L’Europe et la jeunesse de Valbonne

C’est à Valbonne que ce vendredi j’ai achevé ma semaine européenne : une séquence pédagogique au lycée Simone Veil de Valbonne, le bien nommé pour parler d’Europe.

C’est ainsi que devant les collégiens et les lycéens (en plus des élèves du lycée d’accueil il y avait des élèves du CIV  et du collège de l’Eganaude) j’ai, avec ma casquette de membre du Mouvement européen et sous l’oeil bienveillant de ma présidente Odile Menozzi, présenté l’Europe pour ce qu’elle est : un formidable acquis pour la paix et un projet de civilisation forcément désirable pour cette génération Climat.

Les nombreuses questions qui suivirent mon intervention furent d’une  impressionnante pertinence, une sorte de feu d’artifice pour clore ma semaine européenne. Une troisième et dernière étape qui m’a permis de retrouver le sympathique maire de Valbonne, Christophe Etoré, un ami issu de l’éducation populaire, et l’organisatrice Nathalie Audin, responsable du centre social de la commune et avec laquelle j’ai partagé quelques combats.

Le temps de rejoindre Nice et, dans un autre registre, le plaisir de féliciter Coralie Folloni et Pierre-René Bedell qui présentaient et dédicaçaient leurs dernières oeuvres poétiques dans le cadre de ma permanence du 10 avenue Cyrille Besset. Normal pour des auteurs des Éditions Valrose.

 

Publicités
Publié dans culture, Uncategorized | Tagué | 3 commentaires

Un Café de la Démocratie européen

Depuis 23 ans, Jacqueline Hassan et son équipe animent cet objet politique non identifié qu’est le Café de la Démocratie : un débat mensuel sans langue de bois autour d’un invité sur des thèmes liés à l’actualité politique dans une ambiance conviviale, presque amicale. Ce mercredi, pour la troisième fois, j’ai eu le plaisir d’être l’animateur de la séance à partir d’une analyse du résultat des élections européennes dans le cadre gentiment suranné de la brasserie O’staff de la rue Paul Déroulède.

Comme d’habitude, le débat fut de haut niveau sur la base d’une analyse plutôt optimiste sur l’avenir de l’UE. J’ai en particulier retenu l’intervention d’un politologue et ancien député suédois expliquant que le Brexit a finalement eu une grande vertu pédagogique en faisant reculer l’eurosepticisme. Egalement celle de Daniel expliquant les difficultés de la social-démocratie par le fait que celle-ci avait déjà gagné, l’UE concentrant la moitié des dépenses sociales dans le monde. En conclusion, j’ai toutefois rappelé que sur un plan politique et institutionnel ce sont toujours les Etats qui demeurent maîtres du jeu et que les Etats Unis d’Europe restent un rêve… ou un cauchemar pour certains.

En tout cas, une bien belle séquence citoyenne : merci Jacqueline pour cette soirée qui m’a également permis de retrouver de nombreux amis et compagnons de combats locaux.

Publié dans politique locale | Tagué | Laisser un commentaire

Debriefing aux Loges avec les Verts

C’est au Café-Théâtre des Loges de l’avenue Thiers qu’invité par les amis d’EELV j’ai assisté à un sympathique et utile débriefing des élections européennes. C’est dans une salle bien remplie de responsables politiques et de militants associatifs très engagés que j’ai eu le plaisir de retrouver de nombreux partenaire de luttes. Tout d’abord Mari-Luz Nicaise qui fut un des piliers du groupe  Nice-Plurielle que j’ai eu l’honneur de diriger pendant 7 ans (entre autres, c’est elle qui était à mes côtés pour négocier chez la ministre de la Culture le classement de la Gare du Sud), Laurent Lanquar-Castiel qui en 2008 fut la cheville ouvrière du programme très environnementaliste de la liste que j’ai conduit aux municipales  (voir sur ce blog « Laurent le prolifique » en date du 13 novembre 2007), Juliette Chesnel et Fabrice Decoupigny les actuels conseillers municipaux qui travaillent souvent main dans la main avec le groupe de Dominique. Heureux aussi de retrouver des militantes très engagées avec lesquelles j’ai beaucoup travaillé comme Jeanne Thiémonge et Rose-Marie Allegret.

