L’école Barsamian , modèle d’intégration républicaine

Une fois encore, c’est avec bonheur que j’ai participé à la fête de fin d’année de l’école Barsamian, l’établissement bilingue et bi-culturel de la communauté arménienne de Nice. Une fois de plus, quel plaisir d’entendre la chorale des cent cinquante élèves chanter d’emblée la Marseillaise… en entier ! Ils le feront même deux fois.

Le spectacle sera l’occasion de nous faire découvrir quelques poètes arméniens et Antoine de Saint-Exupéry mis à l’honneur cette année par les plus grandes classes. Ce sera aussi l’occasion de rappeler que nous fêtons cette année le 30e anniversaire de l’inauguration de l’école grâce aux généreux donateurs Barsamian.

Fin d’année oblige, il fallait aussi honorer les élèves diplômés de la promotion. C’est ainsi qu’en compagnie… d’Eric Ciotti et de Rudy Salles (!), j’ai eu la responsabilité de participer à la remise des diplômes  (bravo au petit  Dikran) sous le drapé de deux immenses drapeaux le tricolore bleu-blanc-rouge de la République française et le tricolore orange-bleu-rouge de l’Arménie éternelle rappelant qu’on peut, si on en a la volonté, s’intégrer en France sans renier ses origines et sa culture.

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Plage de la Paloma : dura lex, sed lex…

 

La préfecture des Alpes-Maritimes exige le démantèlement de la plage privée La Paloma située à l’est de la presqu’île de Saint-Jean-Cap-Ferrat. C’est l’épilogue d’un long feuilleton judiciaire et l’application d’une décision de justice datant de plusieurs années. Il s’agit pour l’Etat de se réapproprier le littoral au profit d’un public populaire particulièrement dans une région où l’espace balnéaire est réduit en superficie.

J’approuve totalement cette décision d’ailleurs quelque peu tardive à mon goût. Je regrette les emplois perdus mais comment faire autrement (dans ces cas-là il est amusant de voir à quel point les patrons sont soucieux de l’emploi !)

Pourtant, cette plage privée est intimement liée à notre histoire familiale : mon regretté beau-père Raymond en fut pendant de longues années l’emblématique maître-nageur. Par sa personnalité à la fois bienveillante et tonique, il était un peu l’homme ressource de la plage apprécié des clients et du jeune personnel dont il était souvent l’interface vis-à-vis de la direction de l’époque exigeante et pingre.

Du coup, la plage fut également celle des souvenirs heureux pour ma femme, enfant et pré-adolescente, ainsi que pour ses frère et soeurs. Moi-même, habitué du tour de Cap en course à pieds, c’était toujours avec émotion que je contournais le bâtiment vaguement art déco de la plage privée tout en jetant un coup d’oeil complice aux lettres bleues se détachant sur le blanc immaculé du célèbre ponton « Paloma Beach » (nom anglicisé pour satisfaire à l’air du temps).

Mais quand l’intérêt général est en jeu la nostalgie n’est plus de mise : Dura lex, sed lex. C’est ainsi et c’est très bien.

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Les lieux communs de la politique (2) : les maires constructeurs

Idée reçue récurrente : un bon maire, c’est celui qui « fait des choses »… Les choses, c’est bien évidement ce qui ce construit, les aménagements visibles, le bâti, le béton…

En effet, quoi de plus sexy pour assurer sa réélection qu’une belle photo devant un stade flambant neuf, une médiathèque (très à la mode !), une salle multi-média, une nouvelle mairie, un espace vert suréquipé, un rond point, une rocade, un carrefour…

Bien sûr, une commune a besoin de renouveler ou de créer de nouveaux aménagements physiques mais il faut avoir conscience que ceux-ci ne sont pas l’alpha et l’oméga d’une bonne gestion. Mal dimensionnés, ils peuvent parfois plomber le budget d’équipement de la commune et encore pus souvent le budget de fonctionnement (le maire arrive toujours à financer tant bien que mal son caprice mais il anticipe rarement le coût de fonctionnement… souvent assumé par son successeur).

Pourtant la vie quotidienne des citoyens est beaucoup plus impactée par une bonne politique sociale, un service de nettoiement au top, de la sécurité dans tous les quartiers, de la vraie médiation culturelle, une organisation péri-scolaire performante, des loisirs pour les séniors, une circulation fluide… Tout cela a souvent plus d’importance que des tonnes de béton en plus.

