Shakin’ Mamas : les ménagères déchirent grave !

Hier soir au théâtre de la Cité : concert des Shakin’ Mamas, un spectacle que nous ne voulions manquer à aucun prix. Passer presque deux heures avec le girl group le plus déjanté de la Côte d’Azur, c’est en effet la certitude de faire le plein de rythme et de cool attitude tout en révisant les grands standards du rythm’n blues  et de la soul mâtinée de pop (deux seuls titres en français Laisse tomber les filles et En Harley Davidson… sans oublier l’amusante parodie de la pub Dim).

Accompagnées par le Breaking Bad Band (8 musiciens  quand même !), Gisèle l’informaticienne, Karin la mère au foyer (il ne doit pas être triste le foyer !), Michelle la documentaliste et Laure la chargée de mission s’amusent et nous amusent avec les poncifs féminins inspirés des pubs des Années 60-70. C’est même le fil rouge du spectacle : les ménagères nunuches de la première partie grâce aux émancipatrices chansons se transforment peu à peu en rock stars libérées. C’est désopilant sans jamais que l’humour n’altère la qualité de la partie musicale  du spectacle qui s’achève sur un Proud Mary version Tina Turner d’anthologie.

Mais nous avions une raison supplémentaire d’être là. Gisèle Sabatier, l’une des quatre
« mamas » est dans le civil notre sympathique voisine du premier. Et si on ajoute que le régisseur du théâtre de la cité, Gaspard, habite lui au rez-de-chaussée de l’immeuble, le concert avait pris hier soir des allures de fête des voisins (sans quiche ni vin d’orange…).

Un peu plus tôt dans le week-end, je me suis rendu à la librairie Brouillon de culture (l’ancienne Sorbonne… nostalgie !) pour la dédicace de mon amie des salons Sophie Mancel. Son deuxième polars Tuez-les toutes fait 420 pages ce qui ne manque pas d’impressionner l’auteur économe que je suis. J’ai commencé à le lire et je peux vous dire que ça commence fort car dès la page 2, l’enquêteur de police meurt. Ça promet.

 

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Gazon vert, arbres rouges

Eric Clément-Demange - 1

Jeudi et vendredi furent cette semaine le théâtre d’un insolite télescopage artistico-sportif : gazon vert, arbres rouges.

Le gazon vert c’était celui de l’Allianz Riviera où pour la première fois de ma vie je me suis retrouvé avec l’ami Manu au premier rang, au raz de la pelouse pour assister a un des sommets de la saison entre l’OGCN et la Lazio de Rome. Cette proximité permet une intimité surprenante avec les joueurs et transforme votre vision du match. La défaite honorable des Aiglons face à une des meilleures équipes d’Europe n’a même pas entamé l’excitation d’assister au spectacle dans cette insolite position géographique.

Les arbres rouges se sont ceux de Silence(s) l’exposition du photographe (en fait bien plus que cela) Eric Clément-Demange qui avait lieu dans l’atelier délicieusement vintage du très convivial Louis Dollé qui pour l’occasion a remisé ses célèbres sculptures. Des arbres rouges sur différents supports pour évoquer la complexité évanescente de la mémoire des hommes. Des arbres que l’artiste a voulu sans racines, guides spirituels incertains pour ces temps de grande confusion. Des oeuvres à installer chez soi pour méditer au fil des saisons. Mais la soirée était multiple avec une époustouflante performance du duo Venaruzzo-Berrou (un ancien étudiant !) : du Prevert acidulé qui serait revisité par les rythmes obsessionnels de Nick Cave dans les Ailes du désir plus quelques fulgurances de Nina Hagen.

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Le Marcel Proust du jour (6)

A la recherche du temps perdu. Le côté de Guermantes.
Un extrait pour retrouver le sentiment éprouvé quand en fin d’année dans la tiédeur de juin, l’instituteur se laissait aller à évoquer la vie du « dehors »…

« Il paraît que Méséglise aussi c’est bien joli, madame », interrompait le jeune valet de pied au gré de qui la conversation prenait un tour un peu abstrait et qui se souvenait par hasard de nous avoir entendus parler à table de Méséglise.
« Oh! Méséglise », disait Françoise avec le large sourire qu’on amenait toujours sur ses lèvres quand on prononçait ces noms de Méséglise , de Combray, de Tansonville. Ils faisaient tellement partie de sa propre existence qu’elle éprouvait à les rencontrer au-dehors, à les entendre dans une conversation, une gaieté assez voisine de celle qu’un professeur excite dans sa classe en faisant allusion à tel personnage contemporain dont les élèves n’auraient pas cru que le nom pût jamais tomber du haut de la chaire. Son plaisir venait aussi de sentir que ces pays -là étaient pour elle quelque chose qu’ils n’étaient pas pour les autres , de vieux camarades avec qui on a fait bien des parties; et elle leur souriait comme si elle leur trouvait de l’esprit , parce qu’elle retrouvait en eux beaucoup d’elle même.

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Mon analyse dans : « Nice – Bien plus qu’une promenade »

La collection « L’âme des peuples » de l’éditeur belge Nevicata offre une série d’ouvrages destinée à faire connaître et comprendre de l’intérieur une ville ou un pays : de l’Argentine au Vietnam, de Milan à Vienne.

