Maria et le kiosque à musique : coup de coeur

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C’est la deuxième fois que le journal Nice-Matin attribue à une de mes pièces de théâtre le label « Coup de coeur du week-end » (la première fois c’était pour la première version de « Sur un air de cithare » mis en scène par Henri Legendre). En fait, ce clin d’oeil sympathique qui s’appuyait sur une très bonne critique de Laure Bruyas est un peu la cerise sur le gâteau d’une première semaine parfaite avec quatre représentations devant des salles pleines, enthousiastes pendant le spectacle et élogieuses après. Et cela malgré l’attaque sournoise de microbes qui ont failli laisser sur le flan trois de nos comédiens .

Au milieu d’une équipe d’amis qui n’engendre pas la mélancolie, l’auteur est comblé. Tout d’abord, il convient de mentionner, comme beaucoup d’entre vous me l’ont dit, le travail d’orfèvre du metteur en scène pour adapter cette pièce que j’ai écrite dans un style cinématographique. Bernard Gaignier a relevé le défi et c’est avec amusement que je pense à son visage déconfit après ma première lecture (j’avais même perçu à l’époque dans le regard de cet ami ordinairement placide une lueur meurtrière). En fait, grâce à moi, il a dû être encore meilleur !

Les acteurs et actrices sont aussi au diapason. Le couple Lucile Fraimout – Joffrey Giovanetti au centre de l’intrigue fait souffler avec une grande fraîcheur les vents contradictoires d’une passion contrariée. Le couple des rescapés de la vie à l’heure du bilan Bernard Gaignier – Philippe Testori entraine les spectateurs dans les eaux mauvaises de leurs amertumes irrémédiables avec émotion. Le duo des parents Léotardi, Frédérique Grégoire – Didier Veschi (qui en plus de sa prestation mythique de chauffeur de salle a un double rôle dans la pièce : un stalinien sectaire et un pétainiste macho : match nul, balle au centre !) est d’une drôlerie irrésistible. Avec de nouveaux jeux de scène à chaque représentation ils démontrent qu’il n’y a pas de « petits rôles ». Celia Yhahemdi  (et son désormais célèbre « mamour ») et Elijah Serfaty-Cottalorda (expert en maniement de drapeau nord-coréen), par leur inventivité, démontrent qu’il n’y a pas de « tout petits rôles ». Quant à Cléo Fraimout (celle-là même dont j’ai célébré le baptême républicain il y a une douzaine d’années : voir mon billet du 30 juillet 2006 « Cléo de 5 à 6« ), elle chante avec une maîtrise étonnante aussi bien la guerre d’Espagne que les facéties de Ray Ventura.

Dans ce tour d’horizon à mi-parcours de l’aventure, je ne veux surtout pas oublier notre régisseur XXL Marc Concas à la fois concentré et propositionnel (3 idées à la minute) qui accepte d’ officier dans les deux mètres carrés du réduit technique de l’Eau Vive. Du coup, il se compare presqu’avec délectation à Thomas Pesquet et, joignant l’habit à la parole, a revêtu  (voir la photo) une superbe combinaison de la NASA.

Bon je résume : ce début de semaine va être terriblement long. Mais jeudi prochain, quel bonheur de retrouver Maria : elle m’aura terriblement manqué.

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Maria, le kiosque et la première mémorable

Dans un théâtre qui affichait complet (j’ai assisté au spectacle assis sur une marche d’escalier), il était émouvant d’assister à la première de la pièce écrite un peu en aveugle quelques mois auparavant. Incrédule, vous voyez vos mots prendre vie et s’incarner .

Plus fort encore ce soir, c’est un public de connaisseurs (avec des directrices de compagnies comme Catherine Lauvergeon , Sabine Venaruzzo et Marie-Hélène Clement, le romancier Jean Avelina, le Président d’ Anticor Jean-Christophe Picard)  qui a a-do-ré l’histoire et le rendu du spectacle.

Plus tard (nous avons deux semaines et sept spectacles pour le faire) ici même sur ce blog, je vous dirai toute mon admiration sur la performance des acteurs, les prouesses du metteur en scène (Bernard Gaignier) et le talent doublé d’abnégation du régisseur XXL (Marc Concas).

Je vous parlerai aussi de Stephan, Céline, Chloé, Nathan et Fiona, les étudiants de LEA présents ce soir et qui, sous la houlette de mon collègue Eric Gautier, ont traduit la pièce en… espagnol. Ce qui, compte tenu du sujet, est particulièrement pertinent.

Mais il est tard, je me contente donc de publier  une photo de ce moment parfait avant d’aller chercher chez Morphée – qui sait ? – le sujet de la prochaine pièce.

