (Euro compris). Ce miracle est bien sûr dû à l’esprit d’indépendance et de résistance des peuples estonien, letton et lituanien mais aussi au volontarisme politique des responsables européens de l’époque. Sans cette audacieuse politique d’intégration, les trois états baltes auraient certainement subi le sort de l’Ukraine, de la Moldavie et de la Géorgie en étant dépecés par l’ogre russe qui cherche à reconstituer son Empire. Là aussi Poutine aurait pu prétexter la défense des importantes minorités russes pour intervenir et annexer une partie des territoires baltes. Désormais l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie faisant partie de l’UE , il n’osera pas.

C’est donc avec émotion que nous avons parcouru les 600 kilomètres séparant Tallinn de Vilnius en passant par Riga. Et même si la route étroite et encombrée était difficile voire dangereuse, on ne pouvait que sourire en caressant du regard ces paysages paisibles (nous avons même aperçu des cigognes) désormais libres et européens. Libres parce qu’européens.

Cela dit notre europhilie ne correspond à aucune russophobie : pour preuve, lors de notre soirée à Tallinn nous avons dîné dans un restaurant russe de la magnifique place Raekoja. Un boeuf Strogonoff d’anthologie qui fut arrosé d’une très bonne vodka… russe.

 

 

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Les Lapons sont des Samis

Une fidèle de ce blog a écrit il y a quelques jours que les Lapons étaient fripons. C’était peut-être vrai mais en tout cas ça ne l’est plus car les Lapons n’existent plus. On parle désormais des Samis. Le terme « lapon » que l’on employait encore couramment lors de notre premier séjour en Scandinavie (il y a fort longtemps, il est vrai) était perçu comme péjoratif. Alors va pour « Sami ».

Parlement à Inari

De Jokkmokk (Suède) et son centre culturel très pédagogique à Inari (Finlande) et à son Parlement same consultatif en passant par Karasjok (Norvège), nous sommes passés par les principaux lieux emblématiques de ce peuple autochtone de la Scandinavie (Poutine étant pire que Brejnev, il est impossible pour des voyageurs individuels en voiture comme nous d’aller en Laponie russe). Et cerise sur le gâteau ou plutôt guirlande sur l’arbre, nous sommes arrivés aujourd’hui à Rovaniemi, la ville du père Noël, probablement le Sami le plus célèbre du monde avec son traineau et ses rennes.

Avec leur physique plutôt slave, les Samis passent assez inaperçus dans la population nordique (60 000 personnes dans les quatre pays). Du coup, nous avons eu du mal à les identifier contrairement à d’autres peuples autochtones que nous avons eu l’occasion de rencontrer dans le monde.

On trouve beaucoup de Samis dans le secteur du tourisme (notre hôtel sympa d’Inari était tenu par des Samis). Il faut dire qu’ils ont une certaine expertise en matière d’activités hivernales. Mais, et c’est le plus intéressant, avec l’aide de l’Europe, ils n’ont rien cédé par rapport à leurs activités d’agriculture et d’élevage. Ainsi ils continuent à avoir le monopole de l’élevage ô combien extensif des rennes. Nous avons pu voir vers Hammerfest et sur l’île du Cap Nord des exploitations avec leur coral en bois utilisé une fois par an l’hiver pour rassembler et trier les animaux qui divaguent le reste de l’année. Bien sûr, les motos-neige fièrement garées devant les fermes ont remplacé les traineaux mais l’activité traditionnelle perdure. Ces éleveurs ne sont qu’une minorité mais ils permettent, à la force de poignet, à la communauté de rester elle-même.

Du coup, sans être un spécialiste de la question same et sans oublier que leurs droits culturels, économiques et politiques ont été reconnus tardivement, nous ne pouvons que constater que la majorité de ce peuple vit dignement là où d’autres peuples autochtones que nous avons croisé les années précédentes en Australie ou en Amérique du nord vivent en grande partie d’une assistance peu compatible avec leur dignité. Et les Samis le font dans un monde qui n’est pas tout à fait le leur.

 

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Vive le renne !

Après la Laponie suédoise et la Laponie norvégienne, nous avons fait nos premiers kilomètres aujourd’hui en Laponie finlandaise jusqu’à Inari notre ville (bourgade ?) étape.

Point commun entre les routes des trois Laponie : les rennes ! Sur le bas côté ou au milieu de la chaussée, seul, en couple, en troupe, brun, blanc, tacheté (c’est plus rare !), avec des bois démesurés ou de petites cornes, ils sont partout.

Au début, je me suis amusé de ce petit jeu qui rendait la route plus inattendue puis, jour après jour, je me suis attaché à ces animaux. Le renne est plutôt confiant même s’il garde ses distances quand vous l’approchez de trop près. De taille modeste, ses branches lui donnent une incontestable majesté. Quand il court, ses pattes minces et relativement raides le font drôlement sautiller. Mais il se dégage surtout une grande douceur de cet animal.

Ce matin j’ai accompagné un petit troupeau pendant plusieurs centaines de mètres avant qu’une accélération maladroite de ma part ne provoque la débandade. Pendant ces quelques minutes, j’ai eu le sentiment qu’une complicité se créait. Et j’étais le roi des rennes.

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