Mais hélas, au final, il n’est pas certain que les électeurs ne plébiscitent pas les maires qui « font des choses » même si  c’est souvent un choix contestable. Ainsi, à Nice, il est fréquent d’entendre dire à propos d’un ancien maire : « oui, il s’en est mis plein les poches mais il a fait des choses… »

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Les dix combats du groupe « Radical et Divers Gauche » (2e partie)

(suite de la 1re partie)

5. La réhabilitation des façades
Depuis des années, le groupe insiste régulièrement sur le contrôle des opérations de réhabilitation des façades subventionnées largement par la municipalité pour que soient respectées un certain nombre de contraintes techniques. En effet, un simple coup de peinture ne suffit pas toujours (souvent). À l’occasion du renouvellement de cette politique d’aide, l’adjoint responsable a fait savoir au groupe lors du conseil municipal qu’un certain nombre de choses allaient être revues dans le sens qu’il avait souhaité (voir la fin du billet en lien). Et c’est tant mieux parce que, au-delà de la nécessaire transparence quant aux travaux réalisés en partie avec des fonds publics, il en va de la sécurité de nos concitoyens : à plusieurs reprises les radicaux ont alerté la municipalité sur les dangers que représentent les façades du centre-ville construites au début du siècle dernier qui perdent régulièrement des éléments (balcons, corniches…) provoquant des accidents (voir déjà sur mon blog en 2011 !). Il faut éviter à tout prix que l’on ait à déplorer de nouvelles victimes.

6. Les lignes 1 et 2 du tram
Si plus personne ne conteste l’intérêt du tram, il n’est pas question pour autant de laisser faire tout et n’importe quoi.
S’agissant de la ligne 1 en fonctionnement depuis des années, le groupe s’est mobilisé afin que sa circulation soit moins accidentogène (brutalité du freinage et fermeture intempestive des portes) notamment pour les personnes âgées. Il faut espérer que les propositions de bon sens soient prises en compte avant de nouveaux accidents ou de nouvelles victimes.
Pour la ligne 2, le groupe, avec des experts comme le Professeur Gilli, a très vite alerté sur les faiblesses liées aux études du tram en souterrain, prévisions qui se sont révélées malheureusement exactes. Sa mobilisation a permis (un peu) plus de transparence sur la réalisation des travaux suite aux différents désordres qui ont pu être relevés sur le chantier et dont ont eu à se plaindre les riverains.

7. Le crematorium
Il s’est agi là d’exiger une montée en puissance de l’installation pour lutter contre les délais indécents qui sont imposés aux familles en cas de crémation et quelques améliorations ont été obtenues. Dominique Boy-Mottard, à la Métropole, milite également fortement pour que le lieu (Vallon du Roguez) reste dédié au recueillement en limitant les effets de la zone d’activité créée à côté.

8. La Libération
Après avoir relevé les incohérences juridiques dans le bail emphytéotique administratif octroyé à une société privée, le groupe surveille avec vigilance la réalisation du projet retenu pour la grande Halle qui semble marquer le pas.

9. Le Comité d’Éthique
Le groupe estime que le Comité d’Éthique de la Ville constitué de personnalités réellement indépendantes et bénévoles fait bien son travail même si les moyens humains et matériels qui lui ont été accordés pendant quelques années étaient notoirement insuffisants. C’est sur une proposition de Marc Concas qu’il a réalisé une enquête à propos des liens familiaux pouvant exister entre les élus et les agents recrutés dans la sphère Ville/Métropole. Reste à la municipalité à suivre les préconisations du Comité : le groupe veillera, conseil après conseil, à ce que ce soit bien le cas.

10. Les zones de non-droit
Derrière un discours volontariste, la majorité occulte une grave réalité : à l’Est comme à l’Ouest de la ville se trouvent des zones de non-droit nichées dans des quartiers périphériques. Le groupe dénonce et dénoncera inlassablement les atteintes aux lois et aux principes républicains sur le territoire de la commune tout en soutenant les acteurs de terrain ayant une demande anti-communautariste.

Vous l’avez compris, ce groupe n’est pas seulement celui de Dominique Boy-Mottard, de Marc Concas et de leurs collaborateurs, ce n’est pas seulement celui des militants radicaux ou divers gauche. C’est celui de tous les citoyens désirant participer à la vie de la Cité. N’hésitez pas, quels que soient vos engagements politiques nationaux, à vous appuyer sur lui ou à lui fournir arguments et expertises. La démocratie participative passe déjà, quand celle-ci s’exerce dans la transparence, par la démocratie représentative.

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Les dix combats du groupe « Radical et Divers Gauche » (1re partie)

Quand, avec le PRG et Marc Concas, nous avons décidé de créer au sein du Conseil municipal de Nice, le groupe « Radical et Divers Gauche », il ne s’agissait pas de satisfaire quelque égo mais bel et bien de pratiquer dans l’intérêt des Niçois une opposition que nous ne voulions ni pinailleuse, ni sectaire, mais constructive tout en étant extrêmement combative quand les enjeux sont essentiels pour l’intérêt général.