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Vœux 2019 : mon vœu municipal

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« Comme prévu, le dernier vœu sera local. C’est celui qui – avec le groupe « Radical et Divers Gauche » du Conseil municipal – nous mobilisera le plus car là, nous sommes en position d’acteurs. Avec vous, d’ailleurs. Non les prochaines élections municipales ne doivent pas se résumer à Nice à un affrontement entre Christian Estrosi et Éric Ciotti. Il faut s’organiser durant toute l’année 2019 pour qu’il n’en soit pas ainsi. Comme de nombreux Niçois, nous ne voulons ni de l’un, ni de l’autre. La démocratie ne doit pas être confisquée par deux barons LR. Que les choses soient claires, on ne nous refera pas le coup des Régionales sur la base d’un Front républicain light du type gentil Estrosi contre méchant Ciotti.

C’est la raison pour laquelle nous avons décidé avec Dominique de prendre nos distances avec le Mouvement Radical. En effet, si la réunification de la famille radicale était une bonne idée, la quasi absorption du PRG par le Parti Valoisien a changé la donne initiale. Ici, dans les Alpes-Maritimes, les instances nationales et les Valoisiens locaux proches de Ruddy Salles nous dirigeaient vers un soutien plein et entier à Christian Estrosi. Cela, nous ne pouvons pas l’accepter, ce serait nous renier. C’est pour cette raison que nous poursuivrons l’aventure radicale au niveau national avec les radicaux de Gauche reconstitués et, au niveau local, en œuvrant pour la promotion du Ni Estrosi Ni Ciotti.

En effet, un espace politique existe à Nice entre les deux. Mieux même, cet espace n’a pas de limites dans un contexte où les dynamiques électorales peuvent être fulgurantes. Cela dit, les forces politiques et les personnalités de type société civile sont nombreuses sur ce segment. Divisées, elles disparaîtront, rassemblées, elles peuvent conduire au réveil de cette belle endormie qu’est la ville de Nice.

Il y a de la place pour un beau projet d’une ville socialement équilibrée où le centre et les périphéries seraient réconciliées, où une vraie politique de développement durable doublée d’un grand projet culturel aurait enfin droit de cité. Une ville où l’on respire, où l’on circule, où l’on se loge et où l’on rêve…

Tout au long de l’année 2019, je ne ménagerai pas mes efforts pour parvenir à ce résultat. Sans a priori, sans idées préconçues, sans revendications particulières. Car si nous voulons réussir, il faudra mettre les égos d’armée mexicaine de côté.

Pour cela, il n’est pas trop tard, mais il n’est pas trop tôt. C’est le bon moment. Comme le disait un sage : « ceux qui avancent sont ceux qui font des pas en avant ». Eh bien, avec Dominique, avec l’équipe militante (le Bureau des Légendes), avec vous, nous allons en faire des pas en avant. Et même beaucoup.

Ainsi dans un an, ici même, pour les vœux de 2020, quelques mois avant les Municipales, nous pourrons constater que nous avons avancé.
Et pas qu’un peu.
Ensemble. »

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Nice Matin 11/01/2019

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Voeux 2019 : mes quatre voeux nationaux

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Comme promis, voici la première partie de mon discours lors des voeux du 10 janvier dernier.

« – Mon premier vœu est directement lié à l’actualité et à la crise que traverse notre pays. En effet, je souhaite ardemment pour 2019, à la lecture des derniers événements, la réhabilitation de la démocratie représentative. Une démocratie représentative trop souvent attaquée ces derniers temps à la fois sur les ronds-points mais aussi par des responsables politiques qui, par démagogie, risquent de scier la branche sur laquelle ils sont assis. (Ils ressemblent aux capitalistes de Lénine qui étaient si bêtes qu’ils étaient capables de vendre la corde qui servirait à les pendre !)

En effet, la démocratie directe dopée au referendum est un leurre, ça n’a jamais fonctionné et la sophistication de nos sociétés la condamne à jamais. On ne gouverne pas un pays comme une assemblée de copropriétaires (si tant est que ce type d’assemblée soit un modèle).

La démocratie participative, parfois évoquée, par contre, c’est tout autre chose. Nous avions même été à l’époque des pionniers en la matière, bien avant que ce soit à la mode, en introduisant des mécanismes de démocratie participative inspirée par l’expérience de Porto Alegre au Brésil dans notre programme municipal de 2001. Mais la démocratie participative n’est pas une alternative à la démocratie représentative, elle en est le prolongement et le perfectionnement. Sa mise en œuvre est relativement complexe et exige un engagement citoyen de tous les instants. Rien à voir avec les simulacres caporalisés par Christian Estrosi. Les conseils de quartier, devenus conseils de territoires, institués pour étouffer les comités de quartier, et le Conseil communal consultatif sont des institutions tellement caricaturales qu’après avoir joué le jeu, Dominique, dans les premiers, et moi dans le second, avons décidé de ne plus y participer.