Patrice Montagu-Williams, auteur dans la collection de « Brésil : dans les pas d’un géant » est l’auteur de Nice – Bien plus qu’une promenade. Il a pour cela une certaine légitimité : petit-neveu de… Jacques Médecin il a toujours gardé rivée au coeur la ville de son enfance.

Fidèle à l’esprit de la collection, il s’est appuyé sur trois témoins pour que s’exprime l’âme de Nice. Avec André Giordan et Alex Benvenuto, j’ai l’honneur de faire partie du trio. L’occasion pour moi de rappeler dans un chapitre  (résumé fort fidèle de trois heures d’entretien) que pour moi Nice, bénie des dieux, ne l’a pas été par ses élites. Elle n’est ni Barcelone, ni Gênes, pas même Marseille ou Montpellier : c’est « une belle endormie  » dirait Kawabata. Une Ferrari de Formule Un qui tourne dans un parking de supermarché.

Mais de tout cela nous aurons l’occasion de parler : le livre sort en librairie le 11 novembre.

Nice bien plus qu'une promenade - 2

 

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Pas chauvin pour un sou !

Dimanche midi : come one Roger ! Je viens de vivre sur internet la finale du tournoi ATP 1000 de Shangaï et l’immense Roger Federer viens de battre pour la quatrième fois de l’année Rafael Nadal. Les lecteurs de ce blog connaissent mon admiration pour le joueur au 19 Grands Chelems, le sportif aux valeurs à l’ancienne, l’homme aussi. Les Français ont beau être qualifiés pour la finale de la Coupe Davis (bien dévaluée il est vrai), c’est une nouvelle victoire du suisse au Master que j’attends en cette fin de saison.

C’est que lorsqu’il s’agit de sport je suis tout sauf chauvin. Ainsi en cyclisme, mon sport favori, je me passionne depuis plusieurs saisons pour l’iconoclaste slovaque Peter Sagan qui fait exploser les tactiques de courses si prévisibles du peloton tout en ayant une parole libre sans langue de bois.

En foot, c’est le Barça espagnol qui a mes faveurs. La devise de l’équipe mes que un club n’est pas une formule creuse. L’histoire de l’Espagne contemporaine peut en témoigner. Avoir eu la chance d’assister à un match au Camp Nou en début d’année avec Messi, Suarez et Iniesta (plus le « traître » Neymar) fut pour moi un bonheur incomparable.

En Formule 1, je suis par contre italien de coeur car « Ferrariste » depuis plusieurs décennies. Avoir côtoyé Patrick Tambay au conseil général (il était l’élu du canton du Cannet) fut une source de fierté pour moi car en 1982 et 1983 il avait gagné deux Grands prix sur… Ferrari. Du coup j’échangeais volontiers des SMS avec lui les lendemains de course.

Pour le rugby, c’est avec précaution (je ne veux pas fâcher John mon ami australien !) mais constance que je deviens kiwi d’honneur en soutenant les All Blacks.

On peut donc conclure de tout cela que je ne suis pas un spectateur sportif cocardier. Les deux derniers sportifs français qui m’ont fait vibré s’appellent Raymond Poulidor (le bon sens paysan du Limousin) et Yannick Noah (la reggae attitude). Cela ne date pas d’hier et depuis de l’eau a coulé sous les ponts.

En fait, cette grande objectivité, en réfléchissant bien, il me semble que je la dois en grande partie à l’ensemble des commentateurs français de la télévision et à leurs commentaires franchouillards qui m’ont peut-être poussé à avoir l’attitude inverse. D’ailleurs je me soigne en coupant systématiquement le son lors des retransmissions. Merci à eux.

 

 

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Rohingas : silences assourdissants

Ce vendredi, le Conseil de sécurité va se réunir à l’initiative de la France et de la Grande-Bretagne pour évoquer la situation dramatique des Rohingas de Birmanie. Cette minorité musulmane est en effet victime d’un véritable nettoyage ethnique (500000 réfugiés au Bangladesh en quelques semaines). Le président Macron parle même de génocide.

Ce drame humanitaire se déroule dans l’indifférence générale. Mais au milieu de celle-ci certains silences sont plus assourdissant que d’autres.

– Tout d’abord celui de Aung San Sur Kyi cette ancienne dissidente prix Nobel de la Paix que nous avons tant admiré et pour laquelle nous avons pétitionné et manifesté. Elle avait représenté la résistance contre la dictature impitoyable de l’armée birmane. Désormais au pouvoir à Naypyidaw en concubinage avec les militaires, elle n’a rien dit dans un premier temps avant de soutenir tout à fait cyniquement la thèse du complot terroriste des Rohingas.Honteux !

– Autre silence remarqué, celui des États musulmans plus prompts à se solidariser pour la Palestine que pour les frères Rohingas. Il s’agit de ne pas mettre en cause certains intérêts économiques, on l’a bien compris. Et les birmans ne sont pas juifs.

