Mes 50 films préférés : 50 à 46

Les morts vivants

Voilà comme prévu la première liste de 5 de mes 50 films préférés en ordre décroissant. Pour la fluidité de la sélection, il n’y aura pas plus de deux films par réalisateurs. Ce sera le cas de 9 d’entre eux : 3 américains, 3 italiens, 1 polonais 1 français et un danois… Suspens !

J’attends avec impatience vos commentaires surtout si vous n’êtes pas d’accord !

50 – LES  TONTONS FLINGUEURS :  Georges Lautner, 1963, France

Pas vraiment un chef d’oeuvre cinématographique mais un vrai film-culte (l’expression est souvent galvaudée !). Pour moi, c’est une dizaine de visionages, les répliques de Michel Audiard apprises par coeur et même un pèlerinage à ND de Charonne où a été tournée la délirante scène finale. Jubilatoire. (Sur l’univers de Michel Audiard vous pouvez lire toute une série de billets en partant du dernier en date du 12 juillet 2015)

49 – FAUX-SEMBLANTS :  David Cronenberg, 1988, Canada

Film délicieusement vénéneux. Deux jumeaux, gynécologues réputés, partagent tout, même les femmes. Arrive Claire et l’un d’entre eux ne veux plus partager. C’est le début d’une descente vers la folie. Jeremy Irons est extrêmement troublant dans un double rôle inoubliable. Je me souviens aussi d’une inquiétante collection d’instruments chirurgicaux plus ou moins vintage.

48 – LA NUIT DES MORTS-VIVANTS : George A. Romero, 1968, USA

Le mètre-étalon des films de zombies. L’angoisse est soutenue par un noir et blanc finalement agressif. A partir de ce film, le mort-vivant est devenu le sujet d’un genre cinématographique à part entière (et de séries TV également : voir sur ce blog « The walking dead : vive les morts-vivants » le 14 octobre 2015, un des billets les plus cliqués). Anecdote : le jour de la projection, j’ai reçu une claque de ma voisine… Il est vrai que j’avais voulu imiter un mort vivant juste avant qu’on rallume la salle. Enfin, notons qu’un personnage de « La caresse de Marlène » rend hommage  » au grand George Romero (n’est ce pas Richard ?).

47 – TITANIC :  James Cameron, 1997, USA

L’histoire d’amour entre Léonardo Di Caprio et Kate Winslet sur fond de lutte des classes transatlantique reste pour moi un très grand moment de cinéma magnifié par des effets spéciaux incroyables. J’ai vraiment eu le sentiment de vivre la tragédie en direct. J’ai même un petit faible pour la chanson de Céline Dion.

46 – MACADAM COWBOY : John Schlesinger, 1969, USA

Un gigolo raté et un SDF infirme deviennent compagnons de galère tout en restant accrochés à leurs rêves chimériques. Le duo Jon Voight-Dustin Hoffman est inoubliable. Comme la chanson du générique de début du film Everybody’s Talkin (je vous encourage à l’écouter).

 

 

 

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Confinement : bilans et jeux

Le confinement par essence encourage la  réflexion sur soi-même, sur les autres, sur le Monde. Celle-ci peut déboucher sur des bilans personnels qui par nature n’ont pas vocation à sortir de la sphère intime. Mais il est des bilans qu’on peut partager sous une forme ludique et participative. Blog et réseaux deviennent dans cette hypothèse de sympathiques alliés.

C’est ainsi que j’ai décidé de publier sur ce blog, jour après jour, ce que sont mes préférences dans un certain nombre de domaines liés principalement à deux de mes passions : la culture et les voyages. Avec l’espoir que ces affirmations très subjectives provoqueront commentaires et débats (si possible avec un peu de mauvaise foi, c’est plus drôle !).

Pour commencer, je vais proposer la liste de mes 50 films préférés dans l’ordre et celle de mes 50 villes préférées toujours dans l’ordre. Je vais le faire en partant du 50e et en allant vers le premier à raison de 5 classés par jour. Le tout en respectant l’alternance : ainsi lundi ce seront les films de 50 à 46 et même chose le lendemain pour les villes.

Avis aux éventuels et souhaités commentateurs : parlez des films et des villes proposés car sinon vous risquez d’évoquer un film ou une ville sur lesquels je ne pourrai pas répondre car ils seront peut être dans la suite de la liste.

A demain.