Si le ton général était plutôt à l’optimisme, j’ai apprécié que la plupart des participants considèrent que si le score des européennes était à la fois un encouragement et une source de responsabilité, il ne fallait pas en faire un acquis définitif car les humeurs électorales, comme l’a rappelé Laurent, sont parfois fantasques. Par contre, et je suis un de ceux qui l’ont souligné, l’émergence de la génération Climat était un formidable atout pour tous ceux qui se battent depuis des années pour un avenir meilleur (j’ai pu le constater auprès de mes étudiants).

Il fut bien sûr question de Municipales  et en particulier de celles de Nice. La plupart de participants souhaitant bien sûr contre les systèmes clientélistes et les extrêmes une liste de rassemblement à l’instar de celle qui nous avait permis de réunir 41% des voix et de faire élire 14 conseillers en 2001. Il va de soi que cette liste devra être emblématique de la génération Climat susceptible de sortir la jeunesse de l’abstention et, par ses propositions et son affichage, représentative de ces mobilisations citoyennes qui s’activent un peu partout en ville.

Quant aux idées novatrices et bien sûr souvent écologiques (même si la justice sociale n’a pas été oubliée), un ingénieux systèms de post-it multicolores permettait aux participants de la réunion de s’exprimer et de transformer ainsi ce débriefing en un premier brainstorming. À suivre.

 

Publié dans politique locale | Tagué | Laisser un commentaire

La mariée de Saint-Lambert était en noir

A chacun de mes visites à Paris, j’aime bien aller sur les lieux de tournage naturels de films que j’ai aimé. Ainsi La traversée de Paris dans un billet du 3 août 2008 (Jambier, 45 rue Poliveau !), À bout de souffle de Godard, Le corniaud de Gérard Oury, Un éléphant ça trompe (pour le balcon-corniche de Jean Rochefort), Les tontons flingueurs (l’église de la fusillade finale) dans un billet du 10 juillet 2012Tout le monde dit I love you et Paris à minuit, les deux films parisiens de Woody Allen dans un billet du 13 juillet 2013Cléo de 5 à 7 d’Agnès Varda dans un billet du 7 juillet 2014

Mardi dernier, c’est à la rencontre de La mariée était en noir que je suis allé. Une façon de rendre hommage à François Truffaut qui a une rue à Paris dans le quartier de Bercy où je loge souvent. Sorti en 1968, ce film dont le scénario est inspiré de William Irish raconte la vengeance peu conventionnelle d’une jeune mariée (Jeanne Moreau) veuve le jour de son mariage à cause de l’inconséquence de quatre oisifs aux jeux dangereux. 

C’est dans le 15e arrondissement, un quartier plein de surprises et de souvenirs que j’ai retrouvé, au fond de la minuscule rue Gerbert, l’église Saint-Lambert de Vaugirard, un édifice sans grâce particulière de la fin du 19e siècle sur le perron de laquelle le mari de Julie Kohler est foudroyé par une balle tirée de l’immeuble dans face. L’horloge, le clocher, les escaliers tout était en place. Au dernier étage du 15, rue Gerbert, juste en face à la fenêtre gauche du dernier étage, on a l’impression de voir se bousculer Michel Bouquet, Charles Denner, Michel Lonsdale et Claude Rich, les quatre vieux gamins auteurs involontaires de cette tragédie.

Seule différence depuis le tournage, deux arbres ont été plantés et ont prospéré ce qui aujourd’hui auraient empêché Truffaut d’avoir le recul nécessaire pour tourner la scène capitale de son film (on la voit plusieurs fois sous différents angles). C’est donc à l’ombre de ces derniers que je me suis installé sur un banc partagé avec le clochard du quartier pour guetter dans l’embrasure du portail de l’église la silhouette de Jeanne Moreau. Mais elle n’est jamais venue.

Publié dans cinéma | Tagué , | 1 commentaire

Fabrice à Waterloo, Gump à Notre Dame

Avec les beaux jours, Gump reprend la saga des raids urbains. Ainsi, un court séjour à Paris sera l’occasion d’effectuer les deux premiers de la saison.