– Le silence de l’extrême gauche française est aussi spectaculaire. En général ces diverses composantes sont rapides à se mobiliser contre l’impérialisme et les peuples en souffrance. Mais pour cela leurs malheurs doivent avoir le bon goût de renforcer les partis pris idéologiques du géo-politiquement correct. Ce n’est pas à l’évidence le cas des malheureux Rohingas.

Face à tant de lâcheté il nous reste à soutenir le gouvernement français en pointe, les ONG comme A.I. et MSF qui font un travail colossal sur place, et essayer de contribuer à une prise de conscience rapide et universelle. Pour ma part, il me plaît de constater la mobilisation d’un certain nombre de mes étudiants en faveur de cette cause. Les aider et les encourager est pour moi un devoir.

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Mouans-Sartoux : clap de fin !

C’est avec un petit pincement au coeur que je récupère ma voiture à la nuit tombante sur le parking de la gare de Mouans-Sartoux : le 30e festival est déjà fini. Quelques minutes auparavant, j’ai salué mon libraire (Masséna-Antibes très pro comme dab), mes joyeux voisins de dédicaces et la formidable équipe de bénévoles qui nous a chouchoutés pendant trois jours (une dizaine parmi les 370 revendiqués par l’organisation).

Une fois de plus, ce fut un beau voyage au pays de la littérature et de la culture orchestré par Malou Gourdon. Un voyage qui m’a permis de dédicacer dans le même stand que des légendes comme Edgard Morin, Patrick Chamoiseau et Patrick Pelloux tout en me donnant l’occasion de rencontrer des dizaines d’étudiants, d’ex- étudiants, d’amis de fac, de la politique (et oui, ça existe !), du sport, des associations, du théâtre et bien sûr de  nombreux lecteurs (qui en général râlent car je n’écris pas assez !) Sans oublier (n’est-ce pas Jeff ?)  un petit rosé « bio » de derrière les fagots .

Au final des tas de petits et de grands moments inoubliables. Bon,  je vous quitte car je vais dès ce soir commencer à écrire mon prochain bouquin pour être certain de participer à l’édition 2018.

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Après la veste rouge, l’écharpe rouge

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Pour cette deuxième journée du 30e festival du livre de Mouans-Sartoux (« Aller à l’idéal »), il m’a été proposé comme voisin une star des médias, à savoir Christophe Barbier et son inséparable écharpe rouge. Ce qui ne manque pas de sel quand on pense que depuis hier mon autre voisin est Jean- François Téaldi l’ex journaliste vedette (et communiste !) de France 3 dont la célèbre veste rouge avait l’effet d’une muleta sur les notables conservateurs qu’il recevait. Mais l’un et l’autre étant bons compagnons, cette note carmin un peu forcée fut très agréable.

Pour le reste, le festival a pris sa vitesse de croisière avec en marge des dédicaces (exercice toujours aussi agréable !) une foultitude d’événements culturels le plus souvent à guichet fermé : de l’hommage à Peter Brook à L’Opéra de la Lune de la compagnie « Une petite voix m’a dit », du spectacle engagé Frères migrants au débat sur « Ethique et technique » avec Axel Kahn…

Sans oublier l’inauguration officielle en fin de journée avec Malou Gourdon et la ministre de la culture Françoise Nissen qui en tant qu’ancienne directrice des éditions Actes Sud est ici chez elle.

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Mon septième Mouans-Sartoux

Mouans - 1 (1)

Belle première journée de festival à Mouans-Sartoux : accueil dès potron minet par la maitresse des lieux Marilou Gourdon et mon étudiante, Alicia, stagiaire intégrée à l’équipe d’organisation, visite de mes deux adorables éditeurs Valérie et Eric, voisinage de l’ami Roger Aïm et de l’homme à la veste rouge Jean-François Téaldi, caricature sympa de l’incontournable et talentueux Beltramo et bien sûr retrouvailles avec les fidèles bénévoles qui sont, avec l’exceptionnelle qualité des débats, la marque de fabrique de cette manifestation désormais d’importance nationale.

Si on ajoute des dizaines d’apartés avec les visiteurs et les dédicaces, on se dit que finalement c’est une bonne idée d’écrire des livres. Ajoutons la bonne nouvelle du jour : ma contribution à l’ouvrage L’âme de Nice, qui doit paraitre bientôt, est jugée très intéressante et un brin iconoclaste par une personnalité de la culture à Nice qui a lu le manuscrit. À suivre.

Mouans - 1

Avec Valérie et Eric

 

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L’anticyclone des Açores on s’en tamponne le coquillard

Ne trouvez vous pas étrange qu’à une époque où votre téléphone portable peut donner la météo à quinze jours avec une précision diabolique et une universalité totale on nous abreuve d’émissions météo à la radio, à la télévision et sur des pages entières des quotidiens. Sans parler des radios et télés d’information continue, ces virtuoses du remplissage, qui en font leur émission vedette. C’est bien simple ces interminables séquences avec leurs « spécialistes » lobotomisés c’est encore pire que la pub, la bourse ou une chanson de Florent Pagny. Epargnez-nous ces souffrances inutiles car, entre nous, l’anticyclone des Açores on s’en tamponne le coquillard !

 

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