Mais tout incontournable qu’elle soit, la démocratie représentative doit toujours être réinventée, elle est toujours perfectible. Surtout avec cette Ve République version quinquennat qui n’est pas très loin du coup d’État permanent dénoncé en son temps par François Mitterrand. Que 2019 soit donc l’année d’une vraie prise de conscience et d’une mobilisation citoyenne pour exiger une réforme constitutionnelle qui ne soit pas l’insipide réformette promise par le gouvernement. Une réforme qui ramènerait la France dans le camp des pays ayant un régime vraiment démocratique et donc représentatif, qu’il soit parlementaire ou présidentiel.

– Mon deuxième vœu concerne l’Europe. Fédéraliste convaincu, je souhaite que les élections européennes marquent un coup d’arrêt au développement du populisme. Qu’elles donnent raison au grand Victor Hugo en provoquant « la défaite de la démagogie qui sera la victoire du peuple ».

Cela ne signifie pas qu’il faille se contenter du statu quo avec cette Union Européenne faible et divisée qui se caricature parfois elle-même. Il faut que les élections à venir ne se transforment pas en un referendum pour ou contre l’Europe (le Brexit démontre chaque jour l’inanité d’un tel débat) mais soit l’occasion de définir le contenu de cette Europe fédérale, démocratique et sociale que nous voulons.

– Mon troisième vœu ira vers un rééquilibrage social de la politique du gouvernement. Après deux ans d’exercice, ce pouvoir qui devait être ni de droite ni de gauche a quand même placé le curseur bien à droite, comme en témoigne l’exemple comparatif que j’utilise souvent : défiscalisation des heures supplémentaires contre réintroduction de l’ISF. Il faut que 2019 soit l’année de ce rééquilibrage mais je ne suis pas sûr qu’il pourra être le fait d’un gouvernement Philippe/Le Maire/Darmanin.

– Le quatrième vœu ne vous surprendra pas venant du Radical que je serai toujours. 2019 doit être l’année de la préservation de notre République laïque et celle de la lutte contre l’intégrisme et le communautarisme. Strasbourg nous a tragiquement rappelé que la défaite militaire de Daech n’avait pas anéanti le potentiel terroriste de l’intégrisme islamiste. Il ne faut donc pas baisser la garde. Mais au-delà, c’est à une mobilisation contre le communautarisme et pour la laïcité qu’il faut tendre. Certaines déclarations présidentielles, le renouvellement de Jean-Louis Bianco à la tête de l’Observatoire de la Laïcité, une promesse de refonte de la loi de 1905, sont des sources d’inquiétude qui doivent inciter les républicains à la vigilance. »

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Voeux de Xavier Garcia

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Des voeux NI-NI

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Très forte affluence à la permanence pour nos voeux annuels « à la bonne franquette » (Marc Concas dixit). Les amis étaient au rendez-vous avec entre autre Xavier Garcia, Michèle Matringe du PS, Fabrice Decoupigny (avec une coiffure très spéciale) d’EELV, la Présidente du Mouvement Européen Odile Menozzi et Jean-Christophe Picard qui est un peu le régional de l’étape au 10, avenue Cyrille Besset.

Après un discours de la méthode dispensé par Dominique sur comment être une opposante constructive et résolue face à un leader qui joue habilement de sa double qualité de maire de Nice et de Président de la Métropole, j’ai fait cinq voeux. Les quatre premiers étaient nationaux : en 2019, qu’impérativement soit réhabilitée la démocratie représentative, que l’Europe résiste au populisme, que le gouvernement opère un tournant social et que la laïcité ne soit pas mise en danger

Le 5e voeux était local : que tous ceux qui refusent que les prochaines municipales de Nice deviennent exclusivement un affrontement Estrosi-Ciotti s’unissent afin de faire triompher un projet ambitieux pour la cinquième ville de France. Un voeux qui est aussi un appel à mobilisation pour le ni l’un, ni l’autre, le ni-ni.

Dominique termina son discours sous le patronage d’un pied-noir célèbre, moi par une citation d’un vieux sage chinois mais, dans les deux cas, il s’agissait d’exprimer notre absolue détermination à faire gagner nos valeurs en 2019.

DANS LES PROCHAINS JOURS SUR NOS BLOGS RESPECTIFS L’INTÉGRALE DES DEUX DISCOURS. 