Tout d’abord un petit 7 km à travers le merveilleux bois de Vincennes autour du lac de Daumesnil avec, à l’aube et malgré une petite pluie, les oies cendrées comme compagnes d’aventure.

Mais surtout le lendemain un superbe 14 km au départ, dès 6 heures, de la Porte Dorée qui, via la promenade plantée, la Bastille et le Marais, m’a permis de rejoindre Notre Dame avec un retour rive gauche par l’IMA, la Caisse des Dépôts, la bibliothèque Mitterrand et le (très beau lui aussi ) parc de Bercy. Deux émotions : revoir Notre Dame après l’incendie, ce qui m’a replacé dans la situation de Fabrice à Waterloo (thème largement abordé dans Escales), et intervenir sur ce qui m’avait semblé un début d’incendie sur un petit campement sauvage de SDF mais qui qui s’est avéré être de la vapeur d’eau tiède issue d’une bouche d’aération.

Avec en prime une réflexion : le chantier de Notre Dame est tellement impressionnant (et bien financé) qu’on peut envisager une reconstruction bien avant l’achèvement de la Sagrada Familia !

Publié dans Uncategorized | 4 commentaires

Cinémathèque de Paris : Fellini-Picasso

Le Bureau National du PRG s’étant achevé hier dans des délais raisonnables, j’ai profité d’une fin d’après-midi pluvieuse sur Paris pour aller à mon rendez-vous traditionnel à la Cinémathèque Nationale du Parc de Bercy. En effet, chaque année, l’honorable institution met un réalisateur à l’honneur grâce à une exposition de grande qualité.

Celle de cette année est consacrée au grand Federico Fellini mais son œuvre y est curieusement associée à celle de Picasso, qu’il a croisé et admiré sans jamais vraiment le fréquenter. Assez sceptique au départ sur l’opportunité d’une telle association, j’avoue que j’ai été rapidement convaincu par cette exposition qui marie intelligemment les extraits de films de l’un et quelques toiles de l’autre. 

Esthétiquement, il est vrai que l’exubérance baroque de Fellini s’accorde bien avec les formes déstructurées de Picasso. Mais ce sont surtout les thèmes abordés qui rapprochent les deux artistes. Tout d’abord avec ce que l’exposition appelle « le continent femme », un monde à la fois fascinant et inquiétant. Séduisante et/ou monstrueuse, sensuelle et/ou cruelle, l’ambivalence de la femme est au centre de leurs œuvres respectives. Autre point commun : le recours au passé en s’aidant d’archétypes très anciens comme la prostitution, la comédie ou le cirque. 

L’exposition énumère d’autres coïncidences entre les deux univers, assez en tout cas pour s’auto-justifier et, accessoirement, nous donner l’envie de revisiter le musée Picasso dans le Marais et de revoir, du Satyricon à Amarcord en passant par La dolce vita, toute la filmographie de Fellini.

Publié dans Uncategorized | 1 commentaire

École de la Bornala, école Louis Fiori

Ce matin il a été (je serai tenté de dire enfin !) rendu hommage à Louis Fiori dans cette école de la Bornala dont il a été le premier directeur. La foule des militants, des anciens élèves et des habitants du quartier était étonnamment  nombreuse à cette heure de la journée. Une foule chaleureuse et finalement gaie qui était heureuse d’être là et de communier dans le souvenir de celui qui a enchanté de sa passion et de sa bienveillance pendant tant d’années la politique niçoise.

Pour ma part, j’étais là bien sûr pour amitié pour Pierre son fils, avec lequel j’ai fait entre autre un merveilleux voyage de la mémoire en Arménie historique. Mais j’étais là aussi pour Louis au nom de souvenirs plus personnels accumulés pendant notre mandat commun au Conseil Régional. Et avec aussi en tête l’atmosphère presque familiale de notre dernier tête à tête dans une brasserie de Borriglione en 2007 pendant laquelle Louis cherchait le moyen de contourner les mauvaises manières de l’appareil socialiste qui était en train de m’évincer de la tête de liste municipale.