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Le cinéma des jours d’avant…

Vivarium

C’était une époque – si proche, si lointaine – où on pouvait encore se distraire des lourds nuages qui s’accumulaient à l’est de l’Europe en allant au cinéma : trois films de bonne facture.

LE CAS RICHARD JEWELL (Clint Eastwood, USA)

Richard Jewell est un brave garçon, un gros nounours plein de bonne volonté (trop ?) qui rêve d’être un policier. Simple agent de sécurité, il va, grâce à sa perspicacité, permettre de limiter les dégâts d’un attentat d’extrême droite pendant les JO d’Atlanta en 1996. Mais sa personnalité marginale va conduire la justice à le suspecter d’être le poseur de bombe. A partir de là le héros devient  un homme détesté qui risque d’être broyé par la machine infernale. Heureusement un avocat va l’aider…

Avec cette histoire vraie, Richard Jewell entre dans le panthéon  Easwtwoodien des héros américains. Au-delà du propos humaniste et de la réalisation classique, on retiendra surtout l’époustouflante composition de l’acteur Paul Walter Hauser si émouvant en vieux garçon vivant toujours chez sa maman tout en rêvant de sauver le monde.

 THE GENTLEMEN (Guy Ritchie, USA)

L’Américain Mickey Pearson est devenu un important baron de la drogue à Londres après avoir réalisé une ingénieuse décentralisation de sa production de marijuana dans les différentes campagnes anglaises (les circuits courts !). Il dit souhaiter prendre une retraite bien méritée. A partir de là, une implacable guerre de succession va s’engager.

Ritchie c’est presque aussi jouissif que du Tarantino avec des acteurs qui ont la gueule de l’emploi, une histoire à tiroirs tordue à souhait, des dialogues hilarants et une fin inattendue. De la belle ouvrage.  Un peu vaine toutefois : on passe un bon moment mais on est persuadé que le film ne restera pas très longtemps dans votre mémoire.

VIVARIUM (Lorcan Finnegan, Irlande)

A la recherche de sa première maison, un jeune couple visite en compagnie d’un agent immobilier insistant et inquiétant un immense lotissement de maisons identiques et se retrouve piégé dans la maison 9 (allusion au Prisonnier et à sa maison 6 ?). Confinés (déjà…) dans ce pavillon sans âme, on leur impose pour retrouver la liberté  d’élever un bébé qui va rapidement devenir un enfant monstrueux malgré son allure de premier de la classe.

Film d’angoisse plus que d’horreur (encore que…), le scénario de Vivarium est à l’image du lotissement-prison : glaçant ! Une belle réussite qui, en égratignant au passage des institutions comme la famille et la propriété, n’est pas que formelle .

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Dans une ville qu’on appelle Bergame…

Et juste à coté de Milan
Dans une ville qu’on appelle Bergame
Je te ferai construire une villa…

On se souvient de la chanson de Diane Tell Si j’étais un homme et de son hommage un peu surprenant à Bergame.

Cette ville lombarde si belle et si italienne dans laquelle nous avons séjourné plusieurs fois il y a quelques années chez Ornella et Paolo.

Cette ville dont étaient originaires certains de mes étudiants et avec lesquels je riais en évoquant la pittoresque caractéristique physique du Condottière Bartolomeo Colleoni, le fondateur de la cité.

Cette ville dont l’Atalanta, le club de la cité, a épaté il y a quelques semaines l’Europe du foot en se qualifiant pour les quarts de finale de la Coupe d’Europe.

Oui mais ça, c’était avant ! Depuis plusieurs jours en boucle sur nos écrans et en profondeur dans nos coeurs meurtris, Bergame, ce sont ces images tremblées et presque volées d’une longue rangée de cercueils identiques, illustration d’une cruauté inouie du drame de cette ville située à l’épicentre italien de la pandémie. Des images qui m’ont à la fois bouleversé et définitivement conscientisé.

Puissions-nous très vite retourner dans cette ville qu’on appelle Bergame.

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Coronavirus : les politiques à la hauteur

La crise du coronavirus est avant tout sanitaire mais sa gestion politique est extrêmement importante. Les responsables ont-ils été à la hauteur ? Je pense qu’on peut répondre globalement oui.