Mois après mois, année après année, le groupe présidé par Dominique Boy-Mottard, avec l’aide de collaborateurs de qualité (Colette Duchet et Fabien Castejon) et d’une équipe d’experts amis, a largement relevé le défi initial.

Tout d’abord, en étant en première ligne quand il s’agit d’alerter majorité et opinion publique sur les ravages de la dette, l’augmentation des impôts ou les incohérences de certains choix municipaux, par exemple en matière de sécurité. Sans parler du traitement très inégalitaire des différents quartiers de la ville.

Avec Dominique Boy-Mottard et Marc Concas, le groupe « Radical et Divers Gauche » s’honore d’avoir remporté de petites victoires au profit des contribuables niçois. Un exemple parmi d’autres : en commission, DBM relève que la municipalité va accorder à une société immobilière un bail à construction pour 40 ans sur l’emplacement du futur parking Tzarewitch (au profit de l’extension de la clinique privée) pour un euro symbolique. Protestation et argumentation : la délibération est retirée et deux conseils plus tard une nouvelle proposition est présentée avec une redevance de 450 000 euros payables entièrement en début de bail, somme notoirement insuffisante mais constituant quand même un progrès qui allègera d’autant le fardeau des contribuables niçois. On pourrait multiplier ce type d’exemples.

Mais le groupe s’investit plus en profondeur et en continuité dans des dossiers majeurs. Il le fait en s’appuyant sur son groupe d’experts et de militants, avec pugnacité et persévérance, sans chercher à faire le buzz.

Voici un aperçu des dix dossiers qui actuellement mobilisent le plus le groupe.

1. Les terrains du Ray
Le projet, contestable à nos yeux, ayant été adopté par la majorité, le groupe relève un certain cafouillage juridique et un manque de transparence qui oblige le maire à revoir sa copie.

2. Le Couvent de la Visitation
Les conditions dans lesquelles ce joyau du patrimoine niçois du Vieux-Nice a été cédé pour construire un hôtel de luxe restent bordées de zones d’ombre. Avec les riverains, le groupe est en pointe pour éviter l’irrémédiable obligeant ainsi la majorité à tempérer ses ardeurs.

3. La vente des biens communaux
Pour remplir ses caisses vides, la majorité vend à tour de bras des éléments du patrimoine municipal (pour 46 millions d’euros en 2018). Il s’agit là, comme le dit Marc Concas, de l’utilisation d’un fusil à un coup qui provoque l’affaiblissement des avoirs municipaux pour l’avenir.

4. La sécurité en dehors du centre-ville
Le groupe veut que les Niçois soient en sécurité sas seulement sur l’avenue Jean Médecin ou dans les zones touristiques. Fermer le poste de police municipale de Nice-nord ou ne pas traiter les incivilités autour du parcours du tram ne va pas dans le bon sens. En faisant des propositions de péréquation des moyens et de développement de la proximité, le groupe affirme très clairement que la sécurité ce n’est pas seulement l’utilisation des caméras ou un arrêté anti-mendicité purement médiatique.

(pour les six autres dossiers, la suite bientôt)

 

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Fragments-Gaignier-Venaruzzo : clap de fin…

Quelques photos pour clore cette belle semaine un peu en dehors du temps pour les protagonistes de Fragments de Nice 2018.

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Fragments-Gaignier-Venaruzzo : for ever…

Quatre représentations. Quatre représentations qui ont défilé à une vitesse vertigineuse comme dans un rêve psychédélique. Des salles pleines (quel crève-coeur d’être obligé de refuser des réservations) avec un public qui ne se contente pas d’adhérer à un spectacle mais qui en toute conscience partage. C’est ainsi que chaque soir, on nous a dit plus souvent merci que bravo.

Pourtant, monter une quatrième version en moins de quinze ans de ces Fragments déjà joués une quarantaine de fois était risqué. Le metteur en scène (qui en son temps m’avait incité à écrire un tel texte), mon ami Bernard Gaignier, en avait conscience. Pour gagner ce pari, il fallait à l’évidence bousculer l’ordonnancement du spectacle en lui donnant une nouvelle dimension. Grâce au talent de Sabine Venaruzzo, la réussite actée par le public était au bout de l’aventure. Par ses talents multiples de comédienne, de chanteuse et de performeuse, elle a réussi à devenir l’alter ego de Bernard, son double bienveillant et malicieux. De ce fait, que ce soit dans les scènes légères comme L’amphi 200 ou dans les séquences d’émotion comme Pourquoi si tard ? c’est un duo qui s’est épaulé pour servir les mots et l’atmosphère du texte. L’apport musical  d’une subtile simplicité de Sabine a également ravi le public. Il faut dire que, de l’air de Didon de Purcell (pour l’épisode du 11 septembre) à la ritournelle fétiche d’un chanteur populaire sur les filles de sa contrée (la séquence d’ouverture), elle sait tout chanter. Que dire par exemple de ce « Imagine » se lovant dans les notes cristallines de son quasi-xylophone ? Que dire aussi de sa capacité à transformer dans le final la chansonnette anodine d’une ex-idole des jeunes en oratorio céleste ?