Le discours juste du maire, celui de Pierre si émouvant, et la Marseillaise des enfants de la Bornala ont fait de cette commémoration un moment rare de communion républicaine. Un de ces moments dont nous avons tellement besoin par les temps qui courent Merci Louis.

Ecole Louis Fiori - 1Ecole Louis Fiori - 2

Publié dans politique locale | Tagué | Laisser un commentaire

Festival du livre de Nice : Rainbow Sunday !

Dominique et Patrick Mottard - 1

Troisième journée en forme d’apothéose !

Une journée qui a commencé avec un café en compagnie d’une protagoniste très importante d’Escales. Puis ce fut le défilé ininterrompu des lecteurs. Des dédicaces arc-en-ciel en ce dimanche car, de la Corée du Sud au Sénégal en passant par la Grèce ,la Tunisie et l’Algérie, elles furent en partie internationales.

Coté VIP, toujours les vaches maigres car je n’ai pas eu le loisir de promener dans les stands et encore moins de suivre les débats. J’ai juste aperçu Marek Halter qui a signé une petite heure à côté de moi, et conversé en toute décontraction avec Éric Ciotti qui est passé prendre des nouvelles de son ancien conseiller général.

Mais un salon, cela peut servir à préparer les prochaines échéances théâtrales. C’est ainsi que j’ai eu le plaisir de voir la quasi totalité des actrices et des acteurs du Théâtre de l’Eau Vive qui feront la distribution de ma prochaine pièce, celle dont je n’ai encore écrit… que la moitié. Sympathique visite aussi de Sabine Venaruzzo qui est porteuse d’une proposition de lecture publique à partir d’Escales.

Au final, trois belles journées, chouchouté par les responsables et les bénévoles des « Journées suspendues » et un nombre à trois chiffres en ce qui concerne les dédicaces.

Publié dans littérature-théâtre, Uncategorized | Tagué , | 3 commentaires

Festival du livre de Nice : Saturday fever !

 

Patrick Mottard - 1

Photo Henri Cottalorda

Deuxième journée très fiévreuse au Festival du livre. Je n’ai toujours pas vraiment vu de VIP si ce n’est Pierre Palmade qui dédicaçait avec nonchalance à deux mètres de moi et Christian Estrosi qui a eu la courtoisie de venir me saluer.

En fait, je suis resté scotché à mon stand en continu puisque l’ami Manu a eu la gentillesse de m’apporter mon panini du jour et Christiane, une lectrice, un café. Les dédicaces étaient tellement nombreuses que Dominique a dû récupérer un Chronopost de l’éditeur pour qu’on ne soit pas en panne sèche demain. Aujourd’hui, le prof était aux anges car les étudiants… et leurs parents étaient nombreux. Les acteurs et les actrices de l’Eau Vive aussi.

Pas de doute, la librairie « Les journées suspendues » marque des points et tous mes remerciements à Marie qui fut pour samedi ma précieuse collaboratrice.

 

Publié dans littérature-théâtre | Tagué , | 2 commentaires

Festival du livre de Nice : Thanks God it’s Friday !

Superbe vendredi au Festival de Nice, probablement le meilleur depuis que je dédicace dans cette manifestation : espace très bien aménagé, libraires et auteurs bien installés et surtout soleil et dédicaces à gogo.

Tellement accaparé par les (futurs) lecteurs d’Escales, je n’ai entraperçu qu’une seule vedette (Josiane Balasko) et n’ai pas été gêné par les cohortes de courtisans de deux patrons LR du département (à croire qu’ils sont plus nombreux que les électeurs).

Ce défilé ininterrompu de lecteurs amis, voisins, électeurs, étudiants, spectateurs de théâtre et d’inconnus parfois pittoresques, je n’ai pu l’interrompre que trois fois cinq minutes. Mais j’en redemande. Ça tombe bien : demain, dès 10 h, je serai fidèle au poste au stand des « Journées suspendues », la petite librairie qui monte, qui monte…

Publié dans littérature-théâtre | Tagué , | 2 commentaires