En ce qui concerne le Président, le Premier Ministre et le gouvernement, il y a eu un véritable souci de transparence accompagné de décisions équilibrées approuvées par une grande majorité de français même si – nous sommes en France ! – certains les considéraient comme insuffisantes et d’autres comme exagérées. En fait la ligne du gouvernement n’était pas sans contradictions mais celles-ci reflétaient nos propres hésitations vis-à-vis d’une situation inédite.

Avec en point d’orgue la question de savoir s’il fallait maintenir ou non les élections. Chacun aura son avis sur cette question mais ayons l’honnêteté de reconnaitre que nous avons parfois changé du tout au tout en 24 heures.

Par ailleurs, on peut créditer le gouvernement d’un engagement sans faille et même spectaculaire dans sa prise en compte des conséquences sociales de la crise ainsi que dans sa détermination à amortir par anticipation le choc économique qui va résulter de ce printemps calamiteux. Cette double résolution portera ses fruits à moyen terme et sera à mettre au crédit des décideurs d’aujourd’hui.

L’opposition quant à elle n’a pas abusé de la situation et à plutôt joué le consensus national. Quelques effets de menton sur la question des frontières (l’illusion traditionnelle du nuage de Tchernobyl s’arrêtant à Vintimille), quelques rappels – salutaires d’ailleurs – sur les insuffisances du service public de la santé, une indignation légitime sur la gestion cavalière du 49.3 et un début de polémique quand le gouvernement semblait hésiter sur la tenue des élections… mais ce fut à peu près tout.

Et depuis dimanche, le comportement de la classe politique est digne et responsable. A l’image de Yannick Janot demandant le premier la suppression du deuxième tour alors même que son parti venait d’obtenir des résultats flatteurs au premier. Un comportement qui tranche d’ailleurs avec celui de son représentant niçois qui n’a pas cessé (débat France 3, Radio Emotion) de minimiser la situation.

Mais, à l’image d’un Mélenchon particulièrement mesuré et coopératif, on peut dire que les politiques, « ces pelés, ces galeux », ont fait face à la crise avec dignité et responsabilité.  Comme disait la mère d’un Empereur : « pourvu que ça dure ! ».

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L’étrange soirée du 15 mars 2020

Depuis plusieurs mois, cette date du 15 mars 2020 était pointée sur tous les agendas politiques comme une date importante de la vie démocratique de notre pays. On était loin d’imaginer que nous aurions droit à cette étrange soirée.

En effet, le coronavirus en a décidé autrement.  En trois jours (entre le discours du président et ce premier tour), l’épidémie s’est répandue avec une brutalité effrayante. Du coup, l’opinion publique qui avait validé cet acte de résistance citoyenne que devait être cette élection s’est mise à douter. Avec une certaine mauvaise foi, les partis politiques d’opposition sentant le vent tourner ont exprimé des réserves là où ils avaient mis en demeure le gouvernement d’organiser ces élections.

Au final, même si techniquement l’organisation du scrutin fut parfaite (hommage au personnel et aux assesseurs), une abstention massive a sanctionné le message contradictoire du gouvernement (« Restez chez vous », « allez voter »). Il convient toutefois de nuancer : une partie des abstentionnistes étaient aussi des promeneurs du dimanche !

Ce premier tour a quand même à minima la valeur d’un méga sondage. Ainsi à Nice on peut constater que les résultats valident les derniers sondages avec un maire sortant très proche des 50% devant un RN à son niveau et des Écologistes très en deçà de leur percée nationale. Et c’est sans surprise que la gauche divisée est éliminée de la représentation municipale avec un PS qui pointe en sixième position.

Ces résultats sont intéressants car l’abstention a touché toutes les listes et il y a fort à parier que ce résultat sera confirmé dans quelques semaines si l’élection de ce jour n’était pas validée.

Mais allons à l’essentiel et mettons cette légitimation citoyenne même imparfaite au service de la protection et de la santé des Niçois. On s’occupera de Nice après…

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Mars aux Musées, Poët-Poët : la culture résiste à Nice

 

Mars aux musées - 1

Charlotte Lafaye et Jean-Yves Yao

 

Dans l’infernal capharnaüm social imposé par le coronavirus, il est deux équipes courageuses, une sorte de double village d’Asterix, qui viennent de lancer – contre vents et marées – leurs événements tous deux programmés sur deux semaines.