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Racisme et blasphème : ce n’est pas l’Italie qu’on aime

Nous vivons des temps de grande confusion en France mais en Italie aussi.

Il ne se passe pratiquement pas une journée du Calcio, le championnat de football italien, sans que les joueurs noirs ne subissent des injures racistes, des cris de singes et des jets de baudruches en forme de banane. Mario Balotelli, par exemple, en a été la victime quand il jouait à Milan. Il y a quelques jours, le joueur de Naples Kalidou Koulibaly a même été expulsé pour avoir manifesté son exaspération face aux insultes racistes dont il était l’objet toujours à Milan. C’est dire si les arbitres et les autorités du football transalpin minimisent voire ignorent ce qu’ils nomment des « incidents ».

Par contre, depuis 2010, la Fédération de foot a décidé de sanctionner les joueurs qui blasphèment. Ainsi, pour avoir dit « Porco Dio » ou « Porca Madonna » – véritables tics de langage en Italie – des entraineurs et des joueurs de Bergame, Milan, Empoli, Bologne ont été sanctionnés ces dernières semaines.

C’est effectivement beaucoup plus grave pour la dignité humaine que les cris de singes ou les jets de bananes…

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Se ressourcer dans le 71

Au-delà des voyages, il est bon d’avoir quelques destinations régulières souvent arrimées à l’histoire familiale afin de se ressourcer avant d’affronter une rentrée ou… une nouvelle année.

Pour moi, ce sont les Pyrénées Orientales (66) et Argelès-sur-mer ou la Saône-et-Loire ( 71) et Cruzille : la Catalogne du Nord et la Bourgogne du Sud. En cette fin d’année 2018, ce fut la Bourgogne et plus précisément Saint-Gengoux-de-Scissé et sa Tour de Bassy.

Quelques jours un peu hors du temps et des réseaux sociaux avec une poignée de joyeux drilles. De Mâcon à Autun en passant par Cluny et Verdun-sur-le-Doubs, nous avons parcouru le pays des églises romanes et des charolaises. De nombreuses petites balades étaient aussi au programme dans la campagne bien verte sous un ciel souvent bien gris avec en prime la rencontre fortuite de quelques gilets bien jaunes.

Quant au vin, il fut blanc (Mâcon), rouge (côte châlonnaise et beaujolais) et parfois plein de bulles (Crémant). En tout cas nécessaire pour accompagner de substantielles nourritures (l’andouillette et les œufs en meurette de la Maison de vins de Macon vous font tutoyer les anges).

Bref, tout pour entamer à la fois avec énergie et sérénité la rentrée politique (nos vœux le 10 janvier), théâtrale (première de Maria et le kiosque à musique le 17) et bien sûr universitaire.

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Cap sur 2019

On vous attend avec Dominique BOY-MOTTARD pour nos voeux le jeudi 10 janvier à 18 h 30 à notre permanence du 10 avenue Cyrille Besset à Nice.

Bonne fin d’année à tous.

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Maria et le kiosque à musique : le teaser

8 représentations, ça risque d’être chaud ! Aussi, vous pouvez d’ores et déjà réserver à la date de votre choix en passant par moi, Bernard Gaignier ou directement par le théâtre ou sur BilletRéduc. À bientôt.

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MEYER-ZANCA égalent ABRIL-JUGNOT

Au théâtre de l’Eau Vive, dans une mise en scène de Fabienne Colson (très en verve en ce mois de décembre), Corinne Meyer et Richard Zanca jouent Nuit d’ivresse de Josiane Balasko. Ayant vu la pièce il y a quelques années au Splendid à Paris jouée par Victoria Abril et Gérard Jugnot, je n’étais pas sans repère pour affronter cette nuit d’ivresse.

Épatant de bout en bout, sachant mêler à leur drôlerie incontestable ce zeste d’humanité qui fait de la pièce un peu plus qu’une comédie gratuite au scenario prévisible, notre couple niçois soutenu dans cette aventure par le garçon Christophe Maggiore (plutôt pittoresque !) supporte aisément la comparaison avec leurs augustes prédécesseurs.

D’ailleurs, j’ai hâte de retrouver Corinne et Richard dans une de mes pièces, eux qui ont déjà joué Baie des songes et Sur un air de Cithare.

Mentions spéciales aussi pour les décors si justes et le nouveau régisseur du théâtre qui a bien « drivé » la technique.

L’eau Vive va achever l’année 2018 et débuter 2019 avec cette pièce (en duo avec Les Vamps, autre spectacle de bonne facture qui n’engendre pas la mélancolie…). Je vous recommande donc un petit détour par le boulevard Carabacel, vous ne le regretterez pas.

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