Ce spectacle fut aussi celui de l’amitié avec l’aide de Frédérique Grégoire-Concas (la star Roxane) et de Jean-Christophe Picard (la star des médias nationaux) à la régie : deux heures dans  deux mètres carrés surchauffés. Didier Veschi, quant à lui, a assuré en chauffant la salle entre deux triomphes de son Cyrano. Je n’oublie pas non plus l’ami Carni (à l’héroïsme hugolien !) pour sa conception de l’affiche et des teasers (3000 vues à ce jour).

Ce soir l’auteur a le blues. Il a bien conscience que les obligations artistiques des comédiens empêcheront de reprendre le spectacle sous cette forme.  Il se résout donc à ranger au fond de son coeur ces Fragments-Gaignier-Vénaruzzo des 7, 8, 9 et 10 juin 2018… for ever !

PS : pour les nombreuses personnes qui m’ont demandé où retrouver en spectacle la talentueuse Sabine : on pourra l’écouter en concert le 1er juillet à 19 h au jardin exotique d’Eze avec un spectacles intitulé « Les 4 barbues » reprise 100% féminine du répertoire des 4 barbus, groupe vocal des années 40, patrimoine de la chanson française… Qu’on se le dise !

Critiques de la pièce :

Didier Codani, Au théâtre hier soir, les « Fragments » de Patrick Mottard

Françoise Richard, Fragments de Nice version 2018 de Patrick Mottard

Laure Bruyas (Nice Matin 08/06/2018), Les Fragments de Patrick Mottard sur les planches

Nice Matin 08:06:2018

 

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Un Festival réussi, juste un petit bémol

Des débats à tire-larigot, des auteurs académiciens ou Nobel, des « people », de la convivialité, de l’espace, de la verdure, une petite guinguette : pas de doute avec Albert 1er, le Festival de Nice du Livre a retrouvé tout son lustre.

Pour ma part, avoir comme voisin direct – fort civil au demeurant – Jean-Marie Rouart et figurer sur la même mosaïque de photos que Le Clezio m’a donné l’impression d’être un joueur de ping-pong admis à Rolland Garros. En tout cas, dédicaces et réservations pour le théâtre se sont succédées toute la journée en présence de nombreux amis, étudiants, anciens mariés, électeurs et collègues politiques ou universitaires. Sans oublier  les inconnus bienveillants et la petite République des auteurs que je retrouve de festival en festival.

Bref on en redemande pour l’année prochaine !

Juste un petit bémol : le stand du journal Le Point n’a pas oser afficher sa Une courageuse et désormais célèbre : « Erdogan, le dictateur. » L’autocensure est parfois plus terrible que la censure. Pour cette belle fête de la littérature et donc de la Liberté, c’était dommage…

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Le festival chez lui au Jardin Albert 1er

Avec Tsvia Walden Peres

Le Festival du Livre de Nice, en retrouvant depuis l’an dernier son site historique du Jardin Albert 1er, est redevenu lui-même après avoir perdu une partie de son âme du côté du Cours Saleya.

Ce vendredi, sous un beau soleil, on pouvait flâner dans les allées du jardin de stands en lieux de débats en passant par la terrasse du petit café installé pour l’occasion.

Pour l’auteur, ce fut le baptême du feu pour les premières dédicaces de Maria et le kiosque à musique, l’occasion de voir les copains « littéraires » en discutant de leurs nouvelles productions (à signaler un intrigant et excitant Emmanuel Kant : une vie à Königsberg de mon pote Roger Aïm), de côtoyer des stars (Douglas Kennedy comme voisin de dédicace, c’est bon pour l’égo !). Et, comme souvent à Nice, ce fut aussi l’opportunité de faire une belle rencontre : en l’occurence Tsvia Walden Peres, la fille de Shimon Peres, avec qui j’ai pu évoquer ma rencontre avec son père à la fin des années 80.

Donc un grand bravo aux organisateurs de la part d’un auteur comblé, on attend la suite avec impatience.

 

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Fragments-Gaignier-Venaruzzo : le 2e teaser

Toujours réalisé par P.H.Com

C’est la semaine prochaine !

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