MARS AUX MUSÉES

J’étais hier soir dans le cadre féérique du Palais Lascaris dirigé avec passion et compétence par Sylvie Lecat pour le lancement très réussi et en présence d’un public nombreux (mais moins de 1000 !) de la 19e édition de Mars aux Musées, la seule vraie manifestation de médiation culturelle transversale à Nice (et peut-être en France). Un Mars aux Musées co-organisé par les étudiants du Master EMIC où j’ai eu le plaisir d’enseigner et la direction de la culture de la ville de Nice. La quinzaine a été lancée officiellement par le président étudiant  Jean-Yves Yao (qui avec sa vice-présidente Charlotte Lafaye ont tous deux été mes étudiants en politiques culturelles) et André Santelli le directeur de la culture lui-même. Le tout avec la bénédiction du Président de l’Université.

Cette année, le thème est  8 femmes : 8 musées avec, pour cette première soirée, un hommage à Barbara Stozzi, une chanteuse lyrique du 17e siècle. Comme d’habitude à MAM ce fut avec du chant, de la danse,  de la musique et même un karaoké et un enquête policière façon Cluedo, une médiation ludique et décontractée dans un cadre magique (le syndrome de Belphegor !). Qu’il me soit permis de citer la chanteuse Alienor De Georges et sa harpe électronique : elle a d’ailleurs fait un tabac.

JOURNÉES POËT-POËT 

Il s’agit là de la 14e édition du festival de poésie organisé à Nice par la compagnie Une petite voix m’a dit où je compte de nombreux amis. Un festival qui, édition après édition, se rapproche de ceux de Sète ou Séville, les références en la matière.

Et « idéalement » le thème de cette année est le courage, ce dont ne manque pas la petite équipe du Poëtburo pour essayer d’instiller de la poésie dans notre monde de brutes. Les poètes vedettes sont cette année Tarik Hamdan et Pierre Guery, de belles rencotres. Autre grand moment : la performance de poésie tout public « A quoi ça sert ? » par la directrice artistique de la compagnie organisatrice Sabine Venaruzzo sur le parvis de la bibliothèque Nucera, samedi 14 à 14 h. Il sera intéressant de voir cette habituée des grands festivals de poésie s’exprimer dans le cadre de son Poët-Poët : en quatorze ans, c’est même une sorte de première.

Personnellement, j’attends avec impatience la soirée à la cinémathèque avec la projection de It must be heaven du délicieux réalisateur Elia Suleiman. C’est en effet un des rares films de j’avais manqués à Cannes l’an dernier, lors de sa projection en compétition.

Un brin déjantés dans leur traque de la poésie partout, les organisateurs nous proposent également de passer chez le coiffeur ou de faire une sieste dans un trois étoiles… mais chut, il paraît que ce sont des surprises !

Petit message personnel à mon amie, la danseuse Marie-Pierre Genovese qui a chorégraphié le deuxième acte de ma dernière pièce La caresse de Marlène : bravo pour ta double programmation ! En effet ses fans vont pouvoir l’applaudir le lundi 16 à l’Entre-Pont dans le cadre de Poët-Poët et le vendredi 20 au MAMAC dans le cadre de Mars aux Musées.

Il est important de rendre hommage à ces deux équipes qui auront peut-être à subir les conséquences de l’épidémie sur leurs programmations mais qui, par leur passion et leur pugnacité, nous font la démonstration que la culture est un acte de résistance humaniste aux vents mauvais du Monde.

 

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Hommage aux victimes du terrorisme : et pourtant la guerre continue…


Sous le ciel d’azur et les pins de la colline du Château, nous avons assisté à la première commémoration liée à la journée nationale en hommage aux victimes du terrorisme. Cette initiative présidentielle, en date de novembre 2019n est un hommage de la communauté nationale qui se fera à Paris et dans toutes les préfectures le 11 mars, date du premier attentat jihadiste européen à la gare d’Atocha à Madrid (191 morts en 2004) et de celui de Mohamed Merah à Toulouse (2012).

Devant une foule silencieuse où se trouvaient de nombreux parents de victimes, le Maire et le Préfet (lisant un texte du Président de la République) ont expliqué avec émotion que les attentats islamistes avaient manqué leur but puisque la communauté nationale au lieu de se disloquer était sortie de l’épreuve plus rassemblée et solidaire.

Mais les deux ont insisté sur le fait qu’on ne devait pas s’y tromper : la guerre continue. La défaite de Daech en Syrie a pu donner de faux espoirs vite rattrapés par les nombreux attentats provoqués à travers le monde. Et hélas, tout est désormais en place en Afghanistan après le retrait américain pour que les différentes mouvances de l’Islam radical retrouvent à la fois un territoire, c’est-à-dire une base arrière, et un État « laboratoire ».

L’hymne européen et la Marseillaise chantés par la chorale des enfants de l’école Simone Veil (Les Baumettes) nous ont quand même donné motif à espérer. Mais cet espoir là est directement lié à l’affirmation d’une détermination sans faille, chez nous, les humanistes.

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Campagne théâtrale : de La Cité à L’Eau Vive

Au-delà de la belle soirée d’anniversaire du TNN et malgré les vicissitudes du coronavirus, l’actualité théâtrale de notre ville est toujours aussi riche. Je peux en témoigner avec deux spectacles grappillés sur mon emploi du temps bien chargé ce week-end.

LE SOUPERau théâtre de la Cité (trois mois après mon Maria et le kiosque à musique) de Jean-Claude Brisville avec Daniel et William Mesguich. Cette pièce désormais classique avec deux acteurs de ce calibre, c’est forcément un grand moment de théâtre. Ce le fut. Merci à l’équipe de la Cité et à Thierry Surace pour leur courage à  programmer de tels spectacles dans une petite salle (par la jauge). L’occasion pour moi de dialoguer avec Anne-Laure Mas, mon ancienne étudiante membre du staff de Miranda, sur la médiation culturelle, spécialité de la compagnie. Également le bonheur de voir à l’oeuvre  mon voisin Gaspard Bellet, le David Guetta des régisseurs.

PHÈDRE ET HIPPOLYTEau théâtre de l’Eau Vive (un mois après ma Caresse de Marlène) par la compagnie Hidraïssa managée par mon ami Fernand Gasiglia. Quel bonheur, grâce à la mise en scène sobre et la remarquable interprétation de Christelle Gasiglia (si humaine dans ce monde de demi-dieu) et de Frédéric Fialon (équilibriste virtuose écartelé entre deux rôles), de retrouver la langue si belle et si moderne de Racine quand il s’agit d’évoquer les tourments et la douleur du sentiment amoureux (sur ce thème Molière et Hugo peuvent se rhabiller !). Si on ajoute la pénétrante mais jamais envahissante musique originale, on peut dire que le spectacle est une parfaite réussite. Faire de la tragédie dans un aussi petit lieu c’était, dans ma mémoire, la spécialité d’Henri Legendre. Désormais se sera aussi celle d’Hidraïssa.

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Muriel et le quinqua requinqué

Ce samedi, soirée d’anniversaire au Théâtre National de Nice : il y a 50 ans en effet naissait sous la houlette de l’immense Gabriel Monet et dans des conditions précaires la boîte à rêves de la Promenade du Paillon.

Soirée à haut risque quand on a encore en mémoire la calamiteuse cérémonie des Césars : crainte infondée, le spectacle – car il s’agissait d’un véritable spectacle – fut tout simplement délicieux.

La nouvelle patronne des lieux, Muriel Mayette-Holtz, nous a proposé de revisiter ce demi-siècle de TNN sans nostalgie excessive, sans emphase ni hommage sirupeux. Un vrai feel-good show léger et joyeux auquel on avait associé trois des prédécesseurs de Muriel qui ont joué le jeu sans cabotinage : Jean-Louis Thamin, Jacques Weber et Daniel Benouin.

Autre bonne idée : associer administratifs et techniciens à cette réussite du TNN. Le présentateur Jonathan Gensburger mi-Edouard Baer, mi-Pierre Richard, a réussi à faire rire la salle de bout en bout ce qui n’est pas un mince exploit dans ce type d’exercice (et, nous a-t-il laissé entendre, pour un rapport qualité-prix nettement plus avantageux que Florence Foresti). Pour être tout à fait complet, n’oublions pas de saluer les chanteuses (magnifiques C’est extra et Foule sentimentale) et les quelques enfants de la balle (en l’occurence du ballon) qui ont ému la salle.

Cette soirée n’était pas qu’un anniversaire mais la première vraie rencontre entre Muriel Mayette-Holtz et son public. Chaleureusement accueillie par le maire, elle a su nous donner par son enthousiasme une furieuse envie de partager l’aventure avec elle. Personnellement, je suis